Dompierre-les-Ormes

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Dompierre-les-Ormes
Place de l'église au printemps.
Place de l'église au printemps.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton La Chapelle-de-Guinchay
Intercommunalité Communauté de communes de Matour et sa région
Maire
Mandat
Michel Pourcelot
2014-2020
Code postal 71520
Code commune 71178
Démographie
Gentilé Dompierrois, Dompierroise
Population
municipale
933 hab. (2013)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 00″ Nord 4° 29′ 00″ Est / 46.35, 4.483333
Altitude Min. 316 m – Max. 705 m
Superficie 30,23 km2
Localisation

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Dompierre-les-Ormes

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Dompierre-les-Ormes
Liens
Site web www.dompierrelesormes.fr

Dompierre-les-Ormes (Dompiarre en charolais) est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Dompierre est un village campagnard de basse montagne, en Bourgogne du Sud, à vocation touristique et agricole, de 1 000 habitants. Le paysage local se caractérise par de nombreux bocages, ses pâtures et ses forêts qui valent à cette région le surnom de « petite Suisse du Mâconnais »[1]. La majeure partie de son territoire est classée aux titres des programmes de protection de la faune et de la flore français et européen.

Ses habitants sont appelés les Dompierrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Niché au pied du mont Saint-Cyr, le village de Dompierre-les-Ormes se trouve entre Cluny et Charolles, en Saône-et-Loire.

La commune est située au centre de la communauté de communes et en est la plus étendue avec plus de 3 000 hectares.

Rose des vents Verosvres Trivy La Chapelle-du-Mont-de-France Rose des vents
Montmelard N Montagny-sur-Grosne
O    Dompierre-les-Ormes    E
S
Matour Trambly

Dompierre-les-Ormes et alentours[modifier | modifier le code]

L'une des trois tables d'orientation du mont Saint-Cyr.

À Dompierre :

À moins de 30 minutes, en Bourgogne du Sud

La Roche de Solutré en Bourgogne du Sud.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vue sur l'étang de la Vernée.

On trouve des étangs avec une pêche autorisée et réglementée par cartes : le lac de Pézanin, au cœur de l'arboretum domanial de Pézanin (4 ha), et l'étang communal de la palissade.

Les plus grands étangs privés sont : l'étang de la Vernée (6 ha), et l'étang d'Audour (3 ha).

La ligne de partage des eaux Méditerranée/Atlantique passe sur la commune.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

La commune est traversée au nord par la RCEA (RN 79) sortie Dompierre-les-Ormes, et est située en voiture :

Les lignes de bus du conseil général de Saône-et-Loire permettent de rallier la commune à Mâcon et d'autres villes du département.

Histoire[modifier | modifier le code]

Néolithique à la Révolution[modifier | modifier le code]

Le nom de Dompierre ne paraît qu’en 951, mais le site était sûrement habité bien avant. À Audour, hameau situé au sud-est de Dompierre, le comte de Dortan découvrit en 1882 une sépulture néolithique contenant deux haches de grès poli, de nombreux débris se rapportant à l’âge Bronze : bracelets, tronçons d’épées, pointes de lances… Audour était donc habité depuis l’antiquité, et constituait un poste militaire, vu la grande quantité d’armes découvertes. Audour signifie d’ailleurs littéralement " à la forteresse ", du celte Duros (forteresse). L’emploi de l’article étant banni dans la langue latine, cela situe le nom d’Audour à une époque où seul le celte était employé mais pas encore le latin.

Massan, hameau situé au nord du bourg de Dompierre, sur la route de Trivy, est cité dans les chartes de Cluny sous le nom de Vicamasaon Ager Masaonensi. C’était un " ager " dont dépendaient Montmelard, Trivy et Chalenforges (hameau actuel de Trivy).

En 1248 existait à Bois-du-Lin un hôpital destiné au soin des lépreux : Domnus Hospitalis de Bos Dolent. Une chapelle, datant du XVe ou XVIe siècle, fut détruite en 1785. Après avoir appartenu aux moines de Saint-Cyr, qui dépendait de l’abbaye Saint-Rigaud, située à Ligny-en-Brionnais, elle fut rattachée à l’ordre de Malte, aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Le hameau de Frouges dépendait du Beaujolais. La seigneurie de Frouges avait la justice sur Dompierre. Le château, avec forteresse et chapelle sous le nom de Saint-Eustache, fût détruit en 1420. En 1585, Pierre des Loges, seigneur de Frouges vendit sa terre de Frouges à Philibert de Fautrière, seigneur d’Audour. On a retrouvé divers ustensiles en fers sur l’emplacement du château.

Un château était situé dans le bourg de Dompierre, le château de La Faye, situé en face de l’église actuelle. En 1731, la seigneurie disparaît, terre et château passant au seigneur d’Audour[6].

Les églises successives de Dompierre ont été édifiées avec des blocs de pierres granitiques se trouvant sur place, sans doute des pierres de culte celtique christianisées, comme ce fut le cas pour de nombreuses églises très anciennes. Dompierre, situé aux confins du Mâconnais, du Beaujolais, du Brionnais et du Charolais, relevait du bailliage de Mâcon, mais était une paroisse appartenant au diocèse d’Autun et qui payait ses impôts à la Recette de Semur-en-Brionnais[7].

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Château d'Audour à l'époque des Gaufridy de Dortan.

Le 28 juin 1799, le peintre Auguste de Forbin épouse à Dompierre Mélanie d'Audour de Dortan. Il héritera par ce mariage du château d'Audour.

En 1820, le comte de Marcellus, époux de Valentine de Forbin, la fille d'Auguste de Forbin, ramène la célèbre Vénus de Milo en France. Durant son périple depuis l'Empire ottoman la précieuse statue fait une halte au château d'Audour, avant d'être offerte à Paris au roi Louis XVIII[8].

La « Fronde cantonale de 1850 » fut un événement marquant de l'histoire du secteur de Dompierre. En effet, cette année-là, les maires, conseillers municipaux et notables de huit communes du canton (sur neuf communes) adressèrent une lettre au préfet de Saône-et-Loire afin que fût fixé à Dompierre le chef-lieu de canton au vu de l'aspect pratique que cela comporterait en plus de l'évidente prospérité économique du bourg, plus tard desservi par 2 gares et ses importantes foires. Cette fronde sera décisive et ainsi, même si Matour garda le nom de chef-lieu, pour le perdre en 2015, tous les établissements publics (perception, gendarmerie) déménagèrent et furent installés à Dompierre[9].

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant l'occupation, un important réseau de résistance se mit en place en Saône-et-Loire, alors coupée en deux par la ligne de démarquation, au centre duquel la région joua un rôle important. Le département regroupe alors un nombre important de foyers communistes et les maquis sont faciles à mettre en place dans cette région boisée. Pour faciliter les communications, les maquis mettent en place un complexe réseau téléphonique clandestin à l'échelle du département, permettant d'échanger entre maquis. Cluny est alors surnommée « Lyon » pour tromper l’ennemi et est reliée à Salornay-sur-Guye dite « Détroit », Saint-Gengoux-le-National « Oslo », ou encore à Charolles « Québec ». Ce réseau, construit en 1944 s'étirera sur plus de 1 100 km de câbles.[10].

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

En 1965, la petite commune de Meulin, par décision de son conseil municipal, fusionne avec celle de Dompierre. La commune n'arrivait en effet plus à supporter l'entretien de ses infrastructures (chemins, école, mairie, église), compte tenu de sa faible population.

Depuis 1993, et à l'initiative du conseil municipal de Dompierre-les-Ormes et de celui qui fut longtemps le président national de l'association, M. Jean Prost, se réunissent tous les dix ans sur la commune les délégations des vingt-deux autres communes membres de l'Association des Dompierre de France[11]. En 2013, 450 Dompierrois et Dompierrais de toute la France se sont retrouvés le 1er week-end de juillet à Dompierre-les-Ormes.

Dompierre a accueilli en 2012 le rassemblement national du Club Porsche 928 de France. Le village accueille de plus en plus d'associations, ou de regroupements sur la commune grâce à sa capacité d'hébergement, l'auditorium du Lab 71… Ainsi s'est déroulée en septembre 2014 la deuxième Montée Historique de Dompierre, dans laquelle 100 véhicules de prestige (voitures sportives, motos, side-cars...) ont pu effectuer sur deux jours un circuit particulièrement éclectique[12].

En 2012, a été adopté le Plan local d'urbanisme (PLU) qui garantit la sauvegarde des paysages en limitant considérablement les zones constructibles et en protégeant les zones naturelles et la pérennité de l'activité agricole. De plus une grande partie de la commune est protégée dans le cadre du programme européen Natura 2000.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune tire son nom du latin Domnus Petrus et Domna Petra. Elle est citée sous ses noms dans une chartre de Cluny dès 951. D’après une notice de l’abbé Mamessier sur Dompierre (1872), Domnus Petrus (Seigneur Pierre) viendrait d’un sanctuaire dédié à saint Pierre. Et un acte de 1456 mentionne une ancienne confrérie établie alors dans l’église de Dompierre en l’honneur de saint Pierre-ès-Liens.

Un acte du 17 mai 1598 désigne Dompierre-en-Mâconnais car le village dépendait du bailliage de Mâcon.

Un autre acte du 18 mai 1728 nomme Dompierre d’Audour, car il relevait de la justice des seigneurs d’Audour. Enfin, ce fut Dompierre-aux-Ormes, puis Dompierre-les-Ormes sans doute parce que des ormes y prospéraient.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Dompierre-les-Ormes fait partie de la communauté de communes de Matour et sa région, créée en 1992. Une fusion entre cette communauté de communes et celle du Mâconnais-Charolais va voir le jour le 1er janvier 2017 pour donner naissance à une nouvelle structure.

La communauté de communes actuelle compte 4 604 habitants, et la future communauté regroupera 7 838 habitants, répartis sur 18 communes[13].

Canton[modifier | modifier le code]

En 2015 et à la suite de la disparition du canton de Matour, due au redécoupage cantonal de la Saône-et-Loire (passage de 57 à 28 cantons), Dompierre-les-Ormes intègre le nouveau canton de La Chapelle-de-Guinchay.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Maires de Dompierre-les-Ormes depuis la révolution[14]
De À Maire Adjoint au maire
1793 1795 Étienne Deschizeaux
1795 1796 Pierre-Grégoire Royer
1796 1798 Louis Michon François Dufour
1798 1800 Claude Giroux François Dufour
1800 1805 Pierre-Grégoire Royer François Dufour
1805 1815 Étienne Deschiseaux Pierre Auduc
1815 1816 Antoine Combier Pierre Auduc
1816 1818 Richard Cortambert Pierre Auduc
1818 1820 Richard Cortambert Jean Aruol
1820 1824 Pierre Auduc Jean Aruol
1824 1831 Pierre Auduc Jean-Marie Chatelet
1831 1834 Francois-Vincent Dufour Pierre Auduc
1834 1843 François-Vincent Dufour Jean Giroux
1843 1849 Jean-François Pondevaux Jean Giroux
1849 1852 Jean-François Pondevaux François-Vincent Dufour
1852 1860 François-Vincent Dufour Jean-Marie Roux
1860 1864 Louis Bonnetain Jean-Marie Roux
1864 1871 Louis Bonnetain Joseph Thomas
1871 1874 Auguste Combier Jean-Jacques Michon
1874 1876 Jean-Pierre Goyard
1876 1881 Adrien Pondevaux
1881 1885 Jean Duranton
1885 1900 Antoine Dellac
1900 1908 Joseph Durand
1908 1947 Dr François-Honoré Graz

Le conseil municipal est composé de quinze membres qui élisent le maire de la commune. Les Dompierrois votent comme toutes les communes de France généralement tous les six ans pour élire leur nouveau conseil municipal.

Voir liste des maires de Meulin

Maires de Dompierre-les-Ormes depuis 1947
De A Identité Apparenté Qualité
1947 1959 Francis Descombes DVD
1959 1965 François Dufour DVD
1965 1983 Philippe Malaud CNIP
  • Conseiller général (1967-1992)
  • Secrétaire d'État (1969-1973)
  • Président du Conseil général de Saône-et-Loire (1970-1979)
  • Ministre de la fonction publique (1973-1974)
  • Député (1973-1981)
  • Ministre plénipotentiaire honoraire (1975-2007)
1983 2001 Jean-Patrick Courtois RPR
2001 2014 Christian Mazué
2014 2020 Michel Pourcelot UDI (PR)[15],[16]

Élu par son conseil le 30 mars 2014, Michel Pourcelot est ainsi devenu le 23e maire de Dompierre.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dompierre-les-Ormes dispose d'une brigade de la Gendarmerie nationale.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le mont Saint-Cyr en hiver.

Près d'un quart de la surface de la commune est couverte de forêt, soit plus de 700 hectares boisés[18]. Ces espaces sont répertoriés et constitue la trame verte.

Une grande partie de la commune est classée en zone Natura 2000, afin de préserver une espèce de crapaud devenu très rare, le sonneur à ventre jaune. De plus, tout le sud de la commune est classé en zone fonctionnelle de nature remarquable (ZNIEFF2) et la base du mont Saint-Cyr est classée en zone écologique de nature remarquable (ZNIEFF1)[19].

On trouve sur la commune certaines espèces rares et protégées, avec par exemple la chevêchette d'Europe (chouette), la bruyère cendrée[20]… certains habités par l'Arboretum de Pézanin.

Le Lab 71, géré par le conseil général de Saône-et-Loire est le pôle développement durable de Saône-et-Loire, et développe ses activités à destination des scolaires principalement[21].

Dans le cadre de l'appel à projet national Territoire à Énergie Positive (TEPOS), la commune va mettre en place dès 2016 une réhabilitation énergétique de ses bâtiments, pour environ 400 000€. En 2016, la mairie lance aussi des études en vue de la création d'une chaufferie bois et d'un réseau de chaleur à destination de ses immeubles et des riverains du centre-bourg afin d'améliorer l'efficacité énergétique et faire des économies d'énergie. Le coût de ce projet avoisinerait les 600 000€[22].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec la ville de Velké Popovice, située en Bohême Centrale au sud de Prague (Drapeau de la République tchèque République tchèque)[23] et fait partie de l'Association des Dompierre de France, réunissant vingt-trois villages et villes françaises dont le nom est composé de « Dompierre ».

Endettement[modifier | modifier le code]

En 2013 la dette a fortement augmenté en raison de la construction du nouveau groupe scolaire. Ainsi elle devrait se situer à 1 540 000 € en 2013[24], soit environ 1 600 € / hab (moyenne de la strate : 576 € par habitant).

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles : Dompierre-les-Ormes a conclu un RPI avec la commune de Montmelard, ce qui permet de conserver une classe à Montmelard. En 2015, 136 enfants étaient scolarisés au sein du RPI[25]. La rentrée 2013 s'est faite dans le nouveau groupe scolaire regroupant dans un même bâtiment, basse consommation et de plain pied, les écoles maternelles et élémentaires[26]. L'implantation de la nouvelle école à proximité du pôle sportif (stades, piscines...) permet la pratique régulière d'activités.

Crèche : La halte-garderie Mille Pattes accueille les enfants de la communauté de communes, dès l'âge de 3 mois[27],[28]. Cette structure est gérée par le SIVU de la Haute Grosne.

Bibliothèque : Sur la place Philippe Malaud, adossée à la mairie, se trouve la bibliothèque municipale qui prête des ouvrages propres ou appartenant à la BDSL (Bibliothèque départementale de Saône-et-Loire).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 933 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 264 1 252 1 019 1 099 1 466 1 335 1 390 1 444 1 460
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 508 1 501 1 460 1 479 1 413 1 448 1 501 1 414 1 347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 324 1 346 1 306 1 191 1 157 1 061 1 030 909 863
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009
770 909 866 844 833 792 790 886 922
2013 - - - - - - - -
933 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2004[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Attention, tableau et histogramme ne prennent en compte que la population de Dompierre (sans Meulin) jusqu'en 1965, d'où une hausse de population au recensement de 1968.

Entre 1999 et 2012, la population de la commune a augmenté de près de 16 %, affichant ainsi le plus fort dynamisme démographique de la communauté de communes.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Dompierre est un village qui compte un bon nombre d'associations. Le Foyer rural par exemple est le deuxième plus gros foyer de Saône-et-Loire avec plus de 250 adhérents. Le Comité des Fêtes, ainsi que d'autres associations rythment la vie locale. Depuis quelques années, un jardin partagé a été créé au Haut-de-la-garde.

Les bonobos, association des commerçants, artisans et agriculteurs dompierrois organisent la grande foire aux vins, et la foire aux bestiaux au mois de juillet.

Santé[modifier | modifier le code]

Pharmacy Green Cross2.png

La commune dispose de différents cabinets et officines :

  • un médecin généraliste,
  • un cabinet d'infirmières,
  • un dentiste,
  • une ostéopathe,
  • une diététicienne[31],
  • deux kinésithérapeutes,
  • une pharmacie.

La commune assure les services de santé pour les communes alentour qui en sont dépourvues.

Logement[modifier | modifier le code]

La mairie possède un parc locatif de 20 logements (soit 3,5 % des logements dompierrois) faisant partie des 6 300 mètres carrés de son conséquent patrimoine bati[32].

Les logements se composent de 505 maisons individuelles et 68 appartements[33], dont 61 logements sociaux (10,5 % des logements).

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2011, le taux de chômage sur la commune se situait à 9,4 % des 15 à 64 ans. La commune est forte de ses 300 emplois, soit à elle seule 21 % des emplois de la communauté de communes [34],[35].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Une charolaise et son veau, race très présente sur la commune.

Au 31 décembre 2010, l'agriculture représentait 33 % des entreprises dompierroises, soit 41 établissements[36].

Dompierre est une zone principalement d'élevage dans le domaine agricole, et situé au cœur du berceau de la race charolaise. En 2010, on dénombrait sur la commune et sur l'année :

  • environ 1 200 vaches allaitantes, qui élèvent leur veau ;
  • 800 chèvres issues de cinq élevages, et qui produisent du lait, dont la majeure partie est transformée en fromage AOC ou AOP.
  • quelque 100 000 volailles destinées aux abattoirs locaux ;
  • et une production d'un million de litres de lait de vache au cours d'une année[37].

Industrie et artisanat[modifier | modifier le code]

Le long de la RCEA s'est installée dans les années 1980 sous l'impulsion de la municipalité la Zone industrielle Genève-Océan-Les Prioles, gérée en intercommunalité et qui est la plus importante de la communauté de communes. Une centaine de salariés y travaillent dans des domaines variés comme la réparation auto et poids-lourds, la plomberie sanitaire, l'ingénierie en 3D, la charpente ou encore la carrosserie de camion[38],[39].

En 2016, deux nouvelles implantations ont lieu : une nouvelle fromagerie qui permettra l'affinage de 200 tonnes de fromages de chèvres AOP charolais et emploiera 10 nouvelles personnes[40], ainsi que la Coopérative forestière Bourgogne Limousin qui déménage pour installer ses activités en Saône-et-Loire à Dompierre-les-Ormes avec une vingtaine de techniciens et ingénieurs sur place à terme[41].

Les zones d'activités[modifier | modifier le code]

  • Zone industrielle communautaire Genève-Océan-Les Prioles, 13 entreprises ;
  • Zone artisanale de Chassigneux, 7 entreprises ;
  • Zone artisanale de la Gare, 2 entreprises.

Commerces et services[modifier | modifier le code]

On trouve au bourg de Dompierre divers commerces alimentaires et de services de proximité (épicerie, hôtel-restaurant, snack-pizzeria, tabac-presse, café, boucherie, boulangeries...), ainsi que des assurances et banques, avec distributeur de billets[42]. Dompierre et Matour sont les deux seuls pôles commerciaux de la communauté de communes.

Plusieurs fromageries produisent et vendent les fromages AOP (Appellation d'Origine Protégée) locaux (fromages charolais).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Sur le plan des loisirs et du sport, la commune possède un grand stade pour le football qui sert particulièrement aux matchs et entrainements du FCDM (Football Club Dompierre-Matour), un terrain multisport (handball, basketball…) deux terrains de tennis et deux terrains de pétanque, ainsi que de nombreux chemins de randonnée. Le Village des Meuniers possède ses propres piscines accessibles au grand public. Un club-house est en projet au FCDM.

Les sentiers de l'arboretum sont parfaitement adaptés à la pratique du jogging ou de la marche. De plus, une sudokache de géocaching y est cachée[43].

Le Sentier de grande randonnée 7 (GR7) passe sur la commune, suivant la ligne de partage des eaux Méditerranée/Atlantique.

Office du Tourisme du Haut-Clunysois[modifier | modifier le code]

Office de Tourisme de France - Nouveau logo.gif

Dompierre étant le 1er hébergeur touristique du Haut-Clunysois, l'Office du Tourisme du Haut-Clunysois a ouvert une antenne Grande Rue, avec une animatrice chargée de renseigner les touristes[44] et de leur faire découvrir l'offre touristique de la région.

Activité touristique[modifier | modifier le code]

L'été, la population de Dompierre double. L'activité touristique est particulièrement liée à la fréquentation de l'arboretum de Pézanin (25 000 visiteurs par an, l'un des cinquante sites les plus fréquentés de Bourgogne[45]) et du Lab 71 (15 000 visiteurs en 2011).

On trouve à Dompierre des chambres d'hôtes, des gîtes ruraux, ainsi qu'un hôtel-restaurant deux étoiles.

De plus le camping du Village des Meuniers[46] totalise plus de 100 emplacements, une aire pour camping cars et 8 chalets.

Le Domaine des Monts du Mâconnais comprend quant à lui 13 chalets ainsi que des hébergements plus insolites avec des roulottes par exemple[47],[48].

La Bourgogne du Sud attire aussi grâce au tourisme lié aux vins (œnotourisme). Le pays mâconnais est en effet reconnu par le label Vignobles et découvertes.

Logo Villes et villages fleuris.svg

Dompierre, village labellisé :

  • Villes et villages fleuris
  • Cœur de village

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Arboretum de Pézanin.

Monuments[modifier | modifier le code]

Lieux[modifier | modifier le code]

  • Le mont Saint-Cyr, 771 mètres point culminant de la Bourgogne du Sud, et ses tables d'orientation (dont le sommet se situe à Montmelard) ;
  • Meulin, ancien village, avec son bourg et son église.

Produits du terroir[modifier | modifier le code]

Les viandes et volailles, la célèbre vache charolaise originaire de la région et la volaille de Bresse.

Les fromages, fabriqués au lait cru comme l'Appellation d'Origine Protégée fromage de chèvre charolais, produits par des fromageries de la commune et les fromages Mâconnais.

La gaufrette mâconnaise, fabriquée exclusivement à Mâcon, le bouchon mâconnais, chocolat au marc de Bourgogne et l'idéal maconnais[51].

Les vins du Mâconnais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Politiques[modifier | modifier le code]

Liées au château d'Audour[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Eugène Cortambert, (1805-1881) géographe, professeur de géographie à Paris, puis conservateur de la section de géographie de la Bibliothèque nationale, secrétaire général de la Société de géographie. Une rue du 16e arrondissement de Paris porte son nom.
  • Olivier Gatille, l'un des boulangers dompierrois, a été meilleur apprenti de France (1995), trois fois gagnant du concours de la pièce artistique en boulangerie et champion du monde de boulangerie en 2009 dans le cadre du Salon international de la restauration de l'hôtellerie et de l'alimentation (SIRHA)[55],[56].

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Les véloroutes et voies vertes de saône et loire », Voies vertes, consulté en juillet 2013.
  3. Itinéraire michelin Lyon
  4. Itinéraire michelin Genève
  5. Itinéraire michelin Paris
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  8. Françoise Wagener Je suis née inconsolable : Louise de Vilmorin (1902-1969) sur Google Livres Chapitre I, du côté de chez Mélanie.
  9. Bulletin municipal 2005
  10. [2]
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  12. montée historique 2014
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  15. Liste des maires radicaux en 2014, page 5
  16. Attention, la couleur politique du maire ne reflète pas forcément celle de son conseil municipal
  17. JSL conseil communautaire
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  19. Géoportail.
  20. http://matour-et-region.com/m-157-plan-local-d-urbanisme-.html ComCom Atelier paysage
  21. CG71 du changement à la GEFB
  22. Journal de Saône-et-Loire du 18 mars 2016
  23. [4]
  24. dette 2012 : 1 898 000 € à laquelle on ajoute 789 000 € d'emprunts contractés en 2013, moins 147 000 € de remboursements effectués en 2013, chiffres tirés du bulletin municipal n°31
  25. [5]
  26. Bulletin municipal no 30
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  43. Géocaching à Pézanin
  44. Une antenne touristique ouvre ses portes JSL
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  51. Tourisme en Mâconnais, consulté le 18 avril 2013.
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  53. ONF - Arboretum de Pézanin, consulté le 14 mars 2013.
  54. Françoise Wagener Je suis née inconsolable : Louise de Vilmorin (1902-1969) sur Google Livres Le Chapitre I, décrit (entre autres), sa relation avec sa grand mère d'Audour.
  55. [PDF]La France remporte le 2e Mondial du Pain, « Goût et Nutrition », publié le 25 janvier 2009, sur Mondial du pain, consulté le 29 mai 2013.
  56. Les bonnes recettes d'Olivier Gatille, Le Journal de Saône-et-Loire, 25 mai 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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