Le Championnat de France de rugby à XV1992-1993 oppose 32 clubs répartis en quatre poules. Le championnat démarre le et se termine par une finale disputée le au Parc des Princes. À l'issue d'une première phase qualificative, les équipes placées aux quatre premières places de chaque poule sont qualifiées pour disputer un Top 16 composé de quatre poules de quatre équipes. Les huit équipes classées aux deux premières places de chaque poule du Top 16 disputent ensuite une phase finale sur trois tours à élimination directe.
L'arbitrage vidéo n'existait pas à l'époque.
Contrairement aux saisons précédentes, les équipes du groupe B ne peuvent pas atteindre les phases finales du Groupe A en cours de saison. Dans les faits le Groupe B devient le 2e échelon du rugby français, mais le vainqueur remporte le titre de Champion de France Groupe B, différent du Championnat de France de 2e division. En 1995, le statut sera éclairci et le titre de Champion de France Groupe B supprimé. Lors de cette saison, également durant trois ans, la Coupe André Moga réunit en seconde partie de saison (en « consolante ») les équipes non-qualifiées pour le Top 16.
Le Castres olympique remporte le titre de champion après avoir battu 14 à 11 le FC Grenoble en finale à la suite d'un essai non valable accordé sur une erreur d'arbitrage[3]. C'est le troisième bouclier de Brennus obtenu par l'équipe castraise, le précédent datant de 1950.
Hommage à Francis Rui, musée Jean Jaurès à Castres en 2018.
À l'issue de la saison, quatre clubs sont relégués dans le Groupe B : le RC Chalon, l'US Tyrosse, l'US Cognac et le CO Le Creusot. Ils sont remplacés par le CA Périgueux, le Stade dijonnais, le Lyon OU et le FC Lourdes. Les équipes de Digoin, SC Tulle, US Pontet, SA Saint-Sever, US caracassonne, AS Macon, US bressane, Stade lavelanétien, US Coarraze Nay, Saint-Céré Sports sont réléguées en 2e division.
Un essai d'Olivier Brouzet est refusé aux Grenoblois[7],[8] et l'essai décisif de Gary Whetton est accordé par Daniel Salles, l'arbitre de la rencontre, alors que le Grenoblois Franck Hueber a aplati au préalable le ballon dans son en-but[3],[9]. Cette erreur d'arbitrage permet au Castres olympique de remporter le titre. Toutefois, l'arbitrage vidéo n'existait pas à l'époque[10]. Jacques Fouroux en conflit avec la Fédération crie au complot[11],[12], mais le FC Grenoble ne dépose pas de réclamation auprès de la Fédération française de rugby au sujet de l'arbitrage[13]. Salles reconnaît treize ans plus tard qu'il a commis une faute d'arbitrage ce jour-là, privant ainsi les Grenoblois du titre[14],[15].
Cette finale est aujourd’hui considéré comme une des plus sombres affaires du rugby français[16] et le sentiment d’injustice des Grenoblois est encore 20 ans après toujours bien présent[17].
Les équipes restantes des Groupes B1 et B2 sont réparties en 8 poules de 4 équipes. L'équipe terminant 4e est reléguée en 2e division. L'équipe terminant 3e, joue les barrages de relégation.
↑L'ouvrage L'année du rugby 1993 indique que David Berty, Pierre Hontas, Loubère (Stade montois) et Philippe Saint-André ont inscrit dix essais chacun à l'issue de la seconde phase mais le compte-rendu final du meilleur marqueur d'essais après les phases finales n'est pas présent dans l'ouvrage[1].
↑Bien que l'ouvrage L'année du rugby 1993 indique un record de 301 points pour Laurent Labit, il a en réalité inscrit 303 points puisque ce même ouvrage indique qu'il a inscrit 232 points à l'issue de la seconde phase puis 33 et 20 points contre le RC Narbonne en quart, 12 points contre le RC Toulon en demi-finale et six points lors de la finale contre le FC Grenoble, soit un total de 303 points[2].
↑Cumul des scores de deux matchs (38-33 et 33-21), le 1er match ayant été rejoué à la suite d'une réclamation du RC Narbonne.
Ce championnat est appelé Top 16 entre 2003 et 2005, puis Top 14 depuis 2005. Les éditions non disputées (de 1914 à 1919) et les « championnats de guerre » (de 1939 à 1945) sont en gris.