Saint-Gengoux-de-Scissé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Gengoux-le-National.
Saint-Gengoux-de-Scissé
Saint-Gengoux-de-Scissé
Vue générale du bourg de Saint-Gengoux-de-Scissé (la cave coopérative et les parquets Protat).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Hurigny
Intercommunalité Communauté de communes Mâconnais-Tournugeois
Maire
Mandat
Bernard Robelin
2014-2020
Code postal 71260
Code commune 71416
Démographie
Population
municipale
616 hab. (2015 en augmentation de 3,18 % par rapport à 2010)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 55″ nord, 4° 46′ 35″ est
Altitude Min. 255 m
Max. 530 m
Superficie 10,9 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Gengoux-de-Scissé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Gengoux-de-Scissé
Liens
Site web saint-gengoux-de-scisse.fr

Saint-Gengoux-de-Scissé, commune française située en Haut-Mâconnais dans le département de Saône-et-Loire (désormais dans le canton d'Hurigny, après avoir appartenu au canton de Lugny de 1790 à 2015) et la région Bourgogne-Franche-Comté, appartient à la communauté de communes Mâconnais-Tournugeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est composée d'un bourg et de plusieurs hameaux (Bassy, le plus au sud, Bonzon, le plus au nord, Boye, et La Verzée à l'ouest) qui se répartissent le long de la D 82, entre Azé et Lugny, dans une zone très vallonnée.

Ses coteaux de vignobles exposent deux versants au soleil et sont encadrés par deux forêts qui constituent une réserve de combustible d'une part et une réserve de chasse d'autre part.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bissy-la-Mâconnaise Lugny Rose des vents
Blanot N
O    Saint-Gengoux-de-Scissé    E
S
Azé Péronne

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à saint Guengoult, qui a parcouru le Morvan au VIIIe siècle.

Article détaillé : saint Guengoult.

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

À la Révolution française, Saint-Gengoux-de-Scissé fut débaptisé pour devenir « Bassy-de-Scissé »[1].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

À compter du 11 novembre 1900, Saint-Gengoux-de-Scissé fut desservi par le train, suite à l'inauguration ce jour-là de la ligne de chemin de fer à voie étroite Mâcon-Fleurville via Lugny (ligne qui fonctionna, pour le trafic quotidien des voyageurs, jusqu'en 1931[2])[3].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune exploite ses réserves naturelles et sa localisation favorable dans une région de terroir reconnu.

On trouve principalement des exploitations viticoles, la plupart adhérant à la cave coopérative de Lugny (à laquelle appartiennent les caves de Saint-Gengoux et de Chardonnay, respectivement depuis 1966 et 1994) et qui attirent des concessionnaires mécaniques spécialisés dans les machines agricoles, des exploitations forestières et une usine de parquet qui rayonne sur le secteur : les Parquets Protat. On trouve également de l'artisanat et notamment plusieurs apiculteurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1993 en cours Bernard Robelin UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Saint-Gengoux-de-Scissé s'appellent les Scisséens.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2015, la commune comptait 616 habitants[Note 1], en augmentation de 3,18 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
769 811 808 821 872 906 876 893 889
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
841 875 964 950 948 921 805 647 687
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
734 735 668 568 537 535 495 517 511
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
511 504 519 548 527 531 570 597 616
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église romane Saint-Gengoux du XIIe siècle et XIIIe siècle.
  • Les maisons ont le cachet typique du style maconnais, en pierres calcaires blanches : sur deux étages, surplombés d'un grenier à petites fenêtres carrées qui restaient ouvertes toute l'année pour aérer le grain, et d'un auvent soutenu par deux ou trois piliers de charpente en bois pour soutenir une toiture de tuiles rouges. Certaines propriétés, restaurées récemment, présentent le meilleur du style, avec des jolies cours fleuries fermées par des portails à montant de pierre.
  • Aux hameaux de Bonzon, Poil-Rouge et Bassy : calvaires de pierre blanche, presque identiques (piédestal prismatique de section octogonale), érigés en 1858 par les habitants sous l'instigation de l'abbé Michon, curé de la paroisse. Au hameau de La Verzé : calvaire de même facture que les précédents mais érigé en 1880 par un dénommé Bouilloud, fabricant de tuiles et maire de la commune vingt ans plus tôt[8].
  • La cave coopérative vinicole de Saint-Gengoux-de-Scissé, la première à avoir été fondée en Mâconnais (1925), est jumelée depuis 1966 avec celle de Lugny (la Cave de Lugny) ; elle est spécialisée dans la vinification des vins rouges commercialisés par la cave de Lugny.
  • La tour de Bassy, ancien domaine relevant de l'abbaye de Cluny qui fut mis à mal par les Brigands en juillet 1789[Note 2].
  • Un ancien « pressoir à grand point », mastodonte long de huit mètres, haut de quatre et voisinant avec les dix tonnes, modifié en 1869 – mais certains de ses éléments sont sans doute multi-centenaires – et visible au bourg, à proximité du foyer rural et du caveau « Le Vieux Logis »[9].
  • L'ancienne chapelle Notre-Dame au hameau de Bonzon (du XIIIe siècle ?), édifiée par un seigneur de Brancion, avec campanile et fonts baptismaux, qui fut vendue en 1791 puis rendue au culte avant de devenir propriété privée en 1830. De cette chapelle provient un fragment de peinture murale de 117 x 80 cm représentant un Christ en majesté, aujourd'hui conservé au Musée des Ursulines à Mâcon[10].
  • Le lavoir du hameau de Bassy, élevé d'après des plans de l'architecte François Dulac[11].

Culte[modifier | modifier le code]

Saint-Gengoux-de-Scissé appartient à l'une des sept paroisses composant le doyenné de Mâcon (doyenné relevant du diocèse d'Autun) : la paroisse Notre-Dame-des-Coteaux en Mâconnais, paroisse qui a son siège à Lugny (avec le père Bernard Blondaux pour curé) et qui regroupe la plupart des villages du Haut-Mâconnais.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Boulay, député S.F.I.O. (socialiste) de Saône-et-Loire, né à Saint-Gengoux-de-Scissé le 14 juillet 1889 et décédé à Mâcon le 6 octobre 1942. Henri Boulay fut à l'origine de la cave coopérative vinicole de Saint-Gengoux-de-Scissé, toute première cave coopérative créée en Mâconnais (1926).
  • Lys Gauty, chanteuse qui avait une maison à Saint-Gengoux-de-Scissé (au hameau de Bassy) et qui y repose depuis 1994.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marguerite Maurice : « La riche histoire de Saint-Gengoux-de-Scissé », Foyer rural de Saint-Gengoux-de-Scissé, Saint-Gengoux-de-Scissé, 1984. Ouvrage de près de deux cent cinquante pages consacré à l'histoire de Saint-Gengoux-de-Scissé.
  • Raymond Oursel, Anne-Marie Oursel : « Canton de Lugny - Val d'Azé : communes d'Azé, Bissy-la-Mâconnaise, Cruzille, Saint-Gengoux-de-Scissé », collection Histoire et monuments de Saône-et-Loire (n° 24), Archives départementales de Saône-et-Loire, Mâcon, 1998, 229 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Ils y bousculèrent les appartements de deux bénédictins.

Références[modifier | modifier le code]

  1. E. Lauxeur, Les changements de noms des communes de Saône-et-Loire pendant la Révolution, article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 4 d'avril 1970, pages 9 à 13.
  2. Source : « Les petits tacots sont morts... Que vivent les petits tacots ! », article paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 20 de décembre 1973 (pages 29 et 30).
  3. Cette ligne s’imposa progressivement comme un moyen de transport commode des voyageurs et des marchandises et son petit train, vite adopté sous le nom de « Tacot de Fleurville », connut un succès ininterrompu jusqu’à sa disparition dans les années 1930, effectuant plusieurs allers-retours quotidiens. Outre des voyageurs, le Tacot transportait du vin, du charbon, du bétail, du bois ou de la pierre de taille. Il se composait de deux ou trois voitures de voyageurs, d’un fourgon à bagages et d’un wagon de marchandises. Au sujet de cette ligne, lire : « Le Tacot de Fleurville », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 92 (hiver 1992-1993), pp. 9-15.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Source : Calvaires et croix de chemin de l'arrondissement de Mâcon, article d'André Jeannet paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » no 26 de juin 1975, pages 3 à 9.
  9. Longtemps abandonné au milieu de grandes cuves de bois dans son tinailler du petit hameau de La Verzée (domaine jadis constitué de dix vigneronnages où il servit jusqu’en 1926, année de l’entrée en service de la coopérative vinicole), il fut acheté par la commune, laquelle, en 1983, le fit démonter, déplacer et remonter pour « servir d’enseigne » et permettre la conservation de ce « grand pressoir » à la lourde structure de chêne (la vis étant en noyer), modèle jadis très fréquent en Mâconnais. Source : « Sur les pas de Michel Bouillot : six circuits à découvrir en Bourgogne-du-Sud », livret édité par la Fédération des associations partenaires du pays d'art et d'histoire « Entre Cluny et Tournus » (FAPPAH), juin 2018 (ISBN 978-2-9556826-1-6).
  10. « À l'ancienne chapelle romane de Bonzon, un Christ peint », article de Jean Combier paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 109 de mars 1997, pages 8 à 11.
  11. « François-Étienne Dulac (1836-1901), maître d’œuvre de l'architecture républicaine », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 123 de septembre 2000, pages 18 à 22.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :