Romanèche-Thorins

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Romanèche-Thorins
Romanèche-Thorins
Le vignoble de Romanèche-Thorins.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Intercommunalité Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Yannick Vacher
2020-2026
Code postal 71570
Code commune 71372
Démographie
Population
municipale
2 010 hab. (2018 en augmentation de 3,08 % par rapport à 2013)
Densité 206 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 11′ 26″ nord, 4° 44′ 13″ est
Altitude Min. 168 m
Max. 262 m
Superficie 9,76 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mâcon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Chapelle-de-Guinchay
Législatives Première circonscription
Localisation
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Romanèche-Thorins
Liens
Site web romaneche-thorins.fr

Romanèche-Thorins est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à la limite de l'Auvergne-Rhône-Alpes et de la Bourgogne-Franche-Comté, Romanèche-Thorins fait partie du Beaujolais et du vignoble du Mâconnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Chapelle-de-Guinchay Rose des vents
Chénas
(Rhône)
Fleurie
(Rhône)
N Saint-Symphorien-d'Ancelles
O    Romanèche-Thorins    E
S
Lancié (Rhône) Dracé
(Rhône)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune possède une gare desservie par les trains TER Rhône-Alpes assurant la relation de Mâcon-Ville à Valence-Ville via Lyon-Perrache.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Romanèche-Thorins est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Macon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (80,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (46,7 %), prairies (24,2 %), zones urbanisées (19,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), terres arables (3,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Romanèche découlerait d'une inscription latine datant du IIe siècle : "Matronis Romaniscis" trouvée sur place, aujourd'hui disparue. Le peuple Eduen vivant en ce lieu, vénérait des divinités celtiques de l’abondance, les Matres, « Mères », ou matrones, favorisant la fécondité des femmes des animaux et des champs, elles figuraient souvent avec des enfants aux bras et des cornes d'abondance. [8].Cette inscription signifiant "Aux Matrones Romanisques" indique donc un lieu ou cohabitait des peuples celtes et romains (le suffixe iscis, dérive du "ish" germanique et signale un toponyme d'origine celtique romanisé.)

"Thorins" fut adjoint au nom de Romanèche en 1872, il s'agissait à la fois d'un hameau important de la commune de Romanèche, mais surtout d'un lieu-dit viticole jouissant alors d'une grande renommée. Le nom de Thorins apparaît dans une charte de l'Abbaye de Cluny en 893 "In pago Matisconense, in agro Torrense, in villa Romanorum" Charte par laquelle Alexandre, Archevêque de Vienne, échange avec une femme, Agertrude, et son fils Hugues, quelques terres dans le territoire des Torrins.

Thorins, par sa consonnance germanique[9] designe très probablement une colonie burgonde, suggérant une installation vers le Ve siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cuve à vin médiévale au Hameau du vin.

En 1766, un litige entre les paroissiens et le curé se produit, ceux-ci lui reprochant d'abuser de sa position et de ne pas être digne de ses fonctions de prêtre[10].

À Romanèche-Thorins était extrait d'une carrière un oxyde de manganèse noir brillant, nommé romanèchite par le minéralogiste Lacroix.

Le 1er janvier 2014, elle rejoint la communauté de communes du Mâconnais Beaujolais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Nicolas Bas    
1947 1968 Joanès Chanut    
1968 1977 Aimé Ferrier    
1977 1983 Madeleine Combier    
1983 1993 Raymond Colin    
1993 juillet 2020 Maurice Cochet DVD Viticulteur
juillet 2020 En cours Yannick Vacher    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2018, la commune comptait 2 010 habitants[Note 3], en augmentation de 3,08 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8811 9102 1832 2782 3422 3432 2882 4832 482
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5122 6782 7472 6982 6842 5262 2542 2972 406
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3952 4442 3071 8331 7131 6611 6951 6141 728
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 8251 9151 8011 6991 7101 7171 7671 9051 993
2018 - - - - - - - -
2 010--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vignoble[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Romanèche-Thorins appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Vignes en Sud-Mâconnais, paroisse qui a son siège à La Chapelle-de-Guinchay et qui regroupe quatorze villages du Mâconnais.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts et l'église.
Le moulin à vent en fête a mis ses ailes rouges.
La vinothèque du Hameau du vin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrie de Benoît Raclet (1780-1844), inventeur d'un procédé qui permit de sauver la vigne de la pyrale, chenille parasite. Tous les ans est célébrée la fête Benoît Raclet. Depuis 1980, la place de Romanèche porte officiellement le nom de place Benoît-Raclet[17]. Un buste en pierre, qui a succédé en 1964 à un buste en bronze enlevé pendant l'Occupation, lui rend hommage[18].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mâcon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 3 avril 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 16 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 16 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Inscriptions latines de Gaule Lyonnaise, F. Bérard et Y. Le Bohec édit., Collection du CÉRGR, n. s., n° 10, 1992
  9. Dictionnaire des lieux habités du département de Saône-et-Loire / par P. Siraud; précédé de considérations sur l'origine et la signification des noms de lieux par L. Lacomme
  10. « Un curé pas très catholique au XVIIIe siècle », sur fr.geneawiki.com (consulté le 6 octobre 2018).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Site du musée.
  16. Pierre-François Guillon, né à Romanèche-Thorins le 13 juin 1848, fut compagnon du Tour de France et fonda en 1871 dans sa commune natale une École pratique de stéréotomie appliquée à la construction. Source : Pierre-François Guillon et le musée du compagnonnage à Romanèche-Thorins, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 41 (printemps 1979), pp. 3-8.
  17. Fernand Nicolas, À la mémoire de Benoît Raclet, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 55 (automne 1983), pp. 19-23.
  18. Alain Dessertenne, « Les statues publiques en Saône-et-Loire. 1re partie : les statues aux illustres. », revue trimestrielle Images de Saône-et-Loire no 205 de mars 2021, p. 6-11.