Île-du-Prince-Édouard

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46° 14′ 08″ N 63° 07′ 35″ O / 46.23542, -63.126519

Île-du-Prince-Édouard
Prince Edward Island
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Carte de localisation
Carte de localisation
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Capitale Charlottetown
Plus grande ville Charlottetown
Admission dans la Confédération 1er juillet 1873 (7e)
Lieutenant-gouverneur Barbara Hagerman
Premier ministre Robert Ghiz (Libéral)
Sièges à la Chambre des communes 4
Sièges au sénat 4
Code postal C
Abréviation postale PE
ISO 3166-2:CA CA-PE
Démographie
Gentilé Prince-Édouardien, Prince-Édouardienne
Population 140 204 hab. (2009)
Densité 25 hab./km2
Rang 10e
Langue officielle De jure : Aucune
De facto : Anglais
Géographie
Superficie 5 683,91 km2
Rang 13e
Terre 5 683,56 km2
Eau 0 km2 (0 %)
Fuseau horaire UTC -4
Divers
Devise Parva Sub Ingenti
(Latin : « Les petits sous la protection des grands »)
Domaine Internet .pe.ca

L’Île-du-Prince-Édouard ou l’Î.-P.-É. (en anglais : Prince Edward Island ou PEI, en gaélique écossais : Eilean a’ Phrionnsa, en micmac : Epekwitk (Francis-Smith)) est la plus petite des provinces du Canada en superficie et en population. En 1864, l'Île-du-Prince-Édouard a accueilli la Conférence de Charlottetown qui a mené à la Confédération du Canada en 1867. Néanmoins, elle n'est devenue une province canadienne qu'en 1873. Au recensement de 2011, on y a dénombré une population de 140 204 habitants. Avec 24,7 habitants par kilomètre carré, c'est la province la plus densément peuplée.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Les Micmacs ont nommé l'île Epekwitk, ce qui signifie « berceau sur les vagues » dans leur langue[1]. Elle fut renommée Isle Saint-Jean vers le XVIIe siècle, alors qu'elle faisait partie de la Nouvelle-France. Cédée au Royaume-Uni en 1759, elle fut renommée île du Prince-Édouard en 1798, pour la distinguer d'autres lieux du même nom sur la côte atlantique, tels que Saint-Jean (au Nouveau-Brunswick) et Saint-Jean, la capitale de Terre-Neuve-et-Labrador. Son nom honore le fils du roi Georges III, le prince Édouard (Edward Augustus, duc de Kent et Strathearn) (17671820), qui commandait alors les troupes à Halifax[2].

Le nom anglais de la province est Prince Edward Island. En gaélique écossais, son nom est Eilean a’ Phrionnsa (Île du Prince) ou Eilean Eòin (Île de Jean), en référence à l'ancien nom français[réf. souhaitée]. Selon les règles de la typographie, on écrit île du Prince-Édouard pour l'île, et Île-du-Prince-Édouard pour la province.

Ses habitants la nomment tout simplement « l'île » mais elle est aussi surnommée le « jardin du Golfe », la « ferme d'un million d'hectares », le « berceau de la Confédération » ou l'« île aux patates »[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de l'île.

Topographie[modifier | modifier le code]

L'Île est reconnue pour son sol rouge.
Paysage du centre de l'Île.
Charlottetown en hiver

La province occupe la totalité de l'île du même nom ainsi que quelques îles mineures. L'Île-du-Prince-Édouard est bordée au nord par le golfe du Saint-Laurent et sur les autres côtés par le détroit de Northumberland, ce dernier séparant la province du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. L'île a la forme générale d'un croissant, mesurant 224 kilomètres de long mais dont la largeur varie entre 4 et 60 kilomètres[1]. D'une superficie de 5 683,91 km2[3], la province est la plus petite du Canada, sa superficie ne représente en fait que 0,1 % de celle du pays[1]. À titre de comparaison, la province est légèrement plus petite que le Brunei, le 161e pays le plus grand du monde.

Le point culminant de l'Île est une butte sans nom du comté de Queens, à 142 mètres d'altitude[1]. En fait, le relief est plat à l'est mais vallonné au centre et même d'aspect montagneux à l'ouest. Le littoral est fortement influencé par les marées. Sur la côte nord, les longues dunes de sable attirent les touristes tout en rendant parfois difficile l'accès aux ports de pêche[1].

Sol[modifier | modifier le code]

Le sol est composé de sable et d'argile, avec quelques affleurements de roches sédimentaires, en général du grès ou du schiste argileux. Le sol de l'île a une couleur brun-rouge caractéristique, dû à sa forte concentration en oxyde de fer[1].De plus,le sable est de couleur rouge/brun vers le sud-ouest et immaculée vers le nord-est.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de l'Île-du-Prince-Édouard est continental humide c'est-à-dire qu'il y a une grande différence de température entre les mois froids et les mois chauds.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La forêt recouvre 50 % de la superficie mais la forêt primaire, surtout constituée d'épinette, de sapin baumier et d'érable rouge, occupe seulement 290 000 hectares. Trois siècles de colonisation, auxquels s'ajoutent les maladies et les feux de forêts, ont presque fait disparaître la forêt, qui était constituée de hêtre, de bouleau jaune, d'érable, de chêne et de pin blanc d'Amérique[1].

L'île du Prince-Édouard a une faune très variée composée entre autres de castors, rats musqués, visons d'Amérique, renards roux, écureuils, lièvres d'Amérique, moufettes rayées et coyotes. Le territoire est également riche en espèces marines.

La conservation de l'environnement est devenue un enjeu important. L'enlèvement des haies, le recours aux engrais chimiques, la mécanisation et la surproduction agricole en général causent une érosion importante des terres arables, qui cause de plus l'ensablement des ports et cours d'eau[1]. Quelques reboisements ont toutefois été effectués[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'île est habitée pour la première fois il y a environ 10 000 ans. Ces pionniers seraient venus par un isthme aujourd'hui recouvert par le détroit de Northumberland. Il semble que l'île fut ensuite constamment habitée et que la chasse et la pêche donnaient lieu à des migrations saisonnières. Les Micmacs arrivèrent sur l'île il y a environ 2000 ans[1].

En 1534, Jacques Cartier est le premier explorateur européen à annoncer l'existence de l'île, qu'il décrit comme « la terre la plus belle que l'on puisse imaginer »[1]. Par la suite, les pêcheurs français et basques fréquentent l'île mais ne s'y établissent pas de façon permanente pendant près de 200 ans. Aucune trace ne subsiste de leur présence[1].

Nicolas Denys obtient la concession de l'île, appelée île Saint-Jean à l'époque, vers 1653 mais il s’occupe uniquement des pêcheries et ne laisse après lui aucun établissement dans l’île. La France ne la colonise qu’après les traités d'Utrecht (1713). En 1719, une nouvelle concession de l’île et celle de Miscou sont faites à un comte nommé Saint-Pierre qui envoie un groupe de colons l’année suivante. Un recensement en 1735 donne un total de 81 familles établies dans l’île. La colonie était dépendante de l'Île Royale. En 1748, il y avait 700 habitants. Après la déportation des Acadiens en 1755, 5000 habitants étaient sur l'île. Les Anglais forcèrent ensuite tous les habitants à partir, sauf quelques centaines. Ceci même avant le traité de Paris en 1763[4]. Plusieurs furent déportés en 1758 sous le commandement du Colonel Andrew Rollo sous les ordres du Général anglais Jeffery Amherst pour capturer l'île. Après avoir quitté l'île, trois cents soixante moururent lorsque le navire Duke William coula avec deux autres navires, le Violet (280 moururent) et le Ruby (213 moururent) le 13 décembre 1758, en route de l'Île St.-Jean vers la France[5].

La colonie est rebaptisée Island of Saint John. La population grossit de 4 000 en 1798 à 62 000 en 1850. En 1799, la colonie prit le nom de l'Île-du-Prince-Édouard, en honneur du fils du Roi George III, qui évoluait pour l'armée anglaise à Halifax à l'époque[4].

La conférence de Charlottetown en 1864 fut le début des pourparlers pour l'union des colonies. Les gens de l'île n’étaient guère intéressés en faire partie. Mais une dette massive causée par la construction d'un chemin de fer d'un bout à l'autre de la colonie les força à se joindre au Canada en 1873[6].

En 1987, une centaine de personnes tombent malades et deux meurent après avoir consommé des mollusques et crustacés contaminés à l'acide domoïque provenant de l'Île. L'industrie de la pêche s'effondre[1]. De plus, la morue n'est plus pêchée après le moratoire de 1992[1].

En 1987, le débat sur la construction d'un lien fixe, un pont ou un tunnel, avec le continent refait surface. L'année suivante, le Premier Ministre Joe Ghiz organise un référendum, où seulement 59 % de la population se montre favorable à un pont. Le pont de la Confédération, dont les travaux ont débuté en 1994, est inauguré en 1997[1]. Le Canadien National cesse quant à lui l'exploitation du chemin de fer en 1990, malgré les vives protestations des agriculteurs[1].

Démographie[modifier | modifier le code]

Ethnie et langue[modifier | modifier le code]

Langue maternelle sur l'Île-du-Prince-Édouard.

Les Micmacs sont toujours présents, au nombre de 841 personnes en 1992, à l'île Lennox et à Scotchfort[1]. L'Île-du-Prince-Édouard est la province la plus homogène, la plupart des habitants étant canadiens anglais, autrement dit des personnes d'origine anglaise, écossaise ou irlandaise[1]. Les Acadiens sont le second groupe ethnique en importance, au nombre de 11 000[1]. On retrouve aussi d'autres groupes ethniques provenant d'une immigration plus récente, particulièrement des néerlandais et des libanais[1].

L'anglais est la langue maternelle de 93,8 % de la population. Bien que 9,2 % de la population soit d'origine française ou acadienne, seulement 4,2 % des insulaires ont le français comme langue maternelle. Des efforts sont faits pour préserver l'usage de cette langue. Il y a ainsi une commission scolaire francophone tandis que la Société Saint-Thomas-d'Aquin fait la promotion de la langue et de la culture acadienne[1]. L'écossais a presque totalement disparu, en grande partie à cause du système scolaire qui récompensait l'usage de l'anglais[1]. Le reste de la population (2 %) parle surtout le néerlandais et l'allemand. Le micmac arrive en neuvième position, avec 90 locuteurs, soit 0,1 % de la population[1].

Religion[modifier | modifier le code]

Le nombre de catholiques et de protestants est presque égal, à environ 62 000[1]. Les protestants appartiennent surtout à l'Église unie du Canada, suivie des Églises presbytériennes, anglicanes et baptistes. Il y a aussi une communauté évangélique en expansion. Il y a, par ailleurs, quelques juifs.

La religion a longtemps joué un rôle important dans la vie des prince-édouardiens, ce qui a aussi causé de profondes divisions sociales qui ont duré jusqu'à la Confédération[1].

Politique[modifier | modifier le code]

Le parlement de l'Île-du-Prince-Édouard

Politique fédérale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Politique du Canada.

L'Île-du-Prince-Édouard est représentée à la Chambre des communes du Canada par quatre députés, élus dans les circonscriptions de Cardigan, Charlottetown, Egmont et Malpeque. La province est aussi représentée par quatre sénateurs. L'île est considérée comme un « château-fort » libéral durant 26 ans jusqu'à l'élection de la progressiste-conservatrice Gail Shea dans Egmont en 2008.

L'Île-du-Prince-Édouard dépend énormément du gouvernement fédéral car les dépenses fédérales y représentent une fois et demi le budget provincial[1].

Administration locale[modifier | modifier le code]

Carte administrative de l'Île-du-Prince-Édouard. En noir : les comtés ; en bleu, les lots ; en orange, les gouvernements locaux et comités d'amélioration communautaire ; en vert, les réserves indiennes.

La province compte trois types de gouvernements locaux, soit la cité, la ville et la municipalité, aussi appelé le village. Les cités ont plus de pouvoirs que les villes et ces dernières en ont plus que les municipalités. Le reste du territoire est directement géré par le gouvernement provincial mais des comités d'amélioration communautaires (Community Improvement Commity ou CIC), aux pouvoirs limités, sont actifs dans certaines localités. Les cités sont subdivisées en arrondissements, élisant chacun un conseiller municipal tandis que le maire est élu par toute la population. Les villes élisent un maire et six conseillers alors que les villages élisent un commissaire. Le mandat des élus est de trois ans, sauf les représentants des comités d'amélioration communautaire qui sont élu lors d'une réunion annuelle. Le fonctionnement des municipalités est régi par la Loi sur les communautés (Communities Act), dont la responsabilité incombe au ministère des Finances et des Affaires municipales de l'Île-du-Prince-Édouard. Charlottetown et Summerside sont les deux seules cités de l'Île. Les villes sont quant à elles au nombre de sept: Alberton, Cornwall, Georgetown, Kensington, Montague et Souris et Stratford. Il y a finalement 66 municipalités.

Les municipalités coexistent avec un système de division administrative plus ancien. Ces subdivisions sont toujours utilisées pour le recensement, par exemple. La subdivision de base est le comté, qui sont au nombre de trois, soit d'ouest en est le comté de Prince, le comté de Queens et le comté de Kings. Chaque comté compte un chef-lieu ou royalty. Les comté sont ensuite subdivisé en cinq paroisses, quatre seulement dans le cas du comté de Kings. Ces paroisses sont enfin subdivisées en lots.

Économie[modifier | modifier le code]

Un port de pêche.

L'économie de l'Île-du-Prince-Édouard est axée sur le tourisme, la construction, la transformation des ressources naturelles et les services[1].

Ressources naturelles, industrie et services[modifier | modifier le code]

L'île est pauvre en ressources naturelles. Aucun dépôt important de minerai n'a encore été découvert mais il y a des traces de charbon, d'uranium et de vanadium[1]. Du gaz naturel est présent dans le Golfe au nord-est de l'Île mais n'est pas assez important pour être exploité[1]. Seuls le sable et le gravier sont extraits mais la faible production de piètre qualité ne comble même pas les besoins provinciaux[1]. La forêt est peu exploitée[1].

La moitié de l'île est constituée de terres très fertiles alors que les terres arables couvrent 90 % de la superficie[1]. Jusqu'aux années 1950, la plupart des agriculteurs utilisaient des chevaux mais la fin de cette pratique a permis de libérer de vastes terres utilisées autrefois pour la culture du fourrage. De 1951 à 1996, le nombre de fermes est passé de 10 137 à 2 217 tandis que la superficie totale a baissé de 39 %. La superficie moyenne des fermes est passée quant à elle de 44 hectares à 119 hectares alors que la marge de profit des agriculteurs a chuté de 50 % à 25 %, à cause de l'augmentation du coût de l'équipement[1]. Les gouvernements tentent de freiner l'exode rural alors que les fermes coûtent de plus en plus cher à démarrer. Bien que la production agricole soit en baisse, le défrichement se poursuit. La production agricole avait une valeur de 317 millions de dollars en 2000, dont 154 millions provenant des pommes de terre[1]. L'île possède en effet un climat et un sol bien adaptés à cette culture, et notamment pour la production de pommes de terre de semence. Les trois quarts de la récolte est exporté dans 15 pays et le restant de la production est vendu tel quel en Amérique du Nord ou transformé en produits congelés comme des frites[1]. Le tabac, planté depuis 1959, est la seconde culture la plus importante, malgré le coût élevé et la complexité de sa production[1]. La province compte 330 fermes laitières et un cheptel de 16 000 vaches produisant 90 millions de litres de lait annuellement, dont 90 % est transformé en sous-produits, comme le lait évaporé, généralement destiné à l'exportation[1]. 30 000 bœufs sont aussi envoyés à l'abattoir annuellement, même si le prix de la viande fluctue et que la production est en baisse[1]. L'élevage du porc est presque aussi important.

La pêche est la seconde industrie primaire de l'Île. Il y avait 6 500 pêcheurs et aide-pêcheurs en 1994, travaillant sur 1 500 bateaux et créant 2 000 emplois directs dans les usines qui traitaient une valeur de poisson évaluée à 139 millions de dollars en 2000[1]. La pêche est principalement côtière et le homard est l'espèce la plus lucrative[1]. D'autres mollusques sont aussi pêchés, dont le pétoncle, l'huître, la palourde et la moule. Les huîtres, dont la production est concentrée dans la baie de Malpèque, sont réputées[1]. La récolte de la mousse d'Irlande, dont est extraite la carraghénane, représente une industrie importante à l'ouest de l'île[1].

L'industrie manufacturière est essentiellement concentrée sur la transformation des produits de la pêche et de l'agriculture. Ce domaine de l'économie fournissait 4 800 emplois en 1997 tandis que la valeur de la production était évaluée à 1,1 milliard de dollars en 2000[1]. Parmi les principaux fabricants figurent Les Fermes Cavendish, DME International et McCain Foods. Le gouvernement tente d'attirer d'autres types d'industries, sans réel succès[1]. Quelques entreprises sont tout de même à noter dont J.D. Irving, qui opère un chantier naval à Georgetown.

De plus en plus de personnes travaillent dans les services; les gouvernements employaient 6 000 personnes en 1999[1].

Énergie[modifier | modifier le code]

Les prince-édouardiens sont ceux payant le plus cher pour leur électricité au Canada[1]. Summerside dispose d'un réseau de distribution municipal tandis que Maritime Energy distribue l'électricité dans le reste de l'île. La majeure partie de l'électricité est importée d'Énergie NB (Nouveau-Brunswick) ou d'Emera Energy Systems (Nouvelle-Écosse) au moyen d'un câble sous-marin. Maritime Energy possède toutefois deux centrales thermiques, l'une à Charlottetown et l'autre à Borden-Carleton, fonctionnant aux heures de pointes ou en cas de coupure de l'alimentation et possédant une puissance installée de 104 mégawatts (MW). Jusqu'à 54 MW peuvent aussi être achetés des parcs d'éoliennes situés au cap Nord ou au parc d'éoliennes Eastern Kings.

Le mazout coûte aussi très cher, ce qui encourage de plus en plus de gens à chauffer leur maison au bois. Bien que les forêts ne soient pas aussi exploitées qu'au XIXe siècle, cette industrie crée plus de 400 emplois[1].

Transport[modifier | modifier le code]

Le pont de la Confédération.

Le pont de la Confédération relie l'île au continent et un traversier relie l'île à la Nouvelle-Écosse et un autre aux Îles de la Madeleine du Québec. D'une longueur de 12,9 km, il est le plus long pont du monde à traverser une étendue d'eau gelée[1].

Un service d'autobus interurbain relie entre elles les principales villes, tandis que Charlottetown possède un réseau de transport en commun, Charlottetown Public Transit, consistant en 7 lignes d'autobus.

L'aéroport de Charlottetown offre un service régulier de vols vers Halifax, Toronto, Montréal, Ottawa, Détroit et Boston. Un deuxième aéroport, plus petit, se trouve à Summerside.

Le chemin de fer a été démantelé en 1989, après 114 ans d'existence. Il a été reconverti en une piste cyclable, le sentier de la Confédération, qui consiste en une portion du sentier transcanadien.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est le secteur de l'économie connaissant la plus grande croissance, qui s'est par contre stabilisée depuis 2000 et qui a été aidée par la construction du pont de la Confédération. Plus de 1,2 million de visiteurs se sont rendus à l'Île en 2000, dépensant 300 millions de dollars[1]. L'industrie est toutefois désavantagée par une saison courte, de l'ordre de huit à dix semaines, alors que les touristes préfèrent le centre de l'île au détriment de l'est ou de l'ouest. Le gouvernement a ainsi investi massivement depuis les années 1960 dans la construction d'infrastructures touristiques afin d'attirer les visiteurs dans les autres régions et à l'année longue.

L'une des attractions les plus populaires est le parc national de l'Île-du-Prince-Édouard, sur la côte nord. La pêche sportive du thon rouge attire des touristes de partout dans le monde. D'autres sports populaires sont le golf et les courses de chevaux. Le patrimoine est aussi mis en valeur.

Communications[modifier | modifier le code]

L'Île compte trois journaux quotidiens anglophones. Le Guardian est publié le jour à Charlottetown tandis que le Evening Patriot est le journal du soir. Le Journal-Pioneer est, quant à lui, publié à Summerside. Les hebdomadaires les plus importants sont le Eastern Graphic de Montague, le West Prince Graphic d'Alberton ainsi que La Voix acadienne, le seul journal francophone, publié à Summerside.

Culture[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

L'Île compte une seule brasserie, Gahan Brewery.

Symboles[modifier | modifier le code]

Le drapeau de l'Île-du-Prince-Édouard. Ratio 3:2
Chêne rouge d'Amérique.

Drapeau[modifier | modifier le code]

La signification du drapeau de L'île-du-prince-Édouard.

Le grand arbre et le lion signifient l'Angleterre. Les trois petits arbres signifient l'île.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Les armoiries de l'Île-du-Prince-Édouard furent octroyées en 1905 par décret du roi Édouard VII du Royaume-Uni.

Autres symboles[modifier | modifier le code]

La maison aux pignons verts.

L'arbre-emblème de la province est le chêne rouge d'Amérique (Quercus rubra)[7]. The Island Hymn, l'hymne provincial, fut composé par Lucy Maud Montgomery au printemps 1908. Il fut chanté pour la première fois le 22 mai 1908 sur la musique de Lawrence W.Watson, composée pour l'occasion[8]. Le sol de Charlottetown est le plus courant dans la province et est caractérisé par sa texture sableuse et convient à un grand nombre de cultures, en particulier la pomme de terre. Sa désignation en tant que sol provincial fut proposée par le docteur Umesh Gupta, l'ancien président de la Société canadienne de la science du sol, qui fait la promotion de ces initiatives. Le tartan provincial commémore la contribution des Écossais, le principal groupe ethnique, dans l'établissement de l'île. Il fut conçu par Jean Rééd.et adopté en 1960. Le rouge-brun représente la rougeur du sol, le vert représente l'herbe et les arbres, le blanc l'écume des vagues et le jaune représente le soleil. La devise de l'île, Parva sub ingenti (Les petits sous la protection des grands), est tirée des Géorgiques de Virgile. Elle est la devise de l'île depuis 1769.

Le personnage principal d'Anne... la maison aux pignons verts est un symbole non officiel de l'île.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw et ax S. Andrew Robb et H.T. Holman, « Île-du-Prince-Édouard », sur L'encyclopédie canadienne.
  2. (en) InfoPEI - Prince Edward Island Becomes a Province of Canada
  3. (fr) Statistique Canada, Profils des communautés 2006 - Île-du-Prince-Édouard
  4. a et b The Canadian Enclyclopedia, Hurtig Publishers Ltd., Edmonton, Alberta, (1988) p 1753.
  5. \Earl Lockerby. The Deportation of the Acadians from Prince Edward Island.
  6. The Canadian Enclyclopedia, Hurtig Publishers Ltd., Edmonton, Alberta, (1988) p. 1754.
  7. (en) Info Î.-P.-É. - Provincial Tree
  8. (en) Info Î.-P.-É. - The Island Hymn

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • L'Histoire du Canada, par le père Philéas-F. Bourgeois, c.s.c. 1913.
  • Georges Arsenault, La Religion et les Acadiens : à l’Île-du-Prince-Édouard Édouard : 1720-1980, Société Saint-Thomas d'Aquin, Summerside, date ?, 102 p.
  • Georges Arsenault, Complaintes acadiennes de l’Île-du-Prince-Édouard, Leméac, Montréal, 1980, 261 p. (ISBN 978-2-7609-5286-7)
  • Georges Arsenault, L'éducation chez les Acadiens de l'Île-du-Prince-Édouard, 1720-1980 ou La survivance acadienne à l'Île-du-Prince-Édouard, Société Saint-Thomas d'Aquin, Summerside, Î.-P.-É, 1982, 85 p.
  • Maurice Beaudin (dir.), La Région économique de l'Île-du-Prince-Édouard : l'état des régions, Institut canadien de recherche sur le développement régional, Moncton (N.B.), 1998, 152 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]