Cuisery

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Cuisery
1. L'église Notre-Dame de Cuisery
2. Panneau du Village du Livre
Église de Cuisery2.JPG
Cuisery village du livre.JPG
Blason de Cuisery
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Louhans
Canton Cuiseaux
Intercommunalité Communauté de communes Saône, Seille, Sâne
Maire
Mandat
Jean-Marc Lehré
2014-2020
Code postal 71290
Code commune 71158
Démographie
Population
municipale
1 639 hab. (2013)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 34″ N 5° 00′ 07″ E / 46.5594444444, 5.0019444444446° 33′ 34″ Nord 5° 00′ 07″ Est / 46.5594444444, 5.00194444444
Altitude Min. 172 m – Max. 213 m
Superficie 11,29 km2
Localisation

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Cuisery

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Cuisery
Liens
Site web www.cuisery.fr

Cuisery est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. La présence proche de l'autoroute A6 et de nombreux autres voies de communications routières rendent la commune très accessible depuis l'ensemble du territoire français.

Cuisery se situe dans la petite région touristique dénommée la Bresse louhannaise correspondant administrativement à l'arrondissement de Louhans, mais aussi aux limites méridionales des parlers d’oïl. Les patois de cette partie du val de Saône sont très influencés par les dialectes franco-provençaux. Le bourg de Cuisery fut jusqu'au XVIIe siècle un poste frontière entre le duché de Bourgogne et le duché de Savoie, puis, après le rattachement du duché de Charles le téméraire au royaume, entre la France et le duché de Savoie.

En 1999, le village de Cuisery, à l'initiative d'amoureux du livre, et avec le soutien de la municipalité, fut déclaré « village du livre » lançant, par la même occasion, une association promouvant cette action et en incitant des professionnels du livre à venir s'installer dans de nombreuses boutiques de la commune, souvent abandonnés par ses anciens petits commerçants[1]

Cuisery est la ville-siège de la communauté de communes Saône, Seille, Sâne, créée le 1er janvier 2014. Ses habitants se dénomment les Cuiserotain(e)s.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Situation de Cuisery dans l'arrondissement de Louhans.

Le territoire communal de Cuisery se situe dans le sud du département de la Saône-et-Loire, dans l'arrondissement de Louhans. Ce territoire est également très proche des limites septentrionales du département de l'Ain et de région Rhône-Alpes, dont il n'est séparé que par le territoire de la commune de Ratenelle.

Cuisery (mairie) est située à environ 104 km de Dijon, 113 km de Lyon, 224 km de Grenoble, 403 km de Strasbourg, 424 km de Marseille, 599 km de Lille, 641 km de Bordeaux, 919 km de Brest et 372 km de Paris[2]. La commune est située à 36 km de sa préfecture, Mâcon et à 20 km de sa sous-préfecture, Louhans.

La cité appartient à la région historique et touristique de la Bresse louhannaise, qui est une région à forte identité rurale, possédant un patois dénommé le Bressan) qui est très marqué et encore pratiqué. Cette partie de la Bourgogne méridionale est située entre la Saône à l'ouest et les premiers rebords du plateau jurassien, dénommé Revermont à l'est.

Ce territoire se situe également à proximité des grands axes autoroutiers, entre l’A39 qui forme l'axe Dijon/Dole/Lyon et l’A6 qui correspond à l'axe Paris - Tournus - Lyon et entre les pôles urbains de Mâcon et de Lons-le-Saunier.

Description[modifier | modifier le code]

Le bourg central de Cuisery a gardé ses vieilles rues médiévales et celui-ci occupe un petit promontoire, configuration du relief assez rare sur ce secteur oriental du Val de Saône[3]. Cette colline domine la basse vallée de la Seille, rivière navigable depuis Louhans, jusqu'à La Truchère ou se situe son confluent avec la Saône. Cette situation en légère altitude du bourg central permet de découvrir, vers l'est, une vue imprenable sur la plaine de la Bresse jusqu'aux contreforts des monts du Jura. Le territoire communal s'étend sur de plus de 1120 hectares avec de nombreuses zones rurales encore riches en patrimoine forestier et faunistique.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents L'Abergement-de-Cuisery Loisy Loisy Rose des vents
L'Abergement-de-Cuisery/Préty N Brienne
O    Cuisery    E
S
Préty Ratenelle La Genête

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Cuisery se situe dans la plaine de la Bresse, comprise entre la Saône à l'ouest, le Doubs au nord, le massif du Jura à l'est, et la Dombes au sud. L'altitude de la commune varie entre 172 m dans la vallée de la Seille et 210 à 213 m sur les zones de plateaux, où se situent une partie du bourg et le hameau de Fontaine Couverte[4].

La Bresse correspond à la partie centrale du fossé bressan. Il s'agit d'un vaste fossé d'effondrement, datant de l'Oligocène et formé par distension lors la formation de la chaîne des Alpes. Ce bassin qui fut un lac s'est rempli progressivement d'alluvions et de colluvions à la fin du Cénozoïque et durant le Quaternaire.

Article connexe : Géologie de la France.

Les flancs de la butte supportant le bourg de Cuisery sont constitués par la formation pliocène des marnes de Bresse dans sa partie sud, et dans sa partie nord par les sables de Ternant[Note 1]. La vallée de la Seille est quant à elle constituée d'alluvions. Les plateaux situés à environ 210 m d'altitude sont constitués de cailloutis, de sables et de lœss. Enfin, le sous-sol de la partie nord de la commune est constitué par des limons (niveau d'altitude de 195-200 m) et par les sables de Chagny[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours de la Seille.

Le principal cours d'eau de la commune est un affluent de la Saône, dénommée la Seille. La commune compte également deux étangs notables, celui de Ganay et celui du bois.

La Seille à Cuisery[modifier | modifier le code]

Le pont sur la Seille.

La Seille est une rivière française qui longe la limite orientale de la commune en la séparant principalement avec la commune de Brienne.

La Seille, longue de 100 km est dans son cours inférieur, soumis lui aussi à des crues importantes, est navigable sur 39 kilomètres de Louhans à La Truchère, en passant par Cuisery. On peut notamment y voir des silures qui colonisent la rivière depuis les années soixante et qui atteignent parfois une taille impressionnante.

La canalisation de la Seille a été réalisée par Émiland Gauthey, ingénieur civil et architecte des États de Bourgogne à la fin du XVIIIe siècle. Quatre écluses de 30 m sur 6 ponctuent alors son cours. À la fin du XIXe siècle, la première, à la Truchère, est seule portée au gabarit Freycinet. La Seille ne connait plus aucune navigation marchande et est entièrement dévolue à la plaisance[6].

Les étangs[modifier | modifier le code]

La commune abrite deux étangs enregistré sur le site du système d'information sur l'eau Rhin-Meuse (SIERM). Il s'agit de l'étang de Ganay, propriété privée[7] d'une superficie de 4 hectares et de l'étang du Bois[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transport[modifier | modifier le code]

Les voies routières[modifier | modifier le code]

Panneau routier à l'entrée de Cuisery.

Le territoire communal est traversé d'est en ouest par la route départementale no 975 (D975) et du nord vers le sud par la route départementale no 933 (D933)

La Route Départementale 975 (ex-RN 75)[modifier | modifier le code]

La route nationale 75, était la dénomination de la grande route qui traversait Cuisery à sa création en 1824. Cette route à toujours été dénommée, « route de Tournus » à l'ouest de la mairie et « route de Bourg-en-Bresse », à l'est de celle-ci.

Dans un sens plus large, cette route commençait autrefois à l'ancien pont sur la Saône et fut longtemps dénommée « Route des Alpes » (nom qu'elle porte d'ailleurs encore de façon officielle sur le territoire de Lacrost, première commune traversée). Cette route menait de Chalon-sur-Saône par Tournus à Grenoble, puis au Trièves et fut prolongée à plusieurs reprises après 1824 : jusqu'à Aspres-sur-Buëch de 1824 à 1842, puis à Serres jusqu'en 1950 et enfin jusqu'à Sisteron jusqu'en 2006 avant que cette route nationale soit déclassée dans son intégralité à la suite de la réforme de 2005, et sa gestion est confiée aux départements traversés. Un site internet bien documenté présente l'histoire de cette route mythique[9]

Toutefois, dans le département de Saône-et-Loire, cette route avait déjà été déclassée en 1972, en route départementale 975 (RD 975), lors d'une première réforme.

Article connexe : Route nationale 75 (France).
La Route Départementale 933 (ex-RN 433)[modifier | modifier le code]

La route nationale française 433 était une route nationale française reliant Saint-Germain-du-Plain, près de Chalon-sur-Saône à Lyon en suivant la vallée de la Saône. Cette route à toujours été dénommée, « route de Simandre » au nord de son carrefour avec la RD 975, et « route de Pont de Vaux », au sud de celle-ci.

À la suite de la réforme de 1972, la RN 433 a été déclassée en route départementale 933 dans le département de la Saône-et-Loire.

Article connexe : Route nationale 433.

Le transport routier[modifier | modifier le code]

Cuisery est desservie par la ligne 11 du réseau Buscéphale qui est le réseau de transport interurbain du département de Saône-et-Loire.

Ligne Parcours
11
Gare de LouhansGare de Tournus

Le transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Tournus, desservie par la ligne de car départementale, est la gare ferroviaire française la plus proche du village de Cuisery. Cette gare est, à sont tour, desservie par la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles et elle est située sur le territoire de la commune de Tournus, ville distante de 8 km.

Le transport aérien[modifier | modifier le code]

ULM Pendulaire
L'aérodrome de Tournus-Cuisery[modifier | modifier le code]

La surface de ce modeste aérodrome est partagé sur le territoire des communes de Cuisery et de L'Abergement-de-Cuisery, au bord de la route départementale 975, dite route de Tournus, en direction de la Saône depuis le centre du Bourg[10]. Ce petit aérodrome accueille notamment un aéro-club et une école d'ulm dénommé « Altimage ULM ». Cette entreprise se présente comme la seule école professionnelle ULM de Classe 2 dit « pendulaire » en Saône-et-Loire [11]. Celle-ci offre également la possibilité d'effectuer des baptêmes de l'air en ULM au-dessus du Val de Saône, ainsi qu'à des opérations professionnelles tarifées de photographie aérienne effectuées par une entreprise spécialisée dans ce type de service[12].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Plan de la commune de Cuisery.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Il y avait en 2007, 863 logements recensés sur le territoire de Cuisery dont 697 résidences principales, 75 résidences secondaires et 90 logements vacants [13].

Plan local d'urbanisme[modifier | modifier le code]

À la suite d'une enquête publique, le conseil municipal ayant délibéré et donner son approbation à l'unanimité, le 28 mars 2011, un nouveau plan local d'urbanisme a été définitivement mis en place le 1er août 2014. Il s'agissait, alors, pour la municipalité d’avancer sur un projet d’aménagement et de développement durable de la commune rendu obligatoire par la loi et de définir à long terme les besoins en matière de développement économique, d’aménagement de l’espace, d’environnement, ainsi que de repenser l’organisation générale des zones d'habitations en tenant compte des réseaux et des implantations des entreprises[14].

Le territoire municipal a ainsi été découpé en 16 zones distinctes[15], dont un secteur urbain ancien correspondant au bourg historique et d'autres secteurs, eux aussi urbains et comprenant les faubourgs, la zone pavillonnaire, les hameaux, un secteur réservé aux aménagements et utilisation du sol liés à des équipements collectifs ou à l'aire d'accueil des gens du voyage, un secteur réservé aux aménagements et utilisation du sol liés au camping et au caravaning, un secteur réservé aux aménagements et utilisation du sol liés à des équipements collectifs médico ou médico-sociaux, une zone d'activités à vocation industrielle, artisanale et commerciale, un secteur pour hôtellerie et restauration, un secteur ou seuls, les aires de stationnements pour véhicules seront autorisés, des zones de développement à vocation d'habitat à court terme, des zones de développement à vocation d'habitat à long terme, une zone agricole protégée, une zone naturelle, un secteur dans lequel sont admis les aménagements l'extension mesurée des constructions existantes et la construction d'annexe, une zone naturelle destinée à accueillir des équipements touristiques, des emplacements réservés et des espaces paysagés et boisés.

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

Les hameaux et les lieux-dits qui sont situés au nord du bourg central :

  • la Chaux
  • la Fontenelle
  • la Pommeraye
  • la Mare Balay
  • l'Echanay
  • Champ Boursier
  • Croix Bouilloud
  • le Colombier.

Les hameaux et les lieux-dits qui sont situés au sud du bourg central:

  • Montrevost
  • Fontaine Couverte
  • Quart Guinet

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention du nom de Cuisery remonte à l'année 1119, et celle-ci nous indique une appellation de l'église sous le nom de «  Ecclesia de Cuisiriaco » qui est une dénomination latine correspondant au patronyme Casurius, qui selon le toponymiste Ernest Nègre[16] devait correspondre au maître des lieux à l'époque gallo-romaine, sous entendant que le secteur devait être occupé par une villa romaine.

En 1236, la paroisse est dénommée Castellania de Cusyriaco, puis Ecclesia de Cusereyo en 1362. Les dénominations suivantes furent Cuiserey en 1442, Cuzery en 1551, puis, enfin, Cuissery, alias Cuisery en 1666[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Durant l'ère tertiaire, la Bresse occupait la partie centrale de ce qui était un immense lac qui s'étendait du sud des Vosges au nord du Massif du Vercors. celui-c se déversait vers la mer Méditerranée au sud de ce qui est aujourd’hui la ville de Valence, près du confluent de la Drôme avec le Rhône. Le verrou glaciaire formé par les monts du Vivarais et du Tricastin jouait le rôle de plan d’eau régulant le niveau de ce lac. Vers le milieu de l'ère tertiaire, à l’oligocène et au miocène, de vastes mouvements géologiques provoquèrent l’écoulement des eaux vers le sud et l’assèchement progressif de ce lac bressan. Le sol humide et marécageux fut propice à un boisement important, les résidus alluvionnaires importants charriés par les cours d’eau nombreux ayant considérablement enrichi un environnement plutôt pauvre et imperméable. C’est probablement ainsi que se constitua ce que, bien plus tard, les Romains appelèrent « Saltus Brixiensis » ou « Brixia » de ce qu'on peut nommer l'ancienne forêt bressane. C'est durant cette période forestière que les premiers hommes firent leur apparition.

Article connexe : Histoire de la Bresse.
Poterie provenant de la nécropole de Lacrost

Situé non loin de Cuisery, sur le territoire de la commune de Lacrost, La nécropole des Près-de-l'Eau présente une quarantaine de tumuli où ont été trouvés des silex taillés de l'époque néolithique et une pointe de flèche datant de la fin de l'Âge de la Pierre Polie vers 2500 av. J.-C..

D'autres nécropoles se trouvent aux environs, au lieu-dit les Varennes toujours sur la commune de Lacrost, mais aussi à Ormes - Simandre et au nord du lit de la rivière Seille.

Article connexe : Nécropole des Près-de-l'Eau.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La Bresse louhanaise à laquelle appartient le territoire de Cuisery se situait aux limites des territoires de plusieurs peuples gaulois, le principal peuple de cette région de la Gaule étant les Éduens qui occupait le territoire actuel de la Bourgogne. Les Ambarres, un autre peuple client de la confédération éduenne se situait, quant à lui sur le territoire actuel de l'Ain. Les Séquanes, un peuple opposé au Éduens, s'établissait dans le territoire de la Franche-Comté et du nord de la Bresse actuels.

Articles connexes : Gaulois (peuples) et Éduens.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Amédée V de Savoie, reçoit par dot la Bresse.

Dès le XIe siècle, les sires de Bagé, puissants seigneurs de la région furent les châtelains de Cuisery. En 1272, à la suite du mariage de Sibylle demoiselle de Bagé avec Amédée V de Savoie, la ville devient savoyarde, mais en 1289, elle redevient la propriété du duc de Bourgogne, à la suite d'un échange de terres avec le comte de Savoie[18].

Par acte daté de juin 1362 à Royallieu près de Compiègne, le roi Jean se reconnaît redevable de 35 000 florins envers l'avide Arnaud de Cervole dit l'Archiprêtre qui en réclamait 100 000 et lui donne en gage son château de Cuisery[19].

La ville devient française en 1477, à la suite du rattachement du duché de Bourgogne à la couronne de France. La cité reste une ville frontière pendant deux siècles. Le rattachement de la Bresse et du Bugey à la France en 1601 modifie ce statut et la petite ville deviendra une localité prospère de la Bresse louhannaise.

Du XVIe siècle au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle et le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1997, les commerces baissaient leur rideau. Les écoles désemplissaient. La poste menaçait de fermer. Afin de sauver sa cité, le notaire Paul Perrault, également conseiller général, décida de créer le centre Éden, consacré à la biodiversité. Il voyait le paradis en grand, avec un musée sur la faune et la flore bourguignonne et un planétarium. Problème : pour y aller, il fallait passer par la grande rue, réduite à un alignement de boutiques vides et délabrées. L'homme, amoureux de littérature, subventionna la rénovation des échoppes, à condition que s'y installent des métiers du livre. « Le livre à venir » emménagea dans la supérette, « Regards », dans le magasin de meubles, et l'espace Gutenberg à la place de l'épicerie. En 2012, Cuisery compte 17 librairies spécialisées. À chacun son domaine. La spéléologie pour Jacques Bouvard (« La Découverte »), la science-fiction pour l'ex-postier isérois Pierre Charlin (« Populire »), la spiritualité (« L'Athanor ») pour Sébastien Berteloot, ex-professeur d'arts martiaux à Valenciennes[20]..

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'argent à quatre barres d'azur. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 juin 1995 Yves Uny PS  
juin 1995 juin 2007 Michel Faivre    
juin 2007 mars 2008 Pierre Ferrier   Entrepreneur en maçonnerie
mars 2008 en cours Jean-Marc Lehré DVD Retraité de l'enseignement[22]
Les données manquantes sont à compléter.

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 1 639 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 418 1 301 1 294 1 625 1 704 1 658 1 758 1 695 1 745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 704 1 600 1 586 1 591 1 666 1 734 1 767 1 670 1 563
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 535 1 598 1 621 1 509 1 554 1 531 1 556 1 441 1 365
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
1 329 1 378 1 501 1 617 1 505 1 612 1 604 1 629 1 653
2013 - - - - - - - -
1 639 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Équipement sanitaire[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale
Journaux locaux (quotidiens)

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte Catholique

L'église de Cuisery dépend de la paroisse « Saint-Jean-Baptiste-en-Bresse » qui regroupe 14 églises situées dans les arrondissements de Louhans et de Chalon-sur-Saône. Cette paroisse dépend au niveau diocésain de l'évêché d'Autun[26].

Économie[modifier | modifier le code]

L'emploi[modifier | modifier le code]

Les différents secteurs économiques[modifier | modifier le code]

Patrimoine et Culture locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Cuisery.

L'église Notre-Dame de Cuisery[modifier | modifier le code]

Une bulle du pape datée de 1504 donne la date de construction de l'église à l'initiative de Jean de Lugny, bailli de Chalon, seigneur de la Grande Maison de Cuisery[27].

Cette église avec ses douze chapelles et son porche de type Renaissance, possède notamment un vitrail qui représente le cardinal Jean-Baptiste-François Pitra, un triptyque d'époque flamande du XVIe siècle[28]. Ce triptyque a peut-être été réalisé par un peintre flamand établi à Tournus, Grégoire Guérard, neveu d'Érasme[29]. À la suite d'un don effectué par un paroissien, un petit orgue de huit jeux a été installé dans l’église. Cette orgue est une réplique, construite dans les années 1980, d’un modèle italien du XVIe siècle. Il a été installé par un organiste de Saint-Didier-sur-Chalaronne[30].

L’église, curieusement située de façon excentrée dans le bourg est la propriété de la commune, a été classée en qualité de monument historique dans sa totalité par arrêté du [31].

La Tour de Cuisery[modifier | modifier le code]

La Tour de Cuisery.

Située dans un parc, face à un belvédère qui domine la vallée de la Seille, juste à côté de l'église Notre-Dame, cette tour ruinée est le dernier vestige du château féodal des seigneurs de Bagé.

La Chapelle Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Située non loin de la Grande-rue, cette chapelle a été édifiée au XIe siècle et fut partiellement détruite lors de la construction des remparts et il n'en reste que le chœur. Le bâtiment accueille des expositions temporaires en cours d'année.

Notre Dame et le cèdre de La Chaux[modifier | modifier le code]

Notre-Dame de La Chaux
  • La chapelle Notre Dame
A l'origine, ce site fut un monastère de religieuses soumises à la règle mitigée de Saint Benoît. Le bâtiment de la Chapelle sera reconstruite en 1856.
  • Le cèdre de La Chaux
Le botaniste français Bernard de Jussieu qui a apporté en France les premières graines de cèdre en France serait à l'origine de cet arbre âgé de plus de 180 ans [32].

Le château de Montrevost[modifier | modifier le code]

Ce château est situé au sud du Bourg de Cuisery. Au Moyen-Âge, il y avait un château féodal à l'emplacement du bâtiment actuel qui remonterait au XVIe siècle, date de fondation de la plus vieille tour. Cependant au cours des XVIIIe siècle et XIXe siècle, le château est restauré. Les travaux de la partie centrale, ainsi que l’aile gauche du bâtiment. Les trois tours construites sont des imitations du style du XVIe siècle.

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le village du livre[modifier | modifier le code]

Cuisery, entrée de la grande rue

Cuisery est un des 8 villages du Livre et des métiers du livre référencé en France par la Fédération des villages du livre en France créé en avril 2011[33]. Cette fédération est elle-même rattachée à un groupement européen de 22 villages qui se sont consacrés aux livres et à la littérature et dénommés « Book town ». Le premier du genre fut effectivement britannique et basé dans la petite ville de Hay-on-Wye au Royaume-Uni, créé en 1963 par un libraire d'Oxford, Richard Booth. La réussite de cette initiative entraîna la création des autres villages.

Article connexe : Village du livre.

Dés 1999, la Grande Rue de Cuisery s’est transformée avec la création de nouvelles enseignes, uniquement des librairies qui vont, peu à peu, remplacer des commerces traditionnels. Un atelier dénommé Atelier Gutenberg propose des démonstrations de typographie et d’imprimerie à l'ancienne sur une copie de l'ancienne presse de Gutenberg. Tous les premiers dimanches du mois, le marché du livre accueille d'autres libraires venant de toute la région Bourgogne-Franche-Comté. Cette manifestation possède son propre site internet[34].

Le Centre Eden[modifier | modifier le code]

Situé en face de l'église, le « Centre Eden » de Cuisery est un lieu à vocation pédagogique dédié à la connaissance de l’environnement local et plus particulièrement sur la biodiversité, le développement durable mais aussi le ciel et l'espace. Le centre accueille les élèves des écoles de la maternelle au lycée ou le grand public tout au long de l'année pour des visites libres ou guidées.

Un espace muséographique présente la diversité et la richesse des milieux naturels de la Bresse bourguignonne et un planétarium permet de découvrir les thèmes liés au ciel et à l'espace. Le site abrite également un parc de deux hectares. Certaines parties de ce parc sont entretenues et d’autres parties ont été volontairement maintenues en friches pour favoriser la biodiversité[35].

La Médiathèque-Bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque de Cuisery est située rue de l’église et abrite près de 15 000 documents.

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Patrimoine et tradition orale[modifier | modifier le code]

La langue Bressane[modifier | modifier le code]

Cuisery se situe à la limite des zones dialectales de langues d'oil et des zones dialectales francoprovençales

Le bressan est une langue locale ou un patois appartenant au domaine du francoprovençal (ou arpitan) qui est utilisé dans la Bresse dite savoyarde ou « Bresse du Sud », dans l'Ain, territoire savoyard devenu français en 1601), mais aussi dans le sud de la Bresse bourguignonne au sud de Louhans, en Saône-et-Loire, dont la limite avec les parlers d'oïl suit presque le cours de la Seille, avec certaines communes situées au nord de ce cours d'eau qui relèvent entièrement ou partiellement du domaine des langues francoprovençales.

Cuisery et ses environs proches, telles que les paroisses de l'Abergement-de-Cuisery, Préty et Ratenelle correspondent donc linguistiquement à une zone de transition entre les langues d'oil et les dialectes francoprovençaux avec une certaine prédominance de la langue d'oïl pour des raisons historiques[36].

Articles connexes : Francoprovençal, Langue d'oïl et Bressan.

Contes et légendes locales[modifier | modifier le code]

La Bresse avec la Seille, ses étangs, ses bois et ses brouillards récurrents a permis de construire des légendes avec comme personnages principaux des monstres ou autres diables. Le plus connu étant la « Mérengueule », mais il existe également dans ses zones marécageuses des « Vouivres » ou « Vivre », sortes de fées qui se transforment en serpent et vivant dans l'eau des puits, des mares ou des fontaines. Celles-ci sont cependant bien différentes en description selon les communes et les cantons. Il existe également des légendes de dame blanche, de feux follets et autres esprits frappeurs[37].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le baron Jean Tupinier.
On retrouve aux XVIe et XVIIe siècles des « capitaines-châtelains » portant le nom de « De Gaulle » à Cuisery, en particulier Nicolas et Gaspard De Gaulle ; ce dernier fut qualifié par le roi Charles IX de « chevalier » et délégué du bailliage de Châlon-sur-Saône, aux états généraux de Blois en 1576. Leurs descendants émigrèrent en Champagne et furent les ancêtres du général de Gaulle (selon la généalogie officielle du général de Gaulle qui reste cependant à vérifier).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Cuisery est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Wachenheim (Allemagne) (voir (de) Wachenheim).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ternant est un hameau de Pont-de-Vaux.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de Cuisery Village du livre
  2. Site de annuaire-mairie.fr, page sur Cuisery.
  3. Site de l'office de Tourisme "Saône et Seille", page sur Cuisery
  4. Cuisery sur Géoportail.
  5. Carte géologique au 1/50000 de Tournus consultée sur http://infoterre.brgm.fr
  6. Site de projetbabel sur la Seille
  7. [Site du Jounal de Saône et Loire, page sur la vente de l'étang de Ganay]
  8. Site du SIERM sur l'eau à Cuisery
  9. Site surmaroute, page sur la route des Alpes
  10. Site aérodromes.fr, carte de localisation de l'aérodrome de Cuisery
  11. Site d'altimage-ulm.com, page de présentation
  12. Site d'altimage-ulm.com, page sur la photographie aérienne
  13. Site de cartesfrance.fr, page sur Cuisery
  14. Site officiel de la commune, page sur le PLU
  15. Site officiel de la commune, page du plan de zonage
  16. (en) Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz,‎ 1. januar 1990 (ISBN 978-2-600-02883-7, lire en ligne) Seite 554
  17. Site du Dictionnaire topographique de la France, page de la Saône-et-Loire
  18. Cuisery et son passé (page 2).
  19. chroniques de Froissart volume 6.
  20. GEO no 403 de septembre 2012 p. 133
  21. Cuisery Site de la commune
  22. Site mon-maire sur le maire de Cuisery
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  25. Site du Journal de Saône-et-Loire, page de l'édition de La Bresse
  26. Site la Paroisse Saint-Jean-Baptiste-en-Bresse, page sur l'église de Cuisery
  27. Gabriel Janton, H. Reynaud, L'église de Cuisery et ses œuvres d'art, p. 16-35, Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne. Section des beaux-arts, Ministère de l'instruction, 1912 (lire en ligne)
  28. Site de l'office de Tourisme de Saône et Seille, page sur Cuisery
  29. Gabriel Jeanton, H. Reynaud, Le triptyque de Cuisery attribué à Grégoire Guérard, p. 10-16, Réunion des sociétés savantes des départements à la Sorbonne. Section des beaux-arts, Ministère de l'instruction, 1912 (lire en ligne)
  30. Site de Pastourisme71 sur l'église de Cuisery
  31. Site de commune-mairie sur Cuisery
  32. Site de la ville de Cuisery page sur l'histoire
  33. Site de cuisery-village du livre, dossier de presse
  34. Site de cuisery-village du livre
  35. Site du Centre Eden
  36. Site de Persée Naissance d'une frontière à travers le cas Bressan par Laurence Granit
  37. Site du JSL, page sur la Bresse des contes et légendes


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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