Azé (Saône-et-Loire)

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Azé
Azé (Saône-et-Loire)
L'église en partie romane Saint-Étienne.
Blason de Azé
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Hurigny
Intercommunalité Mâconnais Beaujolais Agglomération
Maire
Mandat
Patrick Monin
2014-2020
Code postal 71260
Code commune 71016
Démographie
Gentilé Azéen(s) ou azéenne(s)
Population
municipale
1 021 hab. (2015 en diminution de 2,67 % par rapport à 2010)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 25′ 55″ nord, 4° 45′ 37″ est
Altitude Min. 220 m
Max. 550 m
Superficie 14,97 km2
Localisation

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Liens
Site web aze.fr

Azé est une commune française située en Haut-Mâconnais dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle relève désormais du canton d'Hurigny, après avoir appartenu au canton de Lugny de 1790 à 2015.

Géographie[modifier | modifier le code]

Azé est la deuxième des communes à se trouver implantée sur le parcours de la Mouge (après Donzy-le-Perthuis, où cette rivière a sa source).

Azé, village du Haut-Mâconnais, se situe au point de rencontre de plusieurs voies de passage naturelles. Village viticole du vignoble du Mâconnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Blanot
Donzy-le-Pertuis
Saint-Gengoux-de-Scissé Péronne Rose des vents
Cluny N
O    Azé    E
S
Igé Saint-Maurice-de-Satonnay

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée dans le village.

Nom latin : Aziacum. Ce toponyme apparaît pour la première fois dans le cartulaire de l'abbaye de Cluny, qui mentionne l'existence d'une villa (domaine rural) de ce nom . Il s'agit d'un archétype toponymique fréquent en France recensé par Albert Dauzat et Charles Rostaing à l'article Aisey[1], composé avec le suffixe bien connu -acum qui marque la propriété et précédé du nom de personne *Asius, non attesté[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'agglomération principale actuelle, le bourg (cela se remarque sur les vues aériennes), lieu toujours destiné à être traversé en raison de sa position géographique signalée plus haut, est du type village-rue. Son origine est ancienne. Sinon gauloise, au moins gallo-romaine, avec une villa du bas-empire. Le lieu est resté fréquenté au haut Moyen Âge puisqu'on y a trouvé des sarcophages mérovingiens dans la propriété qui jouxte l'église au sud et dans le jardin de l'ancien presbytère. Puis il a été très tôt le siège d'une petite seigneurie sans importance qui a perduré jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

Certains hameaux tout proches sont très anciens : le hameau de Rizerolles, avec la rivière Mouge, est d'origine gauloise ; le hameau de Conflans est d'origine burgonde, etc. La toponymie révèle l'existence d'autres implantations burgondes aujourd'hui abandonnées.

La commune actuelle est le résultat du rapprochement des paroisses d'Azé et d'Aîne.

À compter du 11 novembre 1900, Azé fut desservi par le train, suite à l'inauguration ce jour-là de la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny (ligne qui fonctionna, pour le trafic quotidien des voyageurs, jusqu'en 1931[3])[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Claudius Bressand    
? ? Jean Gagnard    
juin 1989 2002 Simone Mariotte    
2002 mars 2008 Daniel Bouchard    
mars 2008 en cours Patrick Monin DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 1 021 habitants[Note 1], en diminution de 2,67 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1001 1551 1921 2371 3031 2711 3141 2891 320
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2701 2921 3901 3581 4401 4221 2089931 017
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0031 0251 003876796756693662601
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5705485536498079409811 0341 015
2015 - - - - - - - -
1 021--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Selon les estimations, 3069 personnes portent le patronyme Azé aujourd'hui en France.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château d'Aine.
  • L'église, placée sous le vocable de saint Étienne, dans laquelle sont notamment visibles plusieurs œuvres de l'artiste Michel Bouillot, à savoir un devant d'autel fait de carreaux de faïence sortis de l'atelier du céramiste Jean-Paul Betton (figurant la Cène) et deux croix (également faites de carreaux de faïence, représentant, l'une, le Christ souffrant du Vendredi saint et, l'autre, le Christ dans toute la gloire du Ressuscité au jour de Pâques)[9].
  • Les grottes préhistoriques d'Azé[10]. Stalactites et stalagmites se détachent de la roche argileuse et laissent apparaître des griffades d'ours vieilles de 360 000 ans. Dans les grottes d'Azé, des animaux préhistoriques ont laissé leurs empreintes. Au sol, des ossements fossilisés d'hyènes et de cerfs, des squelettes d'ours et un des rares crânes de lion des cavernes retrouvés en France[11].
  • Le château d'Aine et son parc avec un arboretum.
  • Le château de Vaux-sur-Aine.
  • Dans le hall de la mairie : médaillon représentant Gabriel Jeanton, sculpté par l'artiste mâconnais Maxime Descombin[Note 2].
  • Le monument à la mémoire des maquisards tués lors des combats à Azé les 21 juin et 2 juillet 1944

Culte[modifier | modifier le code]

Azé appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais, paroisse qui a son siège à Lugny (avec le père Bernard Blondaux pour curé) et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Claude Guichard (1861-1924), mathématicien, professeur à La Sorbonne.
  • Engène Danjou, docteur en médecine, qui fut conseiller général du canton de Lugny de 1901 à 1922.
  • Michel Szkolnikoff (1895-1945), un des principaux trafiquants et collaborateurs économiques sous l'Occupation, qui possédait le château d'Aine pendant cette période.
  • Jean-Pol Betton (1944-2005), artisan d'art qui eut son atelier de poterie à Azé[12].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Oursel, Anne-Marie Oursel : « Canton de Lugny - Val d'Azé : communes d'Azé, Bissy-la-Mâconnaise, Cruzille, Saint-Gengoux-de-Scissé », collection Histoire et monuments de Saône-et-Loire (n° 24), Archives départementales de Saône-et-Loire, Mâcon, 1998, 229 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Offert à l'historien en mai 1939 par les tailleurs de pierre du département pour son précieux soutien dans les domaines historique et archéologique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris 1978.
  2. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. Article Aizier, p. 50.
  3. Source : « Les petits tacots sont morts... Que vivent les petits tacots ! », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 20 de décembre 1973 (pages 29 et 30).
  4. Cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années 1930, effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois voitures de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Au sujet de cette ligne, lire : « Le Tacot de Fleurville », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 92 (hiver 1992-1993), pp. 9-15.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Source : « Sur les pas de Michel Bouillot : six circuits à découvrir en Bourgogne-du-Sud », livret édité par la Fédération des associations partenaires du pays d'art et d'histoire « Entre Cluny et Tournus » (FAPPAH), juin 2018 (ISBN 978-2-9556826-1-6).
  10. Les grottes préhistoriques d'Azé
  11. GEO no 403 de septembre 2012 p. 132
  12. « [Artisan] aussi habile à travailler des terres chamottées aux formes pleines, solides et lourdes, qu'à donner des lignes nouvelles aux tisanières et aux assiettes d'antan. » Source : Groupe des artisans de la Grosne, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 17 (mars 1973), pp. 12-13.