Saint-Maurice-de-Satonnay

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Saint-Maurice-de-Satonnay
Saint-Maurice-de-Satonnay
L'église Saint-Denis.
Blason de Saint-Maurice-de-Satonnay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Intercommunalité Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Louis Lapray
2020-2026
Code postal 71260
Code commune 71460
Démographie
Gentilé Grenouillats
Population
municipale
468 hab. (2019 en augmentation de 2,63 % par rapport à 2013)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 50″ nord, 4° 47′ 02″ est
Altitude Min. 201 m
Max. 343 m
Superficie 10,33 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mâcon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Hurigny
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Maurice-de-Satonnay
Liens
Site web saint-maurice-de-satonnay.fr

Saint-Maurice-de-Satonnay est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle résulte de la fusion par décret en 1861 des communes de Saint-Maurice-des-Prés et de Satonnay.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-de-Satonnay, commune qui appartient au Haut-Mâconnais, est un village bourguignon typique, ayant de nombreuses maisons en pierres avec leurs galeries mâconnaises.

Les habitants sont nommés les Grenouillats, car il semblerait qu'autrefois, ils sortaient chasser la nuit la grenouille pour permettre au seigneur du village, agacé par les croassements de ces batraciens, de dormir...[réf. nécessaire]

Un bourg et deux hameaux (Champagne au nord et Satonnay au sud) sont présents dans le territoire de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Mouge, affluent de la Saône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Azé Péronne Rose des vents
N Clessé
O    Saint-Maurice-de-Satonnay    E
S
Igé Verzé Laizé

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-de-Satonnay est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Macon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 105 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des surfaces agricoles (60,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (37,9 %), forêts (36,2 %), prairies (10,2 %), terres arables (8,2 %), cultures permanentes (4,2 %), zones urbanisées (3,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Maurice-des-Prés et les villages du Haut-Mâconnais en 1759, d'après la carte de Cassini.

Fin  : épisode de la Grande Peur en Mâconnais. Parmi plusieurs brigands arrêtés figurent Jean-Louis Beaufort (40 ans), vigneron, qui a pris part aux dévastations causées au château de Satonnay (propriété du baron d'Igé) et qui est pendu à Mâcon, et François Laurent (27 ans), jardinier, qui sera condamné aux galères royales le et, le suivant, sera flétri sur l'épaule droite d'un fer chaud marqué à l'empreinte des trois lettres G.A.L. (en , il demandera à être rappelé des galères du port de Toulon et obtiendra sa grâce du roi le )[8].

À noter : jusqu'à la Révolution et la création des communes, le hameau de Conflans, aujourd'hui sur Azé, dépendit alternativement des paroisses de Saint-Maurice-des-Prés et d'Azé.

Commune baptisée « Saint-Maurice-de-Satonnay » depuis , à la suite de la réunion par décret des communes de Saint-Maurice-des-Prés et de Satonnay.

 : fondation du Syndicat intercommunal des eaux du Haut-Mâconnais, auquel appartiennent Saint-Maurice-de-Satonnay et neuf autres communes (Lugny, Burgy, Clessé, Viré, Cruzille, Vérizet, Bissy-la-Mâconnaise, Cruzille et Montbellet), rejointes le par Plottes, Chardonnay et Uchizy (puis par Farges et Grevilly en 1938 et par Saint-Gengoux-de-Scissé, Azé et Igé après-guerre).

1972 : création du Syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) du canton de Lugny (siège en mairie de Lugny), auquel adhèrent Saint-Maurice-de-Satonnay et treize autres communes du Haut-Mâconnais, avec pour objet : la couverture des dépenses d'investissement et de fonctionnement du collège de Lugny, la réalisation d'une maison de retraite, la création et le fonctionnement de tous services sociaux (tels que dispensaire, aide à domicile par exemple), la réalisation de travaux d'assainissement, le ramassage d'ordures ménagères et l'entretien de la voirie communale[9].

1978 : au hameau de Satonnay, un « faux-prêtre » s'associe avec un escroc local pour mettre en place les apparitions de « Notre-Dame des pauvres » et tentent de fonder une congrégation religieuse. L'affaire se termine par une escroquerie financière de fidèles et un procès civil (en plus de la condamnation par l’Église catholique)[10].

1993 : fondation de la communauté de communes de la Haute-Mouge (avec Azé, Péronne et Clessé), ayant Azé pour siège.

À cette première communauté de communes ont succédé:

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1935 mars 1945 Joanny Boulay    
mars 1945 mars 1959 Marius Vannot    
mars 1959 mars 1977 Léon Simonet    
mars 1977 mars 1982 Michel Coufleau    
mars 1982 mars 1989 René Poulin    
mars 1989 mars 2008 Claude Guillerand    
mars 2008 mars 2014 Henry Piguet    
mars 2014 mars 2020 Jacques Robin    
mars 2020   Jean-Louis Lapray    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2019, la commune comptait 468 habitants[Note 3], en augmentation de 2,63 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
356386414400539550526552589
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
428517563516515469397385391
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
378373349311289277285284271
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
296269275313349346394415418
2014 2019 - - - - - - -
474468-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Cultes[modifier | modifier le code]

Saint-Maurice-de-Satonnay appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais, paroisse qui a son siège à Lugny et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sont à voir à Saint-Maurice-de-Satonnay :

L'église du hameau de Satonnay (propriété privée).
Inscription du portail de l'ancien château.
  • l'église, d'origine romane mais en grande partie reconstruite à la fin du XVe siècle ou au début du siècle suivant (avec un clocher initialement construit au-dessus du chœur mais qui fut démoli au milieu du XIXe siècle pour être remplacé par un clocher-porche), édifice consacré du diocèse d'Autun relevant de la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux-en-Mâconnais (Lugny)[15] ;
  • le château, dit château Garnier ;
  • une curiosité visible à l'angle de la maison située face à l'église, consistant en un « pavé » de 60 cm de hauteur sur 50 cm de largeur provenant du portail d'entrée (disparu) de l'ancien château (également disparu, détruit à la Révolution), gravé d'une inscription commémorant le passage en Mâconnais du roi Louis XIII (« L'an de grâce 1629 et le 19 du reigne de Louis le Juste 13 du nom qui a pris ceste année la ville rebelle de La Rochelle passa avec une armée en Italie au mois de Febvrier et a dompté les Huguenotz de France révoltez contre luy cc messire Laurens de Chevrier libre Sr [seigneur] de St Mauris et Dutil a faict faire ce portal. »)[16] ;
  • le château de Saint-Mauris ;
  • l'ancienne église du hameau de Satonnay (commune au XIXe siècle), autrefois placée sous le vocable de saint Victor avant d'être dédiée à saint Maurice[17], qui présente la particularité – rare – d'être édifice privé[18] ;
  • le château de Satonnay, construit par Philibert de Musy en 1589 et pris, à peine terminé, sur les Ligueurs en 1594, par le capitaine de Frontignat ; aujourd'hui remanié, il ordonne ses bâtiments renforcés de plusieurs tours et enserrant une petite cour d'honneur au bout d'une allée bordée d'arbres (la grille d'entrée est encadrée par deux lions de pierre sculptés au XVIIIe siècle).

Économie[modifier | modifier le code]

Chaque année, une foire s'installe le temps d'un week-end (début septembre - organisée par le foyer rural), avec de nombreux exposants parmi lesquels on dénombre des artisans d'art, de bouche, d'agriculteurs producteurs fermiers (avec le concours national des meilleurs fromages de chèvre), des vignerons et des brocanteurs et villageois, au travers du vide grenier.

Agriculture[modifier | modifier le code]

De nombreux exploitants agricoles (éleveurs et vignerons) sont installés dans la commune.

commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

Sont présents des commerces de proximité, avec une auberge, des gîtes et chambres d'hôtes...

Tourisme[modifier | modifier le code]

Un étang à la sortie du village, sur la route de Clessé est destiné à la pêche de loisir (truites, friture, tanche). C'est aussi le point de départ de plusieurs circuits de randonnées à travers vignes et sous bois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bernard de Romanet près de son biplan Spad, en 1920.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Oursel, Anne-Marie Oursel : « Canton de Lugny - Vallon de l'Isérable : communes de Péronne, Saint-Maurice-de-Satonnay », collection Histoire et monuments de Saône-et-Loire (n° 25), Archives départementales de Saône-et-Loire, Mâcon, 1999, 179 p.
  • « La ronde des « Brigands » en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mâcon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Habitants auxquels la commune de Saint-Maurice-de-Satonnay rendra hommage le 30 juillet 1989, pour le bicentenaire de la Révolution française, par le dévoilement d'une plaque. Source : « La ronde des Brigands en Haut-Mâconnais », Vive 89, 1990. Ouvrage collectif de cent quarante-cinq pages édité par l'association ayant organisé en 1989 dans le canton de Lugny les festivités du bicentenaire de la Révolution française.
  9. Par arrêté préfectoral du 19 mai 1972.
  10. Joachim Bouflet et Philippe Boutry, Un signe dans le ciel : Les apparitions de la Vierge, Grasset, coll. « Les écritures sacrées », mai 1997, 475 p. (ISBN 978-2-246-52051-1).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  15. En 2020, ainsi que 126 autres lieux répartis sur le territoire du Pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) Mâconnais Sud Bourgogne, l'église a intégré les « Chemins du roman en Mâconnais Sud Bourgogne » et bénéficié de la pose d'une signalétique spécifique.
  16. Pierre-Aimé Bargaud, « Le "pavé" de Saint-Maurice-de-Satonnay », Images de Saône-et-Loire, no 45,‎ , p. 19-20.
  17. Église qui, précise une plaque posée en façade de l'édifice, contenait au XVIe siècle les tombeaux des sires de Musy, seigneurs de Satonnay.
  18. Fernand Nicolas, Richesses en Mâconnais. Nature, sites villages., Mâcon, Académie de Mâcon, 2008 (176 pages). (ISBN 2-9523794-8-3).
  19. La famille Barny de Romanet résidait, alternativement, à l'hôtel Senecé de Mâcon et au château de Satonnay (qui avait été acquis au milieu du XIXe siècle par les Veyssières, ancêtres maternels de l'aviateur). Source : Frédéric Lafarge, Un as mâconnais : Bernard Barny de Romanet, revue trimestrielle « Images de Saône-et-Loire » (publiée par l'association Groupe Patrimoines 71), n° 209 de , pages 2 à 5.