Jean Combier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jean-Marie Combier
Nom de naissance Jean-Marie Combier
Naissance
Serrières
Décès (à 77 ans)
Mâcon (Saône-et-Loire)
Nationalité française
Profession
Autres activités
Conjoint
Louise Joly, Fernande Lacharme (née en 1922)
Descendants
Germain (1915), Bernard (1941), Marie-Thérèse (1943), Mireille (1944), Maryse (1946), Jean-Louis (1948-1949), Patrice (1949), Marc (1951)

Jean-Marie Combier (1891-1968) est un photographe et un éditeur de cartes postales français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Combier est né le [1] à Serrières en Saône-et-Loire[2].

C'est à l'âge de 15 ans qu'il débute la prise de vues photographiques. En 1908, son travail est récompensé par un premier prix « Photographie-Vue ». À la même époque il débute dans le métier en créant un petit laboratoire photographique au village de La Clayette et en faisant imprimer ses tirages au format carte postale par l'imprimerie H. Romand de Mâcon[3].

Après son service militaire effectué de 1912 à mai 1914, il est mobilisé au mois d'août et est incorporé comme artilleur dans le 3e groupe de 75 du 1er régiment d'artillerie de campagne (RAC) de la 16e division d'infanterie (DI). Il emmène avec lui son matériel de photographe qu'il va utiliser jusqu'à son retour à la vie civile en 1919[4]. Le , il prend la photo de l'exécution pour l'exemple de quatre soldat français à Flirey[5].

Courant 1914, il s'installe à Mâcon pour y créer une entreprise spécialisée dans la publication de cartes postales[6] et la photographie scolaire. Dès 1919, il achète des presses phototypiques et en 1922 il emménage au 4 rue Agut où il développe une entreprise d'imprimerie au rayonnement national. C'est en 1935 qu'il crée la marque CIM (Combier Imprimeur Mâcon)[6] et achète de nouveaux locaux à Crottet (Ain) où il développera les procédés photo-mécaniques dont le tirage au bromure.

Selon certains Jean Combier aurait acheté le fonds de la maison Berthaud frères (active dès 1870 et depuis 1900 au 31, rue de Bellefond à Paris) qui en 1889 commença à éditer en phototypie des cartes postales, fut présente par une succursale dans la Nièvre cette même année, et cessa toute activité en 1908 (cf. site Internet du cartoliste Yves Lebrec consulté le 7/10/2018).

La réussite de son entreprise lui permet d'investir dans la pierre et notamment d'acheter le château du Perthuis sur la commune de Charnay-lès-Mâcon. Il l'utilise pour loger quelques-uns de ses salariés et produire, sur les six hectares de vignes, un vin mousseux qu'il nomme « Mousseline ». Les employés font les vendanges et la production est en partie offerte comme cadeau de fin d'année aux clients des cartes postales et utilisée localement lors de toutes les occasions festives familiales et sociales[2].

Il meurt en pleine activité le [1] d'une embolie pulmonaire.

Cim (Combier imprimeur Mâcon)[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950, l'entreprise Cim devient spécialiste de la vue aérienne qui est très demandée[7] : ces cartes portent la mention « Editions Aériennes COMBIER IMP. MACON ».

L'entreprise atteint son apogée dans la décennie suivante, avec plus de 80 millions de cartes postales par an[8].

L'entreprise Cim cesse toute activité en 1982[9].

Fonds Combier[modifier | modifier le code]

Le fonds iconographique, constitué des photographies de Jean Combier et de ses collaborateurs dans le cadre de l'éditeur CIM, a été confié par Marc Combier en 1974 (donation[10] de « 1 million et demi de cartes postales et de négatifs »[11]) au musée Nicéphore-Niépce de Chalon-sur-Saône[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Jean Combier (1891-1968) », sur http://data.bnf.fr (consulté le 17 mai 2016)
  2. a et b Jean-François Bazin, Le Crémant de Bourgogne : Deux siècles d'effervescence, Dunod, , 240 p. (ISBN 9782100739417, lire en ligne), p. 50.
  3. Madeleine Jambon, « Vernissage à Sainte-Avoye », Le Journal de Saône-et-Loire,‎ (lire en ligne).
  4. Voir présentation en ligne de l'ouvrage La Grande Guerre vue par l'artilleur Jean Combier 1914-1918 (consulté le 19 mai 2016).
  5. Benoît Hopquin, « 14-18 : l'émergence d'une autre mémoire », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  6. a b et c « Château-Thierry - Salon de la maison Jean de La Fontaine - Précision auteur/exécutant Combier : imprimeur à Mâcon (1890-1968) », sur Joconde" : portail des collections des musées de France (consulté le 17 mai 2016).
  7. « Histoire de la carte postale », sur Cartolis (consulté le 19 mai 2016).
  8. « Un imprimeur raconte un siècle de cartes postales », L'Express,‎ (lire en ligne).
  9. « Article « Combier imprimeur Mâcon » », sur site de la Bibliothèque Nationale de France
  10. « Donation Combier : Musée Nicéphore Nièpce, Châlon-sur-Saône : Section photographique du musée Denon / 908 SMF », sur http://capadoce.ext.culture.fr (consulté le 17 mai 2016).
  11. « Musée Nicephore Niepce, Chalon-sur-Saône : Fonds particuliers », sur inha.fr (consulté le 17 mai 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Combier (préf. Serge Zeyons), Un siècle de cartes postales : CIM - Combier Imprimeur Mâcon, Éditions Alternatives, , 144 p. (ISBN 978-2862274171, présentation en ligne),
  • Nicolas Meaux et Marc Combier (préf. Bertrand Tavernier, photogr. Jean Combier), Regard de soldat : La Grande Guerre vue par l'artilleur Jean Combier 1914-1918, Acropole Belfond, , 207 p. (ISBN 978-2735702572, présentation en ligne),
  • Albert François (postface Marc Combier, photogr. Orville Castaire et Musée Nicéphore Niépce / fonds Combier), La France hier et aujourd'hui : vue du ciel, Éditions du Chêne, coll. « Mini Grands Voyageurs », , 267 p. (ISBN 978-2-84277-888-0, présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]