Montbellet

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Montbellet
Montbellet
Église Saint-Didier.
Blason de Montbellet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Hurigny
Intercommunalité Communauté de communes Mâconnais-Tournugeois
Maire
Mandat
Marie-Thérèse Drevet
2014-2020
Code postal 71260
Code commune 71305
Démographie
Gentilé Montbellois
Population
municipale
803 hab. (2016 en augmentation de 0,25 % par rapport à 2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 34″ nord, 4° 52′ 22″ est
Altitude Min. 169 m
Max. 340 m
Superficie 19,78 km2
Localisation

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Liens
Site web montbellet.fr

Montbellet est une commune française située en Haut-Mâconnais dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle fait désormais partie du canton d'Hurigny, après avoir appartenu au canton de Lugny de 1790 à 2015.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montbellet est une commune du Haut-Mâconnais traversée par la Bourbonne et divisée en hameaux. Elle s'étend des premières collines du Mâconnais à la Saône.

Bien que portant le nom de Fleurville, le pont éponyme se situe dans la commune (ainsi que dans celle de Pont-de-Vaux côté Ain).

Montbellet dispose de vignes dont la vendange est majoritairement vinifiée à la cave coopérative de Lugny. La commune dispose toutefois d'un vigneron indépendant : le Domaine Geoffroy-Talmot[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Uchizy Rose des vents
Lugny
Burgy
N Saint-Bénigne (Ain)
O    Montbellet    E
S
Viré, Fleurville Pont-de-Vaux (Ain)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs cours d'eau traversent le territoire de Montbellet, le principal d'entre eux étant la Bourbonne, affluent de la rive droite de la Saône.

Prenant sa source à Lugny, au pied de la montagne du Château, la Bourbonne coule d'ouest en est, traversant successivement le territoire des communes de Lugny et de Montbellet avant de se jeter dans la Saône, près du hameau de Saint-Oyen.

L'eau de la Bourbonne actionnait autrefois une douzaine de moulins, ce qui fait de cette rivière l'un des premiers cours d'eau de Saône-et-Loire par la densité de ses moulins[2]. Citons, parmi les principaux, le moulin Burdeau, le moulin Vallerot, le moulin Brûlé[3] et le moulin Guillet (devenu moulin Chevalier dans la seconde moitié du XXe siècle) sur le territoire de la commune de Lugny, le moulin des Essarts, le moulin Jouvent et le moulin Bourbon sur celui de Montbellet.

La source de cette rivière – dite « source des Eaux bleues » – alimentait autrefois en eau les fossés du château de Lugny.

8 janvier 1934 : fondation du Syndicat intercommunal des eaux du Haut-Mâconnais, auquel appartiennent Montbellet et neuf autres communes (Lugny, Burgy, Clessé, Viré, Saint-Maurice-de-Satonnay, Vérizet, Bissy-la-Mâconnaise, Péronne et Cruzille), rejointes le 16 août 1934 par Plottes, Chardonnay et Uchizy (puis par Farges et Grevilly en 1938 et par Saint-Gengoux-de-Scissé, Azé et Igé après-guerre).

Histoire[modifier | modifier le code]

Armes de la maison de Montbellet.

Berceau des seigneurs de la maison de Montbellet.

A Saint-Oyen a longtemps fonctionné une école de hameau (construite en 1902)[4].

À compter du 11 novembre 1900, Montbellet (via son hameau de Thurissey), fut desservi par le train, suite à l'inauguration ce jour-là de la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny (ligne qui fonctionna, pour le trafic quotidien des voyageurs, jusqu'en 1931[5])[6].

1993 : fondation de la communauté de communes du Mâconnais-Val de Saône (avec Fleurville et Viré). A cette première communauté de communes a succédé, le 1er janvier 2003, la Communauté de communes du Mâconnais - Val de Saône, ayant son siège à Lugny et résultant de la fusion de trois intercommunalités (celles du Haut-Mâconnais, de la Haute-Mouge et du Mâconnais-Val de Saône).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Marie-Thérèse Laguette    
mars 2008 en cours Marie-Thérèse Drevet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Montbellet s'appellent les Montbellois.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 803 habitants[Note 1], en augmentation de 0,25 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3321 3931 4641 3681 4221 5321 5391 5371 479
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4991 3701 3411 2691 2021 1961 2101 0781 024
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0251 0311 020923935882821841784
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
692612545615621654756784801
2016 - - - - - - - -
803--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Commanderie Sainte-Catherine.

L’église faisait partie, initialement, d’un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Claude dans le Jura et qui avait pour annexe la chapelle de Saint-Oyen, saint jurassien. On peut observer, à l’intérieur, trois étapes successives de construction. De l'époque romane (XIIe siècle), il reste la travée sous clocher avec coupole octogonale sur trompes, portée sur deux arcs latéraux qui permettent le passage du plan rectangulaire au plan carré. De l'époque gothique date le chœur, qui est de la fin du XIIIe siècle ou début XIVe, à chevet plat, qui est profond de deux travées ; il est voûté d’ogives chanfreinées, que sépare un fort arc doubleau au cintre légèrement brisé. Enfin, du début du XVIIIe siècle, date la nef rectangulaire, agrandie en 1702. Bâtie sur un sol en pente, elle présente une particularité remarquable : une assez forte déclivité d’ouest en est.

  • Au hameau de Mercey : la chapelle templière du XIIIe siècle.

Vestige d'une commanderie (Commanderie Sainte-Catherine). Elle comporte « trois travées de nef épaulées par des contreforts, chevet plat et structures d'ogives, comme à Islands. Mais, tapissant les parois intérieures du vaisseau [devenu simple remise], court une galerie de figures peintes de saints et de saintes, (...) inexplicablement inachevées et marquées encore de leurs lignes de construction. (...) L'imagination rêve ...» une série de peintures murales dont l'exécution pourrait avoir été interrompue au moment de la suppression de cet Ordre par Philippe-le-Bel. Pour le moment rien n'infirme ni ne confirme cette supposition[11].

Jumelages[modifier | modifier le code]

En vertu de son hameau Saint-Oyen, Montbellet est jumelé depuis 2002 avec les communes suivantes :

Culte[modifier | modifier le code]

Montbellet appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais, paroisse qui a son siège à Lugny (avec le père Bernard Blondaux pour curé) et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

C'est en 1939 que la paroisse de Montbellet fut rattachée à celle de Lugny pour le culte (suite à la création de la communauté pastorale de Lugny, fondée à l'initiative de monseigneur Joseph Robert), rattachement faisant suite au départ de l'abbé Élie Bachelet (1900-1973), dernier curé de Montbellet, nommé cette année-là par l'évêque d'Autun à la cure de Saint-Vallier[14].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrage traitant de la révolte des Brigands en Haut-Mâconnais en 1789[modifier | modifier le code]

  • « La ronde des « Brigands » en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.vins-bourgogne.fr Les pages consacrées aux producteurs de vin sur le site internet du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB).
  2. Source : Pierre Ponsot, Cartographie des moulins de Saône-et-Loire au 19e siècle, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 63 (automne 1985), pp. 5-7.
  3. Également dénommé moulin de la Maigrette, et dont il ne reste pas la moindre trace.
  4. Alain Dessertenne, Les écoles de hameaux en Saône-et-Loire, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 145 de mars 2006, pages 14 à 18.
  5. Source : « Les petits tacots sont morts... Que vivent les petits tacots ! », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 20 de décembre 1973 (pages 29 et 30).
  6. Cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années 1930, effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois voitures de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Au sujet de cette ligne, lire : « Le Tacot de Fleurville », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 92 (hiver 1992-1993), pp. 9-15.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Raymond Oursel dans « Un conflit de tendances ; les églises des templiers » de la revue Archeologia no 27, mars-avril 1969, p. 35.
  12. Chapelle qui, par acte du signé Noirot, notaire à Lugny, fut donnée à la commune de Montbellet par ses propriétaires, consistant en trente-sept propriétaires indivis (vendue comme bien national, elle avait été achetée à l'État le , pour la somme de 2 196 francs). Au sujet de cette chapelle, lire : « La chapelle prieurale de Saint-Oyen, hameau de Montbellet », article de Jacques David paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 160 de décembre 2009 (pages 8 à 11).
  13. « Le château de Mercey, demeure d'un général d'Empire et de sa descendance », article de René Rémond paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 183 de septembre 2015, pages 5 à 7.
  14. Source : L'Écho paroissial de Lugny-en-Mâconnais, février 1939, page 1. Il sera plus tard curé-archiprêtre de Beaurepaire-en-Bresse et vicaire-économe de Saillenard.
  15. René Rémond, Le château de Mercey, demeure d'un général d'Empire et de sa descendance, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 183, septembre 2015, pages 5 à 7.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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