Sigle

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Sigles d’une seule lettre
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Sigles de sept lettres
Sigles de huit lettres

Un sigle est un ensemble de lettres initiales, épelées, formant un mot servant d'abréviation.

Si un sigle peut se prononcer comme un mot ordinaire, comme UNESCO ou MEDEF, il prend le nom d'acronyme. S'il s'épelle, comme SNCF [ɛs.ɛn.se.'ɛf], il peut s'écrire avec un point après chaque lettre. Dans l'usage courant, la tendance est à la suppression des points dans tous les sigles (PMU, CIA, FBI, FMI, LGBT, etc.)

Certains sigles courants entraînent la formation de dérivés, par exemple : cégétiste (membre de la CGT), cégépien (personne poursuivant des études dans un cégep), érémiste (bénéficiaire du RMI).

Certains sigles s'écrivent comme on les prononce, et forment alors des noms communs (accordés en genre et en nombre), par exemple : une bédé, des bédés ; un cédérom, des cédéroms ; un PDG, une pédégère[1].

ONU présente la particularité d'être à la fois un sigle et un acronyme (dérivé onusien relatif à l'ONU ou fonctionnaire de l'ONU).

En français, les sigles sont invariables et ne prennent pas la marque du pluriel[2] (contrairement à l'usage anglophone), par exemple : des BD, des CD, des HLM. En anglais, on dira CDs.

Typographie[modifier | modifier le code]

L'usage recommandé au Canada (Guide du rédacteur) et en France (Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale) est de typographier les sigles en lettres capitales, sans point d'abréviation. Les acronymes sont typographiés comme des noms propres, avec une majuscule en début de mot (exemples : Unesco, Medef).

Le Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale souligne que les points d'abréviation pour les sigles sont inutiles et inesthétiques, et que leur absence est la seule unification possible de l'écriture des sigles[3].

Sigles des autres langues[modifier | modifier le code]

Il arrive que certains sigles de langues autres que le français soient repris tels quels en français sans pour autant que les francophones en connaissent la signification. Le plus souvent, il s'agit de sigles en anglais comme MSN, SMS, IP, PC et parfois la prononciation originale est également conservée comme FBI, MTV, BBC, VIP, MIT (ces deux derniers étant parfois épelés en français). Parmi les autres langues, on retrouve parfois l'allemand (surtout dans le domaine automobile) comme ABS, ou l'italien comme dans GTI (Gran Turismo Iniezione (en)).

Sigles et acronymes redondants[modifier | modifier le code]

Il arrive fréquemment qu’un des mots abrégés du sigle ou de l’acronyme soit repris pour désigner la nature du sigle et que ce dernier soit employé comme étant le nom de l’objet ou de la notion désignée. Cela arrive très souvent dans les pays anglophones, où on a nommé ce comportement RAS syndrome (en) (RAS signifiant redundant acronym syndrome), en français syndrome SAR, SAR signifiant « syndrome de l’acronyme redondant ».

En français, ce phénomène est un peu plus rare. Surtout, il se produit principalement en plaçant un mot français devant un sigle en anglais, ce qui rend la redondance moins évidente : par exemple dans les exemples cités ci-dessous, c'est le D de « écran LCD » qui est redondant avec « écran ».

Exemples avec des sigles en anglais :

  • le protocole IP, (Internet Protocol), IP signifiant « protocole internet » ;
  • le format PDF, (Portable Document Format), PDF signifiant « format de document portable » ;
  • un écran LCD, (Liquid Cristal Display), LCD signifiant « écran à cristaux liquides ».

Exemples avec des sigles en français :

Sigles et humour[modifier | modifier le code]

Sigle et politique[modifier | modifier le code]

Il est d'usage de nommer les partis politiques par leurs initiales. La politique internationale est donc riche en sigles. En France, le sigle le plus ancien encore en usage est celui du PCF (Parti communiste français, créé en 1920).

Pour les personnes : initiales[modifier | modifier le code]

Lorsque le nom d'une personne est abrégé par la première lettre de son nom et de son prénom, on parle d'initiales plutôt que de sigles.

Des auteurs ont formé leur pseudonyme d'après leurs initiales : par exemple Pef (Pierre Elie Ferrier) ou Hergé (dérivé de R.G., soit G.R. à l'envers, pour Georges Remi).

Par ailleurs, les initiales de certaines personnalités ont été si largement utilisées qu'elles permettent de les identifier clairement et sans ambiguïté. C'est par exemple le cas de :

  • Jésus-Christ, couramment abrégé en J.-C. (par exemple : « 200 av. J.-C. »).

Canada[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Prénoms composés[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Cas d'Adolf Hitler[modifier | modifier le code]

Dans la symbolique nazie, Adolf Hitler est représenté par le nombre 18. En effet, celui-ci correspond à ses initiales AH, lorsqu'on remplace chacune des deux lettres par sa position dans l'alphabet. Depuis la chute du nazisme, pour les néonazis, c'est un signe de reconnaissance discret. Ainsi un groupe réputé très violent en Grande-Bretagne s'appelle « Combat 18 ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « pédégère » est admis dans le wiktionnaire en tant que terme du registre familier.
  2. http://www.academie-francaise.fr/la-langue-francaise/questions-de-langue#79_strong-em-sigles-et-acronymes-diffrence-genre-pluriel-em-strong
  3. Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, édition 2002, section « sigles » page 159.
  4. http://www.ide-conseil-webmarketing.fr/glossaire/l/lcen-loi-pour-la-confiance-dans-l’economie-numerique/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Himelfarb, Sigles et acronymes, éditions Belin, Le français retrouvé, 2002. (ISBN 2-7011-3049-2)
  • Patrice Cartier, Le langage des Sigles, éditions de La Martinière, 2009. (ISBN 978-2-7324-3934-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]