Igé (Saône-et-Loire)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Igé.

Igé
Igé (Saône-et-Loire)
Igé, au cœur du Macônnais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Hurigny
Intercommunalité Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Christiane Duvernay
2014-2020
Code postal 71960
Code commune 71236
Démographie
Population
municipale
863 hab. (2015 en diminution de 1,71 % par rapport à 2010)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 52″ nord, 4° 44′ 28″ est
Altitude Min. 225 m
Max. 600 m
Superficie 14,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Igé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Igé
Liens
Site web mairie-ige.fr

Igé est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé dans le Mâconnais entre Verzé, Azé et Cluny. On peut y trouver des vestiges historiques comme la chapelle de Domange qui date du Xe siècle ou une série de lavoirs situés dans tout le village. Village viticole du vignoble du Mâconnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cluny Azé Saint-Maurice-de-Satonnay Rose des vents
N
O    Igé    E
S
Verzé

Histoire[modifier | modifier le code]

Blason de la famille de La Bletonnière.

C'est à Igé que, le 26 juillet 1789, débuta la jacquerie plus connue sous le nom de « Grande Peur du Mâconnais » où s'illustrèrent les brigands. Igé eut pour seigneurs au XVIIIe siècle de puissants nobles appartenant à la maison de La Bletonnière, famille qui avait pour armes : « D'or, à une ancre de sable. ». Poussés à bout par l'un de ces seigneurs, François Charles Albert de La Bletonnière, qui, suivant l'exemple d'Abel de La Bletonnière, son père, leur refusait l'usage de l'unique fontaine convenable du village, les habitants d'Igé, menés par le brandevinier Claude Pain, l'ex-syndic Jean Blanchard et l'ancien garde Antoine Protat, et aidés par les villageois d'Azé, saccagèrent le château de leur seigneur. Sur le territoire de l'actuelle commune fut aussi attaqué le même jour, au hameau de Domange, un domaine appartenant aux moines bénédictins de Cluny[1],[2],[3].

À compter du 11 novembre 1900, Igé fut desservi par le train, suite à l'inauguration ce jour-là de la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny (ligne qui fonctionna, pour le trafic quotidien des voyageurs, jusqu'en 1931[4])[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
8 brumaire an X 9 janvier 1807 Dom Claude Chovisse   Ancien moine de l'abbaye de Cluny
9 janvier 1807   Louis-Abel de La Bletonnière   Ancien conseiller au Parlement de Paris
mars 2001 2004 Henri Guittat Sans étiquette  
2004 mars 2014 Roland Schultz UMP  
mars 2014 en cours Christiane Duvernay LR  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants d'Igé s'appellent les Igéens.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2015, la commune comptait 863 habitants[Note 1], en diminution de 1,71 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0309241 1401 0761 1431 1921 2001 1421 211
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1261 1441 1971 1541 2421 2561 099928932
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 008995939801735689720710728
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
741703646669729768854866853
2015 - - - - - - - -
863--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parmi les lieux et monuments remarquables figurent :

  • le château d'Igé ;
  • la chapelle Sainte-Bénédicte de Domange (du Xe-XIe siècle, sur des fondations antérieures), restaurée de 2006 à 2008[10] ;
  • l'église Saint-Germain d'Igé construite dans le style néo-classique (première moitié du XIXe siècle) ayant remplacé une ancienne église romane (avec chapelle seigneuriale) placée elle aussi sous le vocable de saint Germain[11] ;
  • Le site mégalithique dit « de la pierre l'Écorcherie », consistant en une allée couverte n'ayant conservé que ses parois latérales formées de blocs et de murettes[12] :
  • Sur les teppes : circuit de fun-cars (course d'automobiles apparentées au stock cars).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dom Claude Chovisse, ancien moine de l'abbaye de Cluny (d'abord à Cluny même puis, en tant que procureur, à la maison des Clunistes de Saint-Martin-des-Champs, à Paris, où il vit éclater la Révolution) décédé le 30 décembre 1829 à Chissey-lès-Mâcon, après avoir été successivement nommé maire d'Igé (fonctions qu'il occupa du 8 brumaire an X au 9 janvier 1807) et curé de la paroisse de Chissey-lès-Mâcon (de 1810 à sa mort)[13].
  • Pierre-Salomon-Antoine Desbois, seigneur de Choiseau, de la Cailloterie et Chabotte, qui fut le dernier grand bailli d'épée de Mâcon et décéda en 1831 à Chabotte, fief dépendant avant la Révolution de la paroisse d'Igé[14].
  • Jean-Baptiste Commerçon, né à Igé le 3 octobre 1871, horticulteur et botanniste renommé qui intégra la Société d'horticulture de Mâcon en 1895 puis fut fait membre honoraire de la Société d'histoire naturelle de Mâcon en 1905 (conseiller municipal de Mâcon de 1912 à 1925, il quitta la ville-préfecture en 1916 après avoir été nommé aux fonctions de directeur de l'Asile départemental à Semur-en-Brionnais)[15].
  • Éric Lavigne, militant associatif et politique, créateur des premiers Services d'Accompagnement à la Vie sociale pour personnes handicapées motrices en collaboration avec Christophe Sirugue, vice-président de l'Assemblée nationale. Il a largement œuvré pour l'accès à la culture des personnes en situation de handicap notamment en organisant en juin 2013 le plus important rassemblement de personnes handicapées à l'abbaye de Cluny, laquelle s'est vu décerner le label Tourisme et Handicap à cette occasion. Franc-maçon initié à Mâcon, il fait partie de la loge affiliée à la Grande Loge de France, « les 3 marches », à Mâcon. Diplômé en mathématiques, en philosophie, il s'est notamment intéressé au renouveau de l'école Nicolas-Bourbaki.

Culte[modifier | modifier le code]

Igé appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Saint-Vincent en Val-Lamartinien, paroisse qui a son siège à La Roche-Vineuse et qui regroupe quinze villages du Mâconnais.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Roland Bourquin, Igé, berceau de la Révolution en Maconnais, ouvrage publié en 1989 par le Comité pour la célébration du bicentenaire de la Révolution à Igé (72 pages).
  2. Fernand Evrard, Les paysans du Mâconnais et les brigandages de juillet 1789, Annales de Bourgogne XIX, nº 73-74, pages 7 à 121 (1947).
  3. Georges Lefebvre, La Grande Peur de 1789 (1932). Rééd. Paris 1988.
  4. Source : « Les petits tacots sont morts... Que vivent les petits tacots ! », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 20 de décembre 1973 (pages 29 et 30).
  5. Cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années 1930, effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois voitures de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Au sujet de cette ligne, lire : « Le Tacot de Fleurville », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 92 (hiver 1992-1993), pp. 9-15.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Renaissance de la chapelle romane de Domange à Igé », article de Roger Vincent paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 156 de décembre 2008 (pages 9 à 11).
  11. Eglise qui fut démolie peu après la construction de la nouvelle et dont un dessin conserve le souvenir. « De quelques églises disparues » par Michel Bouillot, revue Images de Saône-et-Loire n° 89 (printemps 1992), p. 9 à 19.
  12. Site fouillé en 1958 par le Groupement archéologique du Mâconnais (GAM). Source : Albert Barthèlemy, L'installation des premiers agriculteurs en pays mâconnais, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 6 (octobre 1970), pp. 5-9.
  13. Source : « Translation des ossements de dom Chovisse, religieux bénédictin de Cluny et curé de Chissey, de 1810 à 1829 », article paru dans la revue La Semaine religieuse d'Autun, Chalon et Mâcon datée du 22 janvier 1887.
  14. « À propos de bailliages », article de Colette Tonneau paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 150 de juin 2007, pages 3 à 6.
  15. « De la Saône à la Loire au début de ce siècle : Jean-Baptiste Commerçon », article de Fernande Lambert-Commerçon, André Fenouillet et Marguerite Nicolas paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 72 de Noël 1987, page 10.

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]