Charnay-lès-Mâcon

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Charnay-lès-Mâcon
Mairie de la commune.
Mairie de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Mâcon-1
Intercommunalité Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Louis Andrès
2014-2020
Code postal 71850
Code commune 71105
Démographie
Population
municipale
6 969 hab. (2014 en augmentation de 2,05 % par rapport à 2009[1])
Densité 555 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 33″ nord, 4° 47′ 32″ est
Altitude Min. 179 m
Max. 310 m
Superficie 12,56 km2
Localisation

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Liens
Site web charnay.com

Charnay-lès-Mâcon est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Charnay dans la Saône-et-Loire et l'arrondissement de Mâcon.

Charnay-lès-Mâcon se situe dans le Mâconnais, juste à l'ouest de la préfecture de Saône-et-Loire. La ville se trouve à quelques kilomètres à l'ouest de la Saône, entre la Bresse à l'est et les monts du Beaujolais au sud. Entourée par les vendanges du Mâconnais, Charnay se trouve près du Massif central.

Elle est située à 44 kilomètres à l'ouest de Bourg-en-Bresse (préfecture du département de l'Ain), à 67 kilomètres au sud de Chalon-sur-Saône (sous-préfecture de la Saône-et-Loire), à 72 kilomètres au nord de Lyon, à 405 kilomètres au sud de Paris, à 155 kilomètres à l'ouest de Genève.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chevagny-les-Chevrières
Prissé
Hurigny Mâcon
(Flacé)
Rose des vents
Davayé N Mâcon
O    Charnay-lès-Mâcon    E
S
Solutré-Pouilly
Fuissé
Mâcon
(Loché)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Charnay-lès-Mâcon est arrosée par la Petite Grosne, affluent de la Saône, long de 25,6 km. Elle forme une partie de la frontière que la ville partage avec Davayé. De petits ruisseaux traversent aussi la commune dont le ruisseau du Moulin Journet.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Station près de l'aérodrome.

Le climat de la commune est un climat océanique tempéré à tendance continentale : les précipitations sont régulières tout au long de l'année avec une hausse de celles-ci durant le printemps et l'automne, durant l’été les précipitations sont peu fréquentes mais sous formes d’orage parfois violents engendrant d’importants cumuls de pluie. Le climat mâconnais est caractérisé par : des hivers froids et humides principalement dus aux bancs de brouillards et au froid continental, et des étés chauds et secs liés à l’influence méridionale (vent du midi). Le Mâconnais se situe juste en dessous de la zone dite de « rupture climatique » entre le nord, l’ouest et le sud. Les monts du Sud Mâconnais sont marqués par cette croisée des climats (océanique, continental et méditerranéen) et bénéficient d’une faune et flore remarquable (plantes méditerranéennes et insectes résistant à une latitude élevée).

La commune accueille une station Météo-France et le centre interdépartemental Saône-et-Loire - Nièvre. Pour la ville, les valeurs climatiques de 1981 à 2010 sont les suivantes.

Relevés Mâcon 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1 3,5 6 10 13,5 15,5 15 11,5 8 3,5 1 7,5
Température moyenne (°C) 2 4,5 8 11 15 19 21 20,5 17 12 7 3,5 12
Température maximale moyenne (°C) 5,5 8 12 16 20 24 27 26 22 16,5 10 6 16
Précipitations (mm) 59 53 49 75 88 75,5 71 72 79,5 85,5 84 70 861,5
Source : Météo-France/Infoclimat : Mâcon (1981-2010)[2]


Axes de communication[modifier | modifier le code]

Axes de communication.

Routes[modifier | modifier le code]

L'A6 scinde le territoire de la commune en deux parties, elle passe du nord au sud. Au sud du territoire, à Mâcon, la gare de péage de Mâcon Sud permet d'accéder à la commune depuis l'autoroute.

La route nationale 79 relie Montmarault à Mâcon, elle traverse le sud-ouest de Charnay. La voie continue dans l'Ain et devient l'A406 avant de rejoindre l'A40.

Outre les voies routières à importance nationale, Charnay est traversée par de nombreuses routes départementales. En premier lieu, la route départementale 17 fait la liaison entre le quartier mâconnais de Bioux et Prissé, elle traverse le centre de la commune. La route D 579 débute à Mâcon près de la Place de la Barre puis se dirige vers l'ouest vers La Coupée avant de relier la route D 17. Ensuite, la route départementale 54 commence à La Verchère, continue sa route vers le sud-ouest en direction de Davayé et Solutré-Pouilly. La route départementale 89, appelée aussi Route des Allemands, relie Crêches-sur-Saône à Prissé et longe la route N 79. Enfin, la route D 172 reste à la frontière au sud-ouest de Charnay, elle part en direction de Fuissé.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Ancienne gare de Charnay-Condemine.

De 1870[3] à 1970[4], la gare de Charnay-Condamine était desservie par la ligne de Cluny à Mâcon. La gare accueille aujourd'hui l'office de tourisme et la voie ferrée est devenue une voie cyclable.

Aujourd'hui, une seule voie ferrée traverse la commune. La ligne à grande vitesse Paris - Lyon - Marseille traverse au sud-ouest entre la route N79 et D89. La gare de Mâcon-Loché-TGV, au sud-ouest de Mâcon, est desservie par quelques TGV Paris - Marseille et Paris - Genève.

D'autres lignes se situent à proximité. La ligne de Mâcon à Ambérieu, desservie par les TER de la région Rhône-Alpes[5] relie les gares de Mâcon Ville et de Bourg-en-Bresse. La ligne traditionnelle Paris - Marseille via Dijon passe aussi à Mâcon. De même, la gare de Mâcon-Ville est desservie par des TER Dijon - Mâcon - Lyon et quelques TGV reliant le nord-est de la France à la Méditerranée.

Voies cyclables[modifier | modifier le code]

Terminus de la Voie Verte.

Le réseau cyclable de la ville est assez étoffé puisque les voies et les pistes cyclables sont présentes dans le territoire.

Après la fermeture de la ligne ferroviaire de Cluny à Mâcon en 1970, il a été décidé de transformer cette dernière en voie verte, la première de France. La voie verte de Bourgogne du sud est longue de 65 km, commence à Chalon-sur-Saône et termine à la gare de Charnay-Condemine. La voie continue cependant vers l'est en direction de Mâcon afin d'être reliée à la voie Bleue, une voie cyclable reliant la préfecture à Tournus.

En centre-ville, les bords de route sont équipés de pistes cyclables pour simplifier la circulation des deux-roues.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport en Mâconnais.

La commune étant en périphérie de Mâcon, Charnay est reliée au réseau Tréma par l'intermédiaire de trois lignes régulières urbaines (B, C et E) et de lignes pour les transports scolaires. Elle est desservie par le réseau Buscéphale du conseil général de Saône-et-Loire.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

La chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire gère un petit aéroport dans le sud de la commune. Pour effectuer des vols vers l'international, il faut se rendre à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry distant de 90 kilomètres ou bien à l'aéroport de Genève distant de 160 kilomètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Carnacus en 739.

Il s'agit d'un toponyme gaulois ou gallo-romain, basé sur un anthroponyme gaulois Carnus ou plutôt un appellatif *karn qui signifie « tas de pierre sur un tumulus » cf. vieil irlandais carn, même sens, gallois carn « tas de pierre ». Le second élément est le suffixe -acum, lui aussi d'origine gauloise et marquant un emplacement ou une propriété. Homonymie avec Carnac, Carnac-Rouffiac, Charnat et certains autres Charnay.

Le suffixe lès-Mâcon fut ajouté pour affirmer la proximité avec la ville de Mâcon et afin d'éviter la confusion avec d'autres communes portant le nom de Charnay.

Noms successifs[modifier | modifier le code]

La première mention de la commune date de 739 sous le nom de Carnacus ou Carnaco[6]. En 1060, le cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon évoque Carnaci.

Dès le XIIIe siècle, le nom de Charnay apparaît pour la première fois. Charnayo sera cité vers 1412 avant que Charnay ne soit réutilisé vers 1472.

Trois cents ans plus tard, en 1792, Charnay devient Charnay-et-Saint-Léger selon les archives nationales puis redevient une nouvelle fois Charnay vers 1800. Un décret du change officiellement le nom en Charnay-lez-Mâcon pour prendre le nom actuel de Charnay-lès-Mâcon vers 1892.

Histoire[modifier | modifier le code]

Attestée depuis 968 comme premier lieu de culte dédié à saint Pierre, l'église du bourg de Charnay-lès-Mâcon prit le nom de Sainte-Madeleine au XVIe siècle. Elle deviendra par la suite une des sept églises cathédrantes du diocèse de Mâcon. L'histoire fut marquée, de 1500 à 1650, par les guerres de Religion, dont il reste aujourd'hui le souvenir au-travers d'une salle municipale, la Salle du Vieux Temple[7], sur l'ancien fief de la Bâtie, puis, tout au long de la période médiévale, par les luttes franco-bourguignonnes.

Jadis très étendu, le territoire communal allait jusqu'à la place de la Barre, aujourd'hui au cœur de la ville de Mâcon. Attenant à la ville de Mâcon, c'est à Charnay que se trouvait la porte fortifiée Ouest de la Cité.

L'activité de la commune, répartie en de nombreux hameaux, est alors essentiellement agricole et s'organise autour de grands domaines religieux, comme celui de l'abbaye Saint-Pierre, détruite par les Mâconnais en 1470, ou féodaux, comme celui de Champgrenon.

Charnay s'est ensuite développée dans son sillage, du fait des nombreux axes de communication y menant et traversant son territoire. La route partant de la porte Ouest et qui deviendra route nationale menant de Cluny à Mâcon a donné naissance au bourg de La Coupée, construit comme une ville-rue. Charnay a ensuite été traversée par la ligne de chemin de fer du Charolais, fermée en 1970, et dont subsiste le vestige de la gare et certains tronçons transformés en voie verte. Le XXe siècle a renforcé ce rôle de communication avec la construction de l'autoroute Paris-Lyon et du train à grande vitesse au XXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé du maire, de ses cinq adjoints ainsi que de ses vingt-trois autres conseillers municipaux dont un délégué[8].

Partage des sièges au sein du conseil municipal de Charnay-lès-Mâcon, mandature 2014-2020[9]
Groupe Président Effectif Statut
SE Jean-Louis Andrès 21 majorité
UMP Frédéric Breuil 5 opposition
DVG Christian Hamonic 2 opposition
DVD Patrick Buhot 1 opposition

Listes des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1803 François Rubat du Mérac    
1803 1815 Claude Jousserandot    
1815 1816 Jean Margue    
1816 1816 Joseph Rivet    
1816 1826 Alphonse Puy-Peny    
1826 1830 Alexandre Mottin    
1830 1832 Étienne Maillet    
1832 1832 Benoit Rivet    
1832 1835 Charles Sambin    
1835 1836 Étienne Maillet    
1836 1843 Joseph Signoret    
1843 1847 Michel Revignon    
1847 1848 Jean-Pierre Crouzet    
1848 1852 Joseph Signoret    
1852 1868 Joseph Maillet    
1868 1870 Philippe Labalme    
1870 1871 Gabriel Robert    
1871 1874 Jacques Ballard    
1874 1876 Philippe Labalme    
1876 1881 Jacques Ballard    
1891 1898 Jean-Marie Dargaud    
1898 1909 Philibert Dufour    
1909 1925 Catherin Deschamps    
1925 1934 Antoine Michaud    
1934 1935 Jacques Perraud    
1935 1936 Joseph Genevois    
1936 1941 Jean-Marie Dumont    
1941 1944 Jean Mommessin    
1944 1947 André Roujoux    
1947 1953 André Bachelet    
1953 1959 Jean-Baptiste Chapuis    
1959 1963 Jean Torterotot    
1963 1983 Pierre Lachamp    
mars 1983 mars 2014 Gérard Voisin UDF puis UMP Député, garagiste
mars 2014 en cours Jean-Louis Andrès SE Retraité de la Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation des communes jumelées en Europe.

La commune de Charnay-lès-Mâcon est jumelée avec plusieurs villes européennes et une ville asiatique[10] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2014, la commune comptait 6 969 habitants[Note 1], en augmentation de 2,05 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : +0,19 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 340 1 417 1 355 1 400 1 465 1 653 1 569 1 837 1 845
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 448 1 533 1 837 1 810 1 820 1 957 1 944 1 933 1 907
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 948 1 958 1 941 1 786 1 805 1 900 2 025 2 300 2 621
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
3 953 4 603 5 058 5 792 6 102 6 739 6 783 6 827 6 969
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles de Charnay-lès-Mâcon dépendent de l'académie de Dijon. Les élèves démarrent leurs études à l'école maternelle de La Verchère ou de La Coupée, puis à l'école primaire de Champgrenon ou de La Coupée. Ils poursuivent leurs études à Mâcon.

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse Saint-Pierre de Charnay-lès-Mâcon dépend du diocèse d'Autun, doyenné de Mâcon-Saint Étienne[15].

Sports[modifier | modifier le code]

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

  • Deux terrains de football se trouvent au stade de la Massonne.
  • Le complexe de la Bâtie est le plus important centre sportif de Charnay puisqu'il regroupe divers équipements. Il y a un boulodrome couvert, des terrains de boules, une plateforme multisports, une piste de bicross, un skatepark, trois courts de tennis, une salle de gymnastique, une salle multisports et une salle d'arts martiaux.
  • Le long de l'allée de l'écolier, on trouve un terrain de football ainsi qu'une salle de sports.

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

La commune accueille des associations sportives qui permettent la pratique de d'activités sportives différentes[16].

Les sports collectifs sont représentés, notamment le Charnay Basket Bourgogne Sud qui est un club de basketball. L'équipe féminine a évolué en Ligue féminine 2 (2e division nationale) entre 2013 et 2016. Après un an en Nationale féminine 1 (3e division nationale), elle remonte en 2017 en Ligue Féminine 2 et obtienne le titre de Championne de France de Nationale féminine 1[17]. L'Union du Football mâconnais est un club de football qui résulte de la fusion entre le FC Mâcon et l'Entente Charnay et Mâcon 71 en 1999, il joue aujourd'hui en division d'honneur, le 6e niveau national. Le Charnay's Hyenes Rugby Five est un club de rugby à 5 pour ceux qui veulent pratiquer le rugby en tant que loisir. Enfin, l'association Ça roule - Korian Charnay permet la pratique du handisport et du foot fauteuil.

Néanmoins, les sports individuels sont plus présents. On trouve quelques clubs d'arts martiaux avec Aikido Charnay, Dojo charnaysien qui est un club de judo, l'École de Shinta-Jutsu et le Self Défense Pratique Charnay.

Ensuite, il y a les sports de balle avec le Tennis Club de Charnay et l'Entente pongiste de la Roche-Charnay. De plus, on trouve les sports de boules avec l'AS Bouliste de Charnay et la Pétanque Charnaysienne. On peut citer d'autres clubs de sports individuels tels que l'Association musicale et sportive qui propose de la gymnastique artistique et rythmique, le Charnay Cyclo, la Dance in Charnay pour la zumba, les Cavaliers de Charnay et Zen Racing pour le sport automobile.

Deux clubs multisports sont réservés à certaines personnes : le Club sportif et des sportifs de la gendarmerie de Mâcon et le Groupement retraite sportive. En outre, l'association Charnay Xtrem Organisation organise depuis 2015 la course Charnay Xtrem née en 2013. Cette course annuelle se pratique en duos et le but est de franchir divers obstacles[18].

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Vingt emplacements de colonnes sélectives sont situées sur le territoire de la commune qui permettent de trier les déchets recyclables[19].

De plus, les habitants peuvent accéder à la déchèterie de la commune ainsi que celles de Mâcon, La Roche-Vineuse et Saint-Martin-Belle-Roche.

Médias locaux[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Lieux de spectacles[modifier | modifier le code]

Scène du domaine de Champgrenon.

Couverts[modifier | modifier le code]

  • L'Espace La Verchère[20] comporte trois salles : la grande salle pouvant accueillir 950 places, la salle 1 d'une capacité de 100 places et la salle 2 possédant 120 places.
  • La Salle Ballard[20] possède deux salles. La plus grande peut accueillir entre 80 et 250 personnes selon la configuration et la plus petite comporte 30 places.
  • La Salle du Vieux Temple[20] a une capacité d'accueil de 200 places.

En plein air[modifier | modifier le code]

  • Le Domaine de Champgrenon[20] est un théâtre de verdure d'une capacité de 3 000 places qui accueille depuis 2010[21] les « Rendez-vous de l'été », festivités d'été de la ville de Charnay-Lès-Mâcon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En parallèle du festival "Été frappé" organisé par la ville voisine de Mâcon, la ville de Charnay-lès-Mâcon organise chaque année depuis 2010[21] en plein air (sur le Domaine de Champgrenon, le théâtre de verdure de la ville) ses propres festivités d'été appelées « Rendez-vous de l'été » qui proposent des concerts, des spectacles et des projections de cinéma.

Bibliothèque départementale de prêt[modifier | modifier le code]

À Charnay-lès-Mâcon, dans un bâtiment d'architecture contemporaine, sont installés les locaux de la bibliothèque départementale de prêt de Saône-et-Loire[22].

Économie[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune se trouve l'aérodrome de Mâcon - Charnay. Il est géré par la ville de Mâcon.

La commune comporte également 4 zones industrielles, comportant quelques grandes sociétés[23] :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Madeleine.
Église du Sacré-Cœur.

On trouve dans le territoire quatre monuments dédiés à la religion chrétienne.

  • L'église Sainte-Madeleine est située dans le bourg. Le premier lieu de culte attesté en ce lieu date de 968, il était voué à Saint Pierre et fut dédié à Sainte Madeleine au XVIe siècle. Brochure de présentation de l'église consultable ici.
  • La chapelle Saint-Jean-Baptiste, construite en 1695, est le vestige de dépendances ecclésiastiques qui existaient au hameau de Lévigny. Aujourd'hui ne reste qu'un pan de mur, sa destruction eut probablement lieu durant la Révolution française.
  • Au lieu-dit La Petite Coppée est installé depuis 1618 un ancien temple protestant. Il fut fermé en 1685 suite à la révocation de l'édit de Nantes et devient alors une dépendance agricole du fief de La Bâtie. Victime d'un incendie vers 1872, un nouveau bâtiment est construit avec des éléments architecturaux de l'ancien lieu de culte. La commune devient le propriétaire en 1973 qui l'aménage en 1987 pour devenir un accueil d’animations et de manifestations culturelles.
  • Le long de la grande rue de la Coupée, l'église du Sacré-Cœur est érigée en 1944 afin d'accueillir les fidèles du quartier qui ne cesse de se développer.

Châteaux et domaines[modifier | modifier le code]

  • Le château de Saint-Léger bâti en 1324 tiendrait son nom d'une chapelle qui se tenait à cette place au Xe siècle[24].
  • Le château de Verneuil est un vieux fief fort du Moyen Âge mais le château avec son corps de logis principal et deux ailes en retour datent du XVe siècle[24]. Toutefois, il ne reste que le corps principal avec les deux tours rondes percées de meurtrières.
  • Le château de la Tour de l'Ange, nommée à l'origine la Tour de Charnay, la Tour du Mouton (Georges et Claude du Mouton en furent seigneurs vers 1471) puis la Tour de Langes, était autrefois une tour ronde imposante. Seul un colombier fait preuve aujourd'hui de la présence du château médiéval. Le château actuel inspiré de l'architecture italienne date du XVIIIe siècle[24].
  • Le château de la Chevanière fut construit au début du XIXe siècle[24] et comporte un corps de bâtiment central avec deux pavillons carrés et entouré d’un parc. Un cartulaire informe qu'il existait la chapelle Saint-Quentin à cet endroit.
  • Le château de la Tournache a été érigé vers 1855[24]. Un incendie y a détruit la toiture et les combles du château en 1973, un étage fut donc supprimé.
  • Le château des Gérardes est composé d’un corps de bâtiment et de deux ailes[24].
  • Le Château de Condemine, mentionné pour la première fois en 1614, possède un corps central entre deux ailes en retour d'équerre. Au centre de la façade orientale, un portique de quatre colonnes toscanes soutient un fronton. Devant la façade occidentale, on découvre une terrasse à appui-corps en fer forgé, reliée au parc par un degré droit. De part et d'autre, dans le même alignement mais isolés, se trouvent deux petits pavillons.
  • Le château du Mérac est une maison bourgeoise qui fut un lieu d’accueil pour les enfants vers 1930[24].
  • Dans le domaine de Perthuis, le château Mirandol longe la rue du Perthuis[24].
  • Dans le domaine de Champgrenon se trouvait un château datant du XVIIe siècle qui fut détruit en 1919[24]. Aujourd'hui dans ce parc de 17 hectares, il reste la porte du couchant près du pavillon d'entrée, l'huilerie (restaurée et ouverte à la visite depuis 2008)[25] et la glacière, due à l'architecte-paysagiste Curten l'aîné[26]. En 2011, la cadole située le long de la route de Davayé fut remontée pierre par pierre dans le domaine pour la protéger d'une disparition[27].

Patrimoine lié à l'eau[modifier | modifier le code]

Lavoir du Voisinet.
Lavoirs

Près des lieux de passage et au cœur de hameaux, on trouve des lavoirs qui ont été construits ou rénovés par la municipalité dans les années 1850.

  • Le lavoir des Proux est un lavoir à impluvium central avec un toit à quatre appentis, seul le plan d’eau est découvert.
  • Le lavoir de Lavigny est au centre du hameau éponyme, il daterait du début du XIXe siècle mais fut reconstruit dès 1837 du fait de son très mauvais état.
  • Le lavoir du Voisinet ou lavoir Marmantoux est un petit lavoir à piliers monolithes surmonté d’une charpente en bâtière. En 1845, le lavoir du Voisinet devient trop petit, il est donc agrandi. En 1859, le bâtiment est couvert, il est réparé en 1909 et entièrement restauré en 1963.
  • Le lavoir de Fontaine Mathoud ou lavoir des Giroux possède un bassin rectangulaire en pierre de taille qui recueille directement l’eau de pluie. En 1858, un toit est rajouté mais suite à un problème de captage, le lavoir est détruit en partie du fait que la source est située juste en dessous.
  • Le lavoir de la Lye est un ancien lavoir construit en 1875. On y ajouta une toiture en 1901 mais fut détruite dans les années 1960, le bâtiment fut alors laissé à l'abandon. Les pierres ont connu une seconde vie en 1995 puisqu'elles furent utilisées pour la construction d'une fontaine près de l'église du Sacré-Cœur.
Fontaines
  • La fontaine de la place de l'Abbé Ferret date de 1995 et fut construite avec les pierres de l'ancien lavoir de la Lye.
  • La fontaine Gard était située près du lavoir de Fontaine Gard démoli en 1960. Sa couronne de laurier sculptée en bas relief font estimer la construction du lavoir et de sa fontaine durant les années 1840.
  • La fontaine de Lavigny permettait d'alimenter le lavoir du quartier, il date de l'époque napoléonienne si l'on se réfère aux motifs présents.
Moulins
  • Le moulin de Balme est mentionné pour la première fois le , date à laquelle Stephanus, un riche seigneur mâconnais du XIe siècle, donna le moulin à l’abbaye de Cluny. En 1880, il est agrandi mais il cessa de fonctionner durant les années 1920. Par conséquent, le bâtiment tomba en ruine mais Jacques Tourny le restaura dès 1976 après être devenu le propriétaire du moulin.
  • Le moulin du Pont est cité dès 1456. Selon certaines sources, on y trouvait une huilerie au XIXe siècle. En 1900 est installé la distillerie nommée Maison de vins du Moulin du Pont qui porte aujourd'hui le nom de Maison des vins Auvigue.
Puits du domaine de Champgrenon.
Puits
  • Le puits de la Combe au Puits desservait en eau les habitants qui habitaient près du lavoir de Bieux. En janvier 2006, le toit a été restauré.
  • En face de l'ancienne huilerie du domaine de Champgrenon, on trouve un puits.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • La bâtiment de la mairie fut construit en 1910 et inauguré en 1911. Il était occupé à l'origine par l'école et la municipalité.
  • Près du pavillon d'entrée du domaine de Chamgrenon, un monument fut érigé au début des années 1920 en l'honneur des soldats de Charnay morts au combat. En mars 2017, il est déplacé au cœur de la place de La Coupée dans le cadre de son réaménagement[28],[29].
  • Le domaine Claude Bosse date du XVIIIe siècle se compose de plusieurs corps de bâtiments. On y trouve deux grandes caves : les caves Claude Brosse (ou caves de la Massonne) datant du XVIIe siècle et les caves Lamartine. Dans ce domaine, il y a aussi la tour Claude Brosse qui permettait de surveiller les chariots qui partaient sur les routes du commerce des vins du Mâconnais.
  • L'ancienne ferme de la Bâtie était au XVe siècle une seigneurie laïque qui comportait un château aujourd'hui encore présent. Depuis 2006, les locaux de la ferme accueillent l'école municipale de musique.
  • Le four à pain des Giroux est édifié en février 1896 suite à une pétition des habitants du hameau. Il resta en activité jusque dans les années 1950 mais il fut restauré en septembre 2002.
  • L'immeuble Genetier, bâti en 1871, accueille la poste, la police municipale et une crèche.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Vignoble près de l'A6.

Charnay est située dans une région viticole. Selon le décret de 2009[30], il est possible de récolter le raisin, et de faire la vinification et l'élaboration du Mâcon villages dans le territoire de la commune. Cette dénomination est valable pour les vins blancs et les vins rouges ou rosés.

La ville se trouve dans l'aire géographique de l'AOC Mâconnais qui est une fromage au lait cru entier de chèvre[31]. Cela signifie qu'il est possible de produire le lait du fromage, de fabriquer et d'affiner les fromages.

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Panneau Ville fleurie avec les trois fleurs.

La commune possède trois fleurs au label « ville fleurie » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Population totale 2010 de la commune de Charnay lès Mâcon », INSEE
  2. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1981-2010)
  3. Ligne de Cluny à Mâcon, sur Nos gares hier et aujourd'hui.
  4. Office du tourisme communautaire, sur charnay.com.
  5. Dépliant PDF de la ligne Mâcon-Bourg-Ambérieu.
  6. Dictionnaire de Saône-et-Loire, sur cths.fr
  7. Bâtiment situé chemin de la Verchère dans lequel la tradition continue de voir le vieil édifice protestant dont Mâcon disposa de 1618 à sa destruction en 1685 (conséquence de la révocation de l’Édit de Nantes). Au sujet du temple de Charnay-lès-Mâcon, lire : « Le temple de Charnay-lès-Mâcon », article de Georges Bellicot paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 179 de septembre 2014, pages 10 et 11.
  8. Les élus, sur charnay.fr.
  9. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 pour Charnay-lès-Mâcon, sur interieur.gouv.fr.
  10. Charnay : - Villes jumelles
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  15. paroisse Saint-Pierre de Charnay-lès-Mâcon
  16. Guide des associations, sur charnay.com.
  17. Le Journal de Saône-et-Loire, 21 mai 2017, Cahier Sports, p.  7
  18. Charnay Xtrem, sur charnay.com.
  19. Préserver - Déchets et propreté urbaine, sur charnay.com.
  20. a, b, c et d Site web de Charnay-Lès-Mâcon / Culture & Patrimoine / Page "Lieux de spectacles"
  21. a et b Site web du Journal de Saône-et-Loire / Loisirs / Page "Charnay-les-Mâcon. Vendredi 29 juillet (2011). Second rendez-vous de l'été au Domaine de Champgrenon avec une soirée de concerts sur le thème des (musiques Klezmer et tzigane)" publiée le 29/07/2011 à 05:00
  22. « La bibliothèque départementale de prêt de Saône-et-Loire et son réseau », article de Marie-Christine Pascal (conservatrice), paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 94 (été 1993), pages 11 à 14.
  23. Liste des Industries de Charnay Les Macon
  24. a, b, c, d, e, f, g, h et i Châteaux, sur charnay.com.
  25. « Une ancienne huilerie restaurée au domaine de Champgrenon », article de Florence Goyon paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 156 de décembre 2008 (pages 6 et 7).
  26. « Une glacière vénérable en Mâconnais », article de Florence Goyon paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 131 de septembre 2002 (pages 22 et 23).
  27. Charnay-lès-Mâcon - La vieille pierre à l'honneur, sur lejsl.com.
  28. « Charnay-lès-Mâcon - Le monument aux morts en cours de dépose », sur Le JSL,
  29. Cristian Todea, « Charnay : Le monument aux morts a déménagé place de la Coupée », sur Mâcon Infos,
  30. Décret du 27 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées (...) « Mâcon » (...), légifrance.gouv.fr.
  31. Règlement (CE) No 510/2006 du conseil - « Mâconnais » - No CE: FR-PDO-0005-0553-28.08.2006 IGP ( ) AOP ( X ), sur lex.europa.eu.
  32. « Les villes et villages fleuris », sur Site officiel du Concours des villes et villages fleuris (consulté le 20 juillet 2014).
  33. Jean-François Bazin, Le Crémant de Bourgogne : Deux siècles d'effervescence, Dunod, , 240 p. (ISBN 9782100739417, lire en ligne), p. 50.