Névache

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Névache
Névache - Ville haute et ville basse.
Névache - Ville haute et ville basse.
Blason de Névache
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Briançon
Canton Briançon-2
Intercommunalité Communauté de communes du Briançonnais
Maire
Mandat
Jean-Louis Chevalier
2014-2020
Code postal 05100
Code commune 05093
Démographie
Gentilé Névachais
Population
municipale
362 hab. (2013)
Densité 1,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 11″ N 6° 36′ 19″ E / 45.0197222222, 6.6052777777845° 01′ 11″ Nord 6° 36′ 19″ Est / 45.0197222222, 6.60527777778
Altitude 1 596 m (min. : 1 430 m) (max. : 3 222 m)
Superficie 191,93 km2
Localisation

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Liens
Site web nevache.fr


Névache (en occitan alpin Nevacha [neˈvaːtsɔ], Nevacho en provençal) est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vallées[modifier | modifier le code]

Névache est la plus haute commune de la vallée de la Clarée. Son chef-lieu, le hameau de Ville-Haute, se situe à 1 594 m d'altitude.

Le territoire de la commune de Névache est composée de la Haute Vallée de la Clarée et de la Vallée Étroite. Cette dernière est depuis des temps immémoriaux l'une des montagnes de la communauté, puis commune de Mélezet qui a été fusionnée le avec la commune de « Les Arnauds », puis le avec celle de Bardonnèche[1].

La vallée de la Clarée et la vallée Étroite communiquent par plusieurs cols, mais un seul, le Col de l’Échelle, peut être franchi, de manière saisonnière, par les automobiles de tourisme.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Habitats permanents[modifier | modifier le code]

Hameaux d'alpage[modifier | modifier le code]

  • Chalets des Acles
  • Chalets de Biaune
  • Chalets de Buffère
  • Chalets de Fontcouverte
  • Chalets des Gardioles
  • Chalets des Granges
  • Chalets de Lacha
  • Chalets de Larau
  • Chalets de Laval
  • Chalets des Meuilles
  • Chalets du Queyrellin
  • Chalets de Ricou
  • Chalets de Rif Tord
  • Chalets des Thures
  • Chalets du Vallon
  • Chalets du Verney

Hameaux d'alpage disparus[modifier | modifier le code]

  • Chalets de Lacou.

Sommets[modifier | modifier le code]

Cols[modifier | modifier le code]

Lacs[modifier | modifier le code]

  • Le Lac des Béraudes.
  • Le Lac Blanc.
  • Le Lac de Cristol.
  • Le Lac des Grands Bans.
  • Le Lac Laramon.
  • Le Lac Long.
  • Le Lac Noir.
  • Le Lac Rond.
  • Le Lac Rouge.
  • Le Lac du Serpent.
  • Le Lac des Thures.
  • Le Lac Vert.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Névache apparaît pour la première fois sous la forme Annevasca en 739[2], Nevasca en 1118, Nevachia en 1232, Nevasia en 1334[3].

La première forme connue pour désigner Névache, figure dans le testament du Patrice Abbon qui cède, en 739, avec de nombreuses autres propriétés, Annevasca-Valle, à l'Abbaye de la Novalaise[4].

Les étymologistes s'accordent à considérer ce nom comme étant composé d'un racical Annev et d'un suffixe -asca ou -osca. Les toponymistes considèrent que le suffixe -asca est d'origine pré-celtique ou ligure[5],[3]. Il a donné des noms de lieux qui se terminent en -acha (-ache) dans les Alpes, et à -asca (-asque) dans le sud est méditerranéen de la France[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire, antiquité et haut moyen-âge[modifier | modifier le code]

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Névache[modifier | modifier le code]

Le , à Bonneville, le dauphin Jean Ier, avec le consentement de sa mère, Béatrice de Faucigny, inféode à Boniface de Bardonnêche, les biens delphinaux de Névache[6].

Le , le dauphin Jean Ier remet à son fidèle et familier Boniface de Bardonnèche, et à ses successeurs, en augmentation du fief de Bardonnèche et sous réserve d'hommage, la juridiction sur les biens et les personnes nobles et non nobles, de la paroisse de Névache[7],[Note 1].

Le , Anne de Bourgogne, comtesse de Vienne et d'Albon, dame de La Tour du Pin, qui a succédé à son frère, le dauphin Jean Ier, confirme à Boniface de Bardonnèche, l'inféodation qui lui avait été concédée de la juridiction sur la paroisse de Névache[7].

Le , à Saint-Bonnet-en-Champsaur, le dauphin Jean II de la Tour du Pin confirme à Hugonnet de Bardonnèche, fils de Boniface, l'inféodation de la juridiction sur Névache que son oncle avait concédé à Boniface de Bardonnèche et à ses descendants[7].

Le , Hugues de Bardonnèche, Aymon Galvain, Boniface et Mathieu de Navaysse, coseigneurs de Névache, cèdent au dauphin Guigues VIII les vassaux, les redevances, les droits de justice et tous les biens qu'ils possèdent à Névache[8].

Le dans le testament qu'il dicte à La Perrière, le dauphin Guigues VIII ordonne à ses exécuteurs testamentaires de faire reconstruire l'église de Névache[9],[10].

La communauté de Névache[modifier | modifier le code]

En 1332, le Dauphin Guigues VIII passe un accord avec les habitants de Névache par lequel ceux-ci s'interdisent tout forme d'intelligence avec le Comte de Savoie[11].

En 1343, la communauté de Névache rentre, pour la seule paroisse de Plampinet, dans le système d'accords complexes qui régissent les Escartons du Briançonnais. La paroisse de Névache comme celles de Bardonnèche, de Rochemolles et de Beaulard dispose de sa propre charte, et profite de l'ambiguïté de sa situation pour conserver un semblant d'autonomie en certaines matières.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le plus grand évènement du XVIe siècle à Névache réside certainement dans la reconstruction et l'embélissement des églises de Névache et de Plampinet.

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

A la fin des années 1920, la Commission Royale du Grand Paradis décide, avec le concours financier du gouvernement italien, de procéder à une expérimentation de l'acclimatation du Renne dans les Alpes, et choisit Vallée Étroite pour accueillir les animaux qu'elle acquiert en Norvège. Deux mâles ages de quatre ans et cinq femelles, âgées de deux ans, semi-domestiques, arrivent à Bardonnèche le . Ils sont dans un premier temps parqués dans un enclot près de la gare, mais les mâles prennent l'habitude de s'en échapper afin d'aller pâturer où bon leur semble. L'un d'eux finit par vivre en liberté. Ils sont finalement tous mis en liberté aux abords du Lac Vert. Quelques incidents font craindre à leurs propriétaires de la commission qu'ils ne passent la frontière française, et celle-ci décide de les installer dans le Grand Paradis[12].

Le territoire de la commune s’est agrandi de la vallée Étroite en 1947, à la suite des rectifications de frontière après la Seconde Guerre mondiale. Cet ajout constitue une exception à la règle faisant passer les frontières aux lignes de partage des eaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des consuls[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

liste des maires de Névache
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Claude Pelade Tane *  
14 mai 1871 1881 Carail Claude *  
1881 17 Mai 1884 Lautier *  
18 Mai 1884 12 Septembre 1885 Carail Antoine *  
13 Septembre 1885 19 Mai 1888 Arduin Claude Eugène *  
20 Mai 1888 14 Mai 1892 Lautier Joseph *  
15 Mai 1892 16 Mai 1896 Rostolland Claude Aimé *  
17 Mai 1896 19 Mai 1900 Baille Jean André *  
20 Mai 1900 1904 Tane Joseph *  
1904 1912 Pascallon Alfred *  
1912 27 Juin 1914 Barnéoud Célestin *  
28 Juin 1914 11 Septembre 1920 Arduin François *  
12 Septembre 1920 7 Novembre 1925 Baille Ferdinand *  
8 Novembre 1925 18 Mai 1929 Faure Maximilien *  
19 Mai 1929   Salle Zéphirin *  
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Chevalier DVD  
mars 2008 mars 2014 Georges Pouchot-Rougeblanc SE  
mars 2014 en cours Jean-Louis Chevalier[13] DVD  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 362 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
857 790 790 880 877 939 918 924 867
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904 841 818 675 676 690 696 628 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
656 683 662 421 374 369 333 235 190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
182 128 119 191 245 290 326 334 366
2013 - - - - - - - -
362 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Églises et chapelles paroissiales[modifier | modifier le code]
L'église Saint-Marcellin-et-Saint-Pelage au hameau de Ville Haute à Névache.
Jusqu'au XIXe siècle son chœur possédait un vitrail du XVe siècle qui représentait le Christ en croix entre la Vierge et Saint Jean Evangéliste, aux pieds desquels les blasons de France et du Dauphiné, entourés des cordons de l'Ordre de Saint-Michel, avaient été placés. Le prêtre titulaire de la paroisse décida alors de le remplacer par les vitraux actuels[16].
On lie traditionnellement son existence à la présence d'un établissement des Antonins au XVe siècle et au XVIe siècle à Névache. Cette structure a pu prendre des formes différentes dans le temps, mais son histoire n'a jamais été étudiée en détail.
En 1541, elle est qualifiée de « commanderie » : le , Romanet Odon, Commandeur des Antonins de Gap, confère à Jean de la Serve, la commanderie de Névache dont Jean Gottafrey, brassier du monastère vient de résigner la charge[17].
Chapelle paroissiale du hameau de Ville Haute, elle est utilisée comme église d'hiver car il est possible de la chauffer, contrairement à l'église voisine, trop grande et qui n'a jamais été équipée de dispositifs qui permettraient de le faire.
  • Chapelle Saint Jean Baptiste à Ville Basse. Chapelle paroissiale du hameau de Ville-Basse, elle est principalement utilisée à l'occasion de la fête de ce saint.
  • Chapelle Saint Laurent à Sallé. Chapelle paroisiale du hameau de Sallé.
  • Chapelle Saint-Hippolyte à Roubion. Chapelle paroissiale du hameau de Roubion, elle possédait une statue équestre de Saint Hippolyte que la paroisse conduisait « en procession faire boire son cheval à la rivière » lors de la fête de ce saint (13 août).
  • Chapelle Notre-Dame-des-Grâces à Plampinet, peintures murales des XVe et XVIe siècles.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Sept-douleurs au Mont Thabor. Chapelle paroissiale du Melezet.
Chapelles privées[modifier | modifier le code]
  • Saint Antonin à Ville Haute.
  • Sainte Apollonie au Queyrelin.
  • Les Âmes du Purgatoire à Roubion.
  • Sainte Anne au Verney.
  • Sainte Barbe à Lacou.
  • Saint Benoit à Ville Haute.
  • Sainte Elisabeth à Lacha.
Chapelle disparue. Elle appartenait à la famille Poulin mais a été rasée par une avalanche[18].
  • Saint François Régis à Plampinet.
  • Saint Ignace à Buffère.
  • Saint Jacques à Laval.
  • Sainte Marie à Fontcouverte.
Chapelle Sainte Marie à Fontcouverte
Construite par Ambroise Maritan qui est aussi le créateur de la cuve baptismale de l'église Saint-Marcellin-et-Saint-Pelage et qui possédait un chalet proche de la chapelle, en 1617[19], elle est l'emblème visuel de la haute vallée de la Clarée et appartient aux descendants d'Ambroise Maritan.
Son architecture est plus raffinée et plus somptueuse que celle des autres chapelles de hameaux d'alpage car elle possède une nef et un chœur. Une grille de bois sépare sa nef de son parvis et une barrière, aussi en bois, sépare son chœur de sa nef.
Son autel était décoré d'un triptyque composé d'une statue dorée de la vierge à l'enfant placée dans une niche, surmontée d'une représentation de Dieu le Père et de deux volets peints représentant Saint Marcellin et Saint Pelage[20]. Sa face extérieure, malheureusement très dégradée représente l'Annonciation[21],[Note 5].
Elle est aussi l'une des rares chapelles de hameaux d'alpage que son constructeur ou ses propriétaires ont dotée d'un clocheton. La cloche que celui-ci accueille, a été bénie en 1953 par l'abbé Romagne et le Père Magand[22].
  • Saint Michel au Vallon.
  • Notre Dame de Bon Encontre
  • Notre Dame de Bon Secours à Lacou.
  • Notre Dame de Lourdes à Ville Haute.
  • Notre Dame de la Vie au Creuzet.
Chapelle disparue dont il ne reste que les marques de l'emplacement au croisement du torrent du Creuzet et de l'ancienne route de Névache à Plampinet au lieu dit les Aras. Son nom s'entend différemment en français et en patois dans lequel elle signifie « Notre Dame de la Route » qui est plus logique étant donnée sa localisation.
  • Saint Roch au Château.
  • Saint Sauveur à Roubion.
Oratoires[modifier | modifier le code]
  • Notre-Dame des Combes. Voulu par Mlle Thérèse Balcet, construit au lieu dit le « Pied des Combes » près du chemin qui conduit à la Montagne des Thures (GR 5) et du torrent de Roubion, il fut bénit par le père Louis Romagne, curé de Névache, le [23].
  • Saint-Roch à Plampinet. Construit en face de l'ancienne caserne du « Poste de Plampinet », aujourd'hui l'auberge « La Cleyda ».

Architecture civile[modifier | modifier le code]

La maison traditionnelle[modifier | modifier le code]
Les structures communes[modifier | modifier le code]
  • Moulin de Ville-Haute
  • Four banal de Ville-Haute
  • Four banal de Ville-Basse
  • Four banal de Sallé
  • École de Ville-Haute
  • École de Ville-Basse
  • École de Plampinet
  • École de Roubion
  • Bureau de poste de Ville-Basse
  • Presbytère-Mairie

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Il est construit, sous l'impulsion du général Henry Berge[24], gouverneur militaire de Lyon de 1888 à 1893, par le 12e bataillon de chasseurs alpins, alors commandé par le Lieutenant-Colonel Jean-Gaston d'Ivoley, en 1891-1892 sous la direction du capitaine adjudant-major[Note 6] Lecomte. Un budget de 20 000 francs permet d'édifier des baraquements qui permettent de loger 400 soldats, et des retranchements qui couvrent les deux flancs du col de la Chaux d'Acles[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Luigi des Ambrois de Névache (1807-1874), premier président du Sénat du Royaume de l'Italie unifiée et dernier descendant direct des seigneurs de Névache.
  • Paul Barril, né en 1946, a passé la plus grande partie de son enfance à Névache[26].
  • Barthélemy Baudrand (1701-1787), jésuite, recteur du Recteur du « Collège Royal de Bourbon » à Aix-en-provence, écrivain spirituel.
  • Charles Blavette (1902-1967) qui tient le rôle de l'oncle Simon, le berger, dans le film « L'Eau vive » et qui séjourne, pour les besoins du tournage, avec François Villiers, Alain Allioux et Paul Soulignac, à l'hôtel Mouthon, à Névache.
  • Daniel-André Bourcet (1658-1731), capitaine des milices du briançonnais, dirige en 1708, la défense du Col de Buffère contre l'armée du Duc de Savoie.
  • Jean-Joseph Lannes Botaniste, douanier de profession, il a occupé de nombreux postes dans le Briançonnais et le Queyras, et notamment celui de lieutenant des douanes à Névache.
  • Claude Maritan (1806-1883). Professeur et écrivain. Né à Névache en 1806 et mort à Paris le . Bienfaiteur des pauvres de la paroisse et de l'église de Névache.
  • César Mouthon (1875-1925). Originaire de Villar-sur-Boège. Reçu premier, il étudie à l’École fromagère de Poligny. En 1900, il vient à Névache diriger la coopérative laitière et fromagère « La Fruitière ». Il y rencontre son épouse Catherine Faure et construit le « Grand Hôtel de Névache » ou « Hôtel Mouthon »[27] qui ouvre en 1910 et propose aux touristes 26 chambres sur trois étages, dont 20 conformes aux normes du Touring club de France, et trois W.C. à chasse d'eau[28]. Il est l'auteur de la première monographie exclusivement consacrée à Névache[29].
  • Anne Rabinovitch, romancière et traductrice, fille de Wladimir Rabinovitch.
  • Wladimir Rabinovitch (1906-1981), magistrat, juriste et écrivain.
  • Claude Rostollan, général de la Révolution et de l'Empire (1762-1846)[30],[Note 7].
  • Émile Pons, né le et mort le .
  • Maurice Pons, né à Strasbourg en 1927, romancier et nouvelliste, effectue, pendant son enfance et son adolescence, de fréquents séjours à Névache dont sa famille est originaire.
  • Michel Queysanne, né le à La Rochelle et décédé le à Paris, professeur français de mathématiques, possédait à Névache une résidence de vacances.
  • Robert-Auguste Touchon, né le à Paris et mort le à La Tronche, pionnier de l'alpinisme et du ski militaire, passe l'hiver 1906-1907 au Poste des Acles. Héros de la Première Guerre mondiale, il prend en janvier 1928, le commandement du 159e régiment d'infanterie à Briançon qu'il détient jusqu'en 1930. Durant cette période, il parcourt les montagnes à la tête de son régiment, effectue personnellement des reconnaissances systématiques sur les glaciers et les sommets, rédige des manuels d'instruction. Il est aussi alors commandant du « Centre d'hiver d'études pratiques de montagne » et organise des stages d'instruction destinés à des officiers d'autres régiments qui sont rapidement réputés dans l'ensemble de l'Armée de terre.
  • François Villiers, réalisateur et scénariste, auteur du film L'Eau vive.

Littérature[modifier | modifier le code]

Le Mystère de Saint Antoine de Viennois[modifier | modifier le code]

Le Mystère de Saint Antoine de Viennois ou Historia Sancti Anthonii de Viennès est une pièce de théâtre, écrite en Occitan, qui mettait en scène des épisodes de la Bible ou des légendes associées à la vie des saints, dont le manuscrit de mise en scène fut découvert en 1881, par l'abbé Paul Guillaume, dans les archives communales de Névache où elle fut très vraisemblablement représentée jusqu'au XVe siècle.

La Vierge aux Cravates[modifier | modifier le code]

« La Vierge aux Cravates » est un roman de Wladimir Rabi dont l'action se déroule dans un village dans un village des Hautes-Alpes à la fin des années 1950, et dont certains personnages ont été inspirés par les amis et les connaissances qu'il fréquentait à Névache.

La Vallée et Les Saisons[modifier | modifier le code]

« La Vallée » et « Les Saisons » sont respectivement une nouvelle et un roman, écrits par Maurice Pons, dont la famille est originaire de Névache, et dont le cadre a été partiellement inspiré par les séjours que l'auteur fait à Névache depuis son enfance.

Cinéma[modifier | modifier le code]

L'Eau Vive[modifier | modifier le code]

Névache fut l'un des lieux du tournage du film l'Eau vive, réalisé par François Villiers et publié en 1958, dans lequel apparait le troupeau de monsieur Ventre, éleveur de moutons à Coudoux, et principal propriétaire, à Névache, des montagnes du Vallon et de Biaune.

Alex Hugo[modifier | modifier le code]

Après le succès de deux premiers épisodes du téléfilm Alex Hugo tournés en partie dans le Briançonnais et diffusés sur France 2 à l'automne 2015, la production choisit la Vallée de la Clarée comme l'un des lieux de tournage des épisodes suivants. En octobre 2015, les caméras se sont notamment posées dans la ligne droite de Plampinet pour des cascades de conduite, puis dans la Haute Vallée de la Clarée. Les nouveaux épisodes devraient sortir courant 2016.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Névache

Blasonnement :
D'azur à deux clés d'argent passée en sautoir, les pannetons en forme de lettre N, les anneaux liés d'or, surmontées d'une couronne du même.[31].

Blason de Nevache (05) Autre version du dessin du blason de Névache[32]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies locales[modifier | modifier le code]

  • César Mouthon, « Monographie de la commune de Névache », Bulletins de la Société dauphinoise d'ethnologie et d'anthropologie, Grenoble, Veuve Rigaudin,‎ , pp. 6 à 44. 6 (lire en ligne)
  • Henri Rostolland, Névache et la vallée de la Haute-Clarée (Briançonnais), préfacé par Émile Roux-Parassac, Gap, éd. Louis-Jean,‎ , 320 p.
  • Serge Bouquier, Guide historique et touristique de la vallée de Névache, Montpellier, Imprimerie Déhan,‎ , 1 83 p.
  • Serge Bouquier, Guide historique et touristique de la vallée de Névache, Montpellier, Imprimerie Déhan,‎ , 187 p.
  • Louis Romagne, Églises et chapelles de Névache-Plampinet, Lyon, Audin-Tixier,‎ , 63 p.
  • Jacqueline Routier, Briançon à travers l'histoire, Gap, Société d’Études des Hautes-Alpes,‎ , 552 p.
  • Gabrielle Sentis, Névache et sa vallée, Guiramand,‎ , 80 p.
  • (it) Marco Battistoni, Schede storico-territoriali dei comuni del Piemonte, Comune di Bardonecchia, Regione Piemonte,‎ , 32 p. (lire en ligne).
  • Jean Vallier, Les Vallier de Plampinet, fondeurs de cloches et les autres fondeurs briançonnais Barbe et Gautier, L'Argentière la Bessée, Éditions du Fournel,‎ , 316 p. (ISBN 9782915493955)

Autres Monographies[modifier | modifier le code]

  • Service Historique de la Défense, Historique du 12e bataillon de chasseurs alpins depuis sa création, en 1853, jusqu'à 1920, Paris, Charles-Lavauzelle et Cie,‎ , 376 p. (lire en ligne).
  • (it) Charles Maurice (éditeur scientifique), Celebrazioni centenarie (Oulx 21-22 Settembre 1974) in onore del Cav. Luigi Francesco des Ambrois de Névache (Oulx 1807 - Roma 1874)., vol. II, San Valeriano (Borgone di Susa), Tipolito Melli,‎ , 576 p.

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349., t. 2, Valence, Imprimerie valentinoise,‎ , 490 p. (lire en ligne).
  • Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349., t. 4, Valence, Imprimerie valentinoise,‎ , 959 p. (lire en ligne), Fascicules 10-12.
  • Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Dictionnaire historique et biographique des généraux français depuis le onzième siècle jusqu'en 1823, vol. 9 (Riv - Z), Paris, L'Auteur, Arthus-Bertrand, Treuttel et Wurtz,‎ , 548 p. (lire en ligne)
  • Luc Maillet-Guy (auteur) et Jean-Martial Besse (directeur de la publication), Revue Mabillon : archives de la France monastique : Les commanderies de l'ordre de Saint Antoine en Dauphiné, Chevetogne, par Leignon (Belgique), Abbaye Saint-Martin de Ligugé,‎ , 531 p. (lire en ligne)
  • Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. premier, Genève, Librairie Droz,‎ , 708 p. (lire en ligne)
  • Joseph Roman, Legs faits par Abbon dans son testament dans les pagi de Briançon, Embrun, Chorges et Gap, Grenoble, Duprès, Descotes et Sévoz,‎ , 26 p. (lire en ligne)
  • Joseph Roman, Répertoire archéologique du département des Hautes-Alpes, Paris, Imprimerie nationale,‎ , 231 p. (lire en ligne)
  • Joseph Roman, Tableau historique du département des Hautes-Alpes. Inventaire et analyse des documents du Moyen âge relatifs au Haut-Dauphiné, 561-1500, t. 1, Paris et Grenoble, Alphonse Picard et F. Allier et Fils,‎ , 204 p. (lire en ligne)
  • Joseph Roman, Tableau historique du département des Hautes-Alpes. Inventaire et analyse des documents du Moyen âge relatifs au Haut-Dauphiné, 561-1500, t. 2, Paris et Grenoble, Alphonse Picard et F. Allier et Fils,‎ , 390 p. (lire en ligne)
  • Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ (ISBN 2-85023-076-6), p. 496a
  • Ettore Mascheroni (auteur) et Charles Valois (traducteur), « L'acclimatation du renne dans les Alpes », Bulletin de la Société nationale d'acclimatation de France : revue des sciences naturelles appliquées, Paris, Société nationale de protection de la nature (France), no 1/1931,‎ .
  • A. G., « Hôtels », Revue mensuelle du Touring-club de France, Neuilly-sur-Seine, Touring-club de France, no janvier,‎ .
  • Jean-Pierre Moret de Bourchenu, marquis de Valbonnais, Histoire de Dauphiné et des princes qui ont porté le nom de Dauphins, particulièrement de ceux de la troisième race, descendus des barons de la Tour-du-Pin, sous le dernier desquels a été fait le transport de leurs États à la couronne de France., t. 2, Genève, Fabri & Barillot,‎ 1721-1722, 627 p. (lire en ligne).

Mémoires[modifier | modifier le code]

  • Louis Des Ambrois de Névache, Notes et souvenirs inédits du chevalier Louis Des Ambrois de Nevache, Bologne, Nicolas Zanichelli,‎ , 420 p. (lire en ligne).
  • Paul Barril, Missions très spéciales, Paris, Presses de la cité,‎ , 14x20cm, 285 p.[Note 8].

Publications administratives en ligne[modifier | modifier le code]

Publications en ligne[modifier | modifier le code]

Rédactionnels[modifier | modifier le code]

Œuvres littéraires[modifier | modifier le code]

  • Wladimir Rabi, La vierge aux cravates, Editions Transhumances,‎ , 142 p. (ISBN 2914102003)
  • Anne Rabinovitch, Chacune blesse, la dernière tue, Alma éditeur,‎ , 126 p. (ISBN 2362790460)

Références et notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marco Battistoni 2006, p.24
  2. Topexpos Voyages 2009
  3. a, b et c Ernest Nègre 1990, p. 62 (entrée 1234)
  4. Joseph Roman 1901, p. 13
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing 1979
  6. Ulysse chevalier 1913, p 871, entrée 11102 [lire en ligne]
  7. a, b et c Charles Maurice 1976
  8. Joseph Roman 1890, p. 196.
  9. Valbonnais 1721, p. 236 [lire en ligne]
  10. Ulysse Chevalier 1913, p. 175. pièce 25964 [lire en ligne]
  11. Louis Des Ambrois de Névache 1901, p. 157.
  12. Ettore Mascheroni 1931, p. 3
  13. Préfecture des Hautes-Alpes 2014 [lire en ligne]
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  16. Joseph et Roman 1888, p. 31
  17. Luc Maillet-Guy 1927, p.363 [lire en ligne]
  18. Louis Romagne 1985, p. 55.
  19. Louis Romagne 1985, p. 44.
  20. Serge Bouquier 1974, p. 128.
  21. Serge Bouquier 1974, p. 132.
  22. Serge Bouquier 1974, p. 129.
  23. (fr) « Patrimoine religieux vernaculaire du diocèse : la vallée de la Clarée, Francis Libaud, 11 novembre 2012 », sur Diocèse de Gap et d'Embrun (consulté le 9 mai 2014)
  24. Jacqueline Routier 1981, p. 3777
  25. Historique du 12e BCA de 1853 à 1920, p. 57
  26. Paul Barril 1994, p. 3-7
  27. Éditions transhumances 2015
  28. Revue mensuelle du Touring-club de France, janvier 1910, p. 114
  29. César Mouthon 1909, p. 6.
  30. Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles 1823, p. 64-66
  31. Armorial de France
  32. Philapostel 2008

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Charte conservées aux Archives de la famille Odiard des Ambrois. Cet acte est, avec son testament, le seul acte connu du dauphin Jean Ier. Jusqu'à cette date, sa mère, Béatrice de Faucigny passait les actes au nom de ses enfants. Le dauphin Jean Ier est victime d'une chute de cheval et meurt le au presbytère de Bonneville
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Cette tradition s'appuie sur le terme « castrum » qui est utilisé dans plusieurs documents des XIVe siècle et XVe siècle. Mais il sert surtout, à cette époque, à désigner, en Provence et en Dauphiné, un bourg fortifié. Le bâtiment qui sert de base au clocher n'est pas différent de la plupart de ceux, vraisemblablement de la même époque, qui flanquent les églises et servaient de salle d'archives (à Rochemolles ou à La Salle, par exemple).
  5. Afin de prévenir les vols et les détérioration, les principaux éléments de mobilier des chapelles de hameaux d'alpage sont aujourd'hui remplacés par des reproduction. Les originaux sont conservés soit au sein des collections de la paroisse de Névache, soit par leurs propriétaires lorsqu'il s'agit de biens privés.
  6. « capitaine adjudant-major » désignait, dans les bataillons de Chasseurs, l'adjoint du commandant du bataillon. Il s'agit d'un militaire qui a le grade de capitaine et qui exerce la fonction d'« adjudant-major ».
  7. L'orthographe du nom de famille du général Rostollan tend à être instable. Lui-même l'écrit « Rostollant » (voir sa fiche dans la base « Léonore » des des Archives nationales). Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Aristide Albert et Henri Rostolland l'écrivent « Rostollan ». Tous les souscripteurs de cette famille de Névache à l'ouvrage d'Henri Rostolland, écrivent leur nom de famille « Rostolland ».
  8. Contient de nombreux détails exacts et de nombreux détails invraisemblables « L'hiver, les gens se calfeutraient chez eux. Dans les fermes et les maisons du village, ils vivaient dans des pièces voûtées en compagnie des animaux, pour se tenir chaud. ». Il est difficile de croire que quelqu'un aurait pu observer cette habitude qui avait existé, mais qui avait disparu au cours des années 1930 et 1940, pendant les années 1950. La présence sur le marché de poêles peu coûteux les « fourneaux grenoblois » avait permis aux habitants de changer une habitude qui était depuis longtemps combattue par les hygiénistes.