Natixis

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Logo de Natixis

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Création 2006
Dates clés 2006 Fusion des banques d'investissement IXIS CIB, Ixis AM (Groupe Caisse d'épargne) et Natexis Banques Populaires (Banque populaire) et de filiales du groupe Caisse d'Epargne
Personnages clés Laurent Mignon Directeur Général, Dominique Ferrero ancien président du directoire, François Pérol président du conseil d'administration et de l'actionnaire majoritaire (issu de la fusion CNCE et BFBP)
Forme juridique SA avec Directoire et Conseil de surveillance
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Actionnaires Groupe Caisse d'épargne : 35,62%, Groupe Banque populaire : 35,62%, groupes fusionnés à terme
Activité(s) Banque d'investissement
Société mère Caisse d'Épargne et Banque populaire
Site d’entreprise www.natixis.com
Capitalisation 2,9 Milliards d'Euros (2009)
Principaux concurrents
Calyon, SG_CIB, BFI de BNP Paribas

Natixis est la banque de financement et d'investissement du groupe BPCE, issu de la fusion des groupes Caisse d'Épargne et Banque populaire.

Sommaire

[modifier] Historique

Natixis sur le quai de la Rapée, à gauche de la gare de Lyon

En mars 2006, en France, le Groupe Caisse d'Épargne et le Groupe Banque populaire annoncent un projet de rapprochement de leurs banques d'investissement (respectivement : IXIS Corporate & Investment Bank issu de la Caisse des dépôts et consignations et Natexis Banques Populaires) et de leurs principales filiales.

La nouvelle entité a pris le nom de Natixis et sa cotation en Bourse a été officialisée fin novembre 2006, avec un prix d'introduction de 19,55 euros.

Touchée notamment par la crise des subprimes, l'action Natixis a en moins de deux ans perdu près de 95% de sa valeur, en passant sous le seuil de 1 euro en mars 2009.

Le groupe a été actionnaire de CIFG, société créé en mai 2002 dans l'Etat de New-York, mais qui a depuis son siège aux Bermudes. CIFG est l'un des huit premiers rehausseur de crédit (monolines) aux Etats-Unis, chargés de transformer les créances hypothècaires risquées (les subprimes) en placements recevant la meilleure notation financière, soit AAA. Les deux maisons-mères de Natixis, le Groupe Caisse d'Épargne et le Groupe Banque populaire ont été contrainte de racheter CIFG le 20 novembre 2007 et de le recapitaliser de 1,5 milliard d'euros. L'encours de CIFG a été chiffré à 70 milliards d'euros par Nicolas Merindol, directeur des Caisses d'Epargne, lors d'une audition officielle.[1].

Du 4 au 18 septembre 2008, la mise sur le marché de 1.7 milliards de titres a permis une augmentation de capital de 3.7 milliards d'euros [2] [3], ce qui porte le nombre total d'actions à 2.9 milliards. Néanmoins, avec un cours de 2.55€ au moment de l'annonce, la capitalisation totale espérée n'est plus que de 7.4 G€.

Le 29 septembre 2008 à 15h50 prise dans la crise des "subprimes", la valeur de l’action atteint un plus bas à 1,75 € soit une perte de 91,04 % par rapport à sa valeur d’introduction[4].

Le vendredi noir du 24 octobre 2008, l'action atteint brièvement un nouveau plus bas à 1.24€. Valeur qu'elle retrouve en décembre 2008 après l'annonce de provisions d'un montant de 450 millions d'Euros suite à l'affaire Bernard Madoff[5].

Le 15 décembre 2008 en France, Natixis a annoncé provisionner au moins 450 millions d'euros dans la fraude perpétrée par Bernard Madoff.

Le vendredi 19 décembre 2008 , le conseil de surveillance annonce parmi diverses mesures la suppression 15 % des postes de la BFI , Banque de Financement et d'Investissement et l'arrêt des activités les plus risquées. L'objectif affiché est la réduction des sources de pertes[6].

Natixis est désormais cité en référence à l'égal d'Eurotunnel. Les pertes pour l'exercice 2008 seraient de l'ordre de 2 milliards d'euros. Le 19 janvier 2009, la valeur du titre est de 1 euros soit 5 % du cout initial .

Ces difficultés se sont étendues aux maisons mère, les Caisses d'Epargne et Banques Populaires, affectées par de considérables moins-values, mais le fonds de garantie des dépôts est censé permettre aux clients des banques d'être protégés et remboursés à hauteur de 70 000 euros en France [7].

Un bilan de l'état des banques de janvier 2009 indique que toutes les banques font des bénéfices sauf Dexia, la Caisse d'épargne le Groupe Banque Populaire et Natixis.

Le 26 Février 2009 , les comptes de l'année indiquent une perte de 2 Milliards 622 Millions d'Euros[8]

Le 6 Mars 2009 , sous l'impulsion du gouvernement , Messieurs Comolet et Mettling demissionnent (Monsieur Comolet reconnaitra à la radio que c'est normal ), et Monsieur François Pérol , soutenu par le Président de la République est nommé Président du conseil de surveillance[9] . Le cours du titre NATIXIS (KN) vaut alors moins de 1 Euros. Les actionnaires floués portent plainte[10] Pourtant, à ce jour la banque n'est pas en Cessation de paiements et demeure un excellent investissement[réf. nécessaire].

La banque envisage le départ volontaire de 166 salariés[11] dans l'activité titres et 130 autres d'activité de banque de financement et d'investissement (BFI) [12]. Le président de son conseil de surveillance, M François Pérol ne touchera que 550 000 Euros annuel sans bonus en 2009[13]. Le magazine Les Échos révèle dans son édition du 27 mars 2009 que 90 millions d'euros vont être distribués aux traders de la société sous forme de prime.

Le 30 Avril 2009 , l'Assemblée Générale a été accueillie par des CRS. Une action de "Lancer de pantoufles " a été provoqué par le Collectif "Sauvons les Riches"[14][15] Il est annoncé a cette AG qu'il est possible qu'il y ait encore 50 milliards d'euros d'actifs douteux[16]

Le 14 Mai 2009, alors que certaines banques annoncent des bénéfices pour le 1er trimestre 2009 , Natixis annonce 1,9 Milliards de pertes[17]

Le 19 Mai 2009 , une perquisition est ordonnée au siège de la banque , suite aux plaintes en cours des actionnaires estimant avoir été trompés[18]

Concernant la fusion des actionnaires majoritaires (Projet SEQUANA) , le projet de loi est accepté le 20 Mai 2009 par les députes et sera vu le 8 juin par les sénateurs . Les syndicats font appels à divers experts afin de les aider à juger du projet[19] . Le cabinet SECAFI rend son rapport le 26 Mai .[20]

Le 5 Juin 2009 ,les Comités d'entreprise informe de leur intention de déposer un recours en justice pour défaut d'information[21]

Le 9 Juin 2009 , les sénateurs, 187 voix pour et 154 contre, approuvent le rapprochement des deux banques.Le secrétaire d'État au Commerce Hervé Novelli indique que création du "nouvel organe central pourra être effective dès le mois de juillet"[22]

[modifier] Activités

Banque de financement et d'investissement :

  • n° 2 en financement immobiliers (France)
  • n° 2 en primaire obligataire corporate (France)
  • n° 7 en émission de CDO (Europe)
  • n° 10 sur le marché de l’euro en primaire obligataire
  • n° 6 en trade finance (zone Afrique et Moyen Orient)
  • Top 10 mondial en financement aéronautique

Gestion d'actifs :

  • n° 1 bancaire en gestion d'actifs (France)
  • n° 5 européen
  • n° 13 mondial

Capital investissement et gestion privée :

  • Un des principaux acteurs en France dans le capital investissement dédié aux PME

Services :

  • n° 1 en gestion d'épargne salariale (France)
  • n° 1 en assurance cautions (France)
  • n° 10 mondial en conservation institutionnelle
  • n° 2 en conservation de détail (France)
  • n° 3 des opérateurs monétiques (France)
  • n° 4 en bancassurance IARD (France)

Poste clients :

  • n° 1 du poste clients (France)
  • n° 3 en affacturage (France)
  • n° 7 mondial en affacturage
  • n° 3 mondial en assurance-crédit
  • n° 6 mondial de la gestion de créances
  • n° 7 mondial en information d’entreprise

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources et références

  1. http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cfiab/07-08/c0708065.asp
  2. http://www.natixis.com/jcms/lead_117335/pr-25-09-2008
  3. http://www.natixis.com/jcms/lead_117335/pr-25-09-2008
  4. Dépêche d'Agence Option Finance
  5. Décembre 2008 en France
  6. http://www.natixis.fr/upload/docs/application/pdf/2008-12/cp_bfi_12_08_2008-12-19_08-14-15_619.pdf
  7. http://fr.news.yahoo.com/afp/20081005/tbs-usa-banque-finance-france-prev-f41e315.html
  8. http://www.natixis.com/upload/docs/application/pdf/2009-02/cp_resultats_vf_311208.pdf
  9. http://www.natixis.com/upload/docs/application/pdf/2009-03/cp_cs_060309.pdf
  10. http://www.mediapart.fr/journal/economie/economico/060309/natixis-les-petits-actionnaires-portent-plainte
  11. http://www.lefigaro.fr/societes/2009/03/25/04015-20090325ARTFIG00568-natixis-envisage-de-supprimer-166-emplois-supplementaires-.php
  12. http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/economie/la_crise_financiere/20090327.OBS0861/bonus_chez_natixis__fo_claque_la_porte_du_cce.html
  13. http://www.lepoint.fr/actualites-economie/550-000-euros-bruts-annuels-pour-francois-perol-mais-pas-de-bonus/916/0/328880
  14. http://sauvonslesriches.fr/?p=272
  15. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gnqbhehWha7bQdbS1FcxY2HO-6YA
  16. http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/l-ag-de-natixis-comme-si-vous-y-etiez_180392.html#xtor=AL-189?xtor=RSS-186
  17. http://www.boursier.com/vals/FR/natixis-4eme-trimestre-consecutif-dans-le-rouge-news-332718.htm
  18. http://www.latribune.fr/entreprises/banques-finance/banque/20090519trib000377920/perquisitions-aux-sieges-de-natixis-banques-populaires-et-caisses-depargne.html
  19. http://www.lesechos.fr/info/finance/4869620.htm
  20. http://www.challenges.fr/actualites/finance_et_marches/20090529.CHA4149/rapport_critique_sur_la_fusion_ecureuilbanque_populaire.html
  21. http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/06/06/trois-comites-d-entreprise-de-l
  22. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hVG0BSXEmOx-TGumqidUywGWnapg


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