Thoissey

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Thoissey
Hôtel de ville.
Hôtel de ville.
Blason de Thoissey
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Châtillon-sur-Chalaronne
Intercommunalité Val-de-Saône Centre
Maire
Mandat
Maurice Voisin
2014-2020
Code postal 01140
Code commune 01420
Démographie
Gentilé Thoisseyen
Population
municipale
1 671 hab. (2014)
Densité 1 194 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 25″ nord, 4° 48′ 06″ est
Altitude Min. 168 m – Max. 178 m
Superficie 1,4 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ain

Voir sur la carte administrative de l'Ain
City locator 14.svg
Thoissey

Géolocalisation sur la carte : Ain

Voir sur la carte topographique de l'Ain
City locator 14.svg
Thoissey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Thoissey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Thoissey
Liens
Site web thoissey.fr

Thoissey est une commune française du département de l'Ain et située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Jusqu'en 2015, elle était le chef-lieu du canton qui portait son nom et appartient depuis au canton de Châtillon-sur-Chalaronne.

Quatrième plus petite commune de l'Ain, elle est peuplée de 1671 habitants. Les habitants de Thoissey s'appellent les Thoisseyens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du territoire.

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Thoissey dans le canton de Châtillon-sur-Chalaronne et dans l'Ain.

La commune est située dans la région naturelle de la Dombes, près de la frontière floue avec la Bresse. Bordée à l'ouest par la Saône, Thoissey se trouve à l'est du Beaujolais et du Mâconnais, régions viticoles réputées pour leurs vins.

Les grandes villes ne sont pas très éloignées du village, étant donné qu'elle est située à 19 kilomètres au sud de Mâcon, à 25 km au nord de Villefranche-sur-Saône, à 35 kilomètres à l'ouest de Bourg-en-Bresse et à 56 km de Lyon.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Thoissey
Saint-Didier-sur-Chalaronne Saint-Didier-sur-Chalaronne Saint-Didier-sur-Chalaronne
Dracé Thoissey Saint-Didier-sur-Chalaronne
Dracé Dracé Saint-Didier-sur-Chalaronne

Points extrêmes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Chalaronne près de l'hôpital.

Thoissey est bordée par deux rivières qui ont une importance au niveau local. En premier lieu, la Saône borde l'ouest de la commune et fait office de frontière avec Dracé, commune du département du Rhône avec laquelle elle est reliée par un unique pont routier. Cette rivière fait souvent l'objet de crues qui inondent la partie ouest de la commune, n'impactant pas les bâtiments du centre-ville. Néanmoins, lors de crues importantes, le centre peut se retrouver sous les eaux, notamment en 1840 ou en 1955.

La Chalaronne est une rivière qui arrive de Saint-Didier-sur-Chalaronne par l'est et fait office de frontière avec cette dernière.

Le canal des Échudes long de 5,5 km a été construit au XVe siècle[1]. Il a été creusé avant le XVe siècle sur la rive droite de la Chalaronne, et relie les eaux de cette dernière à celles de l'Échude, de l'étang de Tallard à la Saône. Crée pour l'irrigation, il a alimenté une douzaine de moulins à farine et à huile. Il approvisionnait aussi les lavoirs, tels celui existant face à l'Hôpital. Il servait également au trempage des osiers et des peaux de tannerie. Un canal supplémentaire de 875 m a été construit en 1758 pour faciliter le commerce, avec création d'un embarcadère. Des deux côtés, il est suivi de 179 platanes plantés en 1818.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Le climat est tempéré à légère tendance continentale. Les données climatologiques sont celles de Mâcon qui est la station de référence pour toutes les données. Les valeurs climatiques de 1981 à 2010 sont les suivantes.

Relevés Mâcon 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1 3,5 6 10 13,5 15,5 15 11,5 8 3,5 1 7,5
Température moyenne (°C) 2 4,5 8 11 15 19 21 20,5 17 12 7 3,5 12
Température maximale moyenne (°C) 5,5 8 12 16 20 24 27 26 22 16,5 10 6 16
Ensoleillement (h) 61,9 91,5 154,9 182 212,9 245,3 267,7 242,4 185,6 116,9 70,3 50,5 1 881,9
Précipitations (mm) 59 53 49 75 88 75,5 71 72 79,5 85,5 84 70 861,5
Source : Météo-France/Infoclimat : Mâcon (1981-2010)[2]
Temperature down.svg
Temperature up.svg
Rain icon.svg
Rain icon.svg
Sun01.svg
Sun01.svg
Température

minimale

Température

maximale

Hauteur de

précipitations

Nombre de jours

avec précipitations

Durée

d’ensoleillement

Nombre de jours avec

bon ensoleillement

7,4 °C 16,1 °C 859,3 mm 113,9 j 1881,9 h 73,25 j

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes de communication de la commune.

La proximité de la commune avec les villes de Mâcon, Villefranche-sur-Saône et de Bourg-en-Bresse lui permet d'être traversée et d'être à proximité d'axes de communication importants au niveau départemental, régional et national.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Route D7 près de l'hôtel de ville.

La route départementale 7 est l'axe principal du village qui la traverse d'est en ouest. Partant de Châtillon-sur-Chalaronne, elle parvient jusqu'à Saint-Didier-sur-Chalaronne avant d'entrer sur le territoire communal avant de terminer sa route sur le pont sur la Saône menant à Dracé, laissant place à la route déparmentale 9 appartient au Rhône.

En face de l'hôtel de ville, une branche de la route D7, la route D7a, part en direction du hameau de Challes situé à Saint-Didier et terminant au pont de Saint-Romain-des-Îles, ancienne commune de Saône-et-Loire appartement aujourd'hui à Saint-Symphorien-d'Ancelles.

Enfin, la route départementale D28d termine près de l'hôpital. Elle débute au hameau de Mousset le long de la route départementale D933.

Aucune autoroute ne traverse la commune. Néanmoins, l'autoroute A6 passe tout près de la Saône et relie la capitale française à la capitale des Gaules.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Gare du tramway.

Au début du XXe siècle, avec l'exploitation du réseau des tramways de l'Ain, la commune était traversée par la ligne de Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes longue de 81 km. Arrivant de la gare de Mogneneins, la ligne empruntait la Grande rue[3],[4] et desservait ensuite la gare de Saint-Didier-sur-Chalaronne. Avant 1940, ce réseau ferroviaire ferma et fut remplacé par un service de transport par cars.

Aujourd'hui, aucune voie ferrée ne traverse la commune mais deux passent à proximité. À l'est, la ligne LGV Sud-Est traverse Saint-Didier et relie Marseille et Lyon à Paris en passant par la gare de Mâcon-Loché. À l'ouest, la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles relie les mêmes villes et en plus d'accueillir des TGV, elle est utilisée par les TER Rhône-Alpes pour assurer les liaisons entre Mâcon et Lyon[5]. La gare la plus proche est celle de Romanèche-Thorins.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

La Saône est navigable à grand gabarit européen depuis Verdun-sur-le-Doubs jusqu'à Lyon. Elle constitue un axe de transport fluvial important entre l'est et la Méditerranée et est appréciée pour le tourisme fluvial. Il existe un port qui possède une halte fluviale intercommunale inaugurée en 2014[6] et située entre le camping et le pont routier à la frontière avec Saint-Didier.

À Mâcon, il y trois ports fluviaux : le port de plaisance, un autre près du quai des Marans et l'Aproport, l'un des ports fluviaux les plus importants de France. Villefranche possède aussi un port fluvial au carrefour des grands axes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Arrêt MJC.

La commune est reliée au réseau départemental des bus car.ain.fr par l'intermédiaire de deux lignes qui dessert le seul arrêt MJC. La ligne 114 relie Mâcon à Belleville[7]. Cette dernière est aussi reliée à Bourg-en-Bresse par la seconde ligne traversant Thoissey, la ligne 120[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée du village.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Anciens noms[modifier | modifier le code]

La première mention du village date de 910 dans le recueil des chartes de Cluny où apparaît Tussiaco[9]. Dans le même ouvrage se trouvent le nom Tusciaco en 943, Thosciaco et sa variante Tosciaco en 944. À la fin du siècle est aussi évoque Tussiacum en 998.

Deux siècles plus tard, Toyciaco et Toysiaco sont cités en 1236, Toissey est mentionné en 1239. Selon Marie-Claude Guigue dans un ouvrage dédié à la Dombes, Thoyssiaci était le nom pour se référer au village autour de 1310.

En 1407, Toisse est évoqué qui Toissay l'est vers 1441. En 1567, le nom actuel de Thoissey est mentionné pour la première fois mais Samuel Guichenon cite Toissey comme nom de la commune autour de 1650 dans un ouvrage sur la Bresse. Enfin, la description de Bourgogne évoque une nouvelle fois Thoissey en 1790.

Histoire[modifier | modifier le code]

La charte 656 de Cluny[10] datée du fait mention d'un plaid tenu par le duc de Bourgogne Hugues le Noir, en présence du comte de Mâcon Letaud, Charles Constantin et de Guillaume, comte. Les moines de Cluny comparurent devant cette assemblée, et se plaignirent d'Adémar, vicomte de Lyon, lequel leur contestait la seigneurie de Thoissey et ses dépendances, prétendant que cette ville faisait partie de sa vicomté (desuovicecomitatuesse), bien qu'elle leur eût été cédée par le roi de Bourgogne Conrad le Pacifique, dont ils exhibèrent le diplôme, daté du .

Adémar, dit l'acte, ayant entendu la lecture des lettres royales, voyant d'ailleurs que le marquis Hugues, son seigneur, à la prière duquel elles avaient été données l'année précédente, favorisait les moines de Cluny, et enfin n'ayant rien à objecter, renonça à ses prétentions. Et, afin qu'aucun des successeurs d'Adémar ne pût revenir contre sa renonciation, elle fut confirmée par Hugues et signée par tous ses fidèles. Mais les moines ne se contentèrent pas de la renonciation d'Adémar, corroborant le diplôme de Conrad. Ils prièrent Hugues le Grand, duc des Francs, Hugues le Noir, et Letaud, d'obtenir du roi de France Louis IV une donation de Thoissey, afin d'éviter tout différend dans l'avenir, car ce vicomte prétendait avoir des droits sur tout le pagus Lugdunensis.

Lothaire, son successeur, n'y renonça que longtemps après, lors du mariage de Mathilde, sa sœur, avec Conrad III. En conséquence, Louis d'Outremer donna, le , un précepte royal portant cession aux moines de Cluny, sur leur demande, d'une petite ville (villulam) de la vicomté de Lyon, située dans le pagus Lugdunensis et sur les bords de la Saône. Cette donation avait en réalité si peu d'importance pour le roi de France qu'on ne prit pas même le soin d'y nommer Thoissey[11].

Vers 1233-1239[12], Humbert V de Beaujeu usurpe la seigneurie aux abbés de Cluny.

En 1372[13], Thoissey est alors le centre d'une châtellenie, possession des sires de Beaujeu. Le château de Thoissey fut le chef-lieu d'une châtellenie de la principauté de Dombes[Note 1]. Le [12], Édouard II, sire de Beaujeu, donne la seigneurie à Louis II, duc de Bourbon.

Au XVe siècle, Guichard VI le Grand, aurait été à l’origine des premières fortifications et de la construction d’un château avec poype qui permirent à Thoissey de se développer. Toutefois, au XVIe siècle, les Thoisseyens subissent les guerres de religion et d'autres épreuves[14]. En 1561, les Huguenots s’emparent de la ville et se font nourrir par le pays, une épidémie de peste fait périr 140 personnes en 1564. Puis, les ligueurs, maîtres de la ville, commettent de multiples exactions entre 1589 et 1595. Les habitants qui se trouvent accablés et ruinés sollicitent de leurs souverains le renvoi de la garnison et la permission de démolir la forteresse. Les fortifications sont alors démantelées à la fin du siècle et le château est rasé en 1615.

En 1601, après la fin de la guerre franco-savoyarde qui se termine par le Traité de Lyon, Thoissey appartient à la France avec l'acquisition de celle-ci de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex. Elle est par la suite intégrée à la province bourguignonne. À la fin du siècle, la petite ville qui était la judicature du châtelain des environs fut élevée au rang de bailliage particulier, supprimé en 1772 avec ceux de Trévoux et de Chalamont, remplaceées par la sénéchaussée de Trévoux. Entre 1790 et 1795, elle devient une municipalité du canton dont elle était le chef-lieu, et dépendait du district de Châtillon-les-Dombes.

Repère indiquant le niveau de la Saône en 1840 sur la façade de l'hôtel de ville.

En 1840, une inondation dévaste la plaine de la Saône et recouvre la rue du port d’1m 50 d’eau et le centre ville se trouve sous les eaux. En conséquence, le maire fait démolir les halles et la chapelle pour édifier l’hôtel de ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Lors des conseils municipaux, le maire est entouré de ses trois adjoints, de deux conseillers délégués et des dix autres conseillers municipaux[15]. Ces élus se répartissent les tâches par le biais de plusieurs commissions : tourisme, camping, finances, développement économique, travaux, voiries, communication, environnement, cadre de vie, vie associative, culture, piscine, développement durable, fêtes et cérémonies, entretien des bâtiments, états des lieux, CCAS, patrimoine.

Maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 André Philippon DVG Conseiller général
2008 En cours Maurice Voisin DVD Retraité - Réélu en 2014

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le singe de Mons à l'hôtel de ville.
Localisation des villes jumelées avec Thoissey.
Localisation de la ville
Thoissey

Le , Thoissey et Obourg signent une charte de jumelage[16]. En 1972, la commune belge fusionne avec la commune de Mons et devient une section de la ville, le jumelage reste alors toujours valable et des échanges sont effectués avec la grande ville de Belgique.

Le comité de jumelage a été créé à l'initiative de Monsieur Berlioz habitant dans la commune suite à un échange avec monsieur et madame Lusiky, citoyens d'Obourg passant leur vacances d'été dans la région. Le à l'hôtel de ville de Mons, les représentants des deux villes ont renouvelé l'engagement de maintenir des liens permanents pour les cinquante années à venir.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 671 habitants, en augmentation de 10,01 % par rapport à 2009 (Ain : 5,95 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 189 1 442 1 377 1 252 1 545 1 628 1 563 1 515 1 701
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 668 1 663 1 748 1 609 1 611 1 518 1 538 1 461 1 400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 356 1 324 1 202 1 047 1 159 1 153 1 012 1 104 1 083
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 210 1 445 1 454 1 481 1 306 1 358 1 427 1 540 1 671
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006 [20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École élémentaire.

L'enseignement est présente dans la commune avec trois établissements scolaires dont une école maternelle et une école élémentaire.

Après leur cursus scolaire dans l'enseignement primaire, les élèves de Thoissey sont redirigés vers le collège Bel Air sis officiellement dans la commune même si la partie nord de l'établissement est située sur la commune de Saint-Didier-sur-Chalaronne. Le collège accueillait jusqu'à la rentrée 2017 les élèves de l'ancien canton de Thoissey et de la commune de Dracé mais avec l'ouverture d'un collège à Montceaux, les adolescents accueillis sont différents. Les étudiants de Bey et de Cormoranche-sur-Saône qui étaient scolarisés au collège George Sand à Pont-de-Veyle intègrent désormais l'établissement. Au contraire, les élèves qui habitent dans les communes de l'ancienne intercommunalité de Montmerle Trois Rivières sont redirigés à Montceaux. À la fin de leurs études au collège Bel Air, ils sont envoyés au lycée Aiguerande à Belleville.

Néanmoins, pour ceux voulant bénéficier d'une scolarité dans un établissement privé, la commune voisine de Saint-Didier-sur-Chalaronne possède l'école privée Saint-Marie et le collège privé Saint-Joseph.

Sports[modifier | modifier le code]

Malgré l'importance de Thoissey, les infrastructures sportives ne sont pas très présentes sur la commune. Le manque d'emplacements libres en zones non inondables a obligé la construction des infrastructures en périphérie proche de la commune, à Saint-Didier.

Toutefois, il existe deux courts de tennis occupés par l'Entente Tennis Club Val de Saône Chalaronne, club intercommunal créé en 2009 en remplacement du Tennis Club de Thoissey-St Didier[21]. Près de l'église Saint-Madeleine, le boulodrome est le lieu des parties de boules des adhérents de l'Amicale des Boules Thoissey Saint-Didier.

À l'est du village se trouve le stade des Petits Oiseaux, souvent référencé comme appartenant à la commune mais situé à Saint-Didier. Il accueille les rencontres de l'équipe honneur de l'ESVS Thoissey Saint-Didier Illiat qui peut aussi évoluer au stade municipal d'Illiat ou au stade Romain Vaillant situé près du collège à Saint-Didier dans un centre sportif dédié au sport. En plus du stade, ce centre inauguré le [22] regroupe des courts de tennis couverts et extérieurs, un skatepark et le gymnase intercommunal. Cette salle multisport est occupée par l'ESVS Basket Thoissey.

Médias[modifier | modifier le code]

Le Progrès est un journal régional diffusant dans les départements de l'Ain, du Jura, du Rhône, de la Loire et de la Haute-Loire. Chaque vendredi est publié le journal local hebdomadaire Voix de l'Ain. De plus, Le Journal de Saône-et-Loire, paru pour la première fois le , est la version saône-et-loirienne du Progrès. Ce journal quotidien paraît dans les environs sous l'édition de Mâcon.

Dans le domaine télévisuel, la chaîne France 3 émet un décrochage local dans la commune par le biais de France 3 Rhône Alpes. Enfin, Radio Scoop est une radio musicale d'Auvergne-Rhône-Alpes qui possède une station à Bourg-en-Bresse diffusant dans l'Ain.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le long de la route du Beaujolais se trouve le couvent des Ursulines. Construit en 1666[23] et démantelé à la Révolution, il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le [24].
  • L'apothicairerie se trouve dans l'ancien hôpital des sœurs datant du XVIIIe siècle. En 1700, un riche marchand drapier, Étienne Pollo, est à l'origine de la fondation de l'hôpital de Thoissey. En 1701, le duc du Maine accorde les lettres patentes pour la création de « L'Hôpital de la Charité ». L'apothicairerie a été construite entre 1731 et 1735[1]. Des boiseries de couleur brun et roux en noyer couvrent tous les murs ; ils sont l'œuvre de Jean Noblet, maître menuisier. Le plafond a été peint par Lugnot sur une toile marouflée. Une soixantaine des pots en faïence de Nevers, décorés en camaïeu bleu cobalt étaient destinés à recueillir les produits de l'apothicaire, rangés dans des loggias ainsi que des buffets de style Renaissance. Les impostes, peintes à l'eau, représentent le cardinal Charles Borromée et sainte Marthe, patronne des sœurs.
  • L'église Sainte-Madeleine date du XIXe siècle. Elle a été construite sur l'emplacement de l'ancienne église qui était sous le même vocable. Rénovée en 2007, elle abrite des toiles du peintre lyonnais Daniel Sarrabat (XVIIe siècle), un ensemble de six toiles sont dédiées à Marie-Madeleine et trois livrées datent en 1706 et trois autres en 1713. La première église était la chapelle d'ancien château fort dédiée à l'origine à Saint-Sébastien puis a servi de chapelle du collège royal.
  • Au XIXe siècle, il existait trois lavoirs publics sur la rive nord des Échudes. L'un d'entre eux, localisé à l’angle de la rue de l’Hôpital, était surmonté d’un séchoir à peaux avant 1914 pour les tanneurs.
  • La levée du port avec son allée de 179 platanes sur 900 m date de 1808. Au début du XVIIIe siècle, le chemin d’accès au port était souvent impraticable à cause des crues de la Saône, il fut décidé d'y construire une levée. Vers 1818, 179 platanes sont plantés par les pépinières Baboud et en 1845, la levée est réhaussée. Toutefois, les arbres auraient dû être abbatus en 1880 suite à une décision du conseil général. Grâce à la population qui s'est indigné de ce projet, le conseil municipal fit abandonner ce projet.
  • En face de l'école élémentaire trône un monument en l'honneur des soldats de la communes tombés durant les différents conflits qui ont engagé la France.
  • Sur la place du Collège Royal, un second monument honore douze Thoisseyens envoyés au bagne dans les camps de concentration le .
  • Il reste des vestiges de la poype de la Marche, elle aurait été démantelée à la fin du XVIe siècle. Les nobles de la Marche sont cités depuis 1149.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

Panneau Village fleuri avec une fleur.
Biches du parc.

En 2015, la commune obtient sa première fleur au concours des villes et villages fleuris[25].

La moitié ouest du territoire fait partie des prairies inondables de la Saône et donc exemptée de constructions humaines, lui conférant un caractère sauvage. Près de la Chalaronne, le parc municipal ou parc du Général Marchand s'étale sur 20 000 m2, on y trouve un arboretum et un petit parc animalier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Blason Blasonnement :
De gueules au lambel de cinq pendants d'or, celui du centre prolongé vers la pointe, accompagné de dix étoiles du même ordonnées en orle[26].

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le premier week-end d'août rassemblement de fanfares festives : festival des Fanfarons organisé par l'AJC et la fanfare Pustule.

Films tournés à Thoissey[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Sa localisation entre Bresse et Dombes confère au village une grande diversité gastronomique.

Les spécialités culinaires sont celles de la région bressane, c'est-à-dire la volaille de Bresse, les gaudes, la galette bressane, les gaufres bressanes, la fondue bressane[27]. Les autres spécialités, celles de la Dombes, sont le cuisses de grenouille, le canard ou certains poissons comme la carpe.

La commune se situe dans l'aire géographique de l'AOC Volailles de Bresse[28]. Elle a aussi l'autorisation de produire le vin IGP Coteaux de l'Ain (sous les trois couleurs, rouge, blanc et rosé)[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument du Commandant Marchand.

Naissance dans la commune[modifier | modifier le code]

Autres personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Dombes était formée de deux territoires non contigus avec onze châtellenies dont une partie était en Bresse (Trévoux, Thoissey, Saint-Trivier, Ambérieux, Beauregard, Villeneuve, Montmerle, Baneins), et les trois autres faisaient partie de l'autre Dombes (Chalamont, Lent, Le Chatelard).
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Plaquette Patrimoine, par l'Office du tourisme du Val de Saône Chalaronne, septembre 2009, 12 pages.
  2. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1981-2010)
  3. Ligne Trévoux <> Saint-Trivier-de-Courtes, sur tramdelain.fr.
  4. Photographies de tramway à Thoissey, sur ladombes.free.fr
  5. Ligne (Dijon)*Mâcon*Lyon, sur ter.sncf.com
  6. La halte fluviale
  7. Horaires de la ligne 114 sur car.ain.fr
  8. Horaires de la ligne 120 sur car.ain.fr
  9. Dictionnaire topographique de Philipon p. 431 sur archives-numerisees.ain.fr
  10. A.Bernard 1876, p. 610.
  11. A.Bernard 1867, p. 5.
  12. a et b Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé, (lire en ligne), p. XXXVIII.
  13. André Bazzana, Guillemine David, Agnès Gonnet, Jean-Michel Poisson, Mottes castrales de Dombes (Ain) - Éléments pour un atlas, Lyon, Direction des Antiquités Historiques Rhône-Alpes, 1986, p. 24.
  14. « Petite histoire de Thoissey », sur cc-valdesaonechalaronne.com (consulté le 16 janvier 2017)
  15. Conseil municipal, sur thoissey.fr
  16. La charte de jumelage, sur thoissey.fr
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  21. Le mot du président, sur club.fft.fr/etcthoissey
  22. Centre sportif intercommunal, sur cc-valdesaonechalaronne.com
  23. « Le manuscrit des Dames Ursulines a été retrouvé », sur leprogres.fr,‎ (consulté le 18 janvier 2017)
  24. « Couvent des Ursulines (ancien) », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Fleurissement : cinq communes de l'Ain décrochent une 1re fleur », sur voixdelain.fr,‎ (consulté le 15 janvier 2017).
  26. Armes de Thoissey, sur labanquedublason2.com
  27. Bourg-en-Bresse, ville départ, sur letour.fr.
  28. Aire géographique de l'AOC Volaille de Bresse.
  29. « Thoissey, commune viticole », sur vin-vigne.com (consulté le 3 juin 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir la catégorie : Thoissey.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]