Michel Fugain

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Michel Fugain
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Michel Fugain le 12 août 2011.
Informations générales
Naissance (76 ans)
Grenoble, France
Activité principale chanteur-compositeur-interprète
Genre musical Variété française, chanson française, ballade
Années actives Depuis 1964
Labels Barclay, Universal records
Composition du groupe
Anciens membres Big Bazar

Michel Fugain, né le à Grenoble, est un chanteur, compositeur et interprète français. Parmi d'autres projets, il est le fondateur du Big Bazar.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fils de l’ancien résistant et diabétologue Pierre Fugain qui le destine à devenir neurochirurgien alors que sa mère lui voit une carrière de pianiste, il abandonne ses études en première année de médecine, à l'inverse de sa sœur Claude qui a fait l’école de l’Opéra avant de devenir phoniatre[1]. Cinéphile admirateur de la Nouvelle Vague, c'est une tournée organisée par le président de son ciné-club qui le convainc qu’il est fait pour le spectacle. Il monte à Paris et devient à 20 ans second assistant du réalisateur Yves Robert, travaillant avec Guy Blanc, son premier assistant[2].

Débuts[modifier | modifier le code]

En 1964, inscrit au cours Furet avec son ami Michel Sardou, ce dernier lui annonce son intention de passer une audition chez Barclay. Tout comme Patrice Laffont, il lui révèle qu'il a déjà écrit plusieurs textes, aussi Sardou lui propose de le rejoindre sur le label. Il entre ainsi aux nouvelles éditions Barclay en tant que « compositeur d’édition » et écrit ses premières chansons[2]. Il est interprété par Hugues Aufray (1966), Hervé Vilard, Dalida, Marie Laforêtetc.[3]

Il enregistre un premier album en 1967 (Je n’aurai pas le temps sur des paroles de Pierre Delanoë, son premier succès personnel[4], Les fleurs de mandarine) et en 1970, la comédie musicale Un enfant dans la ville[5].

Consécration[modifier | modifier le code]

En 1972, c’est la naissance du Big Bazar, un groupe de onze musiciens et quinze autres personnes (jusqu’à trente-cinq en tournée) : Fais comme l’oiseau (adaptation de la chanson brésilienne Você Abusou d'Antônio Carlos et Jocáfi), Une belle histoire, La Fête, etc. En 1976, Michel Fugain qui chante l’insouciance et la joie de vivre se sent en décalage avec le mouvement du punk rock ; il quitte le Big Bazar, qui s’arrêtera quelques années plus tard. En 1977, naît la « Compagnie Michel Fugain », avec entre autres Roland Magdane. En 1979, il fonde un atelier de comédie musicale (un lieu de formation pour jeunes artistes dont notamment Mimi Mathy) à Nice, dans les Studios de la Victorine. De 1981 à 1986, il disparaît pratiquement de la scène, livrant juste l'album Capharnaüm en 1981 et le 45-tours La Fille de Rockfeller en 1985 et faisant quelques galas accompagné d'une bande son[2]. Il renoue avec le succès en 1988 avec la chanson Viva la vida.

Après avoir écrit Français, l'album de Michel Sardou en 2000, il sort l'année suivante un nouvel album à 58 ans. Produit dans son propre studio, Encore comporte quelques onze morceaux dont la musique est écrite par Fugain et les paroles par des auteurs confirmés comme Claude Lemesle (le premier simple Encore a été écrit par lui) et Brice Homs (L'eau qu'on boit aux rythmes brésiliens qu'affectionne particulièrement le chanteur).

La mort de sa fille[6] Laurette, le , l’amène à s’enfermer, seul, dans sa maison de L'Île-Rousse et vouloir abréger sa carrière pour ne s’« attacher, désormais, qu’à l’essentiel ». Il n'en sera cependant rien. Après la création d’une comédie musicale, Attention mesdames et messieurs (M6 à l’automne 2005) — qu’il considère comme une erreur monumentale — qui est à la fois bilan de sa carrière et passage de relais à une nouvelle génération — les castings et répétitions furent filmés par M6, ce qu’il regrettera par la suite —, il sort en 2007 Bravo et Merci, ultime album sous forme d’hommage à ses « confrères » où il chante des textes offerts par Charles Aznavour, Maxime Le Forestier, Michel Sardou ou encore l’un des derniers textes de Claude Nougaro. Il est également parrain du festival d’Auris en Oisans « Des lendemains qui chantent », dont la direction artistique est assurée par Freddy Zucchet.

Michel Fugain prend sa plume pour se raconter dans une autobiographie qui sort en 2007, intitulée Des rires et une larme (Editions Michel Lafon). Il y évoque, la mort de sa fille Laurette.

On le retrouve aussi en octobre sur la scène de l'Olympia à Paris, pour deux dates.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

En 2010, l’éditeur musical québécois Jehan V. Valiquet devient, avec sa maison d’éditions Musinfo, le représentant exclusif du catalogue de Michel Fugain au Québec et au Canada.

Le il sort Le Printemps, le premier de quatre mini-albums de six chansons au fil des saisons : printemps, été, automne, hiver. Il sera suivi par l'été mais pas par les deux autres EP pour des problèmes de distribution : il annonce en octobre sur sa page Facebook que les vingt-quatre chansons sortiront finalement en 2012 sous forme d'un double album-concept intitulé Bon an, mal an.

L'album paraît le 10 mars 2012 en Europe. Quelques jours plus tard, le 13 mars 2012, l'album double devient disponible au Canada en plus d'un album compilation du même titre qui regroupera treize des vingt-quatre titres originaux. Il annonce par la même occasion qu'il mettrait fin à sa carrière après une ultime tournée. Cependant en septembre 2013, il lance un nouvel album-concept baptisé Projet pluribus - Michel Fugain[7]. En 2013, sans partager ses idées, le chanteur de la Bête immonde prend la défense de Jean Roucas, après l'annulation des spectacles de ce dernier pour avoir soutenu le Front national[8], en déclarant qu'il faisait ce qu'il voulait, notamment soutenir tel ou tel parti politique. Il participe au single caritatif Je reprends ma route en faveur de l'association Les voix de l'enfant[9].

Les 7 et 8 mars 2015, le chanteur et sa troupe se produisent aux Folies Bergère à Paris.

Pour le 75e anniversaire de Michel Fugain, le label Smart sort un album de reprises de ses meilleures chansons. On y retrouve quelques talents de la jeune génération de chanteurs francophones comme Claudio Capeo, venue lui rendre hommage en reprenant les chansons intégrées dorénavant au répertoire francophone.

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 1972, il rencontre Stéphanie, membre du Big Bazar, et a une première fille, Sophie, née avant leur mariage et dont il n’a révélé l’existence que beaucoup plus tard. Sa deuxième fille, Marie, naît en 1973. Sa troisième fille, Laurette, née en 1979, meurt d’une leucémie en 2002. Le 7 avril 1993 naît son fils, Alexis[10].

Alors que Stéphanie Fugain s'est investie dans l’Association Laurette Fugain, exauçant le vœu de Laurette, Michel Fugain annonce que c'est sa rencontre en 2002 avec Sanda, chanteuse d’origine roumaine, qui lui a redonné le goût de la vie. Après trente-cinq ans de vie en couple avec Stéphanie, il annonce en 2011 qu'ils se sont quittés et présente sa nouvelle femme, Sanda[11].

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Michel Fugain.

Publications[modifier | modifier le code]

Michel Fugain en concert à Thuir en août 2011
Michel Fugain en concert à Thuir en août 2011
  • Des rires et une larme, Paris 2007

Filmographie[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Dana, « Michel Fugain : « Il faut faire la chasse aux cœurs secs » », sur Le Matin,
  2. a b et c Isabelle Morizet, Interview de Michel Fugain dans l'émission Il n’y a pas qu’une vie dans la vie sur Europe 1, 22 septembre 2013
  3. Biographie de Michel Fugain, sur deezer.com
  4. La version anglaise If I Only Had Time, adaptée par Jack Fishman en 1968, sera chantée entre autres par John Rowles.
  5. Bernard Gourbin, L'esprit des années 60, Editions Cheminements, , p. 117
  6. Association Laurette Fugain
  7. Jonathan Hamard, « Michel Fugain de retour "Dans 100 ans peut-être" avec le "Projet Pluribus" », sur Charts in France,
  8. FN, Michel Fugain donne raison à Jean Roucas, Le Point, 23 octobre 2013
  9. « Les voix de l'enfant », sur mymajorcompany.com (consulté le 28 novembre 2013)
  10. Stéphanie Fugain, Claude Mendibil, Tu n’avais peur de rien, Editions Flammarion, , 309 p.
  11. Caroline Rochmann, « Michel et Sanda : c'est une belle histoire », sur Paris Match,
  12. Arrêté du 1er janvier 2009 portant nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]