Saint-Cyr-sur-Menthon

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Saint-Cyr-sur-Menthon
Saint-Cyr-sur-Menthon
L'église paroissiale vue de La Croix.
Blason de Saint-Cyr-sur-Menthon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Canton Vonnas
Intercommunalité Veyle
Maire
Mandat
Alain Chalton
2014-2020
Code postal 01380
Code commune 01343
Démographie
Gentilé Saint-Cyriens
Population
municipale
1 761 hab. (2016 en augmentation de 5,2 % par rapport à 2011)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 16′ 32″ nord, 4° 58′ 23″ est
Altitude Min. 181 m
Max. 217 m
Superficie 16,93 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr

Saint-Cyr-sur-Menthon (prononcé /sɛ̃.siʁ.syʁ.mɑ̃.tɔ̃/), Sè Sizhou en bressan, est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle appartient à la région naturelle de la Bresse méridionale.

Mentionné pour la première fois au début du Xe siècle dans les sources écrites sous le nom primitif de Tournas, le village a été soumis à différentes dominations du fait de sa proximité de la Saône qui fit longtemps office de frontière entre le Royaume de France et d'autres régimes tels les États de Savoie. Aujourd'hui traversée par la route départementale 1079 et l'autoroute A40, la commune est située à 12 km de Mâcon et à 23 km de Bourg-en-Bresse.

Peuplée de 1761 habitants en 2016, la commune subit une baisse significative de sa population après la Seconde Guerre mondiale mais sa démographie redevient plus importante depuis les années 1980 pour atteindre aujourd'hui le plus haut niveau de population de son existence. Depuis 1995, le territoire communal abrite le musée départemental de la Bresse dans le domaine des Planons.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du territoire de la commune.
Relief du territoire.

Localisation[modifier | modifier le code]

Saint-Cyr-sur-Menthon est une commune française du département de l'Ain dans le sud de la région naturelle de la Bresse, plus particulièrement dans la Bresse savoyarde, près de la région naturelle de la Dombes.

Par orthodromie, elle se situe à 11 km à l'est de Mâcon[1], à 21 km à l'ouest de Bourg-en-Bresse[2], à 58 km au nord de Lyon[3] et à 348 km au sud de Paris[4].

La commune fait partie du bassin de vie, de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Mâcon[5] ; elle occupe une superficie de près de 17 km2 ; la population n'est pas concentrée, mais dispersée dans différents lieux-dits comme Arringes, Bécalet, les Croix Vieilles, les Deschamps, les Druillets, les Gambys, l'Île, Gréziat, Marillat, la Mulatière, la Tuilerie et le centre du village.

Localisation de la commune dans l'Ain et le canton de Vonnas.

Quatre communes sont limitrophes de Saint-Cyr-sur-Menthon :

Communes limitrophes de Saint-Cyr-sur-Menthon
Bâgé-Dommartin
Saint-Jean-sur-Veyle Saint-Cyr-sur-Menthon Saint-Genis-sur-Menthon
Perrex

Les points extrêmes sont au Nord : Petit-Bergemot, à l'Est : route de Saint-Genis, au Sud : Marillat et à l'Ouest : les Guillemières[Note 1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Profil altimétrique du fossé de la Bresse.
Carte géologique simplifiée.
  • Limons/lœss remaniés ou soliflués
  • Limons généralement non calcaires
  • Marnes de Bresse
  • Alluvions fluviatiles récentes et actuelles indifférenciées
  • Colluvions non différenciées
  • Surface d'érosion en partie recouverte par des limons sableux peu épais

La superficie de la commune est de 1 693 hectares ; son altitude varie de 181 à 217 mètres[6], cette faible variation prouve un relief particulièrement plat. Le point bas est aux bords du Menthon et le point culminant est situé vers le château d'eau.

Le sol argileux et calcaire peu accidenté[7] s'explique par sa localisation dans le fossé de la Bresse qui résulte d'un effondrement du rift ouest-européen à l'ère tertiaire, événement ayant permis la création d'un lac peu profond qui se déversait au sud en direction de la mer Méditerranée.

À l’oligocène et au miocène, se forment les Alpes, phénomène géologique qui arc-boute le massif du Jura vers le lac bressan et plisse le fond du réservoir, donnant ce relief vallonné avec des dénivellations très faibles. Une ouverture se créant au sud, le lac s’assèche puis disparaît pour laisser place à un sol humide et marécageux. Saint-Cyr et les autres territoires du fossé se trouvent entre les massifs du Mâconnais et du Beaujolais à l'ouest et du Jura et des Alpes à l'est.

Du pliocène au quaternaire des marnes de Bresse se déposent sur l'actuel territoire communal. Ces marnes sont des sables, des argiles gris-bleuté, des cailloutis, des marnes. Ils sont localement des veines de lignite et des concrétions calcaires fréquentes déposés en milieu continental fluviatile à fluvio-lacustre[8].

Par la suite, des limons se sont déposés et présentaient deux caractéristiques différentes. Ces limons étaient soit rémaniés ou soliflués soit non calcaires par recouvrement continu des formations rissiennes. Plus récemment, des alluvions fluviatiles tels des graviers, des galets, des sables, des argiles et des marnes se sont déposés dans le lit du Menthon. Il existe aussi des colluvions de versants et de fonds de vallons[9].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Menthon près du moulin de Cassevesce.

Trois principaux cours d'eau, appartenant au bassin versant de la Saône, traversent la commune ; le plus important est la rivière appelée le Menthon[10]. Confluant dans la Veyle dans le village voisin de Saint-Jean-sur-Veyle, elle définit la frontière sud-ouest de la commune avec celle de Perrex et aussi une partie de la frontière avec Saint-Genis.

Le Menthon a plusieurs affluents dont le Bief de Menthon qui passe à l'est de Saint-Cyr. Prenant sa source à Polliat, la petite rivière porte plusieurs noms en fonction des lieux qu'elle traverse, Bief de Passolard, Bief de Corrian ou Bief de l'Étang Colomb[11]. Les deux cours d'eau confluent au sein de la commune au nord du lieu-dit Arringes. Se trouve également un ruisseau appelé Montépin[12] qui prend source près de l'autoroute A40 non loin du lieu-dit Gréziat, continue puis termine son cours dans la commune de Bâgé-Dommartin. Contrairement aux deux cours d'eau précédemment cités, le Montépin n'appartient pas au bassin versant de la Veyle.

Au nord-ouest de la commune, entre le quartier de Gréziat et Montépin, hameau de Bâgé-Dommartin, l'étang de Branguemouille est la plus grande étendue d'eau du village.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est tempéré à légère tendance continentale. Les pluies y sont abondantes, ce qui fait de Saint-Cyr un territoire très humide[13]. Les données climatologiques sont celles mesurée par la station de référence, celle de Mâcon ouverte le à Charnay-lès-Mâcon[14],[15]. Les valeurs climatiques de 1981 à 2010 sont les suivantes.

Relevés Mâcon 1981-2010
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1 3,5 6 10 13,5 15,5 15 11,5 8 3,5 1 7,5
Température moyenne (°C) 2 4,5 8 11 15 19 21 20,5 17 12 7 3,5 12
Température maximale moyenne (°C) 5,5 8 12 16 20 24 27 26 22 16,5 10 6 16
Ensoleillement (h) 61,9 91,5 154,9 182 212,9 245,3 267,7 242,4 185,6 116,9 70,3 50,5 1 881,9
Précipitations (mm) 59 53 49 75 88 75,5 71 72 79,5 85,5 84 70 861,5
Source : Météo-France[16].
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Température

minimale

Température

maximale

Hauteur de

précipitations

Nombre de jours

avec précipitations

Durée

d’ensoleillement

Nombre de jours avec

bon ensoleillement

7,4 °C 16,1 °C 859,3 mm 113,9 j 1881,9 h 73,25 j

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La proximité de la commune avec les villes de Mâcon et Bourg-en-Bresse permet à Saint-Cyr d'être traversée et d'être à proximité d'axes de communication importants aux niveaux départemental, régional et national.

Routes[modifier | modifier le code]

Route départementale D 1079 au centre du village.
Panneaux directionnels à l'intersection des routes D 80 et D 1079.

La route départementale D 1079 traverse la commune d'ouest en est. Cette voie débute à Mâcon sur le pont Saint-Laurent et prend fin dans la ville de Bourg-en-Bresse. Elle permet de rejoindre Replonges, Mâcon et le département de Saône-et-Loire par l'ouest tandis que par l'est, elle permet d'aller à Bourg et dans les autres villes importantes du département. Avant 2006, année de son déclassement, cet axe de communication faisait partie de la route nationale 79 qui reliait Saint-Éloi, commune située près de Nevers, à Montréal-la-Cluse située près de Nantua.

La route départementale D 80 traverse la commune du nord au sud et constitue deux tronçons reliés à la D 1079. La première partie part de la zone d'activité des Teppes et part au sud en direction des villages de Perrex et de Vonnas tandis que la seconde partie débute au lieu-dit Bécalet et part au nord en allant en direction de Bâgé-le-Châtel et Montrevel-en-Bresse. Au niveau départemental, cette voie relie les communes de Saint-Trivier-de-Courtes au nord et de Villars-les-Dombes au sud.

La route départementale D 51b traverse une petite partie de la commune à l'extrême sud-ouest. Cet axe permet de rejoindre Pont-de-Veyle ainsi que le village voisin de Saint-Jean-sur-Veyle.

Les axes routiers au sein de la commune.
Les grands axes routiers aux environs.

Une seule autoroute traverse Saint-Cyr, l'autoroute A40 est située sur l'axe Mâcon - Genève et est une portion de la Route Centre-Europe Atlantique Bordeaux/Nantes - Annemasse. Aucune sortie d'autoroute n'est sur le territoire. Toutefois, la commune accueille deux aires que sont l'aire des Planons et celle du Musée de la Bresse. Ces dernières remplacent les aires de L'Étang Quinard et de Saint-André-de-Bâgé qui ont été fermées en 2009 du fait de leur implantation sur le tracé du nouvel échangeur entre l'A40 et l'A406[17],[18]. Seule autoroute passant par le territoire, ses travaux d'aménagement à Saint-Cyr ont été effectués au milieu des années 1980[19].

A40 avec l'aire des Planons et l'aire du musée de la Bresse.

Pour accéder à l'A40 en direction de Mâcon-Nord et Paris par l'A6, il convient d'aller à la gare de péage de Replonges à 7 kilomètres au nord-ouest. On peut l'emprunter gratuitement jusqu'à la gare de Mâcon-centre, dernière sortie avant l'échangeur avec l'autoroute A6. Enfin, pour accéder à la voie en direction de Bourg et Genève, il faut se diriger 4 kilomètres à l'est en passant par la gare de péage de Saint-Genis-sur-Menthon.

L'autoroute A6 est une autoroute passant à une quinzaine de kilomètres de la commune qui relie Paris à Lyon ; elle est accessible depuis l'A406 pour aller à Lyon et par l'A40 pour se rendre à Paris.

L'autoroute A406 est une voie reliant l'A40 et l'A6[Note 2]. Inaugurée en mars 2011, elle permet aux usagers de gagner un quart d'heure pour aller à Mâcon Sud en évitant le centre[20]. Afin d'accéder au contournement de Mâcon, il suffit de se rendre à la gare de péage de Crottet à 8,5 kilomètres au sud-ouest. Cette autoroute permet d'accéder à l'A6 en direction de Lyon.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Aucune voie ferrée ne traverse la commune. Néanmoins, la ligne de Mâcon à Ambérieu, desservie par les TER de la région Rhône-Alpes[21], passe à cent mètres au sud de la commune. Deux gares pour les TER Rhône-Alpes sont situées à proximité dont la plus proche est celle de Vonnas. L'autre est la gare de Pont-de-Veyle installée à Crottet. La gare de Saint-Jean-sur-Veyle était jusqu'en 2007, année de sa fermeture, la plus proche de Saint-Cyr. Les trains grandes lignes et les TGV ne marquent pas d'arrêt.

Pour rejoindre les grandes villes de France et d'Europe, deux lignes traversent la région. La ligne traditionnelle Paris - Marseille via Dijon passe à Mâcon. La gare de Mâcon-Ville, à 9 km de Saint-Cyr, est desservie par les TER Bourgogne, Rhône-Alpes et quelques TGV reliant le nord-est de la France à la Méditerranée. L'autre ligne, la ligne à grande vitesse Paris - Lyon - Marseille ou LGV Sud-Est, traverse la Saône au sud de Mâcon, et comporte un raccordement vers la ligne Mâcon - Bourg. La gare de Mâcon-Loché-TGV, au sud-ouest de Mâcon, est desservie par quelques TGV Paris - Marseille et Paris - Genève.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

À quelques kilomètres de Saint-Cyr, la Saône, qui marque la frontière ouest du département de l'Ain, est navigable à grand gabarit européen depuis Verdun-sur-le-Doubs jusqu'à Lyon. Constituant un axe de transport fluvial important entre l'est et la Méditerranée, elle est appréciée pour le tourisme fluvial. Mâcon possède trois ports fluviaux : le port de plaisance, un autre près du quai des Marans et l'Aproport.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose pas de plateforme aéroportuaire. La chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire gère un petit aéroport à Charnay-lès-Mâcon, au sud-ouest de Mâcon, situé à 15 km environ de Saint-Cyr. De l'autre côté, vers Bourg-en-Bresse, l’aérodrome de Bourg - Ceyzériat[22], plus communément appelé Terre des Hommes en hommage à Antoine de Saint-Exupéry est situé principalement à Jasseron. L’aérodrome permet de pratiquer de nombreuses activités aériennes comme l'aviation légère, l'hélicoptère, le vol à voile, la pratique de l'ULM et l'aéromodélisme.

Les habitants de la commune doivent se rendre à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry distant de 80 kilomètres ou bien à l'aéroport de Genève distant de 140 kilomètres pour effectuer des vols à l'international.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est reliée au réseau interurbain de l'Ain nommé car.ain.fr[23]. Deux arrêts sont installés dans Saint-Cyr le long de la route départementale RD1079 qui sont intégrés à la ligne 118 (Sens Bourg-en-Bresse - Mâcon et sens Mâcon - Bourg-en-Bresse). Un arrêt est situé dans le village (Arrêt Auberge) et un autre dans le lieu-dit la Tuilerie (Arrêt Place Lamberet).

De plus, le réseau de car TER Rhône-Alpes traverse une partie de la commune par l'intermédiaire de la ligne 30[21]. Étant donné que cette dernière relie la gare de Mâcon-Ville à celle d'Ambérieu-en-Bugey via la gare Bourg-en-Bresse afin de desservir toutes les gares de la ligne de Mâcon à Ambérieu, les cars de la ligne passent par la route de Saint-Jean pour assurer la liaison entre les gares de Saint-Jean-sur-Veyle et de Vonnas.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Vue aérienne ancienne du bourg.
Carte en couleur représentant les étapes de développement du bâti d'un bourg.
Développement urbain de Saint-Cyr-sur-Menthon.
  • Le bourg au XIXe siècle
  • Extensions modernes
  • Extensions en projet (Rives du Menthon)

Comme beaucoup de villages bressans, Saint-Cyr-sur-Menthon a une population regroupée en divers hameaux historiquement espacés avec le bourg plus densément peuplé. Avec l'essor démographique de la commune, les hameaux ont tendance à se confondre, en témoignent ceux des Deschamps, des Gambys et du Druillet qui paraissent continus. La plupart des propriétés sont individuelles, certaines regroupées dans des lotissements. Ces derniers sont principalement situés dans le bourg : les clos du Lavoir, de la Colline, du Moulin, Boutaron, Le Village et les allées Lamartine et Rimbaud. Le seul lotissement localisé à l'extérieur est le clos des Champs, installé aux bords de la D80.

Afin de répondre à la demande de logements, la municipalité entame depuis 2015 la réalisation d'un projet immobilier à l'est du bourg, dans la zone En Bray. Nommé Rives du Menthon du fait de sa proximité à la rivière, le nouveau quartier sera composé de quatre tranches qui seront effectuées sur plusieurs années dont la première devrait voir le jour autour de 2020 comportant une maison de santé pluridisciplinaire et une résidence pensée pour les séniors[a 1],[b 1],[d 1].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune est de 726[Insee 1]. Parmi ces logements, 92,6 % sont des résidences principales, 1,8 % sont des résidences secondaires et 5,6 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 93,0 % des maisons individuelles, 6,8 % sont d'autre part des appartements et enfin seulement 0,4 % sont des logements d'un autre type[Insee 2].

La part d'habitants propriétaires de leur logement est de 73,7 %[Insee 3], ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui se situe à 55,3 %.

Risques[modifier | modifier le code]

La route de la Platière inondée par le Menthon en janvier 2018.

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Selon la cartographie établie par le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), la commune se trouve en zone de sismicité faible de niveau 2 sur une échelle de 1 à 5[24].

Le Menthon, cours d'eau principal de Saint-Cyr, peut exceptionnellement sortir de son lit et provoquer des inondations. En témoignent deux événements durant les années 1980 où la commune fut victime d'inondations et de coulées de boues. Le premier épisode eut lieu 8 au 31 décembre 1982 et le second se passa entre les 7 et 16 mai 1985[25]. Pour prévenir d'éventuels risques liés à cet aléa, les autorités ont été conduites à interdire les constructions aux abords du cours d'eau[26]. De plus, dans le but de garantir la prévention des phénomènes d'inondation du Menthon en maintenant constant le niveau du cours d'eau, des ouvrages hydrauliques sont situés près du moulin de Cassevesce[b 2].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Trois centrales nucléaires sont implantées dans un rayon de 100 km du territoire communal et présentent un risque nucléaire potentiel[27]. La plus proche est située dans l'Ain, il s'agit de celle du Bugey qui se trouve à 58 km. Les deux autres, toutes deux situées dans le département de l'Isère, sont le site nucléaire de Creys-Malville distant de 69 km et la centrale nucléaire de Saint-Alban séparée de Saint-Cyr de 98 km.

Deux autres risques sont présents[28]. Il s'agit de risques industriels, notamment avec l'implantation de l'entreprise Lamberet spécialisée dans la construction de véhicules frigorifiques. L'autre risque industriel est lié au transport de marchandises dangereuses dû à la présence de l'autoroute A40 et la route D 1079 qui sont des axes de communication importants.

Voies[modifier | modifier le code]

Plaque de la route de Bourg.

En fin d'année 2011[d 2], le conseil municipal procède à la dénomination des voies de la commune. Mise à part quelques exceptions[Note 3], La quasi-totalité des voies ont été nommées en se fondant sur les noms figurant le cadastre napoléonien ou en fonction d'un bâtiment situé à proximité de la voie. En 2019, la commune compte 163 voies.

Tout axe routier associé à un type de voies est le résultat de l'association de critères spécifiques d'un type de voies à l'axe en question. Par exemple, toute impasse prend le nom d'allée à l'exception des clos qui sont des lotissements fermés. Bien qu'ils décrivent un espace et non une ligne, les clos se diffèrent des places où les habitations se concentrent autour et non au centre de l'espace en question. Toute route ou toute rue qui est une route du bourg, est une voie goudronnée en totalité alors qu'un chemin ne l'est que partiellement voire pas du tout[Note 4], ce dernier critère peut toutefois faire classer une voie en tant que sentier. Enfin, le passage est un chemin piétonnier du bourg alors qu'une boucle est une voie dont les deux extrémités joignent la même voie.

163 odonymes recensés à Saint-Cyr-sur-Menthon
Allée Boucle Chemin Clos Passage Place Route Rue Sentier Total
52 1 21 6 2 5 49 3 25 163
Source : OpenStreetMap

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée du village.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La commune doit pour partie son nom à saint Cyr de Tarse, jeune martyr chrétien du IVe siècle, fils de sainte Juliette de Césarée. Le nom Cyr vient du latin Ciricus ou Cyricus issu du grec kyrikos signifiant appartenant au seigneur[30]. Le nom bressan de Saint-Cyr est Sè Sizhou[b 3]. L'autre partie du nom fait référence au Menthon[10], rivière passant dans la commune ayant aussi donné son nom au village de Saint-Genis-sur-Menthon. Menthon viendrait probablement du celte ment signifiant rocher. D'autres sources indiquent que la racine en serait latine, dérivée de Mento, nom de personne.

À l'origine, Saint-Cyr n'était pas utilisé pour se référer à la paroisse puisque Tournas (ou Tornas) était le nom primitif de cette entité[31]. Aujourd'hui, Tournas est devenu Tournaz, nom d'un lieu-dit. En bressan, le hameau prend le nom de Tournô.

Anciens noms[modifier | modifier le code]

La première mention que l'on a de la commune date du XIIe siècle[c 1] et se trouve dans le cartulaire de Saint-Vincent-de-Mâcon où la commune est nommée Sancto Cirico. Au siècle suivant, en 1237, Sanctus Ciricus se trouve dans les titres de Laumusse tandis que le pouillé de Lyon mentionne Sanctus Cyricus juxta Baugiacum vers 1350. Ce nom montre la proximité entre le village et l'ancienne capitale de la Bresse, Bâgé-le-Châtel.

Le nom de la rivière traversant le village est apposé pour la première fois en 1442 où la référence se trouve dans les archives de l'Ain, le nom devient Sanctus Ciricus supra Mentonem. La pancarte des droits de cire évoque Sanctus Cyricus Bugiaci en 1495 qui met une nouvelle fois en valeur la proximité entre Saint-Cyr et Bâgé.

En 1628, le cartulaire de Saint-Vincent-de-Mâcon mentionne Saint Cyr en Bresse alors que le terrier du village donne Saint Cyre sus Menthon et Saint Syr. Quelques années plus tard, on trouve Saint Cire en Bresse en 1655 puis Saint Cire sur Menton en 1671. Avant la Révolution française, différents noms sont utilisés dont Saint Cyre en 1757 selon les archives de l'Ain et Saint Cyr sur Menthon vers 1770.

Durant la révolution, Saint-Cyr change de nom pour devenir Menthon afin d'enlever toute référence à l'Ancien régime. En 1801, Menthon devient Cyr-sur-Menthon et Gréziat à la suite de la fusion des deux communes. Toutefois, en 1806, le nom devient celui qu'il est actuellement, c'est-à-dire Saint-Cyr-sur-Menthon même si à cette période, différentes sources gardent accolé le nom de Grésiat à la commune[c 2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Avant l'arrivée des Romains sur le territoire, le peuple celte des Ambarres dont le nom signifie « vivant des deux (amb) côtés de la Saône (Arar, la Saône) », occupait la région bressane et ses vastes forêts[32].

Vers les années -50, suite à la conquête des Gaules par les Romains, la commune et les territoires l'entourant changent de domination même si les nouveaux occupants ne s'intéressèrent pas particulièrement à cette région marécageuse et boisée. Jules César considérait la Bresse et le Bugey comme une seule région qu'il nommait Insula Gallica[33].

Lors de fouilles archéologiques effectuées dans la commune, différents objets témoignant de la présence humaine à cette époque ont été mis au jour[34]. Par exemple, une bague antique en or a été trouvée dans des circonstances inconnues. Ce n'est pas la seule preuve puisqu'à Arringes, treize sesterces de Trajan à Sévère-Alexandre ainsi que deux monnaies frustes ont été extraits en 1964 dans la terre d'un déblai provenant d'un habitat gallo-romain. À Gréziat, de nombreuses tuiles présentes en surface ont permis de mettre en évidence la présence de traces d'un habitat gallo-romain.

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Poype de Saint-Cyr.

Avant la chute de l'Empire romain d'Occident, la Bresse et Saint-Cyr passent aux mains du Royaume de Bourgogne en 443[35]. Dans l'ordre féodal, Saint-Cyr dépendait de la sirerie de Bâgé. Vers 996, l'évêque de Mâcon nommé Leubald donne l'église qui dépendait du chapitre de Saint-Vincent de Mâcon au gentilhomme Ulric pour 12 deniers par an[e 1]. Le village était une seigneurie avec une poype et une maison forte, possédée de la fin du XIe siècle jusqu'au XIVe siècle par des gentilshommes qui en portaient le nom. Le membre de la famille le plus ancien qu'on connait était Étienne de Saint-Cyr qui vivait vers 1090.

Extrait de la carte du Gouvernement Général du Duché de Bourgogne et de la Bresse. Les villages de Grésiat et de Saint-Cyr sont distincts.

Toutefois, le territoire n'était pas le même qu'aujourd'hui car on trouvait d'autres villages qui dépendaient de la paroisse[36] dont Tournas qui était une seigneurie avec château-fort et possédée par des gentils-hommes au XIIIe siècle qui en portaient aussi le nom. Cette localité était sans doute le nom ethnique de la paroisse de Saint-Cyr et avait une certaine importance puisqu'elle était le chef-lieu d'un ager comprenant Mons, aujourd'hui hameau de Laiz, Chavagnat et une localité appelée Flaciacus[e 2]. Le château de Tournas est resté visible jusqu'en 1840, année durant laquelle sa vieille tour féodale fut démolie[37]. Lors de sa démolition, un pot rempli de liards de Savoie aux initiales de Charles-Emmanuel de Savoie a été trouvé dans un trou de mur. Un sceau gothique a aussi été trouvé dans les fouilles et la mention suivante était inscrite : S. P. de sancto Cyrico, Sigillum Petri ou Pauli, de sancto Cyrico.

Il y avait Travernay qui fut une seigneurie en toute justice, avec poype et château, possédée aux XIIe et XIIIe siècles, par les De Montgilbert, sous l'hommage des sires de Bâgé. Les archives font aussi référence à Confens, un petit fief avec poype, ou La Mulatière qui fut un fief sans poype. Enfin, Gréziat était un village détaché de Saint-Cyr qui formait une paroisse à lui seul et possédait sa propre église sous le vocable des saints Jacques et Philippe[e 3]. Elle a été élevée au rang de paroisse le lors que l'union de la villa de Gréziat à la chapelle de Saint-André-de-Bâgé.

En 1272, Sibylle de Baugé, dame de Bresse, se marie avec Amédée V de Savoie alors comte de Savoie[38]. En conséquence, la Bresse passe aux mains des comtes de Savoie. Durant le mois de septembre de la même année, Ogeret de Saint-Cyr et Henri de Tornas firent hommage à Amédée[e 1]. Au XIIIe siècle, le clocher et la plus grande partie de la paroisse relevaient du marquisat de Bâgé, le surplus dépendait de la seigneurie de Trévernay. Par la suite, la seigneurie de Tournas passa aux mains des De Chevrière jusqu'au XVe siècle, puis à ceux des De Busseul avant d'être la propriété des Maréchal suite au mariage entre Claudine de Busseul et le chevalier Jacques Maréchal en 1512. La famille jouit de cette seigneurie jusqu'en 1625, année durant laquelle Tournas fut aliéné à Abel de la Poipe, qui l'annexa à sa baronnie de Corsant (aujourd'hui hameau de Perrex), située à l'autre rive du Menthon.

En 1601, après la fin de la guerre franco-savoyarde qui se termine par le Traité de Lyon signé le , Saint-Cyr-sur-Menthon, qui faisait partie des États de Savoie, appartient désormais à la France avec l'acquisition de celle-ci de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex. Elle est par la suite intégrée à la province bourguignonne. Le siècle suivant, Saint-Cyr relevait de la seigneurie de Loëze.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

L'ancienne paroisse de Grésiat, devenue commune de 159 habitants[39], fut rattachée à Saint-Cyr-sur-Menthon en 1796. Elle possède des registres distincts de 1669 à l'an 1796[40].

Monument commémoratif des Teppes.

À la suite de la signature de l'armistice du 22 juin 1940, le village se trouve dans la zone libre de l'État français. De jusqu'à l'été 1944, Saint-Cyr est sous occupation allemande.

Le [b 4], deux groupes de maquisards, l'un se trouvant près du quartier de la Tuilerie et l'autre dans le bois de l'Isle, se trouvent dans la commune. Ce jour-là, un convoi allemand d'environ quinze véhicules arrivant à la Tuilerie est arrêté par des coups de feu de maquisards. Durant une heure, s'échangent alors plusieurs coups de feu dans le village qui font deux victimes du côté des combattants du maquis Albert de Pont-de-Vaux et des soldats allemands[41]. Les Allemands font aussi trois victimes dans le camp des villageois dont l'un est tué dans sa cuisine alors qu'il était sur le point de partir distribuer le courrier. Alors qu'un Saint-Cyrien tente de s'enfuir de son pré, ce dernier est abattu. Le dernier est tué alors qu'il trayait ses vaches.

Deux semaines plus tard, le , les Américains arrivent au village et s'arrêtent au restaurant Ducoté marquant la libération de Saint-Cyr-sur-Menthon[b 4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Durant l'Ancien Régime, Saint-Cyr-sur-Menthon était une communauté du mandement de Bâgé et du bailliage, de l'élection et de la subdélégation de Bourg[c 1].

Lors de la création des départements par la Révolution française, elle est intégrée au département de l'Ain et au district de Châtillon-les-Dombes. En 1800, après la suppression des districts, elle intègre l'arrondissement de Bourg-en-Bresse mais reste dans le canton de Pont-de-Veyle. En mars 2015, à l'occasion des élections départementales, le décret du 13 février 2014[42] portant sur le redécoupage cantonal des cantons de l'Ain entre en vigueur. Ainsi, la commune ainsi que toutes celles du canton de Pont-de-Veyle sont intégrées au nouveau canton de Vonnas.

Le , la commune qui appartenait jusqu'alors à la région Rhône-Alpes devient une commune de la région Auvergne-Rhône-Alpes suite à la fusion de la région avec celle d'Auvergne[43].

En 1958, la commune fait partie de la première circonscription de l'Ain[44] pour l'élection des députés. En 1986, le département connaît un redécoupage de ses circonscriptions avec l'ajout d'un qui a pour effet l'ajout d'une quatrième dont la commune fait partie à partir des élections législatives de 1988[45]. Malgré un nouveau découpage en 2012 qui permet l'ajout d'une cinquième circonscription dans l'Ain, Saint-Cyr reste dans la quatrième.

Du point de vue judiciaire, la commune relève du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes, du tribunal de commerce et du tribunal paritaire des baux ruraux de Bourg-en-Bresse[46]. De plus, elle relève aussi de la cour d'assises de l'Ain, elle-même située à Bourg. Enfin, Saint-Cyr dépend de la cour d'appel, du tribunal administratif et de la cour administrative d'appel de Lyon.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie de la commune.

De par sa population, la commune a un conseil municipal composé de dix-neuf conseillers municipaux dont le maire et ses cinq adjoints[a 2],[47].

Cinq commissions ont été mises en place[b 5] :

  • Voirie, assainissement, eau, fleurissement, personnels rattachés à la voirie ;
  • Gestion des ressources humaines, école, RPI, garderie ;
  • Finances, patrimoine, sécurité ;
  • Communication, social, associations, intergénérationnel et événementiel ;
  • Urbanisme, bâtiments communaux.

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1804 Guilleminod[c 3]    
1804 1820 Victor Séméraire[c 3],[c 4]    
1820 1847 Michel Guillon[c 4],[c 5]    
1848 1855 Henri Chaffurin[c 6],[c 7]    
1855 1862 Alexandre Villier[c 7],[c 8]    
1862 mai 1871 Pierre-Joseph Burtin[c 8],[c 9]    
mai 1871 1874 Claude Béraud[c 9],[c 10]    
1874 1878 Joseph Chaffurin[c 10],[c 11]    
1878 1884 Claude Béraud[c 11],[c 12]    
1884 1893 Joseph Chaffurin[c 12],[c 13],[Note 5]    
1893 mai 1904 Joseph-Benoît-Victor Douvre[c 13],[c 14]    
mai 1904 1920 Frédéric-Pierre-Joseph Burtin[c 14],[Note 6]    
1920 1929 Claude Béraud[c 17]    
1929 1935 Frédéric Burtin[c 18]    
1935 1941 Jules Buet[c 19]    
1941 1945 Prosper Morel[c 20]    
1945 1953 Jules Buet[c 21]    
1953 1965 Francisque Catherin[c 22]    
1965 1983 Roger Pioud[c 23] SFIO Instituteur et directeur d'école
mars 1983 2014 Jean-François Pelletier[Note 7] UDF puis UMP Président du SIVOM du canton de Pont-de-Veyle[d 3](1989 → 1998)
Conseiller général du canton de Pont-de-Veyle (1992 → 2012)
Vice-président de la communauté de communes du canton de Pont-de-Veyle (1998 → 2014)
Président du SIEA (2007 → 2014)
mars 2014 En cours
(au [a 3])
Alain Chalton DVD Retraité

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Cyr appartenait jusqu'au à la communauté de communes du canton de Pont-de-Veyle qui avait été fondée le suite à la dissolution du SIVOM du canton de Pont-de-Veyle et du SIVU pour l'accueil des entreprises et d'activités économiques de Pont-de-Veyle et sa région[49]. Depuis le , la commune est intégrée à la nouvelle communauté de communes de la Veyle qui regroupe l'ancienne intercommunalité à celle des Bords de Veyle[50]. Le siège est fixé à Pont-de-Veyle.

Toutefois, ce n'est pas la seule structure intercommunale dont fait partie la localité bressane. On peut mentionner le syndicat mixte Bresse Val de Saône créé en 1995 et regroupant 38 communes[51],[52]. Son but est de négocier les procédures que proposent l'Union européenne, l'État ou la région Auvergne-Rhône-Alpes qui pourraient développer un territoire plus vaste que la simple communauté de communes.

La commune étant traversée par le Menthon qui fait partie du bassin de la Veyle, elle appartient au syndicat mixte Veyle Vivante[53] dont le siège est situé dans le bâtiment de la gare de Mézériat. Le travail de cette organisation est de surveiller la qualité des eaux du bassin, de préserver les zones humides ou de remettre en état certains ouvrages dont l'ouvrage hydraulique du moulin de Cassevesce qui a été restauré en 2014.

Enfin, comme la totalité des communes du département de l'Ain, le village appartient au syndicat intercommunal d'énergie et de e-communication de l'Ain, organisation fondée le [54]. Le syndicat est compétent dans la gestion des réseaux d'électrification, de gaz, de l'éclairage public, de la communication électronique[55]. En plus de ces compétences, la structure accompagne les communes pour qu'elles puissent maîtriser leur consommation d'énergie, gère un système d'information géographique et a mis en place dans le département, par l'intermédiaire de sa régie Réso-Liain, un réseau de fibre optique pour avoir accès à Internet à très haut débit.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation des communes jumelées.
Panneau annonçant le jumelage avec Straubenhardt.

La communauté de communes du canton de Pont-de-Veyle dont la commune faisait partie avant sa dissolution est jumelée avec la commune de Straubenhardt localisée dans le Bade-Wurtemberg en Allemagne à la porte nord de la Forêt-Noire entre Karlsruhe et Pforzheim. Commune composée de cinq villages que sont Conweiler, Feldrennach & Pfinzweiler, Langenalb, Ottenhausen et Schwann, Straubenhardt a commencé à lier des contacts avec le canton de Pont-de-Veyle dès 1995 grâce à Roger Herbet. Ce dernier, un bressan qui vivait dans la localité allemande, organisa une rencontre entre Christophe Greffet alors maire de Saint-Genis-sur-Menthon et Willy Rushman, bourgmestre de Straubenhardt[d 4]. Est alors née une volonté de tisser de nouveaux liens entre les deux localités par le biais des collégiens qui commencèrent à créer des échanges dès 1996.

Tout s'accéléra durant l'année 1999 quand la population de la commune allemande fut invitée à deux reprises en France. La première fois fut durant le mois de mai à l'occasion de la fête du Fromage à Grièges et la seconde fois fut en juillet lors de la fête des Temps Chauds où un groupe musical de Straubenhardt était invité à s'y produire[56]. Les Bressans furent invités à faire le chemin inverse dès le mois d'août pour créer ensemble la fête de marché historique à Feldrennach. Le jumelage entre Straubenhardt et le canton de Pont-de-Veyle a été concrétisé par la signature de la Charte lors de la grande fête organisée au château de Pont-de-Veyle du 7 au 9 juillet 2000[57]. Une autre fête fut organisée l'année suivante en Allemagne du 6 au 8 juillet 2001[56].

En 1990, l'association des Saint-Cyr de France est officiellement créée, elle regroupe 28 des 48 communes portant ce nom en France[58]. Chaque année, un rassemblement et une assemblée générale ont lieu un week-end de septembre. Ce fut le cas de Saint-Cyr-sur-Menthon qui a accueilli ses communes jumelles en 2005[a 4].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Château d'eau.

Eau potable et assainissement[modifier | modifier le code]

Pour la diffusion de l'eau potable, la commune était rattachée au syndicat SIE Saône Veyle créé en 1948 et qui appartenait au Pôle Technique Intersyndical de l’Eau[59]. Ce syndicat qui regroupait douze communes appartenant aux anciens cantons de Pont-de-Veyle et de Bâgé-le-Châtel assurait la production, le transfert et la distribution de l'eau potable sur le territoire qu'il couvre[60]. Toutefois, dans le cadre de la loi NOTRe, ce syndicat fusionne en 2018 avec le SIE Basse Reyssouze qui contenait 25 communes du nord ouest du département. Le nouveau syndicat prend le nom de Syndicat d'Eau Potable Saône Veyle Reyssouze[a 5].

À Teppe Nayet, le château d'eau, avec une hauteur de 63 mètres, est le plus haut monument de la commune, il est visible depuis les monts du Mâconnais et ceux du Revermont. Construit à la fin des années 1980, il offre un réservoir de 1 000 m3[61] pour les communes de Saint-Cyr, de Saint-Genis-sur-Menthon et de Perrex[62].

Pour le traitement des eaux usées, il existe une station d'épuration au sud du bourg mise en service en 1998[63] ainsi qu'une autre station de traitement au domaine des Planons vers l'autoroute A40 qui fut mise en service en mai 2004[64].

Déchets ménagers[modifier | modifier le code]

La gestion des ordures est confiée au syndicat mixte intercommunal de destruction des ordures ménagères (SMIDOM) de Thoissey dont le territoire s'étendait initialement sur celui de l'ancien canton de Pont-de-Veyle et de l'actuelle communauté de communes Val de Saône - Centre. Le , les six communes de l'ancienne communauté de communes des Bords de Veyle intègrent le syndicat portant le nombre de communes à 23 et qui devient le SMIDOM Veyle - Saône[65]. Son rôle est de gérer la collecte et le traitement des déchets des ménages, des compétences que les communautés de communes lui ont confié à sa création[66].

Le syndicat possède trois déchèteries dont la plus proche est celle de Saint-Jean-sur-Veyle près du hameau des Druillets. Ouverte en juin 2001[67], elle remplace la décharge communale située près de la station d'épuration. Toutefois, il reste un point d'apport volontaire au bourg du village afin de permettre à la population de trier leurs emballages recyclables[68]. Concernant les déchets ménagers, ils sont collectés le jeudi[69].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, les populations communales étant exprimées en nombre de foyers, la population saint-cyrienne était de 83 feux en 1784[70].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[71]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[72].

En 2016, la commune comptait 1 761 habitants[Note 8], en augmentation de 5,2 % par rapport à 2011 (Ain : +5,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9309071 0701 1351 2321 2791 3411 3451 394
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4141 4001 4041 3201 3001 2441 1821 1401 124
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0841 0551 078969955924911898850
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
8118098229831 2431 3141 5151 5441 712
2016 - - - - - - - -
1 761--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[73] puis Insee à partir de 2006[74].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges en 2015 en nombre d'individus[Insee 4].
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
10 
42 
75 à 89
51 
145 
60 à 74
131 
173 
45 à 59
173 
192 
30 à 44
188 
125 
15 à 29
122 
209 
0 à 14
181 

Situation de la commune dans la France[modifier | modifier le code]

Le tableau récapitulatif donne la position de la commune à propos de la population, de la superficie et de la densité à différentes échelles en 2013[75] :

Rang Habitants Superficie Densité
Flag of France.svg France
6012e
10400e
8460e
Blason Rhône-Alpes Gendarmerie.svg Rhône-Alpes
702e
825e
1050e
Blason département fr Ain.svg Ain
89e
118e
134e
Arrondissement de Bourg-en-Bresse
54e
65e
80e
Canton de Vonnas
6e
3e
9e

Enseignement[modifier | modifier le code]

Appartenant à l'académie de Lyon, la commune possède une école publique de la petite section jusqu'au CE2. Durant l'année scolaire 2017-2018, les niveaux étaient répartis dans sept classes (PS, MS, MS/GS, GS/CP, CP, CE1, CE1/CE2) pour 164 élèves[a 6]. Jusqu'en 2017, le bâtiment de la classe de la petite section ainsi que la cour de récréation des maternelles sont séparés du reste de l'école par la rue du Menthon. Depuis la rentrée de cette année et suite aux travaux ayant mené à la restructuration du groupe scolaire, l'ensemble des services scolaires, c'est-à-dire les salles de classe, la cantine ainsi que la garderie sont maintenant localisés sur le même site[a 7].

Les cours suivis par les CM1 et les CM2 sont assurés par l'école de la commune voisine de Saint-Genis-sur-Menthon et qui accueille trois classes (CE2/CM1, CM1,CM2) pour 70 élèves[a 8]. Les deux écoles forment un regroupement pédagogique (RPI) depuis 1980[76] et un service de ramassage scolaire est assuré entre les deux villages[77].

Les élèves de ce regroupement pédagogique intercommunal passant en 6e sont dirigés vers le collège George-Sand de Pont-de-Veyle. Enfin, le lycée de secteur de la commune est le lycée Lamartine, situé à Mâcon dans la région bourguignonne[78].

Pour les plus petits, la micro-crèche Croq'cinelle les accueille depuis le au bourg[79]. Cette structure a été mise en place et gérée par l'intercommunalité[80].

Santé[modifier | modifier le code]

Cabinet médical.

Le bourg du village concentre des établissements de santé. On y trouve un cabinet médical avec deux médecins généralistes qui l'occupent tour à tour, deux cabinets d'infirmières et une sage-femme[a 9]. Un centre de première intervention des sapeurs-pompiers y est également implanté.

Deux centres hospitaliers sont situés dans un rayon de vingt kilomètres du bourg, le plus proche étant celui de Mâcon et l'autre est celui de Fleyriat situé dans la commune de Viriat, limitrophe de Bourg-en-Bresse.

Sports[modifier | modifier le code]

Les habitants du village peuvent profiter des infrastructures et des associations pour qu'ils puissent pratiquer une activité sportive. En premier lieu, deux stades de football se trouvent dans l'ouest du bourg dont un est voué à l'entraînement. Le principal est le stade Jean-François Pelletier nommé en tant que tel le , en l'honneur de l'ancien maire décédé deux ans auparavant[81]. C'est le stade où évolue l'Union Sportive Saint-Cyr-sur-Menthon. Ce club de football créé en 1948[81] possède des équipes du niveau U7, U9 et séniors. Pour les jeunes des catégories allant du niveau U11 à U19, les joueurs évoluent au FC Veyle Saône tout comme ceux de l'ES Cormoranche. Il remplace en 2014[82] la Jeunesse Sportive du Canton de Pont-de-Veyle, club créé en 2003 pour réunir les catégories jeunes de l'USSC, l'ES Cormoranche et l'AS Saint-André-d'Huiriat. Pour le niveau des vétérans, le club possède une entente avec l'US Vonnas.

Près de ces infrastructures, deux courts de tennis sont disponibles depuis 1994[b 6]. Le Tennis Club Veyle Sâone est un club né en 2015 de la fusion de quatre associations dont celle de la commune, le Tennis Club du Menthon[83].

D'autres installations sont laissées à la libre disposition des habitants. Près de la salle polyvalente qui accueille aussi des activités sportives, un terrain de pétanque longe la route départementale D 1079. Aux rives du Menthon, on trouve un terrain multisport appelé communément city-stade.

Le Tour de France est passé deux fois sur le territoire communal. La première fois était en 1991 lors la 20e étape reliant Aix-les-Bains et Mâcon. Venant de Vonnas, les cyclistes ont emprunté la route D 80 puis la route nationale 79 en direction de la préfecture de Saône-et-Loire[84]. La seconde fois était en 2006 lors de la 18e étape qui reliait Morzine à Mâcon du fait qu'elle empruntait la route nationale 79 entre les préfectures de l'Ain et de Saône-et-Loire[85].

Médias et numérique[modifier | modifier le code]

Panneau indiquant que Le Progrès est vendu dans l'une des deux boulangeries de Saint-Cyr.

Le Progrès est un journal régional diffusant dans les départements de l'Ain, du Jura, du Rhône, de la Loire et de la Haute-Loire. Chaque vendredi est publié le journal local hebdomadaire Voix de l'Ain. De plus, Le Journal de Saône-et-Loire, paru pour la première fois le , est la version saône-et-loirienne du Progrès. Ce journal quotidien paraît dans les environs sous l'édition de Mâcon.

Dans le domaine télévisuel, la chaîne France 3 émet un décrochage local dans la commune par le biais de France 3 Rhône Alpes. Enfin, Radio Scoop est une radio musicale d'Auvergne-Rhône-Alpes qui possède une station à Bourg-en-Bresse diffusant dans l'Ain.

Chaque année depuis 1990, la municipalité publie le bulletin municipal où sont présentés les projets à venir, en cours ou réalisés ainsi que d'autres actualités communales. Depuis 2014, la municipalité est dotée d'un site internet.

Depuis 2012[d 5], la commune dispose du très haut débit avec la fibre optique grâce au réseau publique de fibre optique LIAin régi par le syndicat intercommunal d'énergie et de e-communication de l'Ain[86]. L'ancien maire Jean-François Pelletier était le président au moment de la création de la régie RESO-LIAin qui a permis le lancement de ce projet.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Caserne des pompiers.

En 1851, est créée dans la commune une brigade de gendarmerie qui sera éphémère puisque la même année, cette dernière est transférée au Logis-Neuf dans la commune de Confrançon[c 24]. Afin d'assurer la sécurité des concitoyens, une loi du donne la responsabilité de la sécurité au maire. C'est ainsi qu'une compagnie de sapeurs-pompiers est fondée à Saint-Cyr en 1885[b 7] qui occupe son local actuel depuis 2001[b 6].

Panneau de la Participation citoyenne.

Depuis 2011, Saint-Cyr est dans le périmètre d'action de la gendarmerie de Laiz qui remplace celle de Pont-de-Veyle dont les locaux devenaient trop vétustes[d 6]. Cette caserne appartient à une communauté de brigades qui la lie avec celles de Saint-Laurent-sur-Saône[d 7].

En 2016, la municipalité commence à prendre part au dispositif voisins vigilants[a 10],[a 11] mais n'est mis réellement en place qu'en 2018[a 12]. Chaque hameau est doté d'un voisin référent qui peut à tout moment contacter la brigade de gendarmerie lorsqu'il constate un événement inhabituel tel une tentative de cambriolage.

Cultes[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église Saint-Cyr.

Le territoire de la commune dépend de la paroisse catholique de Pont-de-Veyle qui fait partie du doyenné de Bresse compris dans l'archidiaconé Saint-Pierre-Chanel, lui-même partie du diocèse de Belley-Ars[87]. L'église Saint-Cyr fait partie des onze lieux de culte de la paroisse et est le lieu de cérémonies religieuses telles les mariages, les baptêmes ou les enterrements. Les messes y sont célébrées occasionnellement en alternance avec les autres églises de la paroisse.

L'église catholique est le seul lieu de culte de la commune, les autres religions ont des lieux de culte à Mâcon.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée dans la zone d'activité.

Contrairement à de nombreuses communes éloignées des villes, Saint-Cyr-sur-Menthon est économiquement développé notamment grâce à la zone d'activité des Teppes située le long de la route départementale D1079. Ce parc économique est le cœur économique du village et regroupe à lui seul plus des trois quarts des emplois offerts à Saint-Cyr. À Bâgé-Dommartin, près du hameau des Guillemières, il existe depuis 2017 la zone d'activités du Buchet qui accueille une plateforme logistique de 15 ha. Pour compléter la plateforme déjà existante, il est prévu que soit créée une nouvelle zone d'activités dite du Champ du Chêne. À cheval sur les communes de Bâgé-Dommartin, Saint-Jean-sur-Veyle et Saint-Cyr, la zone devrait accueillir une plateforme logistique frigorifique d'une superficie de 13 ha[a 13].

Au , on comptait 136 établissements actifs[Insee 5] : 14 dans l'agriculture, 9 dans l'activité industrielle, 25 dans la construction, 73 dans les activités ommerce-transports-services divers et 15 dans les activités administration publique-enseignement-santé-action sociale.

Répartition des établissements par domaines d'activité

  Ensemble Agriculture Industrie Construction Commerce… Administration…
Nombre d'établissements 136 14 9 25 73 15
Part en entreprises 100 % 10,3 % 6,6 % 18,4 % 53,7 % 11,0 %
Sources des données : INSEE[Insee 5]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Saint-Cyr est une commune rurale, l'agriculture y est très présente notamment avec la culture du maïs qui est majoritaire, on trouve aussi des champs de blé. Pour l'élevage, les volailles et les dindes de Bresse font la réputation de la région. Ce ne sont pas les seuls animaux élevés par les agriculteurs de la région, on trouve des Charolaises ainsi que des vaches laitières. Toutefois, ce secteur ne représente que 1,5 % des emplois[Insee 6].

Industrie et construction[modifier | modifier le code]

Siège de l'entreprise Lamberet.

Bien que minoritaire dans le nombre d'établissements, ce secteur est majoritaire dans la part des emplois dans la commune avec 74,3 %. Cette prépondérance est due à la présence de l'entreprise Lamberet, fabricant de cellules frigorifiques et acteur de niveau européen. Elle est la première usine de poids lourds frigorifiques en France[88]. Fondée en 1935 par Marius Lamberet et originellement implantée à Vonnas, la société possède son siège dans la zone d'activités des Teppes depuis 1969 mais garde toujours des bureaux au chef-lieu du canton[89],[90]. Après avoir connu de plein fouet la crise économique de 2008, l'entreprise est placée sous liquidation judiciaire le [91]. Le , elle est rachetée par le holding Caravelle spécialisé dans le rachat d'entreprises en difficulté, elle renoue avec l'activité en doublant son chiffre d'affaires en 2014[92]. Au , elle regroupait 66 employés soit 59,3 % des emplois de Saint-Cyr et est rachetée la même année par le groupe chinois Avic. En mai 2015, elle passe est rachetée par le groupe chinois AVIC par le biais de sa filiale Xinfei France[92].

Une autre grande entreprise était implantée dans la zone, Schneider Electric[Note 9] avait un site le long de la route D80 qui fut fermée en 2015[d 8], un autre établissement s'est installé depuis.

Services et commerce[modifier | modifier le code]

Le secteur tertiaire est le deuxième secteur avec 24,4 % des emplois. On dénombre plusieurs établissements de réparation automobile, quelques commerces dont deux boulangeries et deux salons de coiffure. On ne compte peu d'emplois administratifs puisque la commune n'est le chef-lieu d'aucune division administrative.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2007, la population de Saint-Cyr-sur-Menthon se répartissait à 50,6 % d'actifs, ce qui est légèrement supérieur aux 45,2 % d'actifs de la moyenne nationale, 16,5 % de retraités, un chiffre inférieur au 18,2 % national. On dénombrait également 6,3 % de jeunes scolarisés et 24,5 % d'autres personnes sans activité.

Situation professionnelle sur Saint-Cyr-sur-Menthon

  Actifs Actifs occupés Chômeurs Inactifs Retraités et préretraités Élèves, étudiants et stagiaires Autres inactifs Population active (15-64 ans) Population active occupée (15-64 ans) Chômeurs (15-64 ans) Taux d'activité (15-64 ans) Taux de chômage (15-64 ans)
1999 636 44,6 % 3,8 % 677 15,3 % 8,9 % 27,3 % 635 585 50 74,7 % 7,9 %
2007 814 50,6 % 2,1 % 730 16,5 % 6,3 % 24,5 % 811 778 33 79,3 % 4,1 %
Évolution sur la période +178 (+28 %) +6,0 % -1,7 % +53 (+7,8 %) +1,2 % -2,6 % -2,8 % +176 +193 -17 +4,6 % -3,8 %

Source : INSEE[93]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Le village possède un patrimoine historique assez important au niveau local du fait que quatre fermes sont protégées par le titre des monuments historiques. Deux des quatre sont classées en totalité et les deux autres sont inscrites partiellement pour leur cheminée sarrasine.

La ferme de Travernay et la grange des Carrons sont les premiers édifices de la commune inscrits partiellement le [94],[95], ce sont seulement la souche et la cheminée sarrasine qui sont protégées.

Les deux autres bâtiments qui sont classés possèdent aussi une cheminée sarrasine mais c'est la totalité des constructions qui est protégée. En 1938 est classée la ferme des Planons qui fut construite en 1490[96]. Une première extension est réalisée en 1603. Elle était le lieu d'habitation de paysans jusqu'en 1992, année où les derniers fermiers ont quitté le domaine afin de permettre des travaux de restauration qui terminèrent en 1995 jusqu'à l'ouverture du musée départemental de la Bresse[97]. Aujourd'hui, le domaine des Planons accueillant le musée présente 20 ha de parcours extérieurs aménagés, des bâtiments historiques, des expositions permanentes et temporaires sur une surface de plus de 3 000 m2. Le musée propose aussi des animations et une boutique. Ce musée fait partie des sites les plus visités du département[98].

Non loin de la grange des Carrons, la ferme de la Grange du Clou datant du XVIe siècle est classée en totalité depuis le [99],[100]. Composée d'un corps de ferme, d'un bâtiments annexe et d'un puits qui sont tous protégés par le classement au titre des monuments historiques, la ferme a fait l'objet d'une restauration entre 2002 et 2004[101].

Même si elle ne fait pas l'objet d'inscriptions ou de classements, la poype de Saint-Cyr témoigne du passé du village. Citée en 1272 et se dressant au hameau du Chanelet, la motte était aux mains d'un vassal des comtes de Savoie. D'une hauteur de 9 mètres et d'un diamètre de 40 mètres à sa base, les vestiges retrouvés prouvent de l'occupation de la motte castrale entre la fin du XIe et du XIIIe siècles. Signe de puissance, de domination territoriale et habitat de la petite aristocratie, le tumulus est construit dans un contexte de progrès des défrichements et de désir de remplacer les forêts par des terres cultivables. Autour de la bâtisse, une basse-cour se serait étendue sur plusieurs milliers de mètres carrés[102].

En plus de cet édifice, la poype de Travernay ou Tour de l'Évêque se situe dans le nord de la commune. Ancienne tour de la seigneurie de Trévernay, sa construction avait été demandée au XVe siècle par Jean de Macet alors évêque de Mâcon, d'où le nom alternatif donné à l'édifice[c 25]. Deux autres poypes sont attestées dans les écrits mais ne sont ni visibles ni localisables dans l'espace. Il s'agit de la poype de Conflens située entre les quartiers d'Arringes et de l'Île[103] ainsi que la poype de Tournaz qui était érigée entre le quartier des Gambys et celui des Deschamps.

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

Monument aux morts.

Initialement installé à l'intersection entre l'actuelle route de Bourg et la rue du Menthon, le monument aux morts honore la mémoire des soldats de la commune tombés pour la France. Il trône aujourd'hui sur la place Saint-Cyr depuis 1987[b 6] suite à l'aménagement de la place après la destruction du bâtiment qui était installé au centre du lieu. Les cinquante noms inscrits sur le monument commémoratif sont ceux des soldats victimes des conflits du XXe siècle dont six lors de la Seconde Guerre mondiale et un lors de la guerre d'Indochine[104]. Les autres noms sont ceux des combattants morts pendant la Première Guerre mondiale.

Au lieu-dit Les Teppes, un monument commémore les événements qui se sont produits le dans le village. Les cinq personnes qui ont leur nom inscrit sur la stèle sont trois habitants de Saint-Cyr fusillés par les Allemands et deux résistants du maquis Albert de Pont-de-Vaux[41].

Près de la mairie sur la place éponyme, l'espace de Paix rend hommage aux victimes durant les conflits déroulés en Afrique du Nord entre 1952 et 1962.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Sur la place historique du village domine l'église de style néogothique datant du XIXe siècle[105]. Suite à un long projet mené entre 1820 et 1859, l'édifice fut construit par l'architecte lyonnais Joanny Farfouillon[106] à l'emplacement de l'ancienne église et de l'ancien cimetière. De style néogothique, elle est placée sous le vocable de Saint Cyr.

Au pied de l'édifice religieux, le cimetière communal prend forme le à son emplacement actuel à la suite de la reconstruction de l'église. Une première extension a été réalisée en 1880[b 8] grâce à un don d'une parcelle en vigne de 13,8 ares. À la suite du manque de place auquel faisait face le cimetière, le conseil municipal décida en 2013 de procéder à une seconde extension du lieu par le sud avec 200 nouvelles places. Elle devrait être suivie par une troisième à l'horizon 2040[b 9]. Près de ce cimetière, le lavoir permettait aux femmes de l'époque de laver le linge.

Sur les bords du Menthon, on peut observer deux moulins dont celui de Cassevesce au bourg. Inexploité aujourd'hui, sa meule est exposée à proximité du lavoir. L'autre est le moulin du Pont situé au sud de la commune.

La salle polyvalente est composée de plusieurs salles dont la bibliothèque et la salle de musique. Cet ensemble accueille aujourd'hui divers événements locaux et abritait aussi la mairie jusqu'en 1997 lorsqu'un bâtiment lui a été spécialement consacré. La salle a été construite en 1987 près du bâtiment de la cantine scolaire et de la réunion qui était sis sur la place Saint-Cyr[b 6]. Ce bâtiment, datant de 1931, fut détruit par la suite[b 10].

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

Rives du Menthon.

Saint-Cyr-sur-Menthon étant une commune rurale, les espaces verts sont omniprésents dans le territoire qui garde encore des étendues non urbanisées. À l'exception des deux moulins installés près du Menthon, les parcelles du bord de la rivière ne sont pas constructibles car sont situées en zone inondables[26]. Cette restriction permet à la commune de garder des zones sauvages face à l'urbanisation du centre et de la périphérie de Saint-Cyr.

Les rives du Menthon sont un parc aménagé au début des années 2010 près du moulin de Cassevesce. Dans ce parc, des tables de pique-nique sont installées le long des sentiers pour permettre aux citoyens de la commune d'avoir un espace de détente. En plus de ces aménagements, le parc accueille une aire de jeux pour les enfants et un terrain multisport dit city-stade. Il est de plus possible de pratiquer la pêche, des concours sont même régulièrement organisés.

Panneau Ville fleurie vers la mairie.

Le comité de fleurissement, créé le [b 11], participe activement au fleurissement du village qui lui a permis d'obtenir diverses récompenses à des concours. L'année 2009 marque l'obtention de la première fleur[b 12] du label « ville fleurie » attribuée par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris. En 2012, la commune obtient sa deuxième fleur[107],[d 9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.
Blason Blasonnement :
D'argent au mont de gueules traversé d'une devise ondée aussi d'argent remplie d'azur, sommé d'une tour aussi de gueules, maçonnée, ajourée et ouverte du champ, accostée de deux croisettes de gueules et accompagnée de trois mouchetures d'hermine de sable, deux en chef posées en bande et en barre, une en pointe ; à la bordure dentelée d'azur[108]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Poulets de Bresse au Domaine des Planons.

Les spécialités culinaires sont celles de la région bressane, c'est-à-dire la volaille de Bresse, les gaudes, la galette bressane, les gaufres bressanes, la fondue bressane[109].

La commune se situe dans l'aire géographique de l'AOC Crème et beurre de Bresse[110] et de l'AOC Volailles de Bresse[111].

Elle a aussi l'autorisation de produire le vin IGP Coteaux de l'Ain sous les trois couleurs, rouge, blanc et rosé[112]. Il y avait auparavant la production de vin sur le territoire, il existait 20 ha de vignes en 1906[c 26]. Aujourd'hui, elles ne sont plus présentes[Note 10], seuls le sentier des Grandes Vignes et l'allée des Vignes Rouges témoignent encore de ce passé viticole.

Événements[modifier | modifier le code]

Salle polyvalente.
La classe 1911 des conscrits du village.

Chaque année, le banquet des conscrits organisé par les 20 ans a lieu le deuxième samedi de l'année et se termine le dimanche qui suit avec les matefaims. Durant une semaine aux alentours de Noël, les 20 ans accompagnés des jeunes de la classe inférieure sillonnent la commune pour rencontrer les habitants autour d'un repas, d'un café ou d'un apéritif afin de récolter des fonds pour le banquet.

Chaque année le dernier week-end de mai est organisée la fête patronale. Les festivités s'organisent sur ces deux jours, diverses attractions foraines sont installées sur la place Saint-Cyr, un feu d'artifice est tiré le samedi soir et d'autres événements sont organisés sur la période.

D'autres événements se déroulent chaque année comme le repas dansant des chasseurs, les lotos organisés par le sou des écoles du RPI et le club de football qui organise aussi un repas dansant. Au long de l'année, l'école de musique programme différents concerts à la salle polyvalente notamment celui de printemps autour de mars et avril et celui de fin d'année au mois de décembre. Les monuments historiques du village sont aussi au cœur des événements. Par exemple, la ferme des Planons accueille des concerts ou la fête de Noël, la ferme de la Grange du Clou est parfois le théâtre d'expositions[d 10].

D'autres manifestations qui sont ancrées dans le village ont lieu à plus petite échelle, au niveau des quartiers. Certains hameaux organisent annuellement une fête de quartier réunissant les âmes du voisinage autour d'un repas ou plus. Parmi eux peuvent être cités les quartiers des Gambys[d 11], d'Arringes[d 12], du Druillet[d 13] ou des Croix Vieilles.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Bâtiment du musée où se tiennent les expositions.

Saint-Cyr possède un patrimoine culturel assez riche malgré sa faible population comparée aux villes comme Mâcon ou Bourg-en-Bresse. Le plus important lieu consacré à la culture étant le musée départemental de la Bresse où sont exposés près de 3 500 objets témoignant de la culture bressane : la mode, la gastronomie ou encore les émaux bressans. En parallèle, des expositions temporaires sont ouvertes au public. En plus de ce musée, la bibliothèque municipale située au bourg dans le bâtiment de la salle polyvalente est ouverte à tous et peut faire l'objet d'animations culturelles.

Alexandre Dumas, dans son œuvre littéraire Les Compagnons de Jéhu qui raconte l'histoire d'une conspiration royaliste après l'arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte et qui se déroule principalement à Bourg-en-Bresse, cite Saint-Cyr-sur-Menthon[113]. Dans ce passage, il parle du cheval d'un certain Montbar qui y faisait une courte halte sur le chemin partant de Bourg en direction de Mâcon.

En 1974, La Main enchantée de Michel Subiela, qui est un téléfilm fantastique français adapté de la nouvelle de Gérard de Nerval, a été tourné le temps d'une scène dans la ferme des Planons[114]. Cette scène est celle du banquet et du mariage campagnard avec des personnages en costumes de la Renaissance.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société de géographie de l'Ain, Bulletin de la société de géographie de l'Ain, Bourg, Éd. Paul Annequin, , 247 p. (lire en ligne), p. 203
  • Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg, Gromier Ainé, , 518 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Saint-Cyr-sur-Menthon.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les coordonnées des points extrêmes sont pour Petit-Bergemot : 46° 17′ 50″ N, 4° 58′ 02″ E, route de Saint-Genis : 46° 16′ 59″ N, 4° 59′ 54″ E, Marillat : 46° 15′ 11″ N, 4° 57′ 55″ E et les Guillemières : 46° 17′ 01″ N, 4° 56′ 08″ E.
  2. L'autoroute A406 n'est pas directement reliée à l'A6 puisque la voie faisant office de contournement sud de Mâcon se prolonge vers l'ouest par l'intermédiaire de la route N79 faisant partie de la RCEA. Pour prendre l'A6 en venant de l'A406, il suffit de quitter l'autoroute à la dernière sortie, puis de rejoindre la gare de péage de Mâcon-sud.
  3. La route de l'Amitié, les allées Lamartine et Rimbaud n'ont pas des noms inspirés par les critères mentionnés. La route de l'Amitié fut nommée ainsi à la suite de l'initiative des habitants de la voie de nommer leur axe routier sous le nom de Chemin de l'Amitié le lors de l'inauguration de cette dernière. Le maire était présent ce jour-là, et promit de garder la nomination lors de la dénomination futures des voies de la commune. Dans un souci de cohérence, le chemin devint une route en 2011, ce changement s'officialise le avec la suppression des deux panneaux du chemin de la voie publique en la présence du premier adjoint de l'époque, Alain Chalton[29].
  4. Le chemin en Romagne fait mesure d'exception puisque c'est une voie totalement goudronnée mais qui ne le fut que partiellement lors de la dénomination officielle des rues.
  5. En 1892, Joseph Chaffurin est malade. Son adjoint Joseph-Benoît-Victor Douvre le remplace jusqu'à sa nomination en tant que maire en 1893.
  6. De 1912 à 1917, Frédéric-Pierre-Joseph Burtin n'assure plus ses fonctions de maire qu'il lègue à Claude Béraud, son adjoint[c 15]. En 1917, il décède et Claude Béraud assure toujours les fonctions du maire bien qu'il reste officiellement l'adjoint jusqu'en 1920, année de son élection[c 16].
  7. Il a parrainé la candidature de Raymond Barre aux élections présidentielles de 1988[48].
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  9. Ce site était autrefois celui d'Alstom puis d'Areva.
  10. Il reste toutefois quelques pieds de vigne au domaine des Planons mais ne sont présents qu'à titre conservatoire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. POP T3 - Population par sexe et âge en 2014.
  5. a et b CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2014.
  6. CEN T2 - Postes salariés par secteur d'activité au 31 décembre 2015.
  1. « Compte-rendu de la séance du conseil municipal du jeudi 25 mai 2015 » [PDF], sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr,
  2. « Les adjoints de la mairie de Saint-Cyr-sur-Menthon », sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr (consulté le 6 août 2017)
  3. « Compte-rendu de la séance du conseil municipal du jeudi 1er mars 2018 » [PDF], sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr,
  4. « Compte-rendu de la séance du conseil municipal du jeudi 27 avril 2017 » [PDF], sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr,
  5. « Compte-rendu de la séance du conseil municipal du jeudi 25 octobre 2018 » [PDF], sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr,
  6. Mairie de Saint-Cyr-sur-Menthon, « Répartition des classes », sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr (consulté le 18 juillet 2017)
  7. Mairie de Saint-Cyr-sur-Menthon, « Projet de restructuration du groupe scolaire », sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr (consulté le 25 septembre 2017)
  8. Mairie de Saint-Cyr-sur-Menthon, « Répartition des classes du Regroupement Pédagogique Intercommunal Saint-Cyr et Saint-Genis », sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr (consulté le 31 mars 2018)
  9. « Pages Jaunes de Saint-Cyr », sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr
  10. « Voisins Vigilants à Saint-Cyr », sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr,
  11. « Compte-rendu de la séance du conseil municipal du jeudi 28 juillet 2016 » [PDF], sur mairie-saint-cyr-sur-menthon, , p. 3
  12. « Signature du protocole de « Participation citoyenne » », sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr, (consulté le 28 février 2018)
  13. « Compte-rendu de la séance du conseil municipal du jeudi 27 septembre 2018 » [PDF], sur mairie-saint-cyr-sur-menthon.fr,
  • Mairie de Saint-Cyr-sur-Menthon, Bulletin municipal
  1. « Rives du Menthon », Bulletin municipal 2017, no 27,‎ , p. 9
  2. « Voirie Assainissement : Moulin de Cassevesce - Un coup de jeune pour les ouvrages hydrauliques », Bulletin municipal 2014, no 24,‎ , p. 26
  3. « Citation en patois bressan », Bulletin municipal 2015, no 25,‎ , p. 11 :

    « Sé pleu a la Sè Sizhou, lou vin decra, tinc a la tizhe, S'il pleut à la Saint-Cyr, le vin diminue jusqu'à la tire »

  4. a et b « Partager le souvenir du 21 août 1944 avec Henri Meunier », Bulletin municipal 2015, no 25,‎ , p. 16.
  5. « Présentation des élus, des adjoints et des commissions », Bulletin municipal 2015, no 25,‎ , p. 28
  6. a b c et d « Bâtiments communaux », Bulletin municipal 2014, no 24,‎ , p. 21
  7. « Replongeons dans le XIXe siècle... avec un peu d'histoire et quelques photos d'époque », Bulletin municipal 2016, no 26,‎ , p. 23
  8. « Dossier du cimetière : un peu d'histoire », Bulletin municipal 2011, no 21,‎ , p. 16
  9. « Le cimetière du village réactualisé », Bulletin municipal 2013, no 23,‎ , p. 14-15
  10. « Association musicale : Anecdotes historiques », Bulletin municipal 2013, no 23,‎ , p. 21
  11. « Saint-Cyr en fleurs », Bulletin municipal 2006, no 16,‎ , p. 13
  12. « Deuxième fleur du Jury Régional de Fleurissement », Bulletin municipal 2011, no 21,‎ , p. 20
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  8. a et b Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Cyr-sur-Menthon pour l'année 1862, Bourg, , 29 p. (lire en ligne [PDF])
  9. a et b Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Cyr-sur-Menthon pour l'année 1871, Bourg, , 23 p. (lire en ligne [PDF]), p. 15-16
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  11. a et b Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Cyr-sur-Menthon pour l'année 1878, Bourg, , 23 p. (lire en ligne [PDF]), p. 1
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  14. a et b Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Cyr-sur-Menthon pour l'année 1904, Bourg, , 10 p. (lire en ligne [PDF]), p. 6-7
  15. Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Cyr-sur-Menthon pour l'année 1912, Bourg, , 15 p. (lire en ligne [PDF]), p. 6
  16. Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Cyr-sur-Menthon pour l'année 1917, Bourg, , 10 p. (lire en ligne [PDF]), p. 3
  17. Annuaire du commerce et de l'industrie et liste des château du département de l'Ain, Bourg, , 568 p. (lire en ligne [PDF]), p. 463
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  22. Indicateur Fournier de l'Ain 1957, Bourg, Agence Fournier, , 701 p. (lire en ligne [PDF]), p. 569
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  25. Édouard Philipon, Dictionnaire topographique du département de l'Ain : Comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, , 528 p. (lire en ligne), p. 436
  26. Archives départementales de l'Ain, « Dictionnaire des noms de l'Ain : Sa - Saint C », sur archives.ain.fr (consulté le 18 juillet 2017)
  1. « Le projet de nouveau quartier se dessine », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
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  3. « Adieu à l’ancien maire Jean-François Pelletier », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
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  11. « Les habitants du quartier des Gambys ont festoyé », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
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  • Autres références
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  2. « Orthodromie : Calcul de distance (à vol d'oiseau) entre deux villes : Saint-Cyr-sur-Menthon et Bourg-en-Bresse », sur lion1906.com (consulté le 28 juillet 2017)
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