Berzé-la-Ville

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Berzé-la-Ville
Berzé-la-Ville depuis la Roche Coche. Vue sur Milly-Lamartine et la Roche de Vergisson.
Berzé-la-Ville depuis la Roche Coche. Vue sur Milly-Lamartine et la Roche de Vergisson.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Hurigny
Intercommunalité Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Christophe Juvanon
2014-2020
Code postal 71960
Code commune 71032
Démographie
Population
municipale
623 hab. (2014 en augmentation de 17,99 % par rapport à 2009)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 50″ nord, 4° 42′ 15″ est
Altitude Min. 238 m
Max. 505 m
Superficie 5,53 km2
Localisation

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Berzé-la-Ville

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Berzé-la-Ville
Liens
Site web berzelaville.fr

Berzé-la-Ville est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Berzé-le-Châtel Verzé Rose des vents
Sologny N
O    Berzé-la-Ville    E
S
Milly-Lamartine La Roche-Vineuse

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1100, Hugues de Semur, abbé de Cluny de 1049 à 1109, fonda un prieuré à Berzé-la-Ville. Ce prieuré fut rattaché à l'Ordre de Cluny.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la Révolution, le prieuré fut vendue comme bien national et transformé en grange d'une exploitation agricole. La chapelle fut rachetée par Miss Evans, archéologue britannique qui en fit don à l'Académie de Mâcon en 1947.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Berzé-la-Ville Blason Écartelé: aux 1er et 4e d'argent à trois quintefeuilles d'azur, aux 2e et 3e de sinople à trois grappes de raisin d'or; sur le tout, de gueules à l'épée haute d'argent, à deux clés d'or passées en sautoir et brochant sur l'épée [1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1937 1982 Louis Simonet PCF Conseiller général
  mars 1983 Georges Desroche    
mars 1983 1994 Pierre André Roblot UDF  
1994 juin 1995 Maurice Mauguin    
juin 1995 mars 2008 Bertrand Leprieur UMP  
mars 2008 mars 2014 Marc Trelat DVG  
mars 2014 en cours Christophe Juvanon[2] DVD Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2014, la commune comptait 623 habitants[Note 1], en augmentation de 17,99 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : +0,19 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
603 486 671 652 686 709 700 705 705
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
656 696 725 768 794 790 764 633 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
544 554 534 425 382 326 319 313 347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
363 341 371 410 511 530 519 536 623
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les habitants de Berzé-la-Ville s'appellent les Berzéens.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle des moines[modifier | modifier le code]

Le prieuré, dépendance de l'abbaye de Cluny, fut créé sous l'impulsion d'Hugues de Semur, saint abbé de Cluny de 1049 à 1109. La construction attenante dite « château des moines » date du XVIe siècle, soit environ un siècle avant le départ des moines chassés par la Révolution. En 1791, la chapelle est transformée en habitation. Classée monument historique dès 1893, mise en vente et menacée, elle est rachetée en 1947 par miss Joans Evans, archéologue anglaise, qui en fit don à l'académie de Mâcon. La décoration de la chapelle remonte au premier quart du XIIe siècle et l'influence byzantine apparaît nettement (attitudes hiératiques, féminisation des personnages...) à côté de l'influence germanique (art ottonien). Le Christ en majesté, sous la main de Dieu tenant une couronne, et les douze apôtres (dont six sont identifiés) occupent la scène principale. Au pied des apôtres, deux évêques et deux diacres, saint Vincent et saint Laurent, très vénérés dans la région. À l'étage inférieur, au-dessus des chapiteaux, six femmes richement parées, dont certaines portent encore une inscription permettant de les identifier : sainte Agathe et sainte Consorce. Plus bas, en vis-à-vis dans les arcatures aveugles, deux panneaux représentent, l'un le martyre de saint Vincent maintenu sur le gril par les fourches de deux soldats, et l'autre la légende et la mort de saint Blaise. Neuf saints martyrs occupent la frise inférieure, initialement plus longue. L'emploi de colorants minéraux tels que le lapis-lazuli, l'ocre et le minium ont favorisé la conservation de ces fresques.


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Les fours à gypse[modifier | modifier le code]

Paire de meules utilisées pour broyer le gypse après cuisson.

La présence de gypse ou pierre à plâtre sur le site remonte au Trias. L'exploitation en est très ancienne et on sait que les moines de Cluny ont extrait par puits la partie supérieure constituée de gypse particulièrement pur.

Témoins rares inscrits à l'inventaire des Monuments historiques en 1992, les fours aujourd'hui visibles forment un ensemble architectural de grande qualité récemment restauré. Construits au XIXe siècle, ces fours permettaient d'effectuer sur place la transformation du gypse en plâtre. L'entreprise était alors entre les mains d'un ingénieur-entrepreneur local, Étienne Bonnin, qui employait en 1862 douze ouvriers dans ses seules carrières et dans ses fours de Berzé (plus d'autres dans son entreprise de pulvérisation du gypse à Saint-Sorlin, aujourd'hui La Roche-Vineuse)[7].

La cheminée monumentale de 38 mètres de haut qui en assurait le tirage a disparu en 1902. La pierre à plâtre était acheminée sur rail de la galerie d'extraction aux fours. Après cuisson, le plâtre était pulvérisé et conditionné dans des moulins situés à proximité. Parmi les douze carrières de plâtre exploitées en Saône-et-Loire en 1838, celle de Berzé-la-Ville était particulièrement qualitative. L'exploitation sera définitivement abandonnée en 1899.

L'église Notre-Dame-de-la-Purification[modifier | modifier le code]

Construite au XIe siècle, elle appartenait à l'abbaye de Cluny[8]. La façade occidentale et la baie supérieure en plein cintre qui éclaire les combles sont des témoins de cette époque. L'église a fait l'objet d'agrandissement au XVIe siècle et au XVIIIe siècle, la nef a été partiellement agrandie. L'élément le plus intéressant est le décor intérieur qui orne le chœur et les chapelles nord et sud. Il a été réalisé selon la technique du pochoir au XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culte[modifier | modifier le code]

Berzé-la-Ville appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Saint-Vincent en Val-Lamartinien, paroisse qui a son siège à La Roche-Vineuse et qui regroupe quinze villages du Mâconnais.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial de France
  2. Le Journal de Saône-et-Loire, édition du 17 avril 2014, p.  2
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  7. « La machine infernale de monsieur Bonnin », article de Pierre Ponsot paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 118 de juillet 1999, pages 21 et 22.
  8. Son clocher était d'ailleurs encore surmonté, dans les années trente, d'une girouette aux armes des abbés de Cluny. Source : « Où donc s'est envolée la girouette de Berzé ? », article d’Élisabeth Balley-Mercier paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 44 (hiver 1979-1980), page 8.