Hugues Martin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Hugues Martin
Illustration.
Fonctions
Député de la 2e circonscription de la Gironde

(2 ans, 6 mois et 29 jours)
Législature XIIe
Prédécesseur Alain Juppé
Successeur Michèle Delaunay
Maire de Bordeaux

(1 an, 9 mois et 25 jours)
Élection
Prédécesseur Alain Juppé
Successeur Alain Juppé
Député européen

(4 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection 13 juin 1999
Législature 5e
Conseiller général de la Gironde
Élu dans le canton de Bordeaux-3

(21 ans, 11 mois et 20 jours)
Prédécesseur Raymond Moynet
Successeur Michel Duchêne
Biographie
Date de naissance (78 ans)
Lieu de naissance Mâcon (Saône-et-Loire)
Nationalité Française
Parti politique UNR
UDR
RPR
UMP
LR
Profession Assureur-conseil en retraite

Hugues Martin
Députés de la Gironde
Maires de Bordeaux

Hugues Martin (prononciation), né le à Mâcon (Saône-et-Loire), est un homme politique français. Il est maire de Bordeaux de 2004 à 2006, député européen de 1999 à 2004, député de 2004 à 2007, et membre du CESE de 2010 à 2015.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Colonel de réserve, il servit au grade de sous-lieutenant au 2e REP[1].

Assureur-conseil à la retraite, Hugues Martin a géré, en association, l'un des cabinets d’assurance les plus importants d’Aquitaine jusqu’en 2000[1].

Il a eu trois enfants[1] avec sa femme, Madeleine.

Entrée en politique[modifier | modifier le code]

Hugues Martin, militant gaulliste, prend la tête de la section bordelaise de l'UJP, mouvement créé le et lié à l'UNR. Il restera à ce poste jusqu'en 1974. En réaction aux mouvements révolutionnaires en émergence à l'époque ou aux sirènes utopistes du mouvement de mai 68, il préfère orienter les jeunes vers la discipline, le civisme, et le patriotisme. Le jeune militant s'investit dans la campagne électorale d'une législative partielle en 1970 qui oppose le député-Maire Jacques Chaban-Delmas à Jean-Jacques Servan-Schreiber.

« Tout a débuté par un fou rire de Jacques Chaban-Delmas. À l'époque, je m'occupe de l'Union des jeunes pour le progrès (UJP), le mouvement des jeunes gaullistes, et Chaban affronte en septembre 1970 dans une législative partielle Jean-Jacques Servan-Schreiber. Avec l'UJP, nous perturbons les réunions de Jean-Jacques Servan-Schreiber en chantant ou en lâchant des pigeons. Ça a plu à Chaban qui m'a demandé de rejoindre son équipe aux élections de . Chaban, pour moi, c'était un monument. En sa présence, je me sentais tout petit mais il a toujours veillé à me mettre à l'aise. »

Considérant que le soutien de l'UJP avait été déterminant dans sa victoire, Jacques Chaban-Delmas demanda à Hugues Martin de faire partie de son équipe municipale un an plus tard[2].

Maire de Bordeaux[modifier | modifier le code]

Hugues Martin est élu maire de Bordeaux le à la suite de la démission d'Alain Juppé[3],[4],[5],[6],[7],[8]. Il obtient les 49 voix du groupe majoritaire au conseil municipal.

« Pendant mon mandat, je n'ai pas voulu faire du Juppé, je n'en étais pas capable. Lui m'a d'ailleurs fichu une paix royale. Il n'est jamais intervenu dans ma gestion. J'ai fait du Martin, ce qui consiste à aider et aimer les autres. Ma première sortie n'a pas été le Fouquet's mais sur le terrain avec la visite d'une halte de nuit d'Emmaüs. J'ai voulu mettre mon mandat sous le signe de la proximité et de l'attention aux plus faibles et aux plus démunis d'entre nous. Un sondage réalisé après ma démission a montré que 80 % des Bordelais étaient satisfaits de mon mandat. C'est un résultat dont je suis extrêmement fier. »

À la fin du mois d'août 2006, Alain Juppé revient du Québec et annonce son intention de se relancer dans la vie politique et de reconquérir le fauteuil de maire de Bordeaux. Le 28 août, la majorité UMP-UDF du conseil municipal de Bordeaux, hormis Hugues Martin et deux adjoints, afin d’expédier les affaires courantes, démissionne. Les conseillers municipaux d’opposition ne démissionnent pas, mais le nombre de démissionnaires est suffisant pour imposer l’organisation d’une nouvelle élection municipale et permettre ainsi à Alain Juppé de revenir aux affaires.

Mémoire de l'esclavage à Bordeaux[modifier | modifier le code]

A la demande d'associations, emmenées notamment par le militant Karfa Diallo[9], c'est Hugues Martin qui lance véritablement à Bordeaux une démarche de reconnaissance officielle des liens entre la ville et l'esclavage. Tout d'abord, le il inaugure le square Toussaint Louverture sur le quai des Queyries, et sur lequel se trouve le buste du général, offert par la République d'Haïti à l'occasion du bicentenaire de sa fondation. Puis le , il constituait le "Comité de réflexion sur la Traite des noirs à Bordeaux"[10] dont il confiait la présidence à Denis Tillinac, journaliste et écrivain. Suite au rapport rendu par ce comité, Hugues Martin inaugurera le une plaque commémorative sur le quai de Chartrons[11]. Il reconnaitra plus tard l'avoir trouvée scandaleusement petite[12]. Également il confiera au Musée d'Aquitaine le soin de mettre en place des salles permanentes consacrées à la mémoire de l'esclavage, et qui seront inaugurées en 2009[13].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

1971 - 1983[modifier | modifier le code]

Conseiller municipal de Bordeaux.

1971 - 1989[modifier | modifier le code]

Élu à la communauté urbaine de Bordeaux (CUB).

1985[modifier | modifier le code]

Questeur du département et président de l'office départemental des HLM.

1989[modifier | modifier le code]

Vice-président de la CUB : préside la commission de l'environnement.

1995[modifier | modifier le code]

  • Vice-président de la CUB : commission transports et parcs de stationnement.
  • Président de l'office de tourisme de Bordeaux.

1979 - 1999[modifier | modifier le code]

Conseiller général du canton de Bordeaux-3.

1983 - 2001[modifier | modifier le code]

Adjoint au maire de Bordeaux.

1999 - 2004[modifier | modifier le code]

Il est élu député européen et est membre titulaire de la commission parlementaire aux Affaires étrangères, droits de l'homme, défense et sécurité commune. Il est aussi vice-président de la commission parlementaire à la Pêche[14].

Il est aussi membre titulaire de la délégation interparlementaire pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb arabe.

Enfin, il est président de l'intergroupe Vin et viticulture, Chasse, Famille, Francophonie, Chemins de Saint-Jacques de Compostelle, Forêt.

2001 - 2004[modifier | modifier le code]

1er adjoint au maire de Bordeaux, chargé de la coordination de l'action municipale et des nouvelles formes de la démocratie locale.

2004[modifier | modifier le code]

À la suite du procès d'Alain Juppé, le rendant inéligible, Hugues Martin lui succède dans ses postes de député et de maire. Il est élu député de la 2e circonscription de la Gironde le et devient membre de la commission Défense de l'Assemblée nationale. Il est aussi élu maire de Bordeaux le , et 1er vice-président de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) le .

2006 - 2014[modifier | modifier le code]

Hugues Martin devient membre du comité d'honneur du Mouvement initiative et liberté.

En août, la démission des élus du conseil municipal, à l'exception du maire et de ses deux premiers adjoints, entraîne une élection municipale anticipée, et la réélection d'Alain Juppé à la tête de la ville.

Hugues Martin redevient adjoint au maire et ne se représente pas lors des municipales de 2014[15],[16].

2010 - 2015[modifier | modifier le code]

En 2010, Hugues Martin est nommé au CESE[17] et préside la section de l'économie et des finances[18].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Il soutient François Fillon à la primaire de la droite et du centre de 2016[19],[20],[21],[22].

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Hugues Martin, bordeaux.fr.
  2. Histoire des maires de Bordeaux par Dossiers d'Aquitaine
  3. [1]
  4. [2]
  5. [3]
  6. [4]
  7. [5]
  8. [6]
  9. « Esclavage : les ports se souviennent », sur Les Echos, (consulté le 12 juin 2020)
  10. « Le comité de Réflexion sur la Traite des noirs », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 13 juin 2020)
  11. « Discours d'Hugues Martin pour l'inauguration de la plaque commémorative »
  12. « Bordeaux dans les méandres de son passé négrier », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 juin 2020)
  13. « Bordeaux au XVIIIe siècle, le commerce atlantique et l'esclavage | Le site officiel du musée d'Aquitaine », sur www.musee-aquitaine-bordeaux.fr (consulté le 13 juin 2020)
  14. [7]
  15. [8]
  16. [9]
  17. [10]
  18. [11]
  19. [12]
  20. [13]
  21. [14]
  22. [15]
  23. a et b Décret du 16 mai 2008 portant promotion et nomination sur le site Légifrance

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]