Auvergnat

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le dialecte de l'occitan septentrional parlé en Auvergne. Pour le dialecte de l'occitan moyen parlé en Auvergne, voir Dialecte carladézien. Pour les autres parlers d'Auvergne, voir Langues d'Auvergne.
Auvergnat
auvernhat
Pays France
Région Auvergne, Languedoc-Roussillon, Limousin, Rhône-Alpes
Typologie SVO syllabique
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-1 oc[3]
ISO 639-2 oci[3]
ISO 639-3 [3] oci[3]
IETF oc[3]
Échantillon
Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (voir le texte en français)
  • Norme classique :
    • Totas las personas naisson lieuras e egalas en dignitat e en drèit. Son dotadas de razon e de consciéncia mas lor chau agir entre guessas dinc un eime de frairessa.
  • Norme bonnaudienne :
    • Ta la proussouna neisson lieura moé parira pà dïnessà mai dret. Son charjada de razou moé de cousiensà mai lhu fau arjî entremeî lha bei n'eime de freiressà.
  • Norme mistralienne :
    • Toutos las persounos naissou lieuros e egalos en dinhitat e en drèit. Sou doutados de razou e de counsciéncio, mas lour chau agi entre guessos dinc un eime de frairesso.

L'auvergnat (auvernhat en occitan, auvirnhat en auvergnat) est un parler d'oc, parlé en France dans une grande partie du Massif central [4],[1], à savoir l'Auvergne historique, le Velay, le Gévaudan et une partie du département de l'Ardèche.

Le terme « langue d'Auvergne » est par ailleurs utilisé au Moyen Âge par l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, pour désigner l'une des huit premières « provinces » de l'Ordre située au centre de la France comprenant entre autres l'Auvergne.

Classification[modifier | modifier le code]

L’auvergnat est un dialecte de la langue d’oc[5] très proche du cévenol et du provençal.

Les différents dialectes occitans.

Variation interne[modifier | modifier le code]

Définitions de l'auvergnat.
Selon P. Bonnaud, entre lignes rouge et orange.
Selon R. Teulat, entre lignes rouge et vertes (y compris pointillés).
Selon J. Roux, extension au Sud jusqu'à la ligne verte continue.

Variation[modifier | modifier le code]

Quelques isoglosses utilisés pour la délimitation de l'auvergnat :
Variation interne : 1 bas-auvergnat 2 auvergnat médian selon Bonnaud 2a sud auvergnat selon Bonnaud 2+2a haut-auvergnat.
Abréviations : fr français frp francoprovençal lg languedocien lm limousin m marchois va vivaro-alpin.
L'occitan limousin, le marchois et l'auvergnat en Limousin.

On distingue en général deux variétés principales d'auvergnat :

  • le haut-auvergnat dans le Cantal, la Haute-Loire, la Lozère sauf le canton de Florac et une zone en Ardèche, l'arrondissement de l'Argentière.

Traits distinctifs[modifier | modifier le code]

  • Palatalisation fréquente mais beaucoup moins qu'en limousin de ca en cha, et très rarement de ga en ja : lou jial chanto (pour lou gau canto en provençal) ;
  • Chute des consonnes finales : z-o chantat avec -t final muet ;
  • Comme en niçard et en montpelliérain, le a atone final se prononce [a] dans certaines zones. (Le Puy, Murat)

Caractéristiques intrinsèques de l'auvergnat :

  • Palatalisation des consonnes devant i et u: iibre /ljibrə/, niùd /njy/ pour libre et nus en provençal ;
  • La diphtongue au en position atone donne /uw/ au sud[6] et /œ/ au nord ;
  • La diphtongue ai du provençal en position atone donne [ij][7].
  • Les groupes qui, gut, du se prononcent très souvent /tji/, djy, djy/ ; ainsi vengut et vendut (venu et vendu) se prononcent tous deux /bindjy/ /vendju/ selon la région ;
  • Le groupe an/anh en position tonique se transforme en /o/ : la mountonho, lou pô, la conho, l'Esponho ;
  • Le s devant i et u abouti à /ʃ/, parfois à /ʒ/ ;
  • Le groupe ch abouti à /ts/ ou /tʃ/ ;
  • Prononciation du j /dʒ/ ;
  • Prononciation du l intervocalique comme /w/, /g/, /x/ dans le Cantal et comme /v/ en Haute-Loire.

« La palo, naciounalo » se prononcent /pawo/ et /naʃyunʃwo/.

Ce trait n'est jamais noté et l'écrit garde le « l ».

Lou mouli devient lou mougui à Mauriac et Salers dans le Cantal ainsi qu'en Lozère. Il devient lou mouvi en Haute-Loire.

Le provençal l'oulo (la marmite) devient l'ougo à Aurillac, Salers et Mauriac dans le Cantal ainsi qu'en Lozère, l'òhra à Murat et Saint-Flour, l'ouvo en Haute-Loire.

Le soleil se dit lou souguelh à Aurillac et en Lozère, lou souguilh /ʃuil/ à Salers, lou sougui /ʃugi/ à Mauriac, lou souri dans tout l'arrondissement de Saint-Flour, et lou souvi en Haute-Loire.

Les auteurs qui cherchent à être entendus dans toute l'Auvergne ou même au-delà comme ne notent pas ces traits (Boudon-Lashermes) ou le font avec parcimonie (Broc).


Caractéristiques des parlers bas-auvergnats :

  • Le groupe cl donne /kj/ ; Cliarmount /kjaɾ'mun/ ;
  • Le groupe er(erre)/ern donne /jaɾ/, /jaʀ/ ou /aʀ/ ; iviar /i'vjaɾ/, Auvèrnho /œ'vaɾɲo/ ;
  • Chute de d intervocalique vers Yssingeaux ; z-es arribaa (es arribado dans le reste de l'Auvergne ) ;
  • Le groupe -és tonique final donne /I/ ; lo Barbonés /lu baɾbu'njI/ ;
  • Le groupe es- en début de mot donne se; escòla donne secòla, espòrt donne sepòrt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les traces d'un parler celtique, communément appelé gaulois, à l'époque romaine sont nombreuses dans la toponymie du Puy-de-Dôme et du Cantal. Le substrat celtique est important dans la prononciation et dans le lexique.

Vitalité et conscience linguistiques[modifier | modifier le code]

L'UNESCO le classe « sérieusement en danger » dans son Atlas des langues menacées[8].

On peut se faire une idée du degré de vitalité de l'auvergnat d'après un sondage de 2006, réalisé dans la région Auvergne[9].

La dénomination la plus répandue pour l'une ou l'autre des deux langues parlées en région Auvergne est le terme patois (78 % des personnes interrogées) au côté de termes plus régionalisés, une certaine conscience des identités culturelles émergeant au travers de dénominations telles que auvergnat (12 %), langue d'oc (10%), bourbonnais (5 %) .

La langue régionale, qu’elle soit d'oc (dans l'ensemble de la région Auvergne) ou d'oïl (au nord de l'Allier), représente une forte réalité de la région :

  • 61 % déclarent comprendre plus ou moins bien leur langue régionale dont 22 % facilement ou parfaitement ;
  • 42 % déclarent savoir la parler plus ou moins bien dont 12 % facilement ;
  • 29 % déclarent la lire plus ou moins bien dont 10 % assez facilement ;
  • 17 % déclarent l’écrire plus ou moins bien dont 4 % facilement.

Une bonne partie de la population qui comprend ou parle un peu ou couramment, ne sait pas lire et encore moins écrire.

La transmission de la langue se fait pour l'essentiel dans le cadre familial (grands-parents à 61 %, ou encore l’entourage à 50 %) avec une part très faible par le réseau institutionnalisé qu'est l'école (10 %). Ici se pose le problème du rôle de l'État dans celle-ci puisque 40 % des gens qui n’ont pas appris la langue à leurs enfants regrettent maintenant de ne l'avoir pas fait. Ce regret est encore plus fort chez les générations montantes (58 % chez les moins de 35 ans). De plus le souhait d'apprendre est très présent. Il est le plus fort chez les moins de 35 ans (23 %). Le désir de voir la langue être proposée à l'école est le plus fort dans les départements suivants : Haute-Loire (53 %), Puy-de-Dôme (51 %) et Cantal (74 %). Le souhait que ses propres enfants apprennent la langue est très fort (41 %) et se renforce chez les jeunes générations (58 % chez les moins de 35 ans). 71 % des habitants de la région se déclarent favorables au maintien et au développement de la langue et de la culture régionales, encore davantage chez les moins de 35 ans (76 %). Pour ce faire, ils souhaitent voir différentes institutions jouer leur rôle :

  • France 3 Auvergne devrait proposer des émissions en langue régionale à 54 % ;
  • la région (54 %), l'Éducation nationale (43 %), le ministère de la Culture (42 %) et les communes sont vus par les habitants de l'Auvergne comme étant les acteurs légitimement en devoir de transmettre et de développer leur langue et leur culture.

Orthographes[modifier | modifier le code]

L'auvergnat possède diverses écritures[10] :

  • La norme classique, mise au point par Louis Alibert, propose un système graphique (orthographe) qu'il a développé tout d'abord pour le languedocien mais qui a été depuis lors adapté aux autres dialectes de l'occitan. Pour l'auvergnat, l'adaptation a été réalisée par Pierre Bonnaud[11], André Ramel[12] et Roger Teulat[13]. C'est une graphie qui tend vers l'unité (un graphème correspond à plusieurs prononciations possibles) et ne note donc pas forcément tous les particularismes.
  • La norme bonnaudienne (appelée notamment écriture auvergnate unifiée (EAU) ou graphie arverne) est apparue en 1973. C'est une rupture volontaire avec la norme classique. Son principal promoteur est Pierre Bonnaud, qui dirige le Cercle Terre d'Auvergne. Ce système propose une norme exclusivement centrée sur l'espace auvergnat, en transcrivant le plus phonétiquement possible la langue parlée dans sa variété géographique en se basant sur une orthographe inspirée de celle du français.
  • La norme mistralienne, a été adaptée à la fin du XIXe siècle par l’Escolo Auvernhato. Leur revue Lo Cobreto, donnera naissance en 1908 à La Veillée d'Auvergne. L'orthographe adoptée par ce mouvement qui comprenait beaucoup d'universitaires et de savants distingués, a l'avantage d'être très proche de l'orthographe des chartes et des actes notariés de la région en langue vernaculaire.

Revues[modifier | modifier le code]

La revue la plus ancienne à encore paraître en auvergnat est La Cabreta qui paraît tous les deux mois à Aurillac. Elle mêle norme classique et norme félibréenne.

En basse Auvergne paraît la revue Bizà Neirà, très irrégulière dans sa parution, et majoritairement en français. La partie auvergnate est en norme bonnaudienne.

L'autre revue de Basse Auvergne est Parlem !, éditée par l'Institut d'études occitanes, en norme classique. Elle paraît quatre fois par an à Thiers[14].

Littérature[1],[15][modifier | modifier le code]

La période de l'oc ancien est riche en Auvergne, avec des troubadours tels que Peire d'Alvernhe, Lo monge de Montaudo, Guilhem de Bezaudu et de nombreux autres. Il y a aussi des écrits administratifs (chartes comme celle de Montferrand, textes religieux, contrats privés notamment les très très nombreux contrats de mariage passés devant notaire).

Lorsqu'en 1539 l'ordonnance de Villers-Cotterêts établit l'usage du français comme seule langue officielle, il est déjà largement utilisé en Basse-Auvergne alors que, dans leurs registres, les Consuls de Saint-Flour (Haute-Auvergne) n'abandonneront totalement l'oc qu'en 1543.

Après la littérature médiévale florissante, l'Auvergne reste à l'écart de la renaissance d'oc du XVIe siècle.

La littérature qui se développe à partir du XVIIe siècle est essentiellement urbaine, et religieuse: la mode des noëls est à son apogée, avec des auteurs comme François Pezant (seconde moitié du XVIe siècle) ou Régis Cordat, dans le Velay. Le Noël le plus connu est le nadau dous grands jorns (Noël des Grands Jours) du chanoine Laborieux ; il fait allusion à la justice d'exception qui fut mise en place à Clermont sous le règne de Louis XIV. D'autres thèmes sont néanmoins abordés, mais tous en vers: les vendanges (las vendenhas) de Laborieux l'Aîné, des pièces de théâtre par Antoine Clet, du Puy (le Sermon manqué, Monsieur Lambert).

Jean-Baptiste-Claude Abraham (1768-1815) publie en 1799 La grando joyo do père Duchêne de parla un pitit à quo poreis bougreis de paysans soubre la chosa que liur faron diablomin plasai, une traduction du journal du Père Duchêne[16].

Au XVIIIe siècle le Cantalien François de Murat publie de nombreux poèmes et surtout des pièces de théâtre majoritairement en français mais où les bergers parlent en oc et surtout chantent en auvergnat. Il est considéré comme le plus grand poète auvergnat par le bas-auvergnat Henri Doniol, jaloux du département voisin.

Au début du XIXe siècle, les auteurs les plus connus sont Jean Roy (1773-1853), de Gelles, Charles Antoine Ravel, de Clermont et Jacques Jarsaillon d'Aubignat près d'Ambert. Jean Roy, ancien juge de paix du canton de Rochefort, expert-géomètre, maire de Gelles, est un royaliste qui publie des pièces sur les débats d'idée de cette période troublée. Ravel est connu pour sa Lètro d'un pouèto d'Ouvernho al pouèto de la Gascounho, envoyée à Jasmin, dans laquelle il montre sa conscience d'appartenir à une culture plus large que l'Auvergne. La traduction de sa lettre (« lettre patoise d'un poète d'Auvergne à un poète patois de Gascogne ») reflète la situation diglossique de l'occitan au XIXe siècle. Jarsaillon, bien que précédé par Clet, est un grand auteur de théâtre auvergnat. Prêtre à Chabreloche (Est du Puy-de-Dôme) il a écrit cinq pièces célèbres, dont la plus connue est Lo Claudino. Parmi les autres auteurs on peut citer Alexandre Bigay (qui chante les couteliers de Thiers) ou Antoine Giband, originaire du Velay (L'ivrounhassa, les habitants du Puy en guerre avec les habitants d'Espaly).

Le Félibrige arrive en Auvergne à la fin du XIXe siècle avec la création de l’Escolo Auvernhato. Toutefois, il convient de remarquer que les auteurs qui ont fondé l'école félibréenne auvergnate, Auguste Bancharel (1832-1889), Arsène Vermenouze, major du Félibrige, le duc de La Salle de Rochemaure, n'étaient pas les seuls à écrire en auvergnat.

Le très grand poète Pierre Biron « Norib » était en contact avec eux mais, étant de l'arrondissement de Saint-Flour, était géographiquement à l'écart de ces félibres tous issus de la Vallée de l'Authre surnommée depuis la valado dels pouètos.

Pierre Biron écrira jusqu'à sa mort en 1941 et sera payé par Le Courrier d'Auvergne pour y écrire des articles et des poèmes en auvergnat.

L'auteur félibréen du Nord de l'Auvergne le plus connu est Régis Michalias, avec des nouvelles comme Margoutou ou Èrs d'un païsan. Après la Première Guerre mondiale, de nouveaux auteurs apparaissent comme Henri Gilbert (Chilhac, Haute-Loire) et Benezet Vidal (Pontgibaud). La concurrence entre ces deux auteurs est rude. Gilbert esr intéressé par la littérature orale et publie plusieurs recueils de contes : lô Contes de lo iunèiro, lo Couvijado, lô Countaires dei couvige. Il publie même des contes philosophiques (lô Countes de l'ase...). Vidal commence par la poésie, dans le style félibréen (Flours de mountonho) mais innove ensuite en produisant des romans : la Servo, un Amor. Il est aussi un acteur important de l'activité du Félibrige en créant l'Escolo de lo Limanho.

Dans le Velay, Boudon-Lashermes fut un écrivain important auteur du recueil de poèmes Ouros de guerro, souvenirs de sa guerre de 14, mais il fait le choix d'écrire aussi en provençal. Paul-Louis Grenier, du Chambon sur Vouèize, illustre le bas-auvergnat avec lo Chansou de Coumbralho. Dans la même période, la littérature patoisante se poursuit, et de nombreuses publication utilisent l'orthographe française. Antoine Bertrand, de Brioude, publie en 1920 ses Countes del Brivadés.

Dans les années 1970, l’occitanisme fait son apparition en Auvergne avec le Cercle Occitan d'Auvergne. L'adaptation de la graphie classique est menée par Pierre Bonnaud, un géographe de l'Université de Clermont. Des grammaires et manuels scolaires sont publiés. De nouveaux auteurs apparaissent (poésies, de Bonnaud, chanson). Des dissensions amènent Pierre Bonnaud à adopter un point de vue différent de l'occitanisme et à tenter d'élaborer l'auvergnat comme une langue séparée. Le Cercle occitan d'Auvergne devient Cercle Auvernhe Tara d'Òc puis Cercle Terre d'Auvergne. La revue Bizà Neira fait son apparition. Les plus célèbres auteurs utilisant la graphie mise au point par Pierre Bonnaud sont Bonnaud lui-même et Andrée Homette.

Cependant, l'occitanisme ne donne que deux auteurs de second ordre Felix Daval et Daniel Brugès qui n'ont plus rien écrit depuis 1980.

Le mistralisme publie d'Alan Broc le roman Lou virovent en 2010 et 2011. Une « pichouno counjugasou de Nalto-Auvernho (Cantau, Nalto-Lèiro, Louzèro) » est disponible à la bibliothèque du Patrimoine, à Clermont-Ferrand, ainsi que dans des rééditions commentée d'auteurs plus anciens comme le très savant père Jean Labouderie, de la première moitié du XIXe siècle, ou le charmant Victorin Bonnefoi, du début du XXe siècle qui situe ses histoires dans les milieux populaires du Puy et donne des dialogues particulièrement savoureux.

Recueils anciens[modifier | modifier le code]

(par ordre chronologique)

  • Chanoine J.B.J Tailhandier, Essai d’un discours à prononcer…, 1730, Une défense et illustration de la langue auvergnate écrite au XVIIIe siècle par un Clermontois. Réédition Clermont, Auvernha tara d'Oc, ISSN 098-947 X ;
  • Abbé Caldaguès, Recueil de Poésies auvergnates, Clermont, 1733 ;
  • Joseph Pasturel, Poésies auvergnates, Riom, 1733 ;
  • François Pesant, Noëls, Clermont, 1739 ;
  • Abbé Jean Labouderie, La Parabole de l'enfant prodigue, en patois auvergnat, Paris, 1825 ; Lou libre de Ruth en ouvergnat soubre l'ouriginahr hébreu, Paris 1814 ;
  • Albert Dauzat, Contribution à la littérature orale de la Basse-Auvergne, Étude divisée en 4 parties : contes et légendes, chansons et bourrées, noëls et prières, proverbes, dictons et formulettes. Airs notés, paroles en patois avec la traduction française, 1938, in-8°, 120 pp.

Poètes[modifier | modifier le code]

  • Pierre Biron « Norib » (1861-1941), La moustiara, Garba de pouemos, Noubèlo garbo de pouemos (nombreux poèmes éparpillés notamment dans le journal Le Courrier d'Auvergne) ;
  • Amable Faucon, La Henriade de Voltaire, mise en vers burlesques par Faucon, Riom ; 1798; Le Conte des deux perdrix par le même ;
  • Jean-Marie Gaston (1912-)[17], Vielhs moulets e bielhos cansous, Miounelo, Lo consou de Piorrounèl, Cur d'Oubernhat ;
  • Roy Gelles, Le Tirage, poème, Clermont, 1836; Le Maire compétent, par le même; Clermont, 1841 ;
  • Camille Gandilhon Gens d'Armes ;
  • Fernand Prax (18??-1980)[18], Historios de toutos menos, Mes pouemos ;
  • Ravel, La Paysade, poème héroïque.
  • Alphonse Boncompain a publié de sublimes poèmes en parler « d'au-delà des bois », c'est-à-dire du canton d'Yssingeaux. Ses poèmes Lou Linhou et Lou Mezinc sont ses plus connus ;
  • Louis Chambonnet « Louis Cham », du même canton, un moine, moins prolifique que Boncompain a publié de charmants poèmes dans la presse ;
  • Le père Jean-Marie Pontvianne a peu écrit mais comme il a écrit Païs de Biaou, une adaptation du Bèt cèu de Pau béarnais, il reste connu par cette chanson ;
  • Louis Delhostal (1877-1933), félibre cantalien.

Prosateurs[modifier | modifier le code]

  • Benezet Vidal, La servo (1926)[19]
  • Mile Touènabrus (Émile Brun; 1905-2000)[20], Cauques dous clapas e d'alentour (1978), L'Adiéusiat (1980), Puto de vido! (1987), Moundes, legisset me et creset me! (2000)
  • Andrée Homette (1921-2008), nouvelles parues dans la revue Bïzà Neirà
  • Henri Devedeux (1923-2004), nouvelles parues dans la revue Bïzà Neirà
  • Joan Ros (1950)[21], Champeiradas (2005), Ciutats (2008
  • Josí Guilhòt (1954)[22], Femnas: femnas dins lo silenci del temps (2009)
  • Alan Broc (1955) Lou virovent, lei nouvèlos mièjo-negros. éd. Aigo vivo

Traductions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Albert Dauzat, Les parlers auvergnats anciens et modernes. Bibliographie critique (jusqu'en 1927), Revue de linguistique romane, IV (1928), 62-117, disponible sur Gallica
  2. Chapitre sur la littérature dans Jean Roux, L'auvergnat de poche, Assimil, 2002
  3. a, b, c, d et e code générique
  4. Larousse en ligne, article occitan
  5. Pierre Bec, La langue occitane, Paris, PUF, 1994
  6. comme en provençal rhodanien.
  7. comme en provençal moyen et en provençal rhodanien respectivement.
  8. UNESCO Interactive Atlas of the World's Languages in Danger UNESCO Atlas of the World's Languages in danger
  9. Enquête de l'IFOP en 2006 pour le compte de l'Institut d'études occitanes de la Région Auvergne.
  10. variants of Occitan, projet Multext-Cataloc
  11. Pierre BONNAUD (1969), Pour aider à lire et à écrire le nord-occitan, Supplément aux Cahiers pédagogiques de l'Institut d'études occitanes, Montpellier: Institut d'études occitanes
  12. André RAMEL (1977), Vocabulaire de base d'occitan auvergnat, Clermont-Ferrand: CRDP
  13. Roger TEULAT (1971), Comment lire et écrire l'auvergnat méridional, Clermont-Ferrand: CRDP
  14. Anciens numéros en ligne
  15. Chapitre sur la littérature dans Jean Roux, L'auvergnat de poche, Assimil, 2002
  16. Francisque Mège, Les troubadours, poètes et écrivains de langue d'Auvergne, III, p. 26-45, La Revue d'Auvergne, 1884
  17. (notice BnF no FRBNF11904274x)
  18. (notice BnF no FRBNF114628943)
  19. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb315726379/PUBLIC
  20. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb126426562/PUBLIC
  21. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb12135389v/PUBLIC
  22. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb16150209v/PUBLIC

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Dauzat, Les parlers auvergnats anciens et modernes. Bibliographie critique (jusqu'en 1927), Revue de linguistique romane, IV (1928), 62-117, disponible sur Gallica
  • Chapitre sur la littérature de Jean Roux, L'auvergnat de poche, Assimil, 2002
  • Henri Doniol, Les patois de la Basse Auvergne, leur grammaire et leur littérature, Maisonneuve,‎ (Livre intégral sur archive.org)
  • Jules Ronjat (1930-1941), Grammaire istorique [sic] des parlers provençaux modernes, 4 vol. [rééd. 1980, Marseille: Laffitte Reprints, 2 vol.]
  • Louis Péroux-Beaulaton (1940) Les parlers populaires en le Centre de la France: pays de Combrailles, voisinages du Berry, du Limousin et de l'Auvergne, sn.: Montluçon [1re éd. sd., vers 1907]
  • Simone Escoffier (1958) La rencontre de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du franco-provençal entre Loire et Allier: limites phonétiques et morphologiques, coll. Publications de l’Institut de Linguistique Romane de Lyon-vol. 11, Paris: Les Belles Lettres
  • Simone Escoffier (1958) Remarques sur le lexique d’une zone marginale aux confins de la langue d’oïl, de la langue d’oc et du francoprovençal, coll. Publications de l’Institut de Linguistique Romane de Lyon-vol. 12, Paris: Les Belles Lettres
  • Pierre Bonnaud, Pour aider à lire et à écrire le nord-occitan, Toulouse, Section pédagogique de l'institut d'études occitanes,‎
  • Marcel Bonin (1984) Dictionnaire général des patois bourbonnais, Moulins: impr. Pottier
  • Wolfgang Dahem (1985) Étude de la situation dialectale dans le Centre de la France: un exposé basé sur l’‘Atlas linguistique et ethnographique du Centre’, Paris: CNRS
  • Pierre Bonnaud (1992 [date non indiquée]) Grammaire générale de l’auvergnat à l’usage des arvernisants, coll. Eubransa / Travaux, Chamalières: Cercle Terre d’Auvergne
  • Pierre Bonnaud, Nouveau dictionnaire général français-auvergnat, Éditions Créer,‎ (ISBN 9782909797328) (aperçu limité en ligne)
  • Jean-Pierre Chambon, Philippe Olivier (2000) “L’histoire linguistique de l’Auvergne et du Velay: notes pour une synthèse provisoire”, Travaux de linguistique et de philologie 38: 83-153
  • Jean Roux, L'auvergnat de poche, Assimil,‎ (ISBN 2700503198)
  • Pierre Bonnaud, De l'Auvergne, Éditions Créer,‎ (ISBN 9782848190013) (aperçu limité en ligne)
  • Étienne Coudert, Parlar Occitan - Auvergne et Velay, Aurillac, Ostal del Libre / Parlem,‎ (ISBN 2-914662-02-5)
  • Cristian Omelhièr, Petit dictionnaire français-occitan d'Auvergne, Aurillac, Ostal del libre,‎ (ISBN 9782914662062)
  • Pierre-François Aleil, Pierre Bonnaud, Eric Bordessoule, Caroline Roux, Pierre Charbonnier, Auvergne, Christine Bonneton,‎ (ISBN 9782862533315) (aperçu limité en ligne)
  • Karl-Heinz Reichel, Dictionnaire général auvergnat-français, Éditions Créer,‎ (ISBN 9782848190211) (aperçu limité en ligne)
  • Cristian Omelhièr, Petiòt diccionari occitan d'Auvernhe-francés, Aurillac, Ostal del libre,‎ (ISBN 9782914662086)
  • Philippe Olivier, Dictionnaire d'ancien occitan auvergnat, Mauriacois et Sanflorain (1340-1540), Tübingen, Max Niemeyer Verlag,‎ (ISBN 9783484523494)

Liens externes[modifier | modifier le code]