Péronne (Saône-et-Loire)

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Péronne
Péronne (Saône-et-Loire)
Le bourg de Péronne, vu de Lanques.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Hurigny
Intercommunalité Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Pierre Pacaud
2016-2020
Code postal 71260
Code commune 71345
Démographie
Gentilé Péronnais / Péronnaises
Population
municipale
653 hab. (2016 en augmentation de 6,35 % par rapport à 2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 17″ nord, 4° 48′ 33″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 441 m
Superficie 10,56 km2
Localisation

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Péronne
Liens
Site web peronne-bourgogne.com

Péronne est une commune française située en Haut-Mâconnais dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait désormais partie du canton d'Hurigny, après avoir appartenu au canton de Lugny de 1790 à 2015.

Géographie[modifier | modifier le code]

Péronne est un village viticole du Haut-Mâconnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Gengoux-de-Scissé Lugny Burgy Rose des vents
Azé N Viré
O    Péronne    E
S
Saint-Maurice-de-Satonnay Clessé

Hydronymie[modifier | modifier le code]

Un ruisseau appelé « l'Isérable » servait de limite entre Péronne et Saint-Pierre de Lanques, devenu aujourd'hui un hameau de la commune. Cet hydronyme est à rapprocher de celui de l'Isère en Dauphiné et de l'Isaar en Autriche. La racine est d'origine préceltique.

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'outillage lithique (en silex local) a été recueilli dans les hauts de la commune, au lieu-dit Bérizy (toponyme gaulois). Une voie romaine traverse le village d'est en ouest. Elle est rejointe à Saint-Pierre de Lanques (ancienne paroisse désormais rattachée à la commune de Péronne) par une autre voie, dont on a trouvé des restes d'empierrement. Une tradition encore vivace aujourd'hui affirme que le roi de Bourgogne Gontran posséda un palais à Péronne dans lequel il promulgua un édit interdisant de travailler le dimanche. Il s'agit là d'un mythe forgé par les historiographes en l'absence de toute preuve archéologique ou textuelle, à partir d'une glose imaginative d'un clerc mâconnais du XVIIIe siècle qui affirmait que Péronne était un gros bourg à l'époque mérovingienne. Il n'existe pourtant dans le Mâconnais du VIe siècle aucune agglomération d'importance en dehors de Mâcon et de Tournus. Quant au village de Péronne, il ne se structure sans doute qu'à partir du Xe siècle, moment auquel le toponyme apparaît dans les chartes de Cluny. Gontran a certes publié un édit le 10 novembre 585 faisant suite au concile de Mâcon, mais depuis la ville de Péronne située dans le diocèse d'Amiens, alors pôle politique et démographique d'importance doté d'une forte légitimité historique, mais qui toutefois ne se trouvait pas dans le royaume de Gontran, mais en Neustrie, gouvernée par Chilpéric. Cela n'avait pas échappé à Alfred Boretius qui en avait édité le texte à la fin du XIXe siècle[1].

8 janvier 1934 : fondation du Syndicat intercommunal des eaux du Haut-Mâconnais, auquel appartiennent Péronne et neuf autres communes (Lugny, Burgy, Clessé, Viré, Saint-Maurice-de-Satonnay, Vérizet, Bissy-la-Mâconnaise, Cruzille et Montbellet), rejointes le 16 août 1934 par Plottes, Chardonnay et Uchizy (puis par Farges et Grevilly en 1938 et par Saint-Gengoux-de-Scissé, Azé et Igé après-guerre).

1993 : fondation de la communauté de communes de la Haute-Mouge (avec Saint-Maurice-de-Satonnay, Azé et Clessé). A cette première communauté de communes a succédé, le 1er janvier 2003, la Communauté de communes du Mâconnais - Val de Saône, ayant son siège à Lugny et résultant de la fusion de trois intercommunalités (celles du Haut-Mâconnais, de la Haute-Mouge et du Mâconnais-Val de Saône).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 31 mars 2016 Paul Brunet SE  
11 avril 2016 En cours Jean-Pierre Pacaud SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2016, la commune comptait 653 habitants[Note 1], en augmentation de 6,35 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
620666653715728791781826808
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
733768764763724691637537538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
565594565482448411410385362
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
324377349361407454497614653
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Madeleine de Péronne.
  • L'église Sainte-Madeleine.
  • le château de la Tour-Penet.
  • le château de Vaux-sous-Targe.
  • Au hameau du Carruge : puits inséré dans un cul-de-four aménagé dans l'épaisseur du mur d'une maison[6].
  • Au nord-ouest de la commune : le site d'une ancienne voie romaine, orientée sud-est/nord-ouest, dont on devine encore le tracé. « On voit au couchant de ce village des débris d'un grand chemin pavé totalement abandonné ; la tradition l'appelle Le chemin des Romains. Ils s'en servaient pour aller à Autun. On laboure dessus en plusieurs endroits ; en d'autres il est couvert de bois, et quelques fois ruiné. » écrivait le curé de Péronne au milieu du XVIIIe siècle[7].

Culte[modifier | modifier le code]

Péronne appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais, paroisse qui a son siège à Lugny (avec le père Bernard Blondaux pour curé) et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

C'est un peu avant la dernière guerre que la paroisse de Péronne fut définitivement rattachée à celle de Lugny pour le culte (suite à la création de la communauté pastorale de Lugny, fondée à l'initiative de monseigneur Joseph Robert).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alphonse de Lamartine, poète et homme politique, qui posséda une petite propriété au hameau du Carruge.
  • Nicolas Ducher, qui fut maire de Péronne et exerça les fonctions de conseiller général du canton de Lugny pendant deux mandats, de 1955 à 1967.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Oursel, Anne-Marie Oursel : « Canton de Lugny - Vallon de l'Isérable : communes de Péronne, Saint-Maurice-de-Satonnay », collection Histoire et monuments de Saône-et-Loire (n° 25), Archives départementales de Saône-et-Loire, Mâcon, 1999, 179 p.
  • « La ronde des « Brigands » en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. MGH, Capitularia regum Francorum, 1, Hanovre, 1883, p. 12, n. 4 : "Péronne in pago Ambiensi"
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  6. En bordure de la route conduisant à Saint-Maurice-de-Satonnay. Source : Les monuments de l'eau, article d'André Jeannet paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 30 de juin 1976, pages 3 à 7.
  7. Alain Dessertenne et Françoise Geoffray, La carte de Cassini en Saône-et-Loire : description topographique des paroisses. Transcription intégrale des réponses données par les curés pour la plupart des paroisses de l’actuelle Saône-et-Loire lors de l’enquête lancée pour établir la carte de Cassini en 1757, Cercle généalogique de Saône-et-Loire, 2015, p. 259.


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