Romenay

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Romenay
Romenay
La mairie.
Blason de Romenay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Louhans
Intercommunalité Communauté de communes Terres de Bresse
Maire
Mandat
Daniel Jennepin
2020-2026
Code postal 71470
Code commune 71373
Démographie
Gentilé Romenayous
Population
municipale
1 687 hab. (2018 en augmentation de 1,44 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 13″ nord, 5° 04′ 07″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 214 m
Superficie 48,9 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Cuiseaux
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Romenay
Liens
Site web romenay.fr

Romenay (Roumené en francoprovençal bressan) est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Romenay et de ses alentours.

Romenay fait partie de la Bresse bourguignonne. Par sa superficie, elle est la commune la plus grande de toute la Bresse et la 7e de toute la Saône-et-Loire et possède donc de très nombreux hameaux.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seille forme la limite occidentale de la commune ; elle sert de limite avec Ratenelle. Le Souchon et la Voye traversent également la commune, dans sa partie orientale.

De nombreux étangs sont également présents.

Communes Limitrophes[modifier | modifier le code]

Romenay est limitrophe de neuf communes, dont cinq dans l'Ain.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Romenay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (82,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (42,1 %), terres arables (24,8 %), forêts (16,2 %), zones agricoles hétérogènes (14,4 %), zones urbanisées (2,6 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'acte le plus ancien où figure Romenay est la donation faite en l'an 584[8] par le roi burgonde Gondran qui résidait à Chalon, petit-fils de Clovis, à l'église Saint-Vincent de Mâcon, lieu de résidence de l'évêque de l'époque qui était un certain Nizier, canonisé par la suite.

Depuis cette époque lointaine, la paroisse de Romenay appartenait donc aux évêques de Mâcon, seigneurs barons de Romenay, le dernier en date est monseigneur Moreau qui fut destitué pendant la période révolutionnaire de 1789 à 1794. Un magnifique tableau de monseigneur Moreau est visible au musée des Ursulines de Mâcon. L'actuelle mairie est installée dans l'ancien château de l'évêque. La cour de l'école est également une partie du clos du château de l'évêque, baron de Romenay, qui s'étendait jusqu'à l'actuelle route départementale 975.

En 1937, Romenay est choisie pour représenter les provinces de France à l’Exposition internationale des arts et techniques de Paris et, à cette fin, sous la houlette de Georges Henri Rivière, le musée du terroir de Romenay est présenté dans une salle de la mairie du Centre rural, ensemble de bâtiments et de services construit pour l’Exposition à la porte Maillot dans le but de promouvoir une vision moderniste de la vie agricole[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Henri Pagand   Décédé en 1993.
juin 1995 mars 2008 Jean-Pierre Laloi    
mars 2008 juin 2020 Didier Gerolt   Ingénieur responsable d'entreprise
juin 2020 "en cours" Daniel Jennepin   - Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Romenay figure parmi les quinze premières communes de Saône-et-Loire à avoir établi – puis officialisé – des liens d'amitié avec une localité étrangère[10].

La commune est jumelée avec Katzweiler (Allemagne).

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2018, la commune comptait 1 687 habitants[Note 2], en augmentation de 1,44 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8773 1803 0453 1013 0853 0533 2673 3903 516
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 4583 4933 4373 2453 4353 4863 6123 5023 465
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 5583 3593 2622 8852 8202 7552 7142 4072 159
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 8841 7661 6851 6411 5661 5801 5761 6421 668
2018 - - - - - - - -
1 687--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Romenay reste une petite commune rurale qui en 1937 a été classée village rural de France.

Romenay, située à la limite de la Bresse savoyarde et de la Bresse bourguignonne, possède plusieurs élevages de volailles de Bresse. Le village a suivi l'évolution de toute la Bresse d'une manière générale, à savoir que les petites exploitations agricoles ont pour beaucoup disparu. Les exploitants actuels élèvent des bovins de race charolaise, qui sont primés à la foire de Pâques, une des plus importantes de la région. Pour les fêtes de Pentecôte, le Comité des fêtes organise la Fête du Poulet de Bresse qui attirent de nombreux visiteurs tant pour déguster le poulet rôti à la broche, que pour assister au spectacle de variétés qui anime l'après-midi. Une randonnée pédestre et cyclable est également organisé chaque année.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ferme du Champ-Bressan.
    L'église du XIIe siècle, placée sous le vocable de saint Martin, qui présente la particularité d'abriter un carillon de cloches, faisant de cet édifice le deuxième du diocèse d'Autun le mieux pourvu en cloches (neuf en tout)[15]. Elle borde la rue du Colonel-Pagand, rue ancienne avec des maisons en pans de bois et deux portes d'entrée : la porte d'Occident[16] et la porte d'Orient, cette dernière étant la propriété des Amis du Vieux Romenay. On notera aussi des vestiges des murs défensifs (en brique rouge). Il demeure, quoiqu'en mauvais état, une tour (nord-est), elle aussi en brique. L'urbanisme du village, un brin trop moderne permet toutefois de repérer encore la trace du plan qu'avait le village au Moyen Âge : centre circulaire, rues curcives...
  • L'association Les Amis du Vieux Romenay gère deux étangs à la Chagne et à Moiziat pour le plaisir des pêcheurs et des promeneurs.
  • Trois fermes possédant une cheminée sarrasine sont classées en partie ou totalement monument historique :
  • Depuis le , la ferme de La Train (ou Latrain) est également classée au titre des Monuments historiques, dans sa totalité[21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Romenay.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D’azur à la bande d’or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Barthèlemy, Au cœur de la Bresse, un village aux particularités marquées : Romenay, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 1, 1969, pp. 3–6.
  • Albert Barthèlemy, Le patois de Romenay, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 41 (printemps 1979), pp. 9–15.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Romenay » par Albert Barthèlemy, revue Images de Saône-et-Loire n° 1 (1969), p. 3 à 6.
  9. Source : « À Romenay : le musée du terroir », article d'Albert Barthèlemy paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 29 (mars 1976), pp. 5-8.
  10. Avec Autun, Bourbon-Lancy, Chagny, Chalon-sur-Saône, Chauffailles, Cuisery, Épinac, Étang-sur-Arroux, Loisy, Mâcon Lugny, Paray-le-Monial, Saint-Amour-Bellevue, Sanvignes-les-Mines et Tournus. Source : Bernard Humblot, « Quand la Saône-et-Loire s'intéresse aussi aux pays voisins », revue « Images de Saône-et-Loire » n° 16 de décembre 1972, pp. 9-11.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. Derrière l'église Saint-Henri du Creusot (vingt-cinq cloches) et à égalité avec la cathédrale Saint-Vincent de Mâcon. Source : « Fêlé de cloches ! Entretien avec le père Christophe Lagrange, correspondant de la Société française de campanologie pour la Saône-et-Loire », article de Frédéric Lafarge paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 190 de juin 2017, pages 17 à 21.
  16. Qui faillit être démolie en 1828. À ce sujet, lire : « À Romenay, la porte d'Occident sauvée pour 60 francs », article de Pierre Ponsot paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 142 de juin 2005 (pages 18 et 19).
  17. « Ferme du Champ-Bressan », notice no PA00113399, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « La ferme du Champ Bressan à Romenay : une renaissance », article d'Annie Bleton-Ruget paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 166 de juin 2011, pages 2 à 5.
  19. « Ferme, aux Chanées », notice no PA00113400, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Ferme, à Saint-Romain », notice no PA00113401, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. J.-C. Lagoutte, « Romenay : Une ferme classée monument historique », sur lejsl.com, (consulté le ).