Guillemet

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Guillemets
« »
“ ” ou ‘ ’ ou " " ou ' '
Graphies
Graphie « »
“ ”
‘ ’
" "
' '
Codage
Noms guillemet gauche et guillemet droit,
guillemet-apostrophe double culbuté et guillemet-apostrophe double,
guillemet-apostrophe culbuté et guillemet-apostrophe,
guillemet dactylographique,
apostrophe dactylographique
Unicode U+00AB et U+00BB
U+201C et U+201D
U+2018 et U+2019
U+0022
U+0027
Bloc Commandes C1 et supplément Latin-1

Les guillemets sont des signes typographiques de ponctuation. Leur principal usage est de mettre en relief une expression, un terme ou une citation. Les guillemets s’emploient aussi pour le discours rapporté et les dialogues. Ils sont parfois utilisés pour indiquer que le terme ou l’expression mis en avant n’a pas sa signification littérale ou habituelle — on parlera alors de guillemets ironiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Déjà à l’Antiquité, le diplè (en) est un signe de ponctuation composé d’un chevron indiquant différentes annotations, dont notamment les citations.

Au Moyen Âge, et principalement à partir du XIIe siècle, les guillemets sont des virgules (du latin virgula, « petite verge ») destinées à séparer ou signaler les citations[1], ou encore à encadrer un mot d’orthographe ou de sens douteux, pour signaler au lecteur un terme à corriger. Le guillemet proprement dit est apparu pour la première fois en 1527, l’invention en ayant ultérieurement été faussement attribuée à l’imprimeur Guillaume en 1622[2].

Les guillemets sont d’abord utilisés dans la marge, hors du texte, et ont la forme de virgules, renversées ou non, ou de petites parenthèses doubles. Les guillemets fermants sont introduits au xviiie siècle et se mettent dans le corps de texte[1].

En français, les guillemets angulaires en chevrons apparaissent à partir de la fin du xviiie siècle et deviennent majoritaires vers la fin du xixe siècle[1].

Dans l’usage typographique moderne, les guillemets ne se sont imposés qu’en concurrence avec les italiques et le tiret de dialogue, notamment dans l’impression des pièces de théâtre de Diderot[3].

Les différentes formes de guillemets[modifier | modifier le code]

Il existe différents guillemets : on distingue en premier lieu le guillemet ouvrant du guillemet fermant car ce signe typographique ne s’utilise que par paires symétriques, à la manière des parenthèses ou des crochets. Leur forme varie selon les marches typographiques :

  • guillemets français doubles (ou typographiques), en forme de chevrons (ou parfois de courbes[4]) imbriqués, centrés sur le corps des lettres minuscules, séparés de leur contenu par une espace fine ou une espace insécable : « … » ;
  • guillemets français simples, en forme de chevron, centrés sur le corps des lettres minuscules, séparés de leur contenu par une espace fine ou une espace insécable : ‹ … › ;
  • guillemets anglais, alignés sur la hauteur d’ascendante ou de majuscule : “…” (doubles) ou ‘…’ (simples) ;
  • guillemets allemands, en forme de chevrons imbriqués, inversés : »…« ;
  • guillemets allemands, inversés : „…“ ;
  • guillemets droits : "…" (doubles) ou '…' (simples).

C’est dans ce dernier cas un symbole de la mise entre guillemets qui n'est utilisé qu’en dactylographie : un logiciel de traitement de texte, par exemple, remplacera les guillemets droits, selon la langue du texte, par les guillemets voulus. Ils s’emploient cependant tels quels en programmation informatique, au même titre que l’apostrophe droite (« ' »), ainsi que l’accent aigu et l’accent grave, qui ne sont pourtant pas, d’après le standard Unicode, prévus pour être utilisés comme guillemets. Les guillemets droits sont aussi utilisés comme symboles du pouce (p. ex. 17" pour la diagonale d’un moniteur ou 26" pour une roue de vélo), des minutes et secondes ou des minutes et secondes d'arc.

Usage des guillemets en français[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

En français, on emploie les guillemets typographiques ou français (« »), séparés de l’expression qu’ils mettent en exergue par une espace insécable (fine si possible). Selon certains typographes[5], les guillemets anglais (“ ”) peuvent être employés comme guillemets de second niveau et, en troisième niveau, on peut utiliser des apostrophes, alors que, pour d’autres, l’usage de guillemets français imbriqués ne pose aucun problème — et, dans ces deux cas, les guillemets anglais et apostrophes sont directement accolés à l’expression. Cependant en troisième niveau, l’usage de l’italique est préférable.

  • Première méthode : « L’ouvreuse m’a dit : “Donnez-moi votre ticket.” Je le lui ai donné. »
  • Seconde méthode : « L’ouvreuse m’a dit : « Donnez-moi votre ticket. » Je le lui ai donné. »

Les guillemets anglais sont déconseillés par l’Imprimerie nationale française ; par ailleurs, si la citation est sur plusieurs paragraphes, un guillemet ouvrant est placé à chaque alinéa, voire à chaque début de ligne dans le cas d’une citation de second niveau. Enfin, dans les règles de l’Imprimerie nationale, une citation de premier rang peut être simplement mise en italique et sans guillemets (les citations de second rang utilisent systématiquement des guillemets, mais on ne les répète pas en début de ligne dans ce cas-là), mais cette solution est à éviter si elle contient de nombreux mots eux-mêmes en italiques (langues étrangères ; ils seraient alors composés en romain)[6].

L’usage de citation française de premier niveau entre guillemets et en italique est traditionnellement considérée comme inutile car les deux ont la même fonction. La formule : « Ceci est une citation » est donc proscrite selon cette convention. Cependant, l’usage des guillemets et de l’italique est justifiée par certains pour des considérations graphiques – pour faciliter la lecture – comme le font de nombreux journalistes[7] ou pour distinguer l’incise de narration en romain de la citation en italique[8] par exemple : « Ce coiffeur travaille, dit-il, avec l’air de s’ennuyer. ».

L’italique sert à marquer un passage en langue étrangère, donc on usera de guillemets et de l’italique pour une citation en langue étrangère, ce qui permettra une claire distinction avec la citation en français deux lignes plus haut. L’italique se fait à l’intérieur des guillemets (qui n’ont pas à être en italique).

Si la citation est introduite par un deux-points et que son caractère de citation est clair, on ne met pas de guillemets mais on utilise simplement l’italique. La traduction éventuelle est en romain, entre parenthèses si la citation est guillemétée, entre guillemets si elle ne l’est pas[6].

Je suivais le vieux précepte d’Horace, « Carpe diem » (mets à profit le jour présent).
— ou bien —
Je suivais le vieux précepte d’Horace : Carpe diem, « mets à profit le jour présent ».

Lorsqu’on cite une phrase terminée par une ponctuation, la règle générale est de laisser la ponctuation à l’intérieur des guillemets, car la citation ne doit pas modifier le texte d’origine :

L’ouvreuse m’a dit : « Donnez-moi votre ticket. » avec un grand sourire.

Toutefois, lorsque la citation se situe juste avant une ponctuation dans la phrase principale, la succession des signes typographiques est souvent jugée inesthétique :

L’ouvreuse m’a dit : « Donnez-moi votre ticket. ». Je le lui ai donné.

Dans ce cas, il est recommandé de ne laisser qu’un point à l’intérieur des guillemets :

L’ouvreuse m’a dit : « Donnez-moi votre ticket. » Je le lui ai donné.

Si la phrase énoncée n’est pas terminée, le point à l’intérieur des guillemets est omis :

L’ouvreuse m’a dit : « Donnez-moi votre ticket » et me fixa des yeux.

Dans les cas qui précèdent, la citation correspond à une phrase entière, d’où la présence d’un deux-points avant les guillemets ouvrants et d’une lettre majuscule au début de la citation. Lorsqu’on ne cite qu’un morceau de phrase, on se contentera d’une lettre minuscule, sans insérer de ponctuation à la fin  :

La caissière du cinéma m’a recommandé un « film sensationnel » !

Dialogue[modifier | modifier le code]

L’usage le plus courant consiste à placer un guillemet ouvrant au début du dialogue et un guillemet fermant à la fin du dialogue. On ne sort pas des guillemets au moment des incises, sauf pour celle qui suit éventuellement la dernière réplique. Les répliques, hormis la première, sont introduites par un tiret cadratin.

« J’vais voir si c’est ainsi ! que je crie à Arthur, et me voici parti à m’engager, et au pas de course encore.
— T’es rien c… Ferdinand ! » qu’il me crie, lui Arthur en retour, vexé sans doute par l’effet de mon héroïsme sur tout le monde qui nous regardait.
(Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit.)

Toutefois, si une réplique comporte plusieurs alinéas, les alinéas supplémentaires seront introduits par un guillemet ouvrant. L'édition a néanmoins de plus en plus tendance à supprimer les guillemets[9].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En bibliographie, les guillemets sont employés pour les titres d’articles[10]. Par extension, dans des références, on placera entre guillemets des parties, sections et sous-sections. En revanche, les titres d’œuvres sont toujours présentés en italique.

On peut ainsi différencier « Les Fleurs du mal », section du recueil de poèmes Les Fleurs du mal. D’une même manière, le titre d’une fable des Fables prend les guillemets, comme tout poème extrait d’un texte plus large.

Guillemets ironiques[modifier | modifier le code]

Les guillemets ironiques désignent une utilisation particulière des guillemets pour indiquer que le terme ou l'expression mis en exergue n'a pas sa signification littérale ou habituelle. Le terme ou l'expression mis entre guillemets n'est pas nécessairement cité d'une autre source. Les guillemets ironiques sont souvent utilisés de façon péjorative ou pour prendre ses distances avec le terme ou l'expression mise en exergue. Ainsi, un journaliste pourra rapporter un terme susceptible d'être considéré comme diffamatoire en l'entourant, par prudence, de guillemets. (voir aussi : Oxymore).

Freud a voulu bâtir une « science », et il n'y est pas parvenu ; il a voulu « prouver » que l'inconscient avait ses lois, sa logique intrinsèque, ses protocoles expérimentaux — mais, hélas, il a un peu (beaucoup ?) menti pour se parer des emblèmes de la scientificité.
(Michel Onfray, Le Crépuscule d'une idole : L’affabulation freudienne, Grasset, Présentation de l'éditeur.)

Autre exemple, plus ancien :

Lorsque, pendant la Première Guerre mondiale, les Allemands se vantaient de leur culture supérieure et qu'ils regardaient de haut la civilisation occidentale comme s'il se fût agi d'une conquête bien superficielle, de leur côté, les Français n'omettaient jamais les guillemets ironiques lorsqu'ils évoquaient la « culture allemande »
(Victor Klemperer, LTI, la langue du IIIe Reich.)

Dans le curieux exemple suivant, Vladimir Nabokov suggère que le mot réalisme n'a pas de signification littérale ou habituelle définie, mais qu'une signification subjective et relative au contexte dans lequel il est employé, que chaque lecteur déterminera à sa manière ; on peut aussi voir dans les guillemets qui entourent le mot réalisme un référence au coconstructivisme d'Edgar Morin :

La recherche des ingrédients locaux propres à assaisonner d'un brin de « réalisme » (c'est là un de ces mots qui n'ont de sens qu'entre guillemets) la recette de l'imagination personnelle s'avéra une tâche beaucoup plus pénible, à cinquante ans, qu'elle ne l'avait été pendant ma jeunesse européenne, quand l'automatisme de ma réceptivité et de ma mémoire était à son apogée.
(Vladimir Nabokov, Lolita, Postface, 1958.)

Répétition[modifier | modifier le code]

Le signe double prime ‹ ″ › ou certains guillemets fermants (guillemet français fermant ‹ » ›, guillemet anglais double fermant ‹ ” ›, guillemet droit ‹ " ›) sont utilisés seuls pour ne pas répéter une entrée déjà écrite à la ligne précédente dans une table de données. Il est utilisé à chaque ligne où l’entrée est censée être répétée[11],[12].

Par exemple:

NOM  Prénom Jour Mois Année
Dupont  Jean 23 mai 1825
" Marie 9 mars "
Dupuis Michel 5 " "

Dans cet exemple, la seconde ligne est lue « Dupont Marie 9 mars 1825 » et la troisième « Dupuis Michel 5 mars 1825 ».

En compatibilité, il peut y avoir confusion étant donné les usages différents en francophonie[13]. En France, le guillemet fermant ‹ » › est égal au zéro et marque l’absence[14], la répétition étant indiquée à l’aide du tiret ‹ — ›[15]. Au Canada, le guillemet fermant ‹ » › indique la répétition tandis que le tiret ‹ — › marque l’absence[13].

Autres langues et autres pays[modifier | modifier le code]

En anglais[modifier | modifier le code]

Les anglophones emploient les guillemets anglais :

  • doubles (double quote) : “…” ;
  • simples (single quote) : ‘…’.

Selon le Chicago Manual of Style, l’utilisation des guillemets est similaire à celle qu'on peut trouver en français. Néanmoins, l'usage spécifique de chacun de ces deux types de guillemets peut varier légèrement selon le pays, les doubles étant en général préférés aux États-Unis et au Canada, tandis qu'au Royaume-Uni et dans la majeure partie du Commonwealth, les simples et les doubles sont utilisés.

En portugais[modifier | modifier le code]

Au Portugal, on emploie les guillemets angulaires, soit en chevrons[16], comme on le fait en français. Au Brésil, on emploie surtout les guillemets courbes doubles au premier niveau, courbes simples au deuxième niveau[réf. nécessaire].

En espagnol[modifier | modifier le code]

Les guillemets français sont préférés, mais les guillemets anglais peuvent être employés, bien que leur usage au premier niveau soit déconseillé. Cependant, on n’insère pas d’espace entre les guillemets et ce qui se trouve entre : on écrira ainsi «España».

En italien[modifier | modifier le code]

Les « guillemets français » sont préférables mais les “guillemets anglais” sont tolérés.

En allemand, danois, bulgare, slovène, tchèque et croate[modifier | modifier le code]

Les germanophones (sauf en Suisse et Liechtenstein), les Croates, les Danois, les Slovènes, les Bulgares, etc... emploient des formes dites inversées des guillemets français et anglais sans espace :

  • soit » comme guillemet ouvrant et « comme guillemet fermant ;
  • soit comme guillemet ouvrant et comme guillemet fermant.

Les Tchèques et les Bulgares n'emploient que ces derniers (forme inversée des guillemets anglais sans espace).

En polonais et hongrois[modifier | modifier le code]

Les polonais et hongrois utilisent une autre forme de guillemets fermants que les tchèques et bulgares.

  • soit comme guillemet ouvrant et comme guillemet fermant.

En Suisse, au Liechtenstein et en Norvège[modifier | modifier le code]

En Suisse (pour les quatre langues nationales) au Liechtenstein et aussi en Norvège, on utilise les guillemets français, mais sans espace ou avec une espace fine[17] entre les guillemets et la citation :

  • soit «Schweiz», «Suisse», «Svizzera», «Svizra», «Liechtenstein».

En finnois, suédois et norvégien[modifier | modifier le code]

En finnois et suédois, on utilise des ”guillemets arrondis droits” (guillemets anglais fermants), à la fois comme guillemets ouvrants et fermants. Microsoft Office utilise ces mêmes guillemets aussi dans la version norvégienne, ce qui fait que l'on les voit utilisés souvent en norvégien courant, bien que leur usage soit incorrect.

En russe, ukrainien et biélorusse[modifier | modifier le code]

En russe, et dans les langues apparentées, on utilise des «guillemets français» (mais sans espace) au premier niveau, et des „guillemets allemands“ au deuxième niveau[18].

En chinois et en japonais[modifier | modifier le code]

Il existe différents types de guillemets selon le mode d’écriture. En japonais, que ce soit dans le cas de l'écriture horizontale ou verticale, on utilise principalement 「 comme guillemet ouvrant et 」comme guillemet fermant, que ce soit pour les dialogues ou pour marquer certains mots. Les Japonais utilisent des formes évidées 『 et 』 pour citer le titre d'un ouvrage. Pour obtenir le même effet, les Chinois possèdent des guillemets à la française 《 et 》 (bien qu’occasionnellement les Japonais s’en servent aussi). Les guillemets anglais servent de façon très occasionnelle. En écriture verticale, ces guillemets subissent une rotation pour des raisons évidentes d’esthétisme.
Les guillemets ne sont généralement pas suivis ou précédés d’espace car ils occupent (comme pour tout caractère sino-japonais) un cadratin, ce qui simule la présence d’une petite espace. En chinois, les noms de lois et de déclarations sont toujours accompagnés de guillemets.

En néerlandais[modifier | modifier le code]

Les “guillemets anglais” sont utilisés ; les « guillemets français » sont déconseillés.[réf. nécessaire]

Les guillemets en informatique[modifier | modifier le code]

Chaînes de caractères[modifier | modifier le code]

Les guillemets droits, simples ou doubles, sont fréquemment utilisés en informatique pour délimiter les chaînes de caractères.

Exemples:

  • '0123456789'
  • "" (chaîne vide)
  • '' (espace)

Comme il n'est pas possible d'imbriquer différents niveaux de guillemets dans une chaîne de caractères, il est d'usage fréquent d'utiliser des apostrophes, comme ceci :

  • 'Le texte suivant est "entre guillemets"'

Dans le cas d'une chaîne de caractères qui doit contenir à la fois des guillemets et des apostrophes, il est alors d'usage fréquent de remplacer l'apostrophe par le signe accent grave `

  • 'L`exemple suivant est "entre guillemets"'

Dans les cas où il n'est pas possible de délimiter la chaîne de caractères avec des apostrophes, on utilise parfois les apostrophes doublées, pour obtenir un résultat tolérable :

  • "L'exemple suivant est ''entre guillemets''"

En langage Python, il est possible d'utiliser les triples apostrophes ou triples guillemets pour délimiter des chaînes de caractères contenant des apostrophes,des guillemets ou des retours à la ligne :

  • '''L'exemple suivant est "entre guillemets"'''
  • """L'exemple suivant est 'entre apostrophes'"""

Codage[modifier | modifier le code]

Notes

  • Les codes Unicode inférieurs à 128 sont identiques aux codes ASCII, Windows-1252 et MacRoman.
  • Les codes Unicode inférieurs à 256 sont identiques aux codes ISO-8859-1.
  • Les préfixes 0x et U+ sont suivis de chiffres hexadécimaux.
  • Les entités numériques HTML permettent de noter tous les caractères en utilisant les codes Unicode. On utilise le préfixe &# pour les chiffres décimaux (») et &#x pour les chiffres hexadécimaux (»).
  • Les lettres Oo dans le tableau servent à situer les caractères par rapport à la ligne d’écriture.
nom glyphe Unicode Windows 1252 MacRoman entité HTML nommée
guillemet anglais (nom Unicode, appelé
« guillemet droit » dans l’article)
Oo " Oo U+0022 = 34 0x22 = 34 0x22 = 34 "
guillemet gauche Oo « Oo U+00AB = 171 0xAB = 171 0xC7 = 199 «
guillemet droit Oo » Oo U+00BB = 187 0xBB = 187 0xC8 = 200 »
guillemet-apostrophe culbuté Oo  Oo U+2018 = 8216 0x91 = 145 0xD4 = 212 ‘
guillemet-apostrophe Oo  Oo U+2019 = 8217 0x92 = 146 0xD5 = 213 ’
guillemet-virgule inférieur Oo  Oo U+201A = 8218 0x82 = 130 0xE2 = 226 ‚
guillemet-virgule supérieur culbuté Oo  Oo U+201B = 8219
guillemet-apostrophe double culbuté Oo  Oo U+201C = 8220 0x93 = 147 0xD2 = 210 “
guillemet-apostrophe double Oo  Oo U+201D = 8221 0x94 = 148 0xD3 = 211 ”
guillemet-virgule double inférieur Oo  Oo U+201E = 8222 0x84 = 132 0xE3 = 227 „
guillemet-virgule double supérieur culbuté Oo  Oo U+201F = 8223
guillemet simple vers la gauche Oo  Oo U+2039 = 8249 0x8B = 139 0xDC = 220 ‹
guillemet simple vers la droite Oo  Oo U+203A = 8250 0x9B = 155 0xDD = 221 ›

Rappel, autres symboles proches en aspect :

nom glyphe Unicode Windows 1252 MacRoman entité HTML nommée
apostrophe (nom Unicode, appelé « apostrophe droite[19] » dans l’article) Oo ' Oo U+0027 = 39 0x27 = 39 0x27 = 39 '
virgule Oo , Oo U+002C = 44 0x2C = 44 0x2C = 44
signe inférieur à Oo < Oo U+003C = 60 0x3C = 60 0x3C = 60 &lt;
signe supérieur à Oo > Oo U+003E = 62 0x3E = 62 0x3E = 62 &gt;
accent grave (avec chasse) Oo ` Oo U+0060 = 96 0x60 = 96 0x60 = 96
accent aigu (avec chasse) Oo ´ Oo U+00B4 = 180 0xB4 = 180 0xAB = 171 &acute;
prime Oo  Oo U+2032 = 8242 &prime;
double prime Oo  Oo U+2033 = 8243 &Prime;
triple prime Oo  Oo U+2034 = 8244 &tprime;
prime réféchi Oo  Oo U+2035 = 8245 &bprime;
double prime réféchi Oo  Oo U+2036 = 8246
triple prime réféchi Oo  Oo U+2037 = 8247
quadruple prime Oo  Oo U+2057 = 8248


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Uribe Echeverria 2009
  2. Doppagne 1998, p. 69
  3. da Cunha et Arabyan 2004
  4. Méron 1999
  5. Perrousseaux 2002, p. 90
  6. a et b LRTUIN 2002, p. 48-53
  7. Desalmand 2004, p. 136
  8. Drillon 2008
  9. Écrire en dialogue (par Alixe), Fan fiction, mode d’emploi, <ffnetmodedemploi.free.fr>
  10. Selon la norme ISO 690-2, adaptée en France à travers la norme AFNOR NF Z 44-005-2.
  11. Bureau de la traduction 2014, s.v. 7.3 Autres emplois des guillemets
  12. Tanguay 2006, s.v. 188 Le guillemet fermant pour marquer la répétition
  13. a et b Tanguay 2006, s.v. 238 Pour marquer la nullité
  14. Clément 2005, p. 116, s.v. Guillemet [438]
  15. Clément 2005, p. 230-231, s.v. Tiret [854]
  16. Bergström et Reis 2011, p. 52
  17. Guide du Typographe romand, 5e édition, p. 76
  18. Le deuxième niveau est un récit dit enchâssé.
  19. ou apostrophe dactylographique.

Sources[modifier | modifier le code]

  • [LRTUIN 2002] Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, Imprimerie nationale,‎ 2002 (réimpr. 2007) (ISBN 978-2-7433-0482-9)
  • (pt) Magnus Bergström et Neves Reis, Prontuário Ortográfico e Guia da Língua Portuguesa, Lisboa, Casa das Letras,‎ 2011, 50e éd. (ISBN 9789724620039)
  • Bureau de la traduction, Le guide du rédacteur, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada,‎ 2014 (lire en ligne)
  • Jean-Pierre Clément, Dictionnaire typographique : petit guide du tapeur : à l'usage de ceux qui tapent, saisissent ou composent textes, thèses ou mémoires à l'aide d'un micro-ordinateur, Paris, Ellipses,‎ 2005 (ISBN 2729819983)
  • Doris da Cunha et Marc Arabyan, « La ponctuation du discours direct des origines à nos jours », l’Information grammaticale, no 102,‎ juin 2004, p. 35‒45
  • Paul Desalmand, Guide pratique de l’écrivain, Paris, Leduc.S Éditions,‎ 2004 (présentation en ligne)
  • Albert Doppagne, La bonne ponctuation, De Boeck Université,‎ 1998, 102 p. (ISBN 280111197X, lire en ligne)
  • Jacques Drillon, « Des guillemets et de l’italique », sur Le nouvel Observateur,‎ 15 décembre 2008
  • Jean Méron, En question : la grammaire typographique (les guillemets),‎ 14 juin 1999 (lire en ligne)
  • Yves Perrousseaux, Manuel de typographie française élémentaire, Atelier Pérrousseaux,‎ 2002, 128 p. (ISBN 2-911220-00-5)
  • Bernard Tanguay, L’art de ponctuer, Québec Amérique,‎ 2006, 3e éd. (ISBN 978-2-7644-0474-4, présentation en ligne)
  • Pedro Uribe Echeverria, « Deux-points et guillemets: le «procès-verbal» », L’Express,‎ 7 août 2009 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]