Ligne de Moulins à Mâcon

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Ligne de
Moulins à Mâcon
image illustrative de l’article Ligne de Moulins à Mâcon
PRG de Paray-le-Monial
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Moulins-sur-Allier, Digoin, Paray-le-Monial, Cluny, Mâcon
Historique
Mise en service 1867 – 1869
Fermeture Ligne partiellement fermée
Concessionnaires PLM (1857 – 1937)
Lucien et Félix Mangini (1865 – 1872)
DSE (1872 – 1883)
Parent-Pecher et Riche frères (1873 – 1883)
SNCF (1938 – 1997)
RFF (1997 – 2014)
SNCF (à partir de 2015)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 770 000
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification Non électrifiée
Nombre de voies Voie unique de Moulins-s/-A. à Gilly-s/-L.
Double voie au-delà

Signalisation BM-VU SNCF puis BM-DV SNCF
Trafic
Propriétaire SNCF
Exploitant(s) SNCF
Trafic TER, fret

La ligne de Moulins à Mâcon est une ligne de chemin de fer française qui relie les gares de Moulins-sur-Allier sur l'axe Paris - Clermont-Ferrand à Paray-le-Monial et Mâcon. Alors que la première section est active avec des trains de fret et des TER, la seconde a totalement disparu : la section entre Paray-Le-Monial, Cluny et Mâcon a été fermée le .

Elle constituait la ligne 770 000[1] du réseau ferré national.

Création[modifier | modifier le code]

À la suite de la déconfiture financière de la Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France, son démantèlement est organisé en 1857 au profit de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans et de la constitution de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée. Cette dernière compagnie se voit octroyer, entre autres, la concession à titre définitif d'une ligne « de Nevers et de Moulins à la ligne de Dijon à Châlon, en un point à déterminer de Châlon à Chagny » (le tronçon de Moulins à Paray-le-Monial fait partie de la liaison de Moulins à Chagny) lors de sa création par la convention signée le 11 avril 1857 entre le ministre des Travaux publics et les Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon et Compagnie du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée. Cette convention est approuvée par décret le 19 juin 1857[2]. La décision ministérielle du 20 décembre 1859 fixe Chagny comme origine d'une ligne allant sur Nevers et sur Moulins en se bifurquant à Montchanin, l'échéance pour sa réalisation est fixée au 19 juin 1865[3].

Par une convention signée le 26 août 1865 entre le conseil général de Saône-et-Loire et les frères Lucien et Félix Mangini la ligne allant de Paray-le-Monial à Mâcon est concédée au titre de l'intérêt local. Cette convention est approuvée par un décret impérial le 1er juin 1866 qui déclare la ligne d'utilité publique[4]. La concession de cette ligne est transféré à la Compagnie des Dombes et des chemins de Fer du Sud-Est, par une convention du 28 février 1872. Cette convention est approuvée, sous réserve de l'accord des départements concernés, par décret le 7 mai suivant [5].

La section de Clermain à Cluny, partie d'un itinéraire de Roanne à Chalon-sur-Saône, est aussi concédée au titre de l'intérêt local par une convention signée le 26 août 1873 entre le Préfet de la Saône-et-Loire et Messieurs Parent-Pecher et Riche frères. Cette convention est approuvée par décret le 8 janvier 1874[6]. Elle est reclassée dans le réseau d'intérêt général par une loi le 3 juillet 1880[7]. Cette section est concédée à titre définitif à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le 26 mai 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant[8]. Ces textes entérinent aussi le reclassement dans le réseau d'intérêt général de la section de Mâcon à Paray-le-Monial, à la suite du rachat de la Compagnie des Dombes et des chemins de fer du Sud-Est par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée.

La ligne était reliée à la ligne de Cluny à Chalon-sur-Saône et comportait un tronçon commun de 500 m au nord de Cluny. Les trains devaient donc rebrousser en gare de Cluny pour prendre la direction de Paray-le-Monial-Moulins ou de Mâcon.

Après la fermeture au service voyageurs de la section centrale de Paray-le-Monial à Cluny en 1939, une desserte omnibus fut assurée de Chalon à Mâcon par Cluny jusqu'à la suppression de celle-ci en 1968.

État en 2018[modifier | modifier le code]

Section de Moulins-sur-Allier à Paray-le-Monial[modifier | modifier le code]

La ligne est utilisée par des TER Bourgogne sur la section exploitée (relations de Moulins à Lyon et à Dijon). En 2014, il n'existe que 3 allers et 2 retours en direction de Lyon et 1 seul aller-retour vers Dijon[9].

Section de Paray-le-Monial à Cluny[modifier | modifier le code]

Cette partie de 53,6 km a été fermée au trafic voyageurs le 5 mai 1939, au trafic marchandises par tronçons, successivement de Charolles à Sainte-Cécile-la-Valouze (33,7 km) le 15 juillet 1953, de Sainte-Cécile-la Valouze à Cluny (4,6 km) le 17 avril 1964, de Paray-le-Monial à Charolles (15,3 km) le 1er juin 1987. La partie centrale de 25 km, du lieu-dit La Fourche sur la commune de Vendenesse-lès-Charolles à Sainte-Cécile la Valouze est devenue la route nationale 79 De Paray-le-Monial à Vendenesse-lès-Charolles, l'ancienne plateforme ferroviaire est recouverte par la broussaille ou utilisée par des chemins ou routes locales. Au sud de Cluny, l'ancienne ligne est coupée par la N 79[10]

De Cluny à Mâcon : la Voie verte en Val lamartinien[modifier | modifier le code]

Cette section de 25,4 km a été fermée à tous trafics le 1er novembre 1968 avec l'ensemble de la desserte de la ligne de Chalon-sur-Saône à Mâcon par Cluny pour éviter la construction d'un pont sur l'A 6[11].

Cette partie de l'ancienne voie ferrée a été aménagée en voie verte. La voie verte en Val lamartinien comprend la traversée du tunnel du Bois-Clair d'une longueur de 1,6 km. Ce tunnel sécurisé et éclairé est fermé de mi-octobre à fin mars pour protéger les colonies de chauve-souris qui y vivent.

L'ancienne plateforme ferroviaire étant interrompue par la ligne de TGV au sud de Cluny à 5 km au sud de cette ville, le parcours cyclable est accidenté sur une distance d'environ 1 km pour accéder à ce tunnel.

Cet aménagement relié à la voie verte Chalons-Cluny forme un ensemble continu de 70 km de Chalons à Mâcon, la voie verte de Bourgogne du Sud [12].

La voie verte est reliée par ailleurs à la voie bleue qui longe la Seine de Mâcon à Tournus.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Journal Officiel de la République Française du 26 septembre 1992 page 13380.
  2. « N° 4797 - Décret impérial qui approuve la convention passée, le 11 avril 1857, entre le ministre de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics, et les Compagnies des chemins de fer de Paris à Lyon, et de Lyon à la Méditerranée : 11 avril 1857 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie impériale, série XI, vol. 10, no 522,‎ , p. 275 - 327.
  3. Site Gallica, « Chemin de fer de Chagny », dans Rapports et délibérations - Allier, Conseil général, 1862, p. 13 intégral (consulté le 20 septembre 2013).
  4. « N° 14554 - Décret impérial qui, 1° déclare d'utilité publique l'établissement d'un chemin de fer de Paray-le-Monial à Mâcon et de Châlon à Lons-le-Saunier ; 2° approuve le traité passé, le 26 août 1865, pour la construction et l'exploitation de ces chemins de fer : 1er juin 1866 », Bulletin des lois de l'Empire Français, Paris, Imprimerie Impériale, série XI, vol. 28, no 1421,‎ , p. 417 - 433.
  5. « N° 1366 - Décret qui autorise la substitution de la société anonyme des Dombes et des chemins de fer du Sud-Est, 1° à la Compagnie des Dombes pour la concession du chemin de fer de Sathonay à Bourg, et le dessèchement de 6 000 hectares d'étangs sur le département de l'Ain ; 2° aux Sieurs Lucien et Félix Mangini, pour la concession du chemin de fer de Lyon à Montbrison : 7 mai 1872 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 5, no 103,‎ , p. 156 - 158 (lire en ligne).
  6. « N° 3383 - Décret qui déclare d'utilité publique l'établissement, dans le département de la Saône-et-Loire, d'un chemin de fer d'intérêt local partant de la limite du département de la Loire, dans la direction de Roanne, et aboutissant à Châlon-sur-Saône, avec embranchement de Saint-Gengoux à Montchanin : 8 janvier 1874 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 9, no 221,‎ , p. 219 - 238 (lire en ligne).
  7. « N° 9645 - Loi qui incorpore dans le réseau d'intérêt général le chemin de fer d'intérêt local de Roanne à Chalon, avec embranchement sur Montchanin », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 21, no 551,‎ , p. 269 - 270 (lire en ligne).
  8. « N° 14213 - Loi qui approuve les conventions passées, les 26 mai et 9 juin 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ , p. 325 - 333 (lire en ligne).
  9. Fiche horaire 2 du TER Bourgogne : Montchanin-Moulins « Copie archivée » (version du 10 août 2014 sur l'Internet Archive)
  10. Dossier collectif, « Les fermetures de lignes d'intérêt général en France », Historail,‎ , p. 48, 54, 91, 97, 108
  11. Dossier collectif, « Les fermetures de lignes d'intérêt général en France », Historail,‎ , p. 63
  12. « Voie Verte de Bourgogne du sud en Val Lamartinien », sur af3v.org, (consulté le 6 mars 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]