Sologny

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Sologny
Sologny
Sologny vue depuis Berzé-la-Ville.
Blason de Sologny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Intercommunalité Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Michelle Jugnet
2020-2026
Code postal 71960
Code commune 71525
Démographie
Gentilé Slonirons
Population
municipale
584 hab. (2018 en augmentation de 1,39 % par rapport à 2013)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 36″ nord, 4° 40′ 57″ est
Altitude Min. 260 m
Max. 602 m
Superficie 10,65 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mâcon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hurigny
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web sologny.fr

Sologny est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Val Lamartinien, entre La Roche-Vineuse et Cluny.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sologny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Macon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (43,2 %), forêts (39,4 %), prairies (10,2 %), cultures permanentes (7,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La grotte des Furtins, à cheval sur Sologny et Berzé-la-Ville[8], a livré des matériaux de l'Aurignacien moyen et gallo-romains[9] ainsi qu'une curieuse « fosse aux ours » avec des crânes d'ours adultes placés délibérément de façon à entourer des crânes d'oursons, et de nombreux os d'ours[10].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Mentionnée dans une charte du IXe[réf. nécessaire].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Sologny (montagne du Bois Basselas) disposa durant toute la première moitié du XIXe siècle de l'une des onze stations (ou postes télégraphiques aériens) du télégraphe Chappe implantées en Saône-et-Loire (le long de la ligne Paris-Toulon), installation mise en service en 1807 et qui cessa de fonctionner en 1853, remplacée par la télégraphie électrique[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Michelle Jugnet UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 584 habitants[Note 3], en augmentation de 1,39 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
773807832838868875863824867
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818814833805821855842813788
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
762732676543486435459452427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
361386350352394458448547579
2018 - - - - - - - -
584--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Ressources et productions[modifier | modifier le code]

  • Exploitation forestière.
  • Vignes, pâturages.
  • Bovins, ovins.
  • Cave coopérative.

Cultes[modifier | modifier le code]

Sologny appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Saint-Vincent en Val-Lamartinien, paroisse qui a son siège à La Roche-Vineuse et qui regroupe quinze villages du Mâconnais.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église romane Saint-Vincent, du XIe siècle (IMH), dont l'une des particularités est de disposer d'un clocher (avec beffroi surplombé d'un étage de guet) placé sur le côté[16] et de peintures murales restaurées[17].
  • Le pittoresque village ancien.
  • Le château de Byonne.
  • Le château de Charnay ou des Bois, maison bourgeoise entourée de vigne.
  • Lavoirs et puits anciens.
  • Architecture sacrée.
  • Calvaires.
  • Collines boisées. Passage de la voie verte, grotte, chauve-souris.
  • Col du Bois-Clair : panorama sur la vallée de la Saône, le Jura et les Alpes du nord (mont Blanc).
  • Sources (parmi lesquelles la source Saint-Jacques, dont l'eau, au XIXe siècle, « était réputée très bonne », qualité qui la faisit rechercher par les passants comme par les travailleurs de la terre[18]).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sologny Blason
Tranché: au 1er d'azur au soleil d'or, au 2e d'or à l'église du lieu d'argent, ajourée de sable et essorée de gueules; à la bande d'argent chargée de trois grappes de raisin, d'or en chef et en pointe, de gueules en cœur, toutes trois feuillées d'une pièce de sinople.
Détails
Adopté par la municipalité.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mâcon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. André Leroi-Gourhan, « La Grotte des Furtins (commune de Berzé-la-Ville (Saône-et-Loire) », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 44, nos 1-2,‎ , p. 43-55 (lire en ligne, consulté le ), p. 43.
  9. Leroi-Gourhan 1947, p. 52.
  10. Leroi-Gourhan 1947, p. 48-49, 51.
  11. « Le télégraphe Chappe en Saône-et-Loire (1799-1853) », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 84 (hiver 1990-1991), pages 17 à 24.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Clochers à pyramide basse », article de Fernand Nicolas paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 145 de mars 2006, pages 7 à 11.
  17. Laurence Blondaux, Quelques peintures murales remarquables de Saône-et-Loire, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire », n° 199-200 de novembre 2019, p. 25-31.
  18. « De Cluny à Compostelle, un autre chemin ? », article de Raymond Oursel paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 146 de juin 2006, pages 5 à 9.