Didactique du français

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La didactique du français concerne les questions posées dans l'enseignement de la langue et de la littérature françaises, de la maternelle à l'université en passant par l'école élémentaire, le collège et le lycée. On distingue la didactique du français langue maternelle (souvent abrégée en DFLM) et la didactique du français langue étrangère ou seconde.

Approche historique[modifier | modifier le code]

Lointaine descendante de la rhétorique, de la poétique et de diverses formes de théorisations pédagogiques, la didactique du français s'est d'abord interrogée sur l'enseignement de la lecture, puis de la production écrite.

Ses questions vives portent également depuis les années 1990 sur la maitrise du langage oral et sur l'enseignement de certaines composantes de la discipline : la poésie, par exemple, a vu ses approches didactiques récemment renouvelées.

Épistémologie[modifier | modifier le code]

Le français est une discipline scolaire au collège et au lycée. Elle ne l'est pas ou plus dans l'enseignement primaire, où cette discipline se trouve actuellement éclatée en pratiques et dénominations rendues instables par les réformes successives. À l'université se distinguent, voire s'opposent, deux champs d'enseignement et de recherche, langue et littérature.

Dans l'enseignement secondaire, soit au collège et au lycée pour ce qui concerne la France, la discipline "français" intègre des activités de production et de réception. Elle se répartit en quatre composantes à un premier niveau d'analyse : la lecture (de textes, d'images fixes et mobiles), l'écriture (au sens de la production écrite de mots, phrases, textes divers), l'oral (envisagé à la fois comme activité d'écoute et de production orale) et l'étude ou la maitrise de la langue. Cette dernière composante disciplinaire se subdivise elle-même usuellement en vocabulaire, orthographe, grammaire et conjugaison, même si les linguistes peuvent à juste titre contester ce découpage traditionnel). Ce découpage est également valable, avec certaines nuances, à l'école primaire.

Dimension civique de l'enseignement du français[modifier | modifier le code]

La maitrise de la langue est présentée dans les discours et instructions officielles comme un puissant levier dans la formation d'un citoyen autonome et responsable. Depuis le XIXe siècle au moins, elle se trouve mise, entre autres, au service d'une visée émancipatrice, voire de promotion sociale. La conception actuelle va donc à l'encontre de celle qu'on trouve énoncée en 1836 dans le Journal Grammatical, Littéraire et Philosophique de la langue française et des langues en général, par G. N. Redler, p. 24.

« Savoir sa langue et la bien parler devient une obligation impérieuse en France; aux riches, pour consolider la prépondérance que leur donne leur position sociale; aux classes moyennes, pour soutenir leurs droits et leur influence; aux artisans, pour mériter la considération et répandre un certain lustre sur les professions industrielles; à tout le monde, parce que parler est une nécessité de tous les instants, et que bien parler peut devenir une habitude sans déplacer les sources de la puissance, sans confondre les conditions. »

La réflexion sur le lien entre enseignement du français et idéologie s'appuie sur les recherches en sociolinguistique, en sociocritique et en sociologie de la littérature.

Voir aussi[modifier | modifier le code]