Canada anglais

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Le Canada anglais, aussi appelé Canada anglophone, représente et désigne d'une façon politique la portion anglophone du Canada, c'est-à-dire les neuf provinces canadiennes où la langue anglaise est officielle (huit où elle est la seule et une, le Nouveau-Brunswick, où elle l'est aux côtés du français langue minoritaire), ainsi que les territoires canadiens (Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest, et Nunavut).

Dans un sens plus démographique, l'expression peut également signifier la population de langue anglaise au Canada sans égard au lieu géographique à l'intérieur du pays (on parle ainsi parfois des Canadiens anglais du Québec, pour désigner la minorité anglophone québécoise, qui fait d'abord partie de la majorité anglophone du Canada).

La contrepartie politique et institutionnelle du Canada anglais est traditionnellement considérée être le Québec (soit une province canadienne parmi les dix que compte ce pays, la seule majoritairement francophone), mais au sens démographique il faut y ajouter la minorité acadienne du Nouveau-Brunswick - où 245 000 personnes parlent français à la maison, l'Ontario -où 596 000 personnes parlent français à la maison-[1], ainsi que les autres minorités francophones dispersées dans les provinces anglophones, communautés autrefois appelées Canada français avant la Révolution tranquille au Québec des années 1960. Toutefois, le Canada comprend également plusieurs communautés linguistiques amérindiennes et allophones.

Population et langue de convergence[modifier | modifier le code]

Au sens politique du terme, le Canada anglais (c'est-à-dire les neuf provinces majoritairement anglophones du Canada), surnommé le « Reste du Canada », ou le «RDC» (Reste du Canada) « ROC (Rest of Canada) », par opposition au Québec, compte environ 26 millions d'habitants, soit 77 % de la population du Canada (mais la proportion de citoyens canadiens habitant ces provinces est de 75 %). Les habitants sont très largement anglophones mais sont d'origines ethniques multiples, dont beaucoup issus d'une immigration récente : pour les non-anglophones de naissance installés au Canada anglais, l'anglais sert naturellement de langue de convergence interculturelle (ce qui n'est pas le cas pour la langue française au Québec).

La minorité francophone, parmi d'autres communautés linguistiques[modifier | modifier le code]

Au sein de la population du Canada anglais, il y a 950 000 francophones (soit 4 % de la population de l'ensemble formé par les neuf provinces anglophones) qui constituent la première minorité de facto (prouvée naturellement) au Canada anglais, suivis de près par la population de langue chinoise (850 000 personnes) qui représente 3,5 % de la population totale au Canada anglais. De nombreuses autres communautés linguistiques viennent ensuite : les Ukrainiens, les Allemands, etc.

Il y a un pourcentage de francophones plus élevé en Louisiane (États-Unis) où ils sont 7 %, qu'au Canada anglais. Les francophones connaissent au Canada anglais des taux d'assimilation très élevés, de sorte que certains d'entre eux craignent une sorte de « folklorisation linguistique » à plus ou moins long terme, à la manière louisianaise. Le français est néanmoins une des deux langues officielles avec l'anglais au niveau du gouvernement fédéral canadien et de ses institutions, ce qui n'empêche pas au début du XXIe siècle l'anglicisation progressive d'un nombre élevé de francophones hors du Québec.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • David Jay Bercuson, Barry Cooper, Stephen Dupont et Claude Fafard, Goodbye—et bonne chance ! : les adieux du Canada anglais au Québec, Le Jour, 1991, 207 p. (ISBN 2890444392)
  • Jean Bériault, Anti-Québec: les réactions du Canada anglais face au French-power, Quinze, Messageries internationales du livre, 1977, 175 p. (ISBN 0885651014)
  • Michel Brunet, Québec, Canada anglais : deux itinéraires, un affrontement, Éditions HMH, 1968, 309 p.
  • John F. Conway, Des comptes à rendre: le Canada anglais et le Québec, de la Conquête à l'accord de Charlottetown : essai (trad. Pierre R. Destrosiers), VLB, 1995, 286 p. (ISBN 2890056147)
  • Paul Genuist, La faillite du Canada anglais, Quinze, 1980, 205 p. (ISBN 2890262154)
  • Normand Lester, Le livre noir du Canada anglais 2, Les Intouchables, 2002, 302 p. (ISBN 2895490651)
  • Robin Philpot, Oka : dernier alibi du Canada anglais, VLB, 1991, 167 p. (ISBN 2890054373)
  • Michel Sarra-Bournet, Le Canada anglais et la souveraineté du Québec : deux cents leaders d'opinion se prononcent, VLB éditeur, 1995, 215 p. (ISBN 2890056236)

Notes et références[modifier | modifier le code]