Beaujolais

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Beaujolais
Localisation du Beaujolais sur la carte du Massif central.
Localisation du Beaujolais sur la carte du Massif central.
Géographie
Altitude 1 009 m, Mont Saint-Rigaud
Massif Massif central
Administration
Pays Drapeau de la France France
Régions Auvergne-Rhône-Alpes
Bourgogne-Franche-Comté
Départements Rhône
Saône-et-Loire
Géologie
Roches Roches granitiques

Le Beaujolais est une région géographique située au nord de Lyon en France, qui s'étend dans le nord du département du Rhône et dans le sud de la Saône-et-Loire. C'est une ancienne province française dont la capitale historique est Beaujeu, dont elle tire son nom, et la capitale actuelle est Villefranche-sur-Saône (chef-lieu d'arrondissement du Rhône).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le mont Brouilly, vu de Quincié-en-Beaujolais (vue aérienne)

Situation[modifier | modifier le code]

Le Beaujolais est un ensemble collinaire situé au nord-est du Massif central, bordé à l'est par la vallée de la Saône et à l'ouest par la vallée de la Loire. Les monts du Beaujolais, comme on appelle parfois cet ensemble, sont contigus au nord aux monts du Mâconnais, et au-delà au Morvan, et au sud aux monts du Lyonnais, et au-delà au massif du Pilat. La plus grande partie du Beaujolais, et la majorité de sa population, se situent sur le versant est du massif.

Deux voies de communication naturelles marquent le Beaujolais au nord et au sud du massif montagneux[1] : au sud, le passage de Tarare (col des Sauvages, 725 mètres) entre la vallée de la Turdine et celle du Rhins, affluent de la Loire ; le passage de Beaujeu au nord, dû à la remontée de l'érosion jusqu'à l'intérieur du massif, qui fait communiquer Belleville avec Pouilly-sous-Charlieu par le col des Écharmeaux.

Principales communes du Beaujolais

Point culminant[modifier | modifier le code]

Le point culminant des monts du Beaujolais est le mont Saint-Rigaud, à 1 009 m d'altitude. Le sommet est accompagné par la roche d'Ajoux à 970 mètres et le mont Tourvéon à 949 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le massif a un climat océanique à influences montagnardes.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Armoiries du Beaujolais

En 1898, Claudius Savoye, instituteur en Beaujolais, écrit un ouvrage qui fait référence sur le Beaujolais préhistorique.

Le Beaujolais fut d'abord une baronnie qui était possédée au IXe siècle par Guillaume, comte du Lyonnais et du Forez, mort en 900. À sa mort, la baronnie échut à son fils Bérard qui le premier porta le titre de sire de Beaujeu. Cette première maison s'éteignit en 1265, en la personne de Guichard V.

Isabeau, son héritière, épousa Renaud, comte du Forez, qui devint chef d'une nouvelle maison de sires de Beaujeu, parmi lesquels on remarque Édouard Ier, maréchal de France. La baronnie de Beaujeu passa, vers 1400, dans la maison de Bourbon, par la cession qu'en fit Édouard II à Louis II de Bourbon, son oncle. Un des descendants de celui-ci, Pierre II de Bourbon, sire de Beaujeu, épousa Anne de France, fille de Louis XI, connue sous le nom de Dame de Beaujeu.

En 1522, le Beaujolais, confisqué au connétable de Bourbon, fut donné à Louise de Savoie, mère de François Ier. Réuni à la couronne en 1531, il fut rendu en 1560 par François II, à Louis III de Montpensier, héritier du Connétable. Marie de Montpensier le porta en dot, en 1626 à Gaston d'Orléans, dont la fille, la célèbre Grande Mademoiselle, le légua à Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV.

Le Beaujolais, érigé en comté, resta depuis dans la maison d'Orléans. Le dernier prince qui ait porté le titre de comte du Beaujolais fut Louis Charles d'Orléans, le troisième frère du roi Louis-Philippe Ier, né à Paris en 1779 et mort à Malte en 1808.

C'est du Beaujolais que démarrent les premières déprédations commises par la bête du Lyonnais, qui fera une trentaine de victimes entre 1754 et 1756.

Le gouvernement général de Lyon au XVIIIe siècle, avec les provinces du Lyonnais, du Forez et du Beaujolais, et les communes et départements actuels.

Activité[modifier | modifier le code]

L'économie du Beaujolais repose sur la viticulture, l'industrie et les activités de services liées à la présence de la population. Toutefois, un tiers des travailleurs qui résident dans le Beaujolais travaillent dans l'agglomération de Lyon[2].

Le Beaujolais comprend trois zones géographiques bien différenciées :

  • le val de Saône, où passent d'importantes voies de communication (route, autoroute, voie ferrées, Saône canalisée), et où se trouvent des activités industrielles diversifiées ;
  • les coteaux du Beaujolais, qui portent le vignoble ;
  • le Beaujolais Vert : une activité agricole dominée par l'élevage, une filière sylvicole porteuse d'une identité naturelle et économique forte, une économie traditionnelle en phase de diversification (depuis le textile vers la métallurgie, le plastique et l'agroalimentaire), une activité touristique en fort développement.

Viticulture[modifier | modifier le code]

Article connexe : Vignoble du Beaujolais.

C'est une région viticole, connue pour ses vins typiques, vins rouges issus à 99 % du cépage Gamay.

Vignoble du Beaujolais en automne.

La production moyenne s'élève à 1,1 million d'hectolitres par campagne réparti en douze AOC : Beaujolais, Beaujolais Villages et dix crus (Morgon, Régnié, Moulin à Vent, Côte de Brouilly, Brouilly, Juliénas, Saint-Amour, Chénas, Chiroubles et Fleurie). Seules les appellations génériques (les deux premières) peuvent prétendre à une commercialisation en primeur. Celui-là même qui est attendu dans le monde entier chaque année le troisième jeudi de novembre lors de la traditionnelle dégustation du « Beaujolais nouveau »[3].

Sylviculture[modifier | modifier le code]

Les hauteurs du Beaujolais ont de nombreuses parcelles plantées de conifères.

Textile[modifier | modifier le code]

De nombreuses usines de tissage sont présentes dans la région.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claudius Savoye, Le Beaujolais préhistorique, Dédale Éditions, Lyon, 1re édition 1899
  • Mathieu Méras, Le Beaujolais au Moyen Age, Lyon, 1956
  • Samuel Auray, Carnet de territoire: Le Beaujolais, Lyon, CAUE Rhône Métropole éditions, , 160 p. (ISBN 978-2-912533-27-2, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Cholley., « J.G.  Ebersolt : Notes de géographie beaujolaise. », Les Études rhodaniennes vol. 6, n°1,‎ 1930., p. 110-112 ([www.persee.fr/doc/geoca_1164-6268_1930_num_6_1_6308 lire en ligne])
  2. [PDF] Le Beaujolais : un territoire rural marqué par les restructurations industrielles, sur insee.fr.
  3. Site officiel des vins du Beaujolais, sur beaujolais.com.