Lugny (Saône-et-Loire)

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Lugny
Lugny (Saône-et-Loire)
Le bourg de Lugny, vu de la colline de Saint-Pierre.
Blason de Lugny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Hurigny
Intercommunalité Communauté de communes Mâconnais-Tournugeois
Maire
Mandat
Guy Galéa
2014-2020
Code postal 71260
Code commune 71267
Démographie
Gentilé Lugnisois, Lugnisoise
Population
municipale
897 hab. (2015 en diminution de 3,76 % par rapport à 2010)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 24″ nord, 4° 48′ 37″ est
Altitude Min. 201 m
Max. 420 m
Superficie 13,88 km2
Localisation

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Liens
Site web lugny-en-maconnais.fr

pastourisme71.com

Lugny, chef-lieu du canton de Lugny de sa création en 1790 jusqu'en 2015, siège de la communauté de communes du Mâconnais - Val de Saône de 2000 à 2014, est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire (arrondissement de Mâcon) et la région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lugny, village viticole implanté au cœur du vignoble du Mâconnais, est la petite capitale du Haut-Mâconnais.

À l’exception de Macheron, isolé sur son plateau, et des quartiers contigus au bourg de Lugny (les quartiers de Saint-Pierre, du Terillot et de Saint-Denis), les quatre hameaux du village que sont Poupot, Vermillat, Collongette et Fissy[Note 1] s’alignent le long de la départementale no 56 en direction de Tournus. Particulièrement peuplés, ces hameaux présentent la particularité de rassembler, au moins depuis le siècle dernier, plus de la moitié de la population de la commune.

Lugny possède en outre deux écarts qui sont d'une part le Grand-Bois et, d'autre part, le Bouchet.

Enfin, plusieurs anciens moulins, relativement isolés, sont aujourd'hui encore habités, à savoir d'une part le moulin de l’Étang et le moulin Pernin sur l'Ail et, d'autre part, les moulins Burdeau (qui fut le dernier à être utilisé[1]), Vallerot et Chevalier (ancien moulin Guillet) construits sur la Bourbonne, rivière prenant sa source[Note 2] sur le territoire de la commune – au pied de la montagne du Château – et se jetant dans la Saône.

Quartiers contigus au bourg, hameaux et lieux-dits habités
Quartiers contigus au bourg
  • Saint-Denis (S)
  • Saint-Pierre (N)
  • Le Terrillot (S-E)
Hameaux
  • Collongette
  • Fissy (3 quartiers : Le Quart-Martin, La Ville, Saint-Laurent)
  • Macheron
  • Poupot
  • Vermillat
Autres lieux-dits habités
  • Belzonnois
  • La Garenne
  • Le Grand Bois
  • Le Bouchet
  • Le Moulin Pernin
  • Le Moulin Burdeau
  • Le Moulin Vallerot
  • Le Moulin Chevalier (autrefois : Le Moulin Guillet)
  • Le Moulin de l'Étang

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lugny a pour communes limitrophes :

Rose des vents Cruzille Grevilly Chardonnay, Uchizy Rose des vents
Bissy-la-Mâconnaise N Montbellet
O    LUGNY    E
S
Saint-Gengoux-de-Scissé Péronne Burgy

À noter : à la limite des communes de Lugny et de Montbellet, à proximité du moulin Chevalier et en contrebas du hameau de Thurissey (Montbellet), sont encore visibles de nos jours plusieurs bornes de pierre armoriées solidement fichées en terre et remontant au Moyen Âge, sculptées d'un côté (ouest) des billettes et quintefeuilles du blason des seigneurs de Lugny et, de l'autre (est), des trois tours crénelées composant le blason des seigneurs de Montbellet (famille de La Tour de Montbellet)[2]. Ces bornes ont vraisemblablement été taillées et placées entre 1367 et 1464[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Proche de la vallée de la Saône, Lugny est situé tout près de l'autoroute A6 à mi-chemin des sorties n° 27 « Tournus » et n° 28 « Mâcon Nord ». La commune est aussi localisée près de l'ancienne route nationale 6, aujourd'hui départementalisée et dénommée D 906 dans toute sa traversée de la Saône-et-Loire.

Non loin de Lugny se trouvent les gares SNCF de Tournus, de Fleurville-Pont-de-Vaux et de Mâcon, implantées sur la ligne ferroviaire Paris-Lyon-Méditerranée.

Un service de cars quotidien desservant Lugny est aussi assuré entre les villes de Mâcon et Tournus[4].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Blotti au pied de la montagne du Château, le bourg de Lugny est niché en fond de vallon, dans un cirque de collines qui, boisées ou recouvertes de vignoble, le dominent de toutes parts. « La situation [du bourg] de Lugny, au pied d'un coteau couvert de bois au sud et à l'ouest et au débouché d'un étroit vallon très vert, lui donne un charme particulier, que ce soit au printemps quand la nature s'éveille, en été lorsque le soleil est chaud en plein champ ou à l'automne lorsque les bois voient leurs feuilles jaunir progressivement avant de prendre leur teinte hivernale plus sévère. » indique un guide touristique[5].

Avec 420 mètres d'altitude, le point culminant de la commune est la Grosse Roche (sommet que se partagent deux autres communes : Burgy et Péronne).

Le mont de la Péralle, qui domine le bourg, culmine quant à lui à 404 mètres ; à ses flancs, entièrement recouverts de forêt, est accroché le bois des Sablières, le plus vaste des trois massifs de bois dont la commune est propriétaire (avec le bois de la Reculée et le bois de Charvanson, qui totalisent à eux trois 270 hectares environ)[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs cours d'eau traversent le territoire de Lugny, le principal d'entre eux étant la Bourbonne, affluent de la rive droite de la Saône.

Prenant sa source à Lugny même, au pied de la montagne du Château, la Bourbonne coule d'ouest en est, traversant successivement le territoire des communes de Lugny et de Montbellet avant de se jeter dans la Saône, près du hameau de Saint-Oyen, après avoir reçu dans la traversée de la commune de Lugny les eaux :

L'eau de la Bourbonne actionnait autrefois une douzaine de moulins, ce qui fait de cette rivière l'un des premiers cours d'eau de Saône-et-Loire par la densité de ses moulins[7]. Citons, parmi les principaux, le moulin Burdeau, le moulin Vallerot, le moulin Brûlé[8] et le moulin Guillet (devenu moulin Chevalier dans la seconde moitié du XXe siècle) sur le territoire de la commune de Lugny, le moulin des Essarts, le moulin Jouvent et le moulin Bourbon sur celui de Montbellet.

La source de cette rivière – dite « source des Eaux bleues » – alimentait autrefois en eau les fossés du château de Lugny.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat du Haut-Mâconnais est océanique tempéré à tendance continentale.

Les précipitations y sont régulières tout au long de l'année, avec, toutefois, une hausse de celles-ci au printemps et à l'automne. Durant l’été, les précipitations sont peu fréquentes mais peuvent prendre la forme d’orages parfois violents engendrant d’importants cumuls de pluie. L'hiver est froid et humide, principalement en raison des bancs de brouillard et au froid continental. L'été, pour sa part, est chaud et sec, conséquence de l’influence méridionale (vent du midi).

Le Mâconnais se situe immédiatement en-dessous de la zone dite de « rupture climatique » entre le nord, l’ouest et le sud. Les monts du Mâconnais sont fortement influencés par cette croisée des climats (océanique, continental et méditerranéen) et bénéficient, à ce titre, d’une faune et d'une flore remarquable : plantes méditerranéennes et insectes résistant à une latitude élevée.

Pour la ville de Mâcon, agglomération proche de Lugny, les valeurs climatiques enregistrées de 1981 à 2010 sont les suivantes.

Relevés Mâcon 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1 3,5 6 10 13,5 15,5 15 11,5 8 3,5 1 7,5
Température moyenne (°C) 2 4,5 8 11 15 19 21 20,5 17 12 7 3,5 12
Température maximale moyenne (°C) 5,5 8 12 16 20 24 27 26 22 16,5 10 6 16
Précipitations (mm) 59 53 49 75 88 75,5 71 72 79,5 85,5 84 70 861,5
Source : Météo-France/Infoclimat : Mâcon (1981-2010)[9]


Toponymie[modifier | modifier le code]

Lugny tire son origine d'un mot provenant de l'époque romaine, créé à partir d'un gentilice dont le thème serait Luvinius et de la désinence acus caractérisant la propriété individuelle au temps de l'Empire romain. Un diplôme du roi Eudes de 894 et trois chartes de l'abbaye de Cluny datées de décembre 981, mai 982 et juin 982[Note 4] mentionnent une villa appelée Luviniacus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg, vers 1970.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dépendant jusqu'à la Révolution française du bailliage, de la recette et du diocèse de Mâcon ainsi que de l'archiprêtré et de la châtellenie de Vérizet[10], la localité de Lugny est citée pour la première fois en l'an 894 dans un diplôme du roi des Francs Eudes 1er en tant que « villa Luviniacus ». Elle fut au Moyen Âge le berceau d’une maison de chevalerie – la maison de Lugny – qui avait pour blason « D'azur à trois quintefeuilles d'or accompagnées de sept billettes de même, trois en chef, une en cœur et trois en pointe, posées deux et un »[11] et dont la devise était : « N’est oyseau de bon nid qui n’a plume de Lugny ». Celle-ci s’éteignit dans la seconde moitié du XVIe siècle avec Jean de Lugny (qui mourut en ne laissant qu'une fille, Françoise de Lugny) et la seigneurie passa dès lors, successivement, par mariage, entre les mains de trois prestigieuses familles nobles : celle des Chabot, des Saulx-Tavannes et des La Baume-Montrevel.

En quelques dates...

Début du XIVe siècle : Seguin de Lugny, le plus ancien des seigneurs connus de Lugny, est seigneur du lieu[12]. Vers 1368 : le château est pris par une compagnie d’Écorcheurs[13].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

À la veille de la Révolution française, la seigneurie était la propriété de Florent-Alexandre-Melchior de La Baume, quatorzième comte de Montrevel et dernier seigneur de Lugny, mis à mort à Paris, place de la Révolution, le 7 juillet 1794. De sa forteresse autrefois flanquée de plusieurs tours, ceinte de fossés remplis d'eau et dotée d’un donjon « fort élevé et très beau », Lugny n’a conservé que les deux tours rondes d’entrée (XIVe siècle) et une partie des communs[14]. En 1789, le château de Lugny fut en effet le premier du Mâconnais à être incendié par les « Brigands » – des paysans révoltés – lors des troubles qui, à la fin de juillet, pendant la Grande Peur, agitèrent cette petite région. « Le château est flanqué de quatre tours, il est assez irrégulier. Le seigneur qui l'occupe est baron de cette contrée, ce château est dans un bas, à côté d'une montagne assez haute, les terrasses règnent sur tout le bourg. » avait écrit le curé de Lugny au milieu du XVIIIe siècle[15].

En quelques dates...

1558 : Françoise de Lugny, dame de Lugny, fille et héritière de Jean de Lugny, épouse François Chabot ; la seigneurie passe de la maison de Lugny à la maison de Chabot. 14 janvier 1579 : Catherine Chabot, dame de Lugny, fille et héritière de François Chabot, épouse Jean de Saulx, vicomte de Tavannes ; la seigneurie passe des Chabot à la maison de Saulx. 2 janvier 1647 : Claire-Françoise de Saulx, dame de Lugny, fille et héritière de Charles de Saulx, épouse Charles-François de La Baume, comte de Montrevel ; la seigneurie passe de la maison de Saulx à la maison de La Baume, dans laquelle elle demeurera jusqu'à la Révolution. 6 octobre 1783 : Nicolas Genost de Laforest, curé de la paroisse de Chapaize, connu pour ses chasses mémorables, meurt au château de Lugny. 27 juillet 1789 : les « Brigands » pillent le château puis y mettent le feu.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune devient le chef-lieu d'un canton : le canton de Lugny. Quatre années plus tard, le 7 juillet 1794, Florent-Alexandre-Melchior de La Baume, comte de Montrevel et baron de Lugny, dernier seigneur de Lugny, est guillotiné à Paris, place de la Révolution.

De mars à octobre 1809, le territoire de la commune est cadastré[16],[Note 5]. Tandis que de gros travaux sont réalisés en 1823 pour rénover et agrandir la chapelle Notre-Dame-de-Pitié du hameau de Fissy, l’actuelle église paroissiale est édifiée de 1824 à 1826[Note 6], à l'emplacement de l'ancienne église romane préalablement démolie.

Au début des années 1870, c'est au tour de l’hôtel de ville d'être construit[Note 7] et inauguré. La décennie suivante, de 1880 à 1887, la totalité du vignoble de la commune – soit environ cinq cents hectares – est détruite par le phylloxéra. Une autre destruction s'ensuit en 1891 : celle des anciennes halles seigneuriales de bois, qui sont remplacées par les actuelles halles couvertes (avec salle des fêtes aménagée à l'étage).

À la fin du siècle, le 11 novembre 1900, la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny est inaugurée (ligne qui fonctionnera, pour le trafic quotidien des voyageurs, jusqu'en 1931[17])[18]. Puis, le 28 novembre 1909, sur place de l'Église, a lieu l'inauguration du monument érigé à la mémoire des combattants du canton tombés lors de la guerre franco-prussienne de 1870[19]. Un autre monument aux morts est inauguré le 20 août 1922 sur la place du Pâquier[20], élevé à la mémoire des trente-huit Lugnisois tombés pendant la Première Guerre mondiale[Note 8]. En septembre 1927, après l'approbation des statuts en assemblée générale le 30 janvier de l'année, la coopérative vinicole de Lugny est mise en service.

A l'automne 1943, soucieuse de « contenir » les maquis qui se sont fortement développés en Haut-Mâconnais et en Tournugeois depuis l'invasion de la zone libre, l'armée allemande implante une petite garnison à Lugny, qui s'installe au château (commandement) et dans les locaux de la salle des fêtes (troupe) ; des patrouilles à vélo sillonnent dès lors les villages des environs.

Après la Seconde Guerre mondiale, le 11 novembre 1946, une plaque rendant hommage aux six soldats de la commune morts durant le conflit est fixée au monument aux morts. Deux années plus tard, la première foire-exposition annuelle dite « des vins » ou « des Rameaux » attire les exposants. En septembre 1965, le secrétaire général de la préfecture de Saône-et-Loire, André Delmas, inaugure le « caveau de dégustation Saint Pierre »[21].

Au milieu de l'année 1980, le 17 mai, la commune officialise son jumelage avec Meckenheim, bourgade du Palatinat de République Fédérale d'Allemagne. C'est au cours de cette décennie qu'est découverte en 1985 la « pierre gravée de Lugny », plaquette calcaire représentant une scène de chasse[22]. En août 1986 entre en service la caserne du centre de secours de Lugny (construite au quartier du Terrillot), centre dont dépendent alors six communes : Lugny, Azé, Péronne, Saint-Gengoux-de-Scissé, Bissy-la-Mâconnaise et Burgy (rattachement de Cruzille et de Grevilly en décembre 1997, de Saint-Maurice-de-Satonnay le 1er janvier 2000). Les 29 et 30 juillet 1989, Lugny et les autres communes du canton célèbrent le bicentenaire de la Révolution française et la révolte des « Brigands ».

Le 4 février 2006, la commune accueille la vingt-neuvième Saint-Vincent cantonale tournante et la quarantième le 4 février 2017.

En 2011, Lugny reçoit le label Agenda 21 local « Notre village, terre d'avenir », devenant la première commune de Saône-et-Loire à se voir décerner cette distinction reconnaissant son engagement dans le domaine de la gestion durable.

Héraldique[modifier | modifier le code]

La commune de Lugny a pour symbole le blason qui fut celui de ses seigneurs jusqu'à l'extinction de la branche aînée de la maison de Lugny à la fin du XVIe siècle[Note 9].

Blason de Lugny

Les armes de Lugny se blasonnent ainsi :
« D'azur à trois quintefeuilles d'or accompagnées de sept billettes de même, trois en chef, une en cœur et trois en pointe, posées deux et un. »

Ci-après, les blasons des trois autres familles nobles ayant successivement possédé la seigneurie de Lugny, de la fin du XVIe siècle à la Révolution française :

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Économie[modifier | modifier le code]

Lugny – village dont la population s'élevait en 2011 à neuf cent dix-neuf « Lugnisois » (et à mille sept habitants en y incluant la population comptée à part) – est une commune qui, en son centre-ville, a conservé un grand nombre de commerces – une supérette, une épicerie, une boulangerie, une boucherie-charcuterie, un tabac-presse, un fleuriste, deux salons de coiffure, un magasin d'électro-ménager, deux jardineries, un opticien, une pharmacie etc. – et qui possède de surcroît un artisanat varié[Note 10].

Chef-lieu de canton jusqu'en 2015, Lugny dispose en outre d'administrations et de services répondant à un grand nombre de besoins.

Viticulture[modifier | modifier le code]

La cave coopérative vinicole de Lugny.

La vie économique de Lugny, village appartenant au vignoble de Mâcon, repose en grande partie sur la viticulture ; un peu plus du quart du territoire de la commune – trois cent soixante-trois hectares très exactement – est d'ailleurs planté en vigne. Y sont cultivés trois cépages : le chardonnay donnant les vins blancs et constituant la majeure partie de l'encépagement, le gamay produisant le mâcon rouge et le pinot noir, cépage des vins de l'appellation Bourgogne.

Les vignes de Lugny, déjà réputées au XVIIIe siècle où l’on considérait comme « fins » les vins des Crêts, de la Grande Vigne et de Saint Pierre, furent à la fin du siècle suivant décimées par le phylloxéra, petit insecte qui, en sept ans, de 1880 à 1887, détruisit les cinq cents hectares de vignoble de la commune. La vigne, une fois reconstituée grâce à des porte-greffes américains, redevint toutefois rapidement la principale activité des Lugnisois et le vignoble de Lugny ne comptait pas moins de deux cent cinquante hectares en 1935 – dont une trentaine en vignes nouvellement plantées ne produisant pas encore de vendange.

Les vignobles du Mâconnais.

Construite en lisière du hameau de Collongette et entrée en service pour les vendanges de 1927, la coopérative vinicole de Lugny, deuxième cave coopérative fondée en Mâconnais, fruit d’efforts constants de la part de viticulteurs entreprenants et prévoyants, a sans cesse été agrandie et modernisée. Par souci de qualité, on l'a toujours dotée d'un matériel des plus perfectionnés. Capable de stocker huit mille hectolitres de vin à sa création, elle atteignait une capacité de vingt-quatre mille hectolitres à la veille de la Seconde Guerre mondiale[23]. Eugène Blanc, son président fondateur, la dirigea de 1927 à 1959. Jumelée depuis 1966 avec celle de Saint-Gengoux-de-Scissé, elle a absorbé en 1994 la cave coopérative de Chardonnay. S'appuyant sur trois chais dédiés à la vinification et à l'élevage des vins, la cave coopérative de Lugny est aujourd’hui la plus importante de Bourgogne et l’une des trois premières de France en vins d'appellation d'origine contrôlée avec 1 366 hectares exploités par 232 exploitations réparties sur le territoire de vingt-sept communes (dont 1 180 plantés en chardonnay), une récolte de 93 231 hectolitres et 5,7 millions de bouteilles commercialisées (30 millions d'euros de chiffre d'affaires)[24]. La Cave de Lugny occupe ainsi, depuis plusieurs années, la première place au classement des producteurs de vin de Bourgogne (6 % environ)[25]. On y produit des vins blancs et rouges renommés. En ce qui concerne le vin blanc, le mâcon-lugny « Les Charmes », cuvée existant depuis le milieu des années soixante et tirant son nom du plateau du même nom, est le fleuron du groupement. On y produit aussi, depuis 1975, du crémant de Bourgogne, vin effervescent élaboré selon la méthode traditionnelle (un million de litres commercialisés chaque année).

Si la vendange des vignes de Lugny est majoritairement vinifiée à la cave coopérative, Lugny dispose toutefois de plusieurs vignerons indépendants répartis sur le territoire de la commune : Domaine de Saint-Denis (bourg), Domaine Joseph Lafarge (Le Grand Bois), Domaine Clo Point (Fissy) et Domaine de Quintefeuille (Poupot)[26].

En 2012, dans l'objectif de monter dans la hiérarchie des vins de Bourgogne, les producteurs de l'aire du mâcon-lugny (environ 750 hectares répartis sur le territoire de sept communes du Haut-Mâconnais, parmi lesquelles, outre Lugny : Saint-Gengoux-de-Scissé, Bissy-la-Mâconnaise, Cruzille...) ont créé un syndicat ayant pour but d'obtenir de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO) l'accès au rang d'appellation communale. L'aboutissement de ce projet ferait du « lugny » la sixième appellation communale du vignoble du Mâconnais (après le pouilly-fuissé, le pouilly-vinzelles, le pouilly-loché, le saint-véran et le viré-clessé, ce dernier créé en 1999) et la cent-unième de Bourgogne.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Lugny a été le siège jusqu'en 2014 de l'une des quatre communautés de communes composant le pays d'art et d'histoire « entre Cluny et Tournus » (labellisé en 2010 par le ministère de la Culture).

La petite capitale du Haut-Mâconnais est par ailleurs l'une des étapes obligées sur la Route des vins Mâconnais-Beaujolais créée en 1986 (circuit numéro 2, boucle d'une soixantaine de kilomètres conduisant à découvrir le vignoble de onze villages du Haut-Mâconnais).

Aménagé au sommet de la colline de Saint-Pierre et dominant le bourg, son camping ombragé, classé « 2 étoiles » et disposant de vingt emplacements, offre un panorama apprécié donnant sur le vignoble – en particulier le fameux plateau des Charmes –, mais aussi sur la vallée de la Saône et, par-delà, sur la Bresse puis les contreforts du Jura (ouvert du 1er mai au 30 septembre).

Un restaurant et bar : Le Bistrot Saint-Pierre (au sommet de la colline de Saint-Pierre).

Chambres d'hôtes (au Grand Bois et au bourg), gîtes (à Fissy) et hébergements insolites sous forme de tonneaux (au Grand Bois).

Marché hebdomadaire chaque vendredi matin au cœur du bourg (place des Halles).

Outre la Cave de Lugny, qui s'est hissée à la première place des caves coopératives de Bourgogne et symbolise la coopération viti-vinicole telle qu'elle apparut en Mâconnais dans les années vingt, cinq caves particulières de producteurs indépendants sont implantées sur le territoire de Lugny :

  • Domaine Saint-Denis (au bourg) ;
  • Domaine Joseph Lafarge (au Grand Bois) ;
  • Domaine de Quintefeuille (à Poupot) ;
  • Domaine Édouard Vincent (à Collongette) ;
  • Domaine Clo Point (à Fissy).

Parcours accrobranche « Lugny Accro » (13 parcours, plus de 150 ateliers) aménagé sur le flanc ouest du mont de la Péralle, dans le bois des Sablières surplombant le bourg.

Nouvelles technologies[modifier | modifier le code]

Fondée en 2005, l'entreprise QUALUP SAS est implantée à Lugny. Cette société conçoit et vend dans le monde entier des imprimantes 3D, commercialisant par ailleurs des services dans le domaine de l'impression 3D.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1910 Septembre 1944 Eugène Blanc (1876-1964)   Président de la coopérative vinicole de Lugny (jusqu'en 1959). Chevalier de la Légion d'honneur, commandeur du Mérite agricole.
Septembre 1944 Novembre 1944 Pierre Rouillot   Conseil municipal remplacé le 9 septembre 1944 par un comité local de libération comprenant douze membres désignés par le préfet de Saône-et-Loire.
Novembre 1944 1945 Pierre Guillot    
1945 1964 Émile Blanc (1879-1964)   Viticulteur. Chevalier de la Légion d'honneur.
1964 1976 Paul Magarit (1903-1976)   Inspecteur général de l'Agriculture (1940) puis directeur de l'enseignement et de la formation professionnelle agricoles (à partir de 1952). Officier de la Légion d’honneur.
1976 1983 Louis Cotessat (1912-1984)    
1983 Mars 2008 Guy Berthaud   Principal du collège public « Victor Hugo » de Lugny. Chevalier de l'ordre national du Mérite.
Mars 2008 Mars 2014 Daniel Conry   Retraité de l'enseignement public.
Mars 2014 en cours Guy Galéa    
Les données manquantes sont à compléter.
La mairie, bâtiment de style néorenaissance bâti place du Pâquier dans les années 1870.

La commune de Lugny a actuellement Monsieur Guy Galéa pour maire, issu d'une liste sans étiquette.

Depuis 1945, les maires de Lugny ont successivement été Emile Blanc (chevalier de la Légion d'honneur, maire à compter de mai 1945, régulièrement réélu), Paul Margarit (officier de la Légion d'honneur, maire de mars 1965 à mars 1971 puis de mars 1971 jusqu’à sa mort en décembre 1976), Louis Cotessat (maire de décembre 1976 à mars 1977 puis de mars 1977 à mars 1983), Guy Berthaud (maire de mars 1983 à mars 2008) et Daniel Conry (maire de mars 2008 à mars 2014).

De 1881 et jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les maires de Lugny ont successivement été Jean-Marie Bouilloud (maire régulièrement réélu jusqu'à sa mort le 10 mars 1906), Claude-Louis Baboud (maire d'avril 1906 à mai 1908 puis de mai 1908 jusqu'à sa démission et sa mort en 1910) et Eugène Blanc (chevalier de la Légion d'honneur, maire à compter de juin 1910, réélu en mai 1912 puis en décembre 1919, mai 1925, mai 1929 et mai 1934). Il n'y eut pas d'élections municipales entre 1912 et 1919 ni entre 1935 et 1945 en raison des deux guerres mondiales. Dissout par arrêté préfectoral à la Libération, le conseil municipal de Lugny laissa la place le 9 septembre 1944 à un comité local de libération comprenant douze membres désignés par le préfet de Saône-et-Loire ; Albert Rouillot devint maire de Lugny (le 12 septembre), bientôt remplacé par Pierre Guillot (à compter du 22 novembre).

De 1790 à la fin du XIXe siècle, les maires de Lugny ont successivement été : Benoît Cotessat (élu en 1790), Joseph Chaverot (élu en l'an III), Philibert Munier (élu en l'an V), Claude Melchior Esprit Alabernarde (maire du 7 messidor an XIII au 24 juin 1814), Jacques Latour (élu en 1814), Claude Olivier (élu en 1814), Claude Melchior Esprit Alabernarde (réélu en 1815), Henri-Joseph Tugnot de Lanoye (chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis et de l’ordre royal de la Légion d’honneur, élu en 1815, maire jusqu'à sa mort le 9 novembre 1827), Jean-Jacques Blanchet (élu en 1827), Joseph-Adolphe Meunier (élu en 1830), Claude Péchard (élu en 1846), Antoine Tête (élu en 1848), Joseph-Adolphe Meunier (élu en 1852), Claude Péchard (élu en 1869), Jean Léger (élu en 1870), Joseph-Adolphe Meunier (chevalier de la Légion d'honneur, élu en 1871, maire jusqu'à sa mort le 1er juillet 1876) et Claude Bonin (élu en 1876).

Deux de ces maires de Lugny ont été conseillers généraux du canton de Lugny : Jean-Marie Bouilloud (conseiller général du canton de 1871 à 1901) et Eugène Blanc (conseiller général du canton de 1910 à 1940).

L'un de ces maires a exercé les fonctions de président de la communauté de communes du Mâconnais-Val-de-Saône : Guy Berthaud.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Blason de Meckenheim.

Drapeau de l'Allemagne Meckenheim (Rhénanie-Palatinat) (Allemagne)

Depuis le 17 mai 1980, Lugny est officiellement jumelée avec Meckenheim, localité allemande de Rhénanie-Palatinat (verbandsgemeinde de Deidesheim, dans le landkreis de Bad Dürkheim) avec laquelle les échanges sont réguliers et chaleureux.

Voir l’image vierge
Localisation de Lugny et de Meckenheim, communes jumelées.

Ce jumelage a pour origine les contacts que nouèrent au milieu des années 1960 messieurs Paul Margarit et Otto Keller – respectivement maires de Lugny et de Meckenheim – dans le cadre de l’action que conduisait alors l’amicale Bourgogne-Rhénanie-Palatinat, association fondée en février 1957 – soit moins d'un an après le jumelage de Mâcon avec la ville de Neustadt an der Weinstraße – pour rapprocher les habitants des deux régions. Découlèrent de ces contacts un certain nombre d'échanges organisés entre 1968 et 1979 – cinq en République fédérale d'Allemagne et deux en France – et, le 17 mai 1980, la signature d'une charte de jumelage, événement qui se déroula à Lugny en présence de messieurs Louis Cotessat et Walter Braun, maires des deux localités : « Les villes de Lugny et de Meckenheim décident de conclure un jumelage. Elles veulent par là consolider l'amitié franco-allemande, rapprocher les peuples par delà des frontières, échanger leurs connaissances, rapprocher les jeunes et mettre sur pied des échanges culturels. Les corps représentatifs et l'administration des deux villes s'engagent à conjuguer leurs efforts pour atteindre les objectifs de ce jumelage. » Lugny figure ainsi parmi les quinze premières communes de Saône-et-Loire à avoir établi – puis officialisé – des liens d'amitié avec une localité étrangère[27].

Détail de la fontaine inaugurée à Meckenheim en 1991 pour célébrer le jumelage avec Lugny.

1968 : les élèves des classes de quatrième et de troisième du collège de Lugny visitent Heidelberg (s’il s’agit du premier échange effectué par Lugny, les premiers contacts avec l’Allemagne remontent toutefois à 1963, dans le contexte du rapprochement entre la Bourgogne et la Rhénanie-Palatinat). 1978 : la municipalité de Lugny est reçue à Meckenheim, messieurs Louis Cotessat et Otto Keller étant respectivement maires de Lugny et de Meckenheim. 1979 : l’équipe de football de Lugny est reçue à Meckenheim ; l’échange donne lieu à plusieurs rencontres amicales disputées par les sportifs des deux localités. 1980 : Lugny reçoit Meckenheim et une charte de jumelage est officiellement signée entre les deux communes. 1981 : Lugny rend visite à Meckenheim ; à l’entrée de la localité allemande, un panneau a été planté pour promouvoir le jumelage signé un an plus tôt entre les communes bourguignonne et palatine. 1982 : les sapeurs-pompiers de Lugny reçoivent leurs homologues allemands de Meckenheim. 1983 : à leur tour, les pompiers de Lugny rendent visite à leurs collègues pompiers de Meckenheim. 1985 : les Allemands sont reçus à Lugny ; coïncidant avec l’inauguration du stade Saint-Pierre, cet échange concerne essentiellement les jeunes sportifs des deux localités, donnant lieu à plusieurs rencontres sportives. 1986 : un petit groupe de cyclistes de Meckenheim se rend à Lugny à vélo (dix ans plus tard, en mai 1996, pour fêter leur « exploit », ces mêmes cyclistes feront de nouveau le déplacement à Lugny). 1991 : Lugny étant reçu en Allemagne, une fontaine est inaugurée au cœur de Meckenheim pour célébrer le jumelage entre les deux villages (sur une plaque a été gravé le texte suivant : « Fontaine dédiée aux maires et fondateurs du jumelage franco-allemand entre Meckenheim (Palatinat) et Lugny (Bourgogne) construite sur la place du village en 1991 à la mémoire d'une Europe unie et pacifique. »). 1996 : Lugny reçoit la visite des conseillers municipaux de Meckenheim, Eugen Braun et Guy Berthaud étant respectivement maires de Meckenheim et de Lugny. 1997 : les conseillers municipaux de Lugny rendent visite à leurs homologues de Meckenheim ; une amicale « Meckenheim-Lugny » vouée à la promotion du jumelage entre les deux localités est officiellement créée et une « Lugny-Allee » inaugurée. 1998 : les élèves de l’école primaire « Marcel Pagnol » de Lugny rendent visite à leurs camarades allemands de Meckenheim (les échanges entre les deux écoles ont toutefois débuté en 1992). 2000 : les vingt ans du jumelage donnent lieu, à Meckenheim, à un échange entre les écoles primaires des deux villages. 2000 : la municipalité de Meckenheim est invitée à Lugny à l’occasion des « Vendanges du Siècle », spectacle son et lumière monté à l’initiative de la cave coopérative de Lugny. 2001 : Lugny est reçu à Meckenheim pour la « Gasselkerwe », la traditionnelle fête annelle au cours de laquelle Meckenheim s’anime, les producteurs de vin ouvrant leurs portes et faisant déguster. 2002 : échange entre les deux écoles primaires, Lugny se rendant à Meckenheim. 2003 : nouvel échange entre les deux écoles primaires, Meckenheim étant reçu à Lugny. 2005 : Meckenheim reçoit Lugny pour célébrer les vingt-cinq ans du jumelage ; l’événement donne notamment lieu à une soirée organisée pour célébrer l'anniversaire de plusieurs sociétés et les vingt-cinq ans du jumelage. 2006 : les vingt-cinq ans du jumelage sont fêtés à Lugny ; l’échange coïncide avec la Saint-Vincent cantonale, traditionnelle fête des vignerons organisée cette année-là à Lugny, et donne lieu à l’inauguration d’une « rue de Meckenheim ».

Lugny-Meckenheim : eine lebendige Partnerschaft !

Démographie[modifier | modifier le code]

La paroisse de Lugny totalisait cinq-cents communiants en 1675 et cent-quatre-vingts « feux cotisables » dix ans plus tard, en 1685.

Le « Dénombrement du Duché de Bourgogne et pays adjacens, et des provinces de Bresse et Dombes, Bugey et Gex » que fit réaliser peu avant la Révolution française Antoine-Jean Amelot de Chaillou, intendant de Bourgogne, indique que la population de la paroisse s'élevait en 1786 à huit cent quatre-vingt-six âmes.

Au XIXe siècle, la population de Lugny ne cessa de s'accroître et finit par atteindre mille trois cent soixante-huit habitants en 1872.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].

En 2015, la commune comptait 897 habitants[Note 11], en diminution de 3,76 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0041 1331 1461 1171 1451 1691 2471 2491 280
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2501 3021 3301 3681 3041 2801 1701 0971 027
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0821 0671 002862772803775846878
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
749716734725728798888901914
2013 2015 - - - - - - -
894897-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

Agence postale et recette buraliste. Caserne de gendarmerie. Centre de secours et d'incendie. Banque (avec distributeurs automatiques de billets). Deux garages automobiles (l'un avec station service). Deux garages agricoles. Étude notariale. Bibliothèque municipale. Auto-école.

Lugny, commune dont le territoire est desservi depuis 2005 par l'internet haut débit, bénéficie en outre depuis 2006 d'une couverture de qualité optimale en ce qui concerne la téléphonie mobile (avec le réseau 3G+/H+ pour l'internet mobile).

Santé[modifier | modifier le code]

Deux médecins généralistes, un ostéopathe, un orthophoniste et une sage-femme sont regroupés depuis 2015 dans une maison médicale pluridisciplinaire implantée au quartier du Terrillot.

Cabinet d'infirmiers.

Pharmacien, chirurgien-dentiste et masseur-kinésithérapeute.

Antenne de l'ASSAD de Mâcon, association dédiée aux soins à la personne et aux services à domicile.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Lugny dispose de quatre structures éducatives :

  • l'école publique « Marcel-Pagnol » (maternelle, élémentaire et primaire), avec garderie périscolaire et cantine ;
  • les écoles maternelle et primaire privées, avec internat, du groupe scolaire « La Source » ;
  • le collège public « Victor-Hugo » ;
  • le collège privé, avec internat, du groupe scolaire « La Source ».

Sports[modifier | modifier le code]

Lugny dispose d'un club de football qui, nommé « Viré-Lugny » (Viré étant le nom d'une commune voisine), évolue en 2e division du district du pays Saônnois (12e division nationale).

Lugny, qui dispose d'un dojo construit il y a quelques années, possède également un club de judo réputé fondé en 1977 : l'association sportive Lugny Judo Ju Jitsu.

En 1987, le village a accueilli le championnat de France de cyclisme sur route qui a vu gagner vainqueur Marc Madiot chez les coureurs professionnels et Jeannie Longo chez les dames. Le 27 juillet 1991, Lugny devient le point de départ de la 21e et avant-dernière étape du Tour de France 199, le vainqueur fut Miguel Indurain en couvrant les 57 kilomètres séparant Lugny de Mâcon en 1h 11 minutes et 45 secondes.

La 6e étape du Tour de France 2007, qui s'est courue entre Semur-en-Auxois et Bourg-en-Bresse, est passée par Lugny[32]. Le lendemain, le 14 juillet 2007, Jeannie Longo remporte le soixantième Prix cycliste de Lugny, épreuve exceptionnellement réservée aux féminines.

Cultes[modifier | modifier le code]

Lugny est le siège de l'une des sept paroisses composant le doyenné du Mâconnais (doyenné relevant du diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais[Note 12], paroisse dont le curé est le père Bernard Blondaux (qui a succédé en 2014 au père Jean Bosset, qui avait été nommé à Lugny en 2002) et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

En 1984, la cure a quitté le château de Lugny – où celle-ci se trouvait depuis les premières années du XXe siècle – pour s'installer au n° 56 de la rue du Pont, dans un bâtiment ayant abrité jusqu’au milieu du siècle dernier des religieuses garde-malades appartenant à la congrégation des sœurs de la Présentation de Marie de Châtel (religieuses qui, bénévolement, prodiguaient des soins aux malades de la commune).

L’église de Lugny, construite entre 1824 et 1826 là où s'élevait autrefois l'église romane construite au Moyen Âge, est, comme l'ancienne, placée sous le vocable de saint Denis, patron de Lugny, saint ayant donné son nom à l'un des quartiers du bourg. Son clocher abrite deux cloches fondues dans la première moitié du XIXe siècle, la plus ancienne pesant une tonne et datant de 1825[33]. Parmi les objets ayant été conservés de l’ancienne église romane figurent notamment – outre le retable intitulé « Le Christ et les Apôtres » de style flamboyant (1528) – les fonts baptismaux, qui paraissent remonter au XIVe siècle. Dans l'avant-nef trône une plaque de marbre que le sculpteur Albert Libeau, futur chef de l'atelier de restauration des marbres du musée du Louvre, façonna à la demande de la paroisse pour rendre hommage aux Lugnisois morts au champ d'honneur au cours de la Première Guerre mondiale. Une Vierge à l'Enfant en bois du XVIIIe siècle est exposée dans la chapelle des fonts baptismaux. Brochure de présentation de l'église consultable ici.

D'un point de vue pastoral, Lugny fut le lieu d'une expérience sans équivalent : avoir vu naître et se développer une communauté mêlant prêtres et laïcs, fondée avant-guerre à l'initiative du père Joseph Robert (1898-1987), nommé curé-archiprêtre de Lugny en 1935. À cette communauté – qui ne disparut que dans les années 80 – appartinrent notamment les prêtres suivants (par ordre alphabétique) : Aimé Berkane (1911-1963), Honoré Berthillot (1913-1994), Jean Carimantran (1933-2015), Paul Clair (1914-1995), Georges Dufour (1924-2018)[34], Paul Durix (1901-1987), Gabriel Duru (1923-1994), Pierre Fromageot (né en 1939), Jean Hermann (né en 1923), Robert Pléty (1921-2011) et Germain Signerat (1919-2005).

Lugny présente une particularité singulière : le fait de posséder deux cimetières, l'un étant situé à l'est du bourg, au hameau de La Garenne, l'autre au sommet du coteau dominant le hameau de Fissy.

Événements[modifier | modifier le code]

Nombreuses, les associations de Lugny organisent tout au long de l’année des manifestations attrayantes.

Elles s'associent notamment, en lien avec la municipalité, pour animer le 14 Juillet (cérémonie suivie d'une retraite aux flambeaux, d'un feu d'artifice et d'un bal populaire) et, chaque 8 décembre au soir, la fête dite « des illuminations » ou « des lumières » (fête d'origine religieuse qui consiste à illuminer les maisons à l'aide de bougies placées notamment sur le bord des fenêtres et, de plus en plus, de guirlandes électriques).

Chaque année en mai, la Cave de Lugny organise son traditionnel prix des Charmes (14e édition en 2018), manifestation qui repose sur une exposition rassemblant de nombreux artistes (sur le thème de la vigne et du vin), sur une visite de ses installations et une dégustation de ses cuvées.

Tous les ans depuis 2007, Lugny, grâce à l'association Lugny Patrimoine, participe à la mi-septembre aux Journées européennes du patrimoine, organisant des visites de son église et du quartier du château ainsi que de la chapelle Notre-Dame-de-Pitié de Fissy. Lugny participe également chaque été à la « Nuit des églises ».

Chaque année en décembre, à l'occasion des fêtes de Noël, l'UCAL (Union commerciale et artisanale de Lugny) organise sa traditionnelle quinzaine commerciale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les tours du château (détail).
  • Le bourg de Lugny

Lugny est un village ayant conservé un patrimoine riche où abondent les typiques maisons à galerie du Mâconnais, les lavoirs[Note 13], les vieux puits et les détails architecturaux tels que blasons de pierre ou fenêtres à meneaux. Dans la rue de l'Église, à deux pas des halles mêlant pierre et brique achevées en 1891, est notamment visible un beau cadran solaire daté de 1707 et orné de l'inscription latine « Volat velut umbra ». Sur la place de l’Église – place occupant l’emplacement de l’ancien cimetière (transféré hors du bourg, au hameau de La Garenne, vers 1855) et qui fut plantée de marronniers en 1877 – s'élève depuis 1909 un monument érigé à la mémoire des soixante-dix-neuf combattants du canton de Lugny tombés lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 et « depuis 1871 », fait extrêmement rare en milieu rural[Note 14]. Remarquable par son bel hôtel de ville de style néorenaissance bâti vers 1870 et par ses maisons typiques du Mâconnais, la belle place du Pâquier, principale place du bourg, est un endroit attachant où le temps semble s'être arrêté et où le visiteur a plaisir à s'arrêter ; à l'ombre de quatre vieux platanes plantés peu après 1850, y coule l'eau d'une fontaine inaugurée en 2011. Construites au pied de la Montagne du Château et de la colline de Saint-Pierre, quelques maisons bourgeoises bâties au XIXe siècle ont gardé fière allure, notamment la « maison Bassecourt » visible à l'angle de la Grande Rue et de la rue des Eaux Bleues, la « maison Jacques » (aujourd'hui occupée par le collège privé) ou le « Chalet », belle demeure érigée rue du Perthuis du Mont. Rue du 19-Mars-1962, une ample maison de maître du XVIIIe se distingue par sa façade, orientée au soleil levant et caractérisée par une galerie aux hautes colonnes de bois tourné et par son pavillon à comble aigu, « tardive réminiscence des tours seigneuriales »[35].

Brûlé lors de la Révolution française, le château de Lugny ne subsiste plus que par la présence de ses deux tours d’entrée (datées du XIVe siècle) et d'une partie des bâtiments de l'ancienne basse-cour, constructions à proximité desquelles, à l'intérieur du parc Monseigneur Joseph Robert, pousse un majestueux hêtre pourpre bicentenaire haut de 30 mètres labellisé « Arbre remarquable de France » en 2018[36].

L’église Saint-Denis de Lugny, bâtie au début du XIXe siècle, abrite deux œuvres remarquables : le retable « Le Christ et les Apôtres », retable en pierre représentant le Christ et les Apôtres daté de 1528[37], et une Vierge à l’Enfant exécutée au XVe siècle (œuvres respectivement classées aux Monuments historiques en 1903 et 1979) ; y sont également visibles un tableau exécuté vers 1950 par l'artiste Michel Bouillot, intitulé « L'Annonce de la Parole en Mâconnais »[38], et, du même artiste, une croix peinte inspirée du crucifix de Saint-Damien visible en la basilique Sainte-Claire d'Assise[39].

Cadole visible au hameau de Fissy.

Au hameau de Fissy, la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, entièrement restaurée de 2009 à 2013[40] et désormais ouverte au pubic chaque week-end, est un édifice qui, en dépit de remaniements, a conservé l’esprit et les volumes du roman primitif[41]. Fissy a également conservé un lavoir construit en 1823 et particulièrement digne d'intérêt (dont la restauration s'est achevée en 2015) : le « lavoir-abreuvoir » du Quart-Martin, dont le bassin est alimenté par l'eau d'un « puits-source » (donnant naissance au ruisseau de Fissy, affluent de la Bourbonne) et dont la toiture pyramidale est supportée par une remarquable – et fort complexe – charpente de chêne[42].

Le promeneur sensible au patrimoine naturel se rendra à Collongette, sur le site naturel protégé de la Boucherette, zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ou « znieff ») d'une centaine d'hectares créée dans les années 80[43] que gère la direction régionale de l'Environnement de Bourgogne. Aménagé il y a quelques années en lisière du bois de Charvençon, ce site naturel remarquable caractérisé par une pelouse calcaire sèche (pelouse appelée « teppe »), une lande à buis et un lisier forestier – et aussi d'anciennes carrière et lavière – se découvre en empruntant un sentier nature et découverte balisé qui, réservé aux piétons, a été équipé de panneaux permettant la découverte d'une flore et d'une faune remarquables (une douzaine d'orchidées recensées, une cinquantaine d'espèces d'arbres répertoriées, le lézard vert, la mante religieuse ainsi que de très nombreux oiseaux...)[44].

  • Le site Saint-Pierre et sa statue de l'apôtre (XVe siècle).
Statue de l'apôtre Pierre (XVe siècle).

Montant à Saint-Pierre, le promeneur jouira d’un panorama remarquable donnant sur le vignoble et, par-delà, sur la vallée de la Saône et les monts du Jura. Cheminant à travers le vignoble du plateau des Charmes auquel on accède en gravissant la « montée de la croix de bois » (Collongette), il contemplera ces vignes qui ont conquis une place prépondérante dans l’économie locale, comme en témoigne le développement de la coopérative vinicole de Lugny, devenue la Cave de Lugny, la plus importante de Bourgogne, et la troisième de France pour les vins d'appellation d'origine contrôlée (30 % de la production totale du Mâconnais, 6 % de la production totale de Bourgogne). La statue de saint Pierre, datée du XVe siècle et classée aux Monuments historiques en 1928, que l'on peut voir dans sa niche au sommet de la colline de Saint-Pierre, est l’un des plus beaux fleurons de « l'imagerie » mâconnaise selon Gabriel Jeanton qui la qualifia d'œuvre d’art « très remarquable [dépassant] l’art populaire courant »[45] – est le dernier vestige d’une chapelle dont les ruines dominaient encore Lugny à la fin du XVIIIe siècle ; deux ermites, Jean Forêt (ou Fourré) et Pierre-Romain Commerçon, s’y succédèrent aux XVIIe et XVIIIe siècles. Cette sculpture en pierre constitue une œuvre d’art remarquable. De sa main gauche, saint Pierre tient le Livre, attribut ordinaire des apôtres rappelant la parole du Christ : « Allez enseigner toutes les nations. » ; sa main droite est quant à elle levée dans un geste d'enseignement. Sur les pages du livre figure une inscription aujourd’hui difficilement lisible : « Restauré par J. Fleurii Tropenat de Lion en (illisible) sous le règne de notre bon roi Louis XVIII le Désiré ».

  • Le pavillon de vignes de Macheron.

En contrebas du célèbre plateau des Charmes couvert de vignes, presque à l'aplomb de la grotte de Macheron – grotte qui fut fouillée en 1919 puis, de nouveau, au milieu des années 1950[46] – et à deux pas de la Bourbonne s’élève un type d’édifice relativement rare : un « pavillon de vigne » qui, construit au XVIIIe siècle, est remarquable par la ravissante toiture en dôme[Note 15] – avec girouette – dont il est coiffé[Note 16]. Entre Macheron et le bourg de Lugny, un élégant pont de pierre construit en 1811 enjambe l’Ail, peu avant que ce ruisseau ne se jette dans la Bourbonne.

  • La tombe avec gisant de l'abbé Jacques Brun.

Au cimetière, transféré hors du bourg dans les années 1850, se découvre une sépulture particulièrement digne d'intérêt : celle de l'abbé Jacques Brun (1814-1880), curé-archiprêtre de Lugny de 1854 à sa mort, tombe caractérisée par le gisant en marbre de carrare qui la compose et qui représente ce prêtre figé dans son dernier sommeil, dûment revêtu de ses habits liturgiques[47].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Parmi les personnalités ayant marqué l'histoire de Lugny figurent principalement l'ancien maire et président de la cave coopérative Eugène Blanc, le docteur Charles Caix, le pionnier de l'aviation Louis Janoir, monseigneur Joseph Robert, l'abbé Robert Pléty, le céramiste Jacques-Gabriel Jeandet, le marbrier Albert Libeau, l'artiste Michel Bouillot et l'épicière Madeleine Soboul, ainsi que, pour la période plus ancienne, Florent-Alexandre-Melchior de La Baume, Nicolas Genost de Laforest et Jean de Lugny.

  • Eugène Blanc, né à Lugny le 27 janvier 1876, maire SFIO (socialiste) de Lugny de 1910 à 1940[Note 17], fut conseiller général du canton de Lugny jusqu'en 1940. Cet homme politique de Saône-et-Loire joua dans les années 1920 et 1930 un rôle de premier plan aux côtés du député Henri Boulay dans la création et le développement du mouvement coopératif vinicole en Mâconnais et fonda en janvier 1927 la coopérative vinicole de Lugny[48]. En 1927 toujours, Eugène Blanc fut choisi pour présider la Fédération des caves coopératives de Saône-et-Loire, structure créée cette même année pour défendre les intérêts des caves coopératives fondées en Mâconnais, Chalonnais et Beaujolais. Il occupa ces deux présidences pendant de nombreuses années. Eugène Blanc décéda à Lugny le 29 janvier 1964. Il repose au cimetière de Lugny. Commandeur du Mérite agricole, Eugène Blanc avait été fait chevalier de la Légion d'honneur[Note 18].
  • Charles Caix, né à Asnan (Nièvre) le 20 mars 1904, docteur en médecine, installa son cabinet à Lugny en 1942, après avoir exercé treize ans à Azé. Entré dans la Résistance cette même année, responsable du secteur de Lugny, il devint « médecin des maquis » en 1943[49] ; mais, recherché en raison de ses activités, il dut fuir Lugny début 1944 et se cacher plusieurs mois avant de pouvoir y revenir et siéger au comité départemental de libération de Saône-et-Loire. Conseiller municipal de 1945 jusqu’à sa mort, Charles Caix, qui habitait la « maison Bassecourt », décéda à Lugny le 14 juin 1971[50].
  • Joseph Robert, né le 12 avril 1898 à Besançon, prêtre formé à Rome (au séminaire pontifical français, où il fut séminariste de 1920 à 1927) qui fut nommé curé de Lugny en 1935 (après l’avoir été quelques années à Briant), y fonda cette même année la « communauté de prêtres de Lugny », communauté qui, créée au cœur du Mâconnais, dans une région particulièrement déchristianisée, fut le premier groupe communautaire de prêtres du diocèse d’Autun (groupe qui devait notamment déboucher, après-guerre, sur la création d’une école puis d’un collège, ainsi que sur l'ouverture d'un centre d'organisation de pèlerinages). Curé-archiprêtre de Lugny, auteur d’un catéchisme (« Mon premier catéchisme » publié peu avant la guerre et plusieurs fois réédité), Joseph Robert, qui avait été fait chanoine honoraire de la cathédrale Saint-Lazare d’Autun par Monseigneur Lucien-Sidroine Lebrun en 1946, mourut le 16 mars 1987 à l'hôpital de Chambéry. Il repose au cimetière de Digoin.
  • Robert Pléty, né le 29 juin 1921 à Rully, formé au petit séminaire de Rimont puis au grand séminaire d'Autun, fut ordonné prêtre en 1947 et aussitôt nommé au sein de la communauté de prêtres de Lugny, où il demeura jusqu’en 1986, douze ans après avoir succédé à l'abbé Joseph Robert à la tête de cette communauté. Outres ses fonctions pastorales, il fut chargé, aussitôt nommé, d’enseigner au sein de l’école fondée par cette communauté, d’abord comme instituteur puis en tant que professeur de mathématiques et de sciences, avant, finalement, de prendre la direction de cet établissement au début des années soixante-dix et de le faire évoluer en école et collège sous contrat. Au début des années 60, il avait entamé des études de biologie, amorce d’un parcours universitaire qui le conduisit en 1985 à un doctorat d’État ès sciences en éthologie, ses recherches portant sur le rôle du groupe dans l’apprentissage scolaire[51]. Après un séjour aux États-Unis (Californie) de 1986 à 1987, il fut nommé délégué diocésain à la communication par monseigneur Armand Le Bourgeois, fonctions qu’il occupa pendant dix ans. Robert Pléty mourut le 9 juillet 2011 à l’hôpital de Chalon-sur-Saône. Il repose au cimetière de Rully. Il avait été fait chevalier dans l'ordre des palmes académiques et honoré en 2004 par la ville de Montceau-les-Mines pour son activité dans la résistance et son rôle dans la libération de la ville[52].
  • Louis Janoir, né à Lugny le 2 août 1883[Note 19], est un pionnier de l'aviation. Diplômé des Arts et Métiers (Châlons-sur-Marne, promotion 1901), il fut breveté pilote[Note 20] et participa à de nombreuses compétitions aériennes. Puis, après avoir passé quelques années en Russie (1914-1916), il intégra la SPAD, où il fut l'un des principaux collaborateurs de l'ingénieur Louis Béchereau. Il fonda en 1917 les ateliers d’aviation Janoir (construction de chasseurs biplans Spad), puis les Chantiers aéro-maritimes de la Seine. Louis Janoir décéda en 1968.
  • Jacques-Gabriel Jeandet, né à Mâcon le 11 juin 1873, est un céramiste qui jouit d’une certaine renommée. En 1926, cet artiste qui avait appris le dessin et la poterie à l’école des beaux-arts de Mâcon puis à celle de Lyon installa son atelier de potier dans une maison qu’il loua à l’angle de la rue de Mâcon et de l’impasse Néronde ; il y tourna pendant une dizaine d’années, s’adonnant également à la peinture (aquarelle). Jacques-Gabriel Jeandet décéda à Lugny le 24 décembre 1945[53].
  • Albert Libeau, né à Mâcon le 3 juillet 1893, est un artisan qui, après plusieurs années passées à Lugny à tenir un commerce de « marbrerie, sculptures et couronnes mortuaires » (de 1919 à 1925)[Note 21], alla s’installer en région parisienne, entra au musée du Louvre et en sortit trente ans plus tard, après avoir dirigé pendant de nombreuses années l’atelier de restauration des marbres de ce musée. Albert Libeau décéda à Villejuif le 28 juillet 1971[54].
  • Michel Bouillot (1929-2007), érudit dont la passion fut le patrimoine de la Bourgogne-du-Sud, connut bien Lugny. Il y enseigna en effet le dessin de 1949 à 1952 (et fut surveillant d'internat) auprès de la communauté éducative rassemblée à la fin de la guerre autour du père Joseph Robert, curé du lieu (actuel groupe scolaire privé « La Source »).
  • Madeleine Soboul (1914-2017), commerçante de Lugny qui, au moment de son décès, survenu le 8 août 2017, avait 103 ans et tenait toujours l'épicerie familiale qu'elle avait reprise soixante ans plus tôt (ce qui faisait d'elle, alors, la plus âgée des commeçantes de France en activité)[55].
  • Nicolas Genost de Laforest, né à Tournus le 28 octobre 1722, curé de la paroisse de Chapaize à partir de 1751, veneur de talent, mourut le 6 octobre 1783 au château de Lugny des suites d'un accident de chasse. Ses chasses mémorables inspirèrent au marquis Théodore de Foudras une œuvre cynégétique publiée dans la première moitié du XIXe siècle et plusieurs fois rééditée.
  • Jean de Lugny fut le « dernier héritier mâle de la maison de Lugny ». Chevalier, seigneur de Lugny, il était aussi comte de Brancion (aujourd'hui hameau de Martailly-lès-Brancion) en tant que seigneur engagiste, baron de Saint-Trivier (Saint-Trivier-en-Dombes, aujourd’hui Saint-Trivier-sur-Moignans, chef-lieu de canton du département de l’Ain), de Branges (commune du canton et de l’arrondissement de Louhans dans le département de Saône-et-Loire), de Blaignac, de Lessard (Lessard-en-Bresse, commune du canton de Saint-Germain-du-Plain dans l’arrondissement de Chalon-sur-Saône) et de Sagy. Il donna le 4 mars 1539 l’aveu pour sa terre de Lugny, à savoir huit cents livres de rente y compris deux cents livres pour la seigneurie de Bissy et cent livres pour les dîmes de Lugny tenues en fief de l’évêque de Mâcon. Il testa le 25 avril 1552.

En images[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages traitant de Lugny[modifier | modifier le code]

  • Léonce Lex : « Notice historique sur Lugny et ses hameaux », Belhomme Libraire Éditeur, Mâcon, 1892. Cette monographie de quatre-vingts pages écrite par Léonce Lex, archiviste du département de Saône-et-Loire de 1885 à 1925, a été réimprimée en novembre 1992 pour le compte de la bibliothèque municipale de Lugny.
  • Frédéric Lafarge, Paulette Berthaud : « Si Lugny m'était conté... en images », Bibliothèque municipale de Lugny, Lugny, 1999 (ISBN 2-9514028-0-5). Cet ouvrage de cent quatorze pages, écrit par Frédéric Lafarge et Paulette Berthaud, préfacé par Michel Bouillot (délégué départemental de l’association Maisons paysannes de France), rassemble une sélection de cartes postales et de photographies anciennes qui, toutes commentées, montrent ce que fut Lugny entre 1900 et 1950.
  • Frédéric Lafarge, Paulette Berthaud : « Lugny, mémoire de pierres, mémoire d'hommes », Bibliothèque municipale de Lugny, Lugny, 2006 (ISBN 2-9514028-1-3). Écrit par Frédéric Lafarge et Paulette Berthaud, préfacé par Fernand Nicolas (président du Groupe 71, directeur de la revue « Images de Saône-et-Loire » et ancien président de l'Académie de Mâcon), cet ouvrage de cent quarante-huit pages, enrichi d'aquarelles et de vues aériennes, rassemble près de trois cents photographies légendées relatives au patrimoine architectural, historique et naturel de Lugny. Cinq Lugnisois ayant passé leur jeunesse à Lugny – ou une partie seulement – y évoquent le Lugny d'avant 1950.

Ouvrage traitant de la révolte des Brigands en Haut-Mâconnais en 1789[modifier | modifier le code]

  • « La ronde des « Brigands » en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française.

Articles portant sur Lugny[modifier | modifier le code]

  • Paulette Berthaud : « Lugny, hier », revue Images de Saône-et-Loire n° 69, printemps 1987, pages 5 à 8.
  • Paulette Berthaud et Frédéric Lafarge, « Une chapelle en Haut-Mâconnais : Notre-Dame-de-Pitié de Fissy (Lugny) », revue Images de Saône-et-Loire, n° 162, juin 2010, pages 7 à 9.
  • Jean Combier, « La pierre gravée de Lugny : une scène de chasse attribuée au Haut Moyen Age », revue Images de Saône-et-Loire, n° 172, décembre 2012, pages 12 à 14.
  • Michel Bouillot, « Fissy, hameau de Lugny, village vigneron du 19e siècle », revue Images de Saône-et-Loire n° 105, juin 1996, pages 15 à 20.
  • Daniel Conry, « La Boucherette : un espace naturel typique du Haut-Mâconnais », revue Images de Saône-et-Loire n° 175, septembre 2013, pages 14 à 18.
  • Frédéric Lafarge, « Une importante cave du Mâconnais : la coopérative vinicole de Lugny », revue Images de Saône-et-Loire, n° 165, mars 2011, pages 9 à 11.
  • Frédéric Lafarge, « Le battage du blé à Lugny dans l'entre-deux-guerres », revue Images de Saône-et-Loire n° 178, juin 2014, pages 22 et 23.
  • Frédéric Lafarge, « Un passionnant document d'archives restauré : le "cadastre napoléonien" de Lugny », revue Images de Saône-et-Loire, n° 181, décembre 2014, pages 10 et 11.
  • Frédéric Lafarge, « Le tombeau de l'abbé Jacques Brun, ancien curé-archiprêtre de Lugny », revue Images de Saône-et-Loire, n° 182, juin 2015, pages 20 et 21.
  • Frédéric Lafarge, « Il y a 50 ans, Lugny inaugurait son caveau de dégustation », revue Images de Saône-et-Loire, n° 187, septembre 2016, pages 16 et 17.
  • Fernand Nicolas, « Le retable de Lugny », revue Images de Saône-et-Loire, n° 149, mars 2007, page 9.
  • Henri Parriat, « La faune de la Grotte de Macheron près de Lugny (S.-&-L.) » revue La Physiophile, n° 49, octobre 1958, pages 14 à 38.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Hameau qui comporte trois « quartiers » : Le Quart-Martin (ou « Fissy-le-Haut »), La Ville (ou « Fissy-le-Bas ») et Saint-Laurent.
  2. Source dite « des Eaux bleues ».
  3. Au lavoir du Quart-Martin, qui est alimenté par un « puits-source ».
  4. Chartes n° 1561 (Charta qua Wilibertus, filius Wiliberti, dat monasterio Cluniacensi mansum et alias res servosque in villis Luviniaco et Ipgiaco), n° 1611 (Charta qua Robertus sacerdos dat monasterio Cluniacensi res suas in villa Luviniacus) et n° 1615 (Charta permutationis terrarum in villis Luviniaco et Cassanias, inter monachos Cluniacenses, ex una parte, et Dodonem uxovemque ejus Girbergam, ex altera).
  5. Lugny figure ainsi parmi les cinq cents premières communes de France à avoir été cadastrées après la Révolution française.
  6. D'après des plans de l'architecte Roch fils de Mâcon.
  7. D'après des plans de l'architecte Adrien Guillemin, à qui l'on doit de nombreux autres bâtiments publics et, notamment, une autre mairie-école-justice de paix : celle de La Chapelle-de-Guinchay.
  8. Ce monument est surmonté de la statue d’un soldat montant fièrement la garde et à qui rien ne manque du parfait équipement du « poilu » de la Grande Guerre : casque Adrian, capote, ceinturon avec cartouchière et bidon, besace, culotte, bandes molletières, brodequins et fusil Lebel. La statue, qui représente un « poilu vainqueur » et a été sculptée dans un bloc de pierre de Chauvigny, est l’œuvre de Pierre Curillon (1866-1954), sculpteur originaire de Tournus. Y est gravée l'identité des trente-huit Lugnisois qui trouvèrent la mort au cours de la Première Guerre mondiale : François Artaud (soldat de deuxième classe au 334e régiment d’infanterie, né à Lugny le 23 mai 1887 et mort pour la France le 3 septembre 1914 à l’hôpital de Gérardmer dans les Vosges des suites de blessures de guerre), Joanny Audoux (chasseur de deuxième classe au 8e bataillon de chasseurs à pied, né à Lugny le 9 octobre 1882 et mort pour la France le 29 octobre 1916 à Sailly-Saillisel dans la Somme, tué sur le champ de bataille), François Baboud (chasseur de deuxième classe au 1er bataillon territorial de chasseurs, né à Lugny le 6 janvier 1877 et mort pour la France 11 août 1918 à Raon-l'Étape dans les Vosges, tué à l'ennemi), Etienne Bajard (soldat de deuxième classe au 133e régiment d'infanterie, né le 19 décembre 1895 et mort pour la France le 8 juillet 1915 à La Fontenelle, hameau de Ban-de-Sapt dans les Vosges, tué à l'ennemi), Pierre Blanc (mort pour la France en 1914), André Bouillin (caporal au 10e régiment d'infanterie, né à Lugny le 27 octobre 1891 et mort pour la France le 22 avril 1915 au bois d'Ailly, entre les communes de Saint-Mihiel et d'Apremont-la-Forêt dans la Meuse, tué à l'ennemi), Jacques Joseph Bouilloud (soldat au 27e régiment d'infanterie, né à Cruzille le 22 juin 1875 et mort pour la France le 11 décembre 1914 dans la forêt d'Apremont, entre les communes de Saint-Mihiel et d'Apremont-la-Forêt dans la Meuse, tué à l'ennemi), Jean-Baptiste Boulon (maréchal des logis au 203e régiment d'artillerie, sous-chef artificier de la 21e batterie, né à La Chapelle-de-Guinchay le 18 octobre 1886 et mort pour la France le 16 mai 1918 à Beaurieux dans l'Aisne par suite de blessures de guerre), Joannès Chambard (soldat de deuxième classe au 6e régiment d'infanterie coloniale, né à Ozenay le 15 août 1881 et mort pour la France le 18 mai 1915 à Lachalade dans la Meuse, tué à l'ennemi [repose à la nécropole nationale de Lachalade]), François Chevenet (soldat au 334e régiment d’infanterie, né à La Chapelle-sous-Brancion le 17 décembre 1884 et mort pour la France le 15 octobre 1915 à l'Hartmann dans le Haut-Rhin par suite de blessures de guerre), François Cotessat (soldat à la 8e section d'infirmiers, né à Lugny le 12 septembre 1878 et mort pour la France à Mâcon le 23 octobre 1918 à l'hôpital des suites d'une maladie contractée en service), Pierre Dufour (caporal au 41e bataillon de chasseurs à pied, né à Lugny le 29 janvier 1894 et mort pour la France le 24 mai 1917 sur le plateau de Vauclerc dans l'Aisne, tué par un éclat d'obus), Joseph Germain (sapeur mineur au 11e régiment du génie, né à Saint-Germain-au-Mont-d'Or le 28 juin 1897 et mort pour la France le 7 octobre 1918 au sud-est du Chardon Vert [lieu-dit : Sequehart] dans l'Aisne, tué sur le champ de bataille par un éclat d'obus), Philibert Gonot (soldat au 56e régiment d’infanterie coloniale, né à Charbonnières le 25 septembre 1894 et mort pour la France le 5 mai 1915 à Seddul-Bahr (détroit des Dardanelles), Marius Grassiant (mort pour la France en 1916), François Guigue (soldat au 170e régiment d’infanterie, né à Lyon le 6 octobre 1891 et mort pour la France le 10 janvier 1918 à Gérardmer dans les Vosges des suites de blessures de guerre), Joseph Marie Guillet (sous-lieutenant observateur à l'escadrille VR 558 du 3e groupe d'aviation, né à Lugny le 27 juin 1896 et mort pour la France le 5 août 1919 à Khénifra au Maroc, tué et carbonisé au cours d'une reconnaissance effectuée en avion), Victor Guyonnet (sergent au 35e régiment d’infanterie coloniale, né à Lugny le 24 novembre 1886 et mort pour la France le 30 septembre 1915 dans la Marne, tué à l'ennemi), Pierre Janaud (soldat au 56e régiment d’infanterie coloniale, né à Lugny le 30 août 1894 et mort pour la France le 6 mai 1915 sur la colline d'Achibaba en Turquie, tué à l'ennemi), François Janoir (soldat au 134e régiment d’infanterie [régiment en garnison à Mâcon en 1914], né à Lugny le 30 janvier 1884 et mort pour la France le 11 avril 1915 au bois d'Ailly dans la Meuse, tué à l'ennemi), Charles Joseph (officier dans l'Intendance, né à Lugny le 27 janvier 1873 et mort pour la France en novembre 1917 à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris, de maladie), Félix Josserand (soldat au 52e régiment d’infanterie coloniale, né à Saint-Étienne-sur-Reyssouze le 3 août 1895 et mort pour la France le 25 septembre 1915 à Souain dans la Marne), Pierre Lerouge (caporal au 5e régiment d’infanterie coloniale, né à le 4 décembre 1881 et mort pour la France le 4 septembre 1914 à Larifontaine près de Rambervillers dans les Vosges, sur le champ de bataille), Charles Libet (soldat au 66e régiment d’infanterie, né à Lugny le 9 octobre 1898 et mort pour la France le 14 octobre 1918 à l'hôpital d'évacuation no 7 des suites d'une maladie contractée en service), Pierre Luquet (mort pour la France en 1915), Alphonse Maillot (mort pour la France en 1915), André Mandelier (sergent affecté au 31e régiment d’infanterie puis aspirant au 42e régiment d’infanterie puis détaché au 1er groupe d'aviation en tant qu'élève pilote inscrit à l'école d'aviation d'Ambérieu-en-Bugey dans l'Ain), né à Lugny le 18 octobre 1896 et mort pour la France le 27 août 1917 à Saint-Didier-d'Aussiat dans l'Ain), tué accidentellement en exercice de vol [deux citations, croix de guerre avec palme et deux étoiles]), Auguste Mazoyer (soldat au 327e régiment d’infanterie, né à Lugny le 26 novembre 1897 et mort pour la France le 28 mars 1918 à Fontenay dans l'Aisne, à l'hôpital d'évacuation no 51, des suites de blessures de guerre), Jean-Baptiste Michelet (soldat au 10e bataillon de chasseurs à pied, né à Lugny le 24 mai 1884 et mort pour la France le 18 novembre 1916 dans la Somme, tué à l'ennemi), Jean-Marie Michelet (en réalité François et non Jean-Marie, soldat au 10e régiment d’infanterie de ligne, né à Lugny le 2 juin 1886 et mort pour la France le 21 août 1914 à Sarrebourg), Jean-Claude Moïse (soldat au 4e régiment d’infanterie coloniale, né à Solutré le 20 septembre 1897 et mort pour la France le 23 mai 1915 à Châlons-sur-Marne dans la Marne), au quartier Corbineau, des suites de maladie), Jean-Marie Nonain (soldat au 1er B.C., né à Lugny le 31 mars 1889 et mort pour la France le 8 septembre 1916 à Vermandovillers dans la Somme, tué à l'ennemi), François Parnalland (soldat au 85e régiment d’infanterie, né à Vernoux le 6 août 1887 et mort pour la France le 7 novembre 1915 à Commercy dans la Meuse des suites d'une maladie contractée en service), Jean Pasquet (mort pour la France en 1918), Pierre Pernin (soldat au 77e régiment d’infanterie, né à Lugny le 20 février 1896 et mort pour la France le 16 juin 1915 dans le Pas-de-Calais, entre Souchez et Neuville-Saint-Vaast, tué à l'ennemi), Benoît Pourmonet (mort pour la France en 1914), Emile Rouillot (soldat au 56e régiment d’infanterie, né à Lugny le 23 décembre 1893 et mort pour la France le 30 juin 1917 à Châlons-sur-Marne dans la Marne des suites d'une maladie contractée en service commandé) et Jean-Marie Talmey (soldat au 334e régiment d’infanterie, né à Ozenay le 2 mai 1884 et mort pour la France le 3 octobre 1914 à Stuttgart en Allemagne, en captivité, des suites de blessures de guerre). Y figure aussi l'identité des six Lugnisois tombés au cours de la Seconde Guerre mondiale : Marcel Perraud (mort pour la France en 1940), Claudius Jacquelin (mort pour la France en 1940), Albert Tassin (mort pour la France en 1940), Raymond Mignot (mort pour la France en 1944), Constant Lauvernay (mort pour la France en 1945) et Lucien Guérot (mort pour la France en 1945).
  9. Symbole qu'elle partage avec la Cave de Lugny, qui l'a également adopté.
  10. Commerçants et artisans sont réunis au sein d'une union commerciale et artisanale : l'UCAL (Union commerciale et artisanale de Lugny).
  11. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  12. Paroisse dont dépendent Azé, Bissy-la-Mâconnaise, Burgy, Charbonnières, Chardonnay, Clessé, Cruzille, Fleurville, Grevilly, La Salle, Lugny, Montbellet, Péronne, Saint-Albain, Saint-Gengoux-de-Scissé, Saint-Martin-Belleroche, Saint-Maurice-de-Satonnay, Senozan et Viré.
  13. Il en subsiste cinq, que l'on peut voir au centre du bourg (rue de la Fontaine), au hameau de Collongette (rue de la Boucherette), au nord du hameau de Macheron et au hameau de Fissy (deux lavoirs : le lavoir-abreuvoir du Quart-Martin et le lavoir de Saint-Laurent).
  14. Monument inauguré le 28 novembre 1909. Pour la commune de Lugny, sept morts : Claude Massu (zouave au 1er régiment de zouaves inscrit sous le n° 7394 au registre matricule, disparu le 6 août 1870 lors de la bataille de Frœschwiller-Wœrth dans le Bas-Rhin), Jean Frérot (soldat de 2e classe au 93e régiment d'infanterie inscrit sous le n° 3729 au registre matricule, disparu le 18 août 1870 lors de la bataille de Gravelotte-Saint-Privat dans la Moselle), Henri Boulay (soldat de 2e classe au 47e régiment d'infanterie de ligne inscrit sous le n° 9638 au registre matricule, disparu le 9 janvier 1871 lors de la bataille de Villersexel dans la Haute-Saône), Claude Artaud (soldat au 6e régiment d'artillerie, décédé le 24 février 1871 à Neuchâtel, en Suisse, de la fièvre typhoïde), Philippe Vulcain, Edouard Rabuel et Désiré Nonain. Pour les autres communes du canton de Lugny, soixante-douze morts : neuf pour Azé, huit pour Bissy-la-Mâconnaise, aucun pour Burgy, quatre pour Chardonnay, neuf pour Clessé, six pour Cruzille, aucun pour Grevilly, six pour La Salle, deux pour Montbellet, cinq pour Péronne, sept pour Saint-Albain, huit pour Saint-Gengoux-de-Scissé, trois pour Saint-Maurice-de-Satonnay, quatre pour Vérizet (Vérizet, aujourd'hui simple hameau de Viré, est alors une commune et d'elle dépend l'actuelle commune de Fleurville) et un pour Viré.
  15. Toiture qui, restaurée il y a quelques années avec le soutien de la Fondation du Patrimoine, a valu à son propriétaire de recevoir des mains du président du conseil régional de Bourgogne le diplôme lui conférant la 3e place ex-æquo au titre de l'édition 2005 du prix régional du patrimoine.
  16. Isolé au milieu des vignes en contrebas de la route autrefois dite « de Saint-Oyen à Lugny », l’édifice est réputé avoir été un ancien « pavillon de vignes » qui aurait été bâti avant la Révolution française par un propriétaire terrien soucieux de valoriser son domaine ou, tout au moins, de « s’en rapprocher » pour mieux le surveiller. La présence d’une cheminée, les linteaux sculptés et la fenêtre percée au nord en direction des vignes témoignent du soin avec lequel il fut édifié.
  17. Après avoir été élu en juin 1910, il fut régulièrement reconduit à la tête de la commune, d'abord en mai 1912 puis en décembre 1919, mai 1925, mai 1929 et mai 1934.
  18. L'un des espaces publics de Lugny porte officiellement son nom depuis 2011 et conserve son souvenir : l'esplanade Eugène Blanc, qui jouxte l'ancien caveau de dégustation Saint Pierre inauguré en 1965 à l'initiative de la cave coopérative de Lugny.
  19. Place du Pâquier, dans la maison de ses parents Pierre Janoir, peintre plâtrier, et Suzanne Nonain.
  20. Brevet de pilote n° 553, délivré par l'Aéro-club de France le 28 juillet 1911, à Orléans.
  21. Commerce qui était installé à l'angle de la rue du Pont et de la rue de la Croix Nérin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. En 1930, si l'on n'y produisait déjà plus de farine, ce moulin fonctionnait encore, celui-ci ayant été reconverti en scierie. Source : « Le battage du blé à Lugny dans l'entre-deux-guerres », article de Frédéric Lafarge paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 178 de juin 2014, pages 22 et 23.
  2. Jean Combier, Les bornes armoriées dans l'histoire du Mâconnais, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 176 de décembre 2013, pp. 19-22.
  3. Source : Armorial des communes, données consultables sur le site internet des Archives départementales de Saône-et-Loire.
  4. « Réseau Buscéphale - Ligne régulière 14 : Châlon-sur-Saône - Tournus - Mâcon », sur saoneetloire71.fr
  5. La Saône-et-Loire : la Bourgogne-du-Sud, guide officiel du groupement des syndicats d'initiative de Saône-et-Loire (édité sous le patronage des chambres de commerce et d'industrie de Mâcon-Charolles-Tournus), Éditions Larrieu-Bonnel, Toulouse, 1968.
  6. Massifs auxquels s'ajoutent le bois du Fiez, le bois de Raras, le bois de l'Essard Martin et le bois de Sapins dont la commune est également propriétaire. Source : Daniel Conry, Les forêts de Lugny, article paru dans le bulletin municipal de Lugny pour l'année 2013, pp. 32-33.
  7. Source : Pierre Ponsot, Cartographie des moulins de Saône-et-Loire au 19e siècle, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 63 (automne 1985), pp. 5-7.
  8. Également dénommé moulin de la Maigrette, et dont il ne reste pas la moindre trace.
  9. « Normes et records 1961-1990 : Mâcon - Charnay (71) - altitude 216m », sur infoclimat.fr
  10. RAGUT Camille : « Statistique du département de Saône-et-Loire », Imprimerie de Dejussieu, Mâcon, 1838.
  11. BEAUNE Henri et D'ARBAUMONT Jules : « La noblesse aux États de Bourgogne de 1350 à 1789 », Lamarche libraire-éditeur, Dijon, 1864.
  12. PERRAUD François, « Le Mâconnais historique », Protat frères Imprimeurs, Mâcon, 1921.
  13. Signalé par Léonce Lex d’après : MONNIER, « Annuaire de Saône-et-Loire pour 1829 », Mâcon, 1829. L’annuaire n'indique pas les sources sur lesquelles reposent cette affirmation.
  14. Ce qu'il reste du château de Lugny est parfaitement décrit dans : VIGNIER Françoise (sous la direction de) : « Le Guide des Châteaux de France, 71 Saône-et-Loire », Editions Hermé, Paris, 1985.
  15. Alain Dessertenne et Françoise Geoffray, La carte de Cassini en Saône-et-Loire : description topographique des paroisses. Transcription intégrale des réponses données par les curés pour la plupart des paroisses de l’actuelle Saône-et-Loire lors de l’enquête lancée pour établir la carte de Cassini en 1757, Cercle généalogique de Saône-et-Loire, 2015, p. 254.
  16. Cadastre dont les plans parcellaires (neuf planches), conservés dans les archives de Lugny, ont été restaurés à l'automne 2013 par Malaurie Auliac, spécialiste en restauration d'arts et documents graphiques alors installée à Lugny. Au sujet de ce cadastre et de sa restauration, lire : « Un passionnant document d'archives restauré : le "cadastre napoléonien" de Lugny », article de Frédéric Lafarge paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 181 de décembre 2014, pages 10 et 11.
  17. Source : « Les petits tacots sont morts... Que vivent les petits tacots ! », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 20 de décembre 1973 (pages 29 et 30).
  18. Inaugurée le dimanche 11 novembre 1900, cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années 1930, effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Venant de Bissy-la-Mâconnaise, il parvenait à Lugny en contournant la montagne du Château ; il empruntait la route des Eaux Bleues jusque devant l’église où il marquait un arrêt avant de s’engager dans la rue de l’Abreuvoir et l’actuelle rue du Tacot pour finalement arriver en gare, au pied de la colline du Terillot. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou bien encore de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois voitures de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Lors du démantèlement de la ligne, les rails, dit-on, furent envoyés sur la frontière où, fichés dans le sol, ils servirent à la réalisation des tronçons d’obstacles antichars de la ligne Maginot. La gare, ses dépendances et les terrains attenants furent quant à eux rachetés par la commune en septembre 1940. Au sujet de cette ligne de chemin de fer à voie étroite, lire : « Le Tacot de Fleurville » paru dans « 71-Images de Saône-et-Loire » n° 92 de l'hiver 1992-1993, p. 9-15.
  19. Inauguration relatée dans un article paru dans « Le Progrès de Saône-et-Loire » du mardi 30 novembre 1909. Source : Frédéric Lafarge, Guerre franco-allemande de 1870-1871 : un monument pour se souvenir, bulletin municipal de Lugny pour l'année 2009, pp. 26-27.
  20. Conformément au décret présidentiel du 10 mars 1922 « approuvant la délibération par laquelle le conseil municipal de Lugny a décidé l'érection d'un monument à la mémoire des enfants de la commune morts pour la France ». Source : Frédéric Lafarge, Centenaire de 14-18 : un monument pour se souvenir, bulletin municipal de Lugny pour l'année 2014, pp. 15, 18 et 19.
  21. Inauguration dont a rendu compte un article paru dans « Le Courrier de Saône-et-Loire » daté du lundi 27 septembre 1965. Au sujet de cette cérémonie, lire : « Il y a 50 ans, Lugny inaugurait son caveau de dégustation », article de Frédéric Lafarge paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 187 de septembre 2016, pages 16 et 17.
  22. « La pierre gravée de Lugny : une scène de chasse attribuée au Haut Moyen Age », article de Jean Combier paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 172 de décembre 2012, pages 12 à 14.
  23. « Une importante cave du Mâconnais : la coopérative vinicole de Lugny », article de Frédéric Lafarge paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 165 de mars 2011, pages 9 à 11.
  24. Chiffres pour l'année 2015. Source : « la page consacrée à l'identité de la Cave de Lugny sur le site internet de la Cave de Lugny »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  25. Voir la page consacrée à la Cave de Lugny sur le site internet du guide touristique « Le Petit Futé » (mise à jour 2016) https://www.petitfute.com/v7622-lugny-71260/c650-produits-gourmands-vins/c1117-vins-alcools/c715-caves-maisons-des-vins/270526-cave-de-lugny.html.
  26. http://www.vins-bourgogne.fr Les pages consacrées aux producteurs de vin sur le site internet du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB).
  27. Bernard Humblot, « Quand la Saône-et-Loire s'intéresse aussi aux pays voisins », revue « Images de Saône-et-Loire » n° 16 de décembre 1972, pp. 9-11.
  28. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  32. Site du Tour de France, page sur l'itinéraire de la 6e étape du Tour de France 2007, consulté le 6 juillet 2011.
  33. Source : « Fêlé de cloches ! Entretien avec le père Christophe Lagrange, correspondant de la Société française de campanologie pour la Saône-et-Loire », article de Frédéric Lafarge paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 190 de juin 2017, pages 17 à 21.
  34. Source : « Le portrait sous forme d'hommage au père Georges Dufour », revue Église d'Autun n° 12 du 22 juin 2018, pp. 350-353.
  35. BOUILLOT Michel, « L'habitat rural autour de Mâcon », Collection « Au cœur de nos terroirs », Foyers ruraux de Saône-et-Loire, La Roche-Vineuse, 1991.
  36. Par décision en date du 21 juin 2018 de l'association ARBRES faisant suite à une démarche de labellisation initiée par les associations Les Foyers communautaires et Lugny Patrimoine. Ce hêtre pourpre – qui se trouve être le 570e arbre à avoir reçu le label « Arbre remarquable de France » depuis sa création en l'an 2000 – figure parmi les quatre arbres labellisés « Arbre remarquable de France » par l’association A.R.B.R.E.S. en Saône-et-Loire, avec : l'orme bicentenaire de Martailly-lès-Brancion (labellisé en juin 2000), les douglas de la Roche Guillaume à La Petite-Verrière (labellisés en octobre 2007, groupe de douglas d’exception : les premiers plantés en Morvan, vers 1880) et le chêne pédonculé poussant au bas du parc du château de Saint-Germain-lès-Buxy (labellisé en novembre 2011).
  37. Haut de quatre-vingt-neuf centimètres et large de cent quatre-vingt-six, ce bas-relief daté de 1528 montre le Christ entouré des douze Apôtres, ceux-ci tenant un livre ouvert ou fermé – l’Evangile qu’ils annoncent – et leur emblème habituel ou l’instrument de leur martyre. Nommés et placés sous un dais de style flamboyant, les treize personnages représentés apparaissent dans l’ordre suivant : saint Thomas (appuyé peut-être sur la hampe d’une pique), saint Barthélemy tenant le couteau avec lequel il fut écorché vif, saint Mathieu avec une équerre, saint Jacques le Mineur avec une massue, saint André (appuyé peut-être sur sa croix), saint Pierre avec ses clefs, le Christ tenant le globe du monde, saint Jude avec un calice au-dessus duquel apparaît un petit animal fantastique représentant sans doute le démon, saint Paul avec son épée, saint Jacques le Majeur muni de son bâton de voyage et coiffé d’un bonnet arborant la coquille du pèlerin, saint Philippe (tenant probablement le bâton d’une croix), saint Simon tenant la scie avec laquelle il fut coupé en deux et saint Mathias tenant peut-être le manche de la hache qui servit à le décapiter. L’imagier qui a sculpté ce retable l’a signé de son monogramme sur la scie de saint Simon et l’a daté par deux fois, d’abord sur l’équerre de saint Mathieu puis sous le Christ. À côté de cette date apparaît un blason qui, composé de trois croissants posés deux et un, paraît être celui de la famille Cadot originaire de Tournus. À propos de ce retable, consulter : NICOLAS Fernand, « Le retable de Lugny » paru dans « 71-Images de Saône-et-Loire » n° 149 de mars 2007, p. 9.
  38. Œuvre résultant « d'une commande du père Joseph Robert, fondateur de la communauté de prêtres de Lugny et créateur d'une école visant à répondre aux besoins de la population pendant la Seconde Guerre mondiale », restaurée début 2016 et visible depuis dans le collatéral nord (dimensions : 2 m x 1 m). Source : « Sur les pas de Michel Bouillot : six circuits à découvrir en Bourgogne-du-Sud », livret édité par la Fédération des associations partenaires du pays d'art et d'histoire « Entre Cluny et Tournus » (FAPPAH), juin 2018 (ISBN 978-2-9556826-1-6).
  39. Œuvre installée dans le collatéral sud en janvier 2018 (dimensions : 2,68 m x 1,86 m). Source : « Sur les pas de Michel Bouillot : six circuits à découvrir en Bourgogne-du-Sud », livret édité par la Fédération des associations partenaires du pays d'art et d'histoire « Entre Cluny et Tournus » (FAPPAH), juin 2018 (ISBN 978-2-9556826-1-6).
  40. Travaux ayant donné lieu à l'organisation d'une cérémonie d'inauguration organisée le 5 octobre 2013 à l'initiative de la commune de Lugny, de l'association Lugny Patrimoine et de la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais. Source : Frédéric Lafarge, Notre-Dame-de-Pitié inaugurée !, bulletin municipal de Lugny pour l'année 2013, pp. 28-29.
  41. BERTHAUD Paulette et LAFARGE Frédéric, « Une chapelle en Haut-Mâconnais : Notre-Dame-de-Pitié de Fissy (Lugny) », article paru dans « 71-Images de Saône-et-Loire » n° 162 de juin 2010, pages 7 à 9.
  42. « Fissy, hameau de Lugny, village vigneron du 19e siècle », article de Michel Bouillot paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 105 de juin 1996, pages 15 à 20.
  43. Znieff qui eut longtemps pour responsable Renée Conry, membre du Conservatoire d'espaces naturels de Bourgogne et conservatrice bénévole. Source : Le cœur du Sabot (la lettre aux adhérents du Conservatoire d'espaces naturels de Bourgogne), « 1986-2011 : 25 ans de protection de la nature », n° 9, 2011.
  44. « La Boucherette : un espace naturel typique du Haut-Mâconnais », article de Daniel Conry paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 175 de septembre 2013, pages 14 à 18.
  45. JEANTON Gabriel, DARD Charles (conservateur et conservateur adjoint du musée de Tournus), « L'imagerie populaire en Mâconnais et en Bresse », bulletin de la Société des amis des arts et des sciences de Tournus, tome XLIII, 1943, pages 53 à 99.
  46. PARRIAT Henri, « La faune de la Grotte de Macheron près de Lugny (S.-&-L.) » paru dans « La Physiophile » n° 49 d’octobre 1958, p. 14-38.
  47. Tombeau exécuté dans les ateliers de l'abbé Georges François Richter (1808-1889), prêtre nommé en 1839 pour occuper les fonctions de curé de Saint-Laurent-lès-Mâcon et sculpteur de grand talent. Voir : « Le tombeau de l'abbé Jacques Brun, ancien curé-archiprêtre de Lugny », article de Frédéric Lafarge paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 182 de juin 2015, pages 20 et 21.
  48. BLETON-RUGET Annie, « Le mouvement coopératif et la défense des vins et des vignobles de Saône-et-Loire », actes du colloque du 24 avril 2014 organisé à Mâcon, consultable ici, sur le site de l'Institut de recherche du Val-de-Saône-Mâconnais.
  49. Une infirmerie étant installée à Bissy-la-Mâconnaise, dans la petite maison jouxtant le chevet de l'église, où des soins étaient prodigués aux blessés et malades. Source : Lieux de résistance 1940-1944 en Saône-et-Loire/Bourgogne-du-Sud : sentiers de la mémoire Mâconnais-Tournugeois, livret édité par Les Amis de la Résistance ANACR avec la participation de l'ancien résistant Séraphin Effernelli, 20 pages.
  50. Cité dans : « Mémorial de la Résistance en Saône-et-Loire : biographie des résistants », ouvrage écrit par André Jeannet et paru en 2005 aux éditions JPM (Cluny).
  51. Le titre de sa thèse de doctorat (rédigée sous la direction de Jacques Cosnier), présentée devant l'Université Claude-Bernard-Lyon-I, étant : Éthologie de l'interaction chez des enfants du premier cycle de l'enseignement secondaire au cours d'un apprentissage des mathématiques en groupes dans la résolution de problèmes. Onze ans plus tard, en 1996, Robert Pléty publia L'Apprentissage coopérant, ouvrage édité aux Presses Universitaires de Lyon (217 pages).
  52. À l'occasion des cérémonies du 60e anniversaire de la libération, Didier Mathus étant maire de Montceau-les-Mines.
  53. Paulette Berthaud et Frédéric Lafarge, Un artiste lugnisois oublié : le céramiste Jacques-Gabriel Jeandet (1873-1945), bulletin municipal de Lugny pour l'année 2007, pp. 25-26.
  54. Frédéric Lafarge, Un nom gravé dans la pierre : Albert Libeau, bulletin municipal de Lugny pour l'année 2011, pp. 30-31.
  55. « Le magasin que je tiens a été fondé par mon grand-père, Célestin Bourion, dans les années 1870. Celui-ci, originaire des Vosges, faisait son tour de France comme tailleur d’habits ; passant à Lugny, il y rencontra ma grand-mère Marguerite, l’épousa, et… ne quitta plus le Mâconnais ! S’il continua son métier de tailleur, il décida d’ouvrir ce magasin qui, rapidement, devint une supérette où les clients – qui venaient de tout le canton – pouvaient trouver de l’épicerie mais aussi de la vaisselle, de la mercerie, du tissu, des chaussures… À la différence de ce qui se fait aujourd’hui, bien des choses se vendaient alors en vrac : la farine, le riz, les haricots secs, les pois chiches… mais aussi les pâtes, les gâteaux, et jusqu’à l’huile, qui était conservée en bonbonne. Je me souviens aussi des pains de sucre, recouverts de papier bleu et qui se cassaient à l’aide d’une hachette ! Quant au café, papa l’achetait vert et le torréfiait toutes les semaines sur le trottoir dans un grilloir, parfumant ainsi la rue de l’Église d’un arôme incomparable ! » Source : Frédéric Lafarge, Madeleine Soboul, l'épicière centenaire de Lugny, s'en est allée, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 194 (juin 2018), pp. 18-22.
  56. Biographie détaillée dans : « Le comte de Montrevel (1736-1794) », article écrit par Henri Gloria et paru en 1878 dans les Annales de l’Académie de Mâcon (2e série, tome I).

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