Philippe Marini

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Philippe Marini
Philippe Marini à l'université de technologie de Compiègne, le 4 septembre 2013.
Philippe Marini à l'université de technologie de Compiègne, le 4 septembre 2013.
Fonctions
Président de la commission des finances
du Sénat
En fonction depuis le 6 octobre 2011
Prédécesseur Jean Arthuis
Sénateur de l'Oise
En fonction depuis le 2 octobre 1992
Élection 27 septembre 1992
Réélection 23 septembre 2001
25 septembre 2011
Biographie
Date de naissance 28 janvier 1950 (64 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique UMP

Philippe Marini, né le 28 janvier 1950 à Paris, est un homme politique français, sénateur UMP de l'Oise depuis 1992 et maire de Compiègne depuis 1987.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine corse[1], diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, titulaire d'une licence en droit de l'université Paris II[2], ancien élève de l'ENA[3], il est inspecteur des finances en retraite. Maître de conférences à l'IEP de Paris (1975-1976), puis chargé de cours à l'université de technologie de Compiègne (1976-1978), il occupe le poste de directeur adjoint (1979-1982) puis directeur des services financiers du Commissariat à l'énergie atomique (1982-1989). Membre du directoire de la banque Arjil de 1989 à 1994, il est avocat à la cour de Paris depuis 1998. Membre de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts de 2002 à 2008, il préside la mission commune d'information du Sénat sur « la prise en charge de la dépendance et la création du cinquième risque ». Il est, en septembre 2008, candidat à la primaire du groupe UMP pour la présidence du Sénat, et alimente le débat en proposant son « Nouvel élan pour le Sénat » ; il est battu au premier tour par Gérard Larcher.

Il est l'auteur en 2008 en tant que rapporteur de la commission des Finances du Sénat, de deux propositions très controversées

  • l'une visant à autoriser les particuliers à déduire de leur revenu imposable les pertes boursières issues de la crise financière de fin 2008[4] mais que finalement devant l'hostilité gouvernementale il retirera.
  • la seconde sur une taxation des échanges entre particuliers sur Internet[5].

En 2010, il est l'auteur d'un amendement proposant l'instauration d'une taxe touchant les revenus publicitaires en ligne, surnommée « taxe Google », et préconisée dans le rapport de la commission Zelnik. Le dispositif est adopté en décembre 2010, mais suite aux réactions très négatives des acteurs majeurs du web francophone, la taxe est finalement reportée au 1er juillet 2011, puis abandonnée[6].

À la suite des élections sénatoriales de 2011, qui voient la victoire de la gauche, il devient président de la commission des finances[7], succédant à Jean Arthuis. Le 18 juillet 2012, il annonce qu'il rejoint le collectif parlementaire de la Droite populaire[8].

Il est candidat à la primaire de la droite visant à désigner son candidat pour la présidence du Sénat, le renouvellement de la haute assemblée ayant lieu fin septembre 2014. Il a pour adversaires Gérard Larcher et Jean-Pierre Raffarin.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Sénat[modifier | modifier le code]

Rapporteur général du budget de la commission des finances[modifier | modifier le code]

Groupes sénatoriaux d'amitié[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Fonctions antérieures[modifier | modifier le code]

Prises de position[modifier | modifier le code]

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Propos polémiques[modifier | modifier le code]

Au lendemain d'un naufrage de bateau de migrants en mer Méditerranée, provoquant la mort d'au moins 33 personnes, Philippe Marini s'est inquiété samedi 12 octobre 2013 de l'afflux de réfugiés africains en Europe. Sur son compte Twitter, il a écrit : « L'afflux des réfugiés africains à Lampedusa et bientôt chez nous me fait regretter la disparition du régime Kadhafi en Libye ![10]»

Ce n'est pas la première fois que Philippe Marini tient des propos polémiques. Début septembre, soit plusieurs jours après l'attaque chimique du 21 août 2013 à Damas, il avait ainsi affirmé dans l'hebdomadaire Oise hebdo que le président syrien, Bachar Al-Assad, était « un bon politique », certes « à la tête d'un régime autoritaire » mais avec « l'esprit plus moderne que l'opinion ne peut le penser. »[11]

Dans son rapport n° 653 du Sénat, session ordinaire de 2013-2014, enregistré à la Présidence du Sénat le 25 juin 2014, Philippe Marini veut remettre en cause la dépense fiscale en faveur des anciens combattants et ce alors que ces avantages viennent a peine d'être donnés aux personnels ayant combattu en Afghanistan[12],[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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