Pont Saint-Laurent (Saône)

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Pont Saint-Laurent
Vue du pont.
Vue du pont.
Géographie
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté
Département Ain et Saône-et-Loire
Commune Saint-Laurent-sur-Saône et Mâcon
Coordonnées géographiques 46° 18′ 18″ N, 4° 50′ 13″ E
Fonction
Franchit la Saône
Fonction pont routier
Caractéristiques techniques
Type pont voûté
Matériau(x) pierres
Construction
Construction à partir du XIe siècle
Historique
Protection Logo monument historique Classé MH (1987)

Géolocalisation sur la carte : Mâcon

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Pont Saint-Laurent

Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes

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Pont Saint-Laurent

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Pont Saint-Laurent

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Pont Saint-Laurent

Le pont Saint-Laurent est un pont reliant la commune de Saint-Laurent-sur-Saône dans le département de l'Ain et la commune de Mâcon dans le département de la Saône-et-Loire.

Historique[modifier | modifier le code]

Avant l'ère chrétienne, il est probable que la Saône se traversait à gué[1]. C'est probablement au XIe siècle que fut réalisé ce pont de pierre (qui, de façon certaine, n'existait pas encore en 940, comme le laisse entendre la Vie de saint Maïeul rédigée par les moines Syrus et Aldebald[2]). Il est cité dans un texte de 1077.

Dès 1221, l'évêque Aymond le fait fortifier et le place sous la protection de Saint-Nicolas, patron des bateliers[1]. Jusqu'au XVIIe siècle, un droit de péage pour l'entretien de l'ouvrage, était prélevé à la fois sur le franchissement et la navigation. Des chaînes de fer tendues entre les arches empêchaient le passage des bateaux qui n'acquittaient pas le « droit de chaines » [1].

Dans la seconde moitié du XVe siècle, le pont fut allongé par six nouvelles arches pour dévier le cours de la Saône vers la Bresse et ainsi réduire les inondations frappant la ville[1]. En 1843, quatre arches furent surélevées pour faciliter la navigation[1].

En 1787, à l'extrêmité ouest du pont, deux tourelles dites « de l'octroi » destinées à la perception de cette taxe municipale furent érigées (les portes de la ville ayant disparu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, au fur et à mesure de la disparition des remparts de Mâcon, autorisée par le roi Louis XV en 1756). Ces deux pavillons destinés l'un « au logement du portier, et l'autre pour le corps de garde » furent démolis lors des travaux d'encorbellement de l'entrée du pont exécutés en 1930[3].

En septembre 1944, l'armée allemande en retraite tenta de le détruire pour ralentir l'avancée alliée[1].

Protection[modifier | modifier le code]

Le pont fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Guerreau (CNRS), Le pont sur la Saône entre Mâcon et Saint-Laurent, article en deux parties paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » (n° 78 de l'été 1989, aux pages 13 à 18, et n° 79 de l'automne 1989, aux pages 13 à 17).

Images[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Panneau d'information à proximité du pont
  2. « Mâcon : retour au pont de St-Laurent », article d'Alain Guerreau paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 80 (automne 1989), page 22.
  3. « Les barrières d'octroi de Mâcon », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 98 de juin 1994, pages 2 à 6.
  4. Notice no PA00116558, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]