Hurigny

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Hurigny
Hurigny
Le château.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Intercommunalité Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Dominique Deynoux
2020-2026
Code postal 71870
Code commune 71235
Démographie
Gentilé Gueulatis
Population
municipale
1 968 hab. (2018 en augmentation de 0,97 % par rapport à 2013)
Densité 214 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 20′ 57″ nord, 4° 47′ 45″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 391 m
Superficie 9,2 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Mâcon
(banlieue)
Aire d'attraction Mâcon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hurigny
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web hurigny.fr

Hurigny est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Hurigny est un village du Mâconnais. Il s'étend sur un plateau d'environ 300 mètres d'altitude, dominant la vallée de la Saône. Le village est également encadré par les collines du Mont-Rouge et du Gros Mont. Village viticole du vignoble du Mâconnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Hurigny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mâcon, une agglomération inter-régionale regroupant 16 communes[4] et 60 022 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Macon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (29,5 %), zones agricoles hétérogènes (20,5 %), zones urbanisées (15,5 %), cultures permanentes (13,5 %), forêts (9,7 %), prairies (5,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières mentions du nom d'Hurigny, a été trouvé dans le cartulaire de Saint-Vincent à Mâcon. Le nom actuelle est le même depuis 1790, mais avant cela il en a connu d'autre :

  • 864 - 872 : « Urcano »[Note 3] ;
  • 937 - 962 : « in pago Matisconense, in agro Uriniacens, in ipsa villa Uriniaco »[Note 4] ;
  • 943 - 952 : « capella sancte-Marie in villa Huriniaco »
  • XIe siècle : « In agro salorniacensi, in villa que dicitur Uriniaco, prope ecclesia Sancte-Marie »
  • XIIe siècle : « In villa Huriniaco »
  • XIIIe siècle : « In villa Hurigniaci »
  • XIVe siècle : « curatus de Hurigiaco, alias Harignaco »
  • Avant 1412 : « ecclesia Hurigniaci, alias Hunegniaci »
  • 1543 : Urigné
  • 1560 : Urigny
  • 1610 : Hurigny
  • 1757 : Hurigny en Mâconnois
  • 1783 : Hurigny ou Urigny
  • 1790 : Hurigny

Histoire[modifier | modifier le code]

Hurigny était anciennement appelé Uriniacum.

En 1471, les troupes de Louis XI détruisirent la maison forte de Salornay dont l'artillerie avait été prêtée à la ville de Mâcon pour leur résister.

Nombreux séjours de Lamartine au château, propriété de son oncle François Louis de Lamartine de Montculot (1750-1827).

En 1862, on décida de construire au nord de l'église une chapelle consacrée à saint Joseph, ce qui nécessita de trouver de la place et causa le déplacement du cimetière.

Le , la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny fut inaugurée (ligne qui fonctionna, pour le trafic quotidien des voyageurs, jusqu'en 1931[11])[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs [13]
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1826 décès Aimé Pic    
février 1830 août 1843 Georges Desreaux    
août 1843 août 1848 Michel Pachon    
août 1848 août 1860 Georges Desreaux    
août 1860 septembre 1865 Michel Pachon    
septembre 1865 mai 1871 Antoine Letienne    
mai 1871 août 1891 Benoît Rondiere    
août 1891 janvier 1896 Charles Laplace    
janvier 1896 octobre 1902 Jean Girardin    
octobre 1902 juillet 1906 Pierre Fourrier    
juillet 1906 janvier 1911 Jean Girardin    
janvier 1911 décembre 1919 François Vigoureux    
décembre 1919 décembre 1926 Claude Fourrier    
février 1927 mai 1929 Jean Honoré Duvert    
mai 1929 mai 1935 Ryol Moiroux    
mai 1935 juin 1938 Jean Duvert    
juin 1938 septembre 1939 André Higonet    
septembre 1939 septembre 1941 Pierre Bouillard    
septembre 1941 mai 1945 Eugène Chevenet    
mai 1945 juillet 1958 André Higonet    
juillet 1958 novembre 1963 Pierre Moiroux    
novembre 1963 mars 1971 Maurice Laplace    
mars 1971 mars 1983 Henri de Vigan    
mars 1983 juin 1995 Pierre Foulon    
juin 1995 mars 2014 Jean-Louis Curtenel    
mars 2014 en cours Dominique Deynoux DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2018, la commune comptait 1 968 habitants[Note 5], en augmentation de 0,97 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
833812899845911908929939946
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9419401 0491 0871 0341 093997898904
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
873838809637612620602695932
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
9351 1281 2201 2491 4291 4741 5221 9001 959
2018 - - - - - - - -
1 968--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vignoble[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Hurigny appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse de Mâcon.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église.
  • L'église, placée sous le vocable de l'Assomption de la Vierge Marie, est dotée d'une architecture romane. Elle dispose d'un clocher octogonal de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle[18]. En 2020, ainsi que 126 autres lieux répartis sur le territoire du Pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) Mâconnais Sud Bourgogne, l'église a intégré les « Chemins du roman en Mâconnais Sud Bourgogne » et bénéficié de la pose d'une signalétique spécifique[19].

Hurigny compte par ailleurs cinq châteaux :

Devant l’église, une croix à l’honneur de saint Joseph a été érigée pour l’achèvement de la construction de la chapelle de l'église (transept nord) en janvier 1867, payée par un donateur qui conserva l’anonymat[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Selon le cartulaire St-Vincent
  4. Littéralement « dans le village de Macon, Uriniacens dans un champ dans le village Uriniaco »
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Mâcon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Mâcon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Source : « Les petits tacots sont morts... Que vivent les petits tacots ! », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 20 de décembre 1973 (pages 29 et 30).
  12. Inaugurée le dimanche 11 novembre 1900, cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années 1930, effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou bien encore de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois voitures de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Au sujet de cette ligne de chemin de fer à voie étroite, lire : « Le Tacot de Fleurville », article paru dans « 71-Images de Saône-et-Loire » n° 92 de l'hiver 1992-1993, pp. 9-15.
  13. « Les maires de la commune », sur hurigny.fr (consulté le ).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. [PDF]Brochure de présentation de l'église
  19. Dans le cadre d'une démarche du PETR Mâconnais Sud Bourgogne visant à « mieux faire connaître le patrimoine roman, en confiant à un bureau d’études le soin de rassembler de façon homogène les informations sur chaque édifice ainsi que de créer et d’installer sur sites des panneaux d’information » (source : https://maconnais-sud-bourgogne.fr/en-actions-petr/edifices-romans.html).
  20. « L'église et la place d'Hurigny au fil du temps », article de Florence Royer Lichter et Marc Bonnetain paru dans la revue Images de Saône-et-Loire no 206 (juin 2021), pages 2 à 5.