70 (nombre)
| « soixante-dix » redirige ici. Pour l'année, voir 70. |
| 69 — 70 — 71 | ||
|---|---|---|
| Cardinal | septante / soixante-dix | |
| Ordinal | septantième / soixante-dixième 70e |
|
| Préfixe grec | heptaconta | |
| Adverbe | septantièmement / soixante-dixièmement | |
| Multiplicatif d'origine latine |
septuagies | |
| Propriétés | ||
| Facteurs premiers | 2×5×7 | |
| Diviseurs | 1, 2, 5, 7, 10, 14, 35, 70 | |
| Système de numération | base 70 | |
| Autres numérations | ||
| Numération romaine | LXX | |
| Système binaire | 1000110 | |
| Système octal | 106 | |
| Système duodécimal | 5A | |
| Système hexadécimal | 46 | |
70 (septante ou soixante-dix) est l'entier naturel qui suit 69 et qui précède 71.
Sommaire |
En mathématiques [modifier]
70 est :
- un nombre Harshad,
- sa décomposition en produit de trois nombres premiers distincts en fait un nombre sphénique,
- un nombre pentagonal (le 7e) et un nombre 13-gonal (le 4e),
- le plus petit nombre étrange, c’est-à-dire abondant mais pas semiparfait (il est impossible de faire 70 avec la somme de certains de ses diviseurs, lui-même excepté),
- un nombre de Pell.
Dans d'autres domaines [modifier]
70 est aussi :
- Le numéro atomique de l'ytterbium, un lanthanide et une terre rare.
- Une limitation de vitesse usuelle en miles par heure (env. 112 km/h), sur les autoroutes de beaucoup d'États des États-Unis
- Le n° du département français, la Haute-Saône.
- Le nombre d'années de mariage des noces de platine.
- Le code ASCII et Unicode pour le caractère F.
- Années historiques : -70, 70 ou 1970.
- Ligne 70

- L'âge atteint par un septuagénaire
- 70 ("Setenta") est le nom donné à une figure de base de la danse salsa (et sa variante en groupe, la rueda de casino).
Linguistique [modifier]
Au Moyen Âge, on avait coutume en France de compter de vingt en vingt. Aussi trouvait-on les formes vingt et dix (30), deux vingt (40), trois vingt (60), quatre vingt (80), etc. C'est le système vicésimal, normalement dans ce système, 70 se dit trois-vingt-dix, soixante-dix est donc un mélange de 2 systèmes.
Saint Louis fonda, par exemple, l’hospice des Quinze-vingts (des 300 aveugles). Ce système, dit « vicésimal », était utilisé par les Celtes, les Normands et dans une moindre mesure par les Danois et il est possible que l’un ou l’autre de ces peuples l’ait introduit en Gaule.
Dès la fin du Moyen Âge, les formes concurrentes trente, quarante, cinquante, soixante se répandent victorieusement. Pourquoi l’usage s’arrête-t-il en si bon chemin ? Aucune explication n’est vraiment convaincante. Peut-être a-t-on éprouvé le besoin de conserver la marque d’un « calcul mental » mieux adapté aux grands nombres (70 = 60 + 10, 80 = 4 × 20, 90 = 80 + 10). Reste la part du hasard et de l’arbitraire, avec laquelle tout historien de la langue sait bien qu’il lui faut composer…
C’est au XVIIe siècle, sous l’influence de Vaugelas et de Ménage, que l’Académie et les autres auteurs de dictionnaires ont adopté définitivement les formes soixante-dix, quatre-vingts, quatre-vingt-dix au lieu de septante, octante, nonante. Pourtant, les mots septante, octante, nonante figurent dans toutes les éditions du Dictionnaire de l’Académie française. Encore conseillés par les Instructions officielles de 1945 pour faciliter l’apprentissage du calcul, ils restent connus dans l’usage parlé de nombreuses régions de l’Est et du Midi de la France, ainsi qu’en Acadie. Ils sont officiels en Belgique et en Suisse (sauf, cependant, octante, qui a été supplanté par quatre-vingts (en Belgique et dans une partie de la Suisse) et huitante (dans le reste de la Suisse) tant dans l’usage courant que dans l’enseignement ou les textes administratifs). Rien n’interdit de les employer, mais par rapport à l’usage courant en France, ils sont perçus comme régionaux ou vieillis[1].
Septante est utilisé de façon majoritaire, en Suisse, en Belgique, dans la Vallée d'Aoste et en français de Jersey, mais également de façon minoritaire en Savoie, parfois en Lorraine, en Franche-Comté, en Provence et dans la petite communauté acadienne, géo-linguistiquement isolée, de Wedgeport, au Canada. Il est également employé en RDC, au Rwanda et au Burundi, qui étaient colonisés et administrés par la Belgique jusqu'à leur indépendance. Le terme vient du latin septuaginta qui a aussi donné septuagénaire.
Il reprend la construction logique des multiples de dix : quarante, cinquante, soixante, septante, huitante, nonante.
Il est utilisé dans les ordres de bourse à la criée, afin d'éviter les confusions[2]. En effet, soixante-dix (70.00) peut être confondu avec soixante dix (60.10).
Son utilisation est identique à celle de soixante : septante et un, septante-deux, septante-trois, septante-quatre, etc...
Notes et références [modifier]
- Site de l'Académie française
- http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/11/41/77/PDF/These_Remi_Bachelet_Organisation_et_risques.pdf Organisation et gestion des risques en salle des marchés financiers, page 47