Basilique Notre-Dame de Fourvière

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Basilique Notre-Dame de Fourvière
Photographie couleur montrant la basilique, au sommet de la colline, avec ses quatre tours et la statue de la Vierge, prise depuis le centre-ville de Lyon
Vue de la basilique Notre-Dame de Fourvière
Présentation
Culte Catholique romain
Type Basilique
Rattachement Archidiocèse de Lyon
Début de la construction 1872
Fin des travaux 1884
Architecte Pierre Bossan
Louis Sainte-Marie Perrin
Style dominant Néogothique
Néo-byzantin
Protection Logo monument historique Classé MH (2014)[1],[2]
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (1998, 2011, au titre du Site historique de Lyon)[3]
Site web http://www.fourviere.org/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Métropole de Lyon
Commune Lyon
Arrondissement 5e
Coordonnées 45° 45′ 45″ N 4° 49′ 21″ E / 45.762391, 4.82241545° 45′ 45″ Nord 4° 49′ 21″ Est / 45.762391, 4.822415[4]

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La basilique de Notre-Dame de Fourvière domine la ville de Lyon depuis le sommet de la colline de Fourvière.

Elle est construite à peu près sur l'emplacement de l'ancien forum de Trajan Forum vetus, hypothèse étymologique la plus probable pour le nom actuel de Fourvière). Sur cet emplacement est institué au milieu du Moyen Âge un culte à saint Thomas de Cantorbéry puis, rapidement, à la Vierge. Ce double culte se concrétise avec la construction d'un lieu de dévotion, la chapelle Saint-Thomas. À la suite d'un vœu prononcé en 1642 pour éloigner une épidémie de peste de Lyon, un pèlerinage annuel se constitue. Au XIXe siècle, une statue de Marie est érigée et la proposition de construire une basilique est acceptée, à la fois pour accueillir des visiteurs de plus en plus nombreux et en remerciement pour la protection de Lyon durant la guerre franco-allemande de 1870.

Son architecture de style néo-byzantin ou romano-byzantin est l'œuvre de Pierre Bossan, lequel, obligé de superviser le chantier de loin pour raisons de santé, délègue une grande partie de l'exécution de l'œuvre à Louis Sainte-Marie Perrin. L'architecture très particulière de l'édifice lui vaut de nombreux admirateurs, mais aussi de très vives critiques.

Propriété de la commission de Fourvière et non de l'archevêché depuis sa fondation, la basilique n'est donc pas concernée par la loi de 1905 et reste propriété privée, notamment grâce à la diplomatie du maire Édouard Herriot, moins anticlérical que son prédécesseur Victor Augagneur. Néanmoins, malgré ce statut, la basilique obtient à la fin du XXe siècle une reconnaissance officielle de son statut de monument lyonnais. L'édifice est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le  ; puis il est reconnu d'utilité publique le , juste avant son inscription au patrimoine mondial le 5 décembre de la même année, au titre du Site historique de Lyon. Enfin, le , il est classé monument historique.

La basilique constitue un des repères les plus visibles de l'agglomération, et un des symboles de la ville de Lyon. Elle donne à Lyon son statut de « ville mariale ». Environ deux millions de touristes sont accueillis chaque année dans la basilique.

Historique[modifier | modifier le code]

Avant la basilique : la chapelle Saint-Thomas[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle Saint-Thomas de Lyon.
Aquarelle représentant une petite église.
La chapelle de Fourvière au début du XIXe siècle.

Un édifice médiéval[modifier | modifier le code]

En 1168, une chapelle est construite à Fourvière par Olivier de Chavannes, chanoine de Saint-Jean, sur les ruines du forum romain. La petite chapelle, édifiée « apud forum Veneris[note 1] », est dédiée tout d'abord à saint Thomas puis à la Vierge. Elle est richement dotée, et confiée au chapitre de Saint-Jean qui la dessert. L'archevêque Jean Belles-mains la dote en 1192 d'un chapitre propre, comptant quatre chanoines[5] ; cette générosité lui permet également d'avoir les mains libres pour le chantier de la primatiale[6].

Le vœu des échevins de 1643[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, Lyon est frappée plusieurs fois par des épidémies de peste, notamment en 1628 (la plus dévastatrice), 1631, 1637, 1639 et 1642. Face à ce fléau, les échevins du consulat font appel à la Vierge, probablement à l'inspiration du prévôt des marchands Alexandre de Mascrany. Le 5 avril 1642, un vœu est décidé : une procession à Notre-Dame aura lieu deux jours plus tard vers Fourvière, afin d'implorer la délivrance de la peste. Ce pèlerinage ayant eu lieu, il est choisi de le perpétuer annuellement. Le 12 mars 1643, un vote de la même assemblée voue la ville entière à Marie, et entérine un pèlerinage annuel, placé le 8 septembre, jour de la Nativité de Marie[7].

La statue de Marie[modifier | modifier le code]

Plans et élévations dessinés au crayon d'un clocher surmonté d'une statue de Marie.
Plans et élévations du clocher rehaussé surmonté de la statue de Marie.

Au milieu du XIXe siècle, l'église de Fourvière menace ruine. Des constatations faites par André Flachéron révèlent en particulier l'état de vétusté du vieux clocher. Le remplacement de cet édifice est confié à l'architecte diocésain Alphonse-Constance Duboys, et commence au mois d'août 1849. Ce clocher à base carrée conserve un premier étage médiéval, surmonté de deux étages datant de 1849 ; le troisième étage est de plan octogonal, et se termine par une coupole. Sur cette dernière est placée en 1852 une statue de la Vierge, réalisée par Joseph-Hugues Fabisch[8],[9].

Le cardinal de Bonald autorise en 1851 la construction d'une statue de la Vierge dominant le clocher rebâti. L'inauguration, en souvenir du vœu des échevins, est prévue pour le 8 septembre 1852. Mais les intempéries frappant le nord-est de la France provoquent une inondation de la Saône, et un retard de la livraison de la statue. La fête est repoussée au 8 décembre, date (alors non officiellement approuvée) de la fête de l'Immaculée Conception, dogme proclamé deux ans plus tard par Pie IX. À cause du mauvais temps de début décembre, un report au 12 du mois est envisagé ; mais le ciel se dégage au cours de l'après-midi du 8 ; en signe de piété, les Lyonnais allument des lumignons et les posent sur les appuis de fenêtre. C'est la naissance de la Fête des Lumières[10].

La décision de bâtir un sanctuaire[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, les pèlerins venant de plus en plus nombreux à Fourvière, le projet d’agrandissement du sanctuaire prend corps. Pour acheter les terrains nécessaires, Mgr Bonald crée en 1850 la Commission de Fourvière. Son premier but n'est pas la construction d'un nouvel édifice, mais au contraire la sanctuarisation de la colline dans son état d'alors. Les objectifs qui lui sont confiés (lettre de l'archevêque au clergé, le 10 janvier 1853) sont de dégager la chapelle de « son environnement médiocre », d'« empêcher par des moyens pratiques [...] d’élever de nouvelles constructions sur la montagne de Fourvière, d'arrêter celles qui sont en voie d'exécution et de modifier celles qui sont terminées »[11].

L'évolution personnelle de Pierre Bossan[modifier | modifier le code]

Pierre Bossan, de son côté, connaît à ses débuts des succès en architecture. Tailleur de pierre sous la conduite de son père, puis élève d'Antoine-Marie Chenavard, il brille dans ses études. La mort de son père, le 22 février 1839, l'oblige à quitter Paris pour revenir travailler à Lyon et y nourrir sa famille. Rapidement, il se fait un nom dans l'architecture religieuse, et travaille en particulier sur le grand chantier de restauration de la primatiale, dans laquelle il est nommé architecte en 1840. Mais, en 1845, convaincu par son frère Joseph, il investit dans une société financière exploitant l'éclairage au gaz. Ce dernier, ingénieur des mines, lui obtient l'adjudication de l'usine d'Alès ; Bossan en néglige le chantier, et la société fait faillite fait décembre 1846. En mars 1847, les créanciers de l'architecte le poussent à la fuite en Italie, où, sauf à de rares reprises, il demeure jusqu'au début des années 1850. Cette période est particulièrement difficile pour lui : d'abord, son frère Joseph, présent avec lui à Palerme durant la Révolution sicilienne et le siège de la ville, y meurt dans les bras de Pierre, d'une épidémie. Ensuite, la mère de l'architecte meurt à son tour, en 1850. Lui-même finit par rentrer à Lyon, où il ouvre une agence d'architecture et vit très modestement. Le , est par ailleurs née Marie-Eugénie Mauchand, qui est suivant toute vraisemblance sa fille illégitime. Si ce secret se sait, l'architecte devra renoncer à sa carrière de constructeur d'église. Aussi la mère de l'enfant, Marguerite-Henriette Mauchand, choisit-elle de se marier avec Jean-François Guépratte, afin de ne pas discréditer Bossan[12].

Pierre Bossan vit, vers le 28 mai 1853, une conversion radicale la jour de sa rencontre avec le curé d'Ars. Trois semaines plus tôt, le 6 mai, le maître d'œuvre de l'agrandissement de la petite église Saint-Thomas, Alphonse Duboys, meurt soudainement à vingt-huit ans. De nombreux amis de Bossan[note 2], profitant de l'occasion, tentent de faire barre sur Mgr Bonald pour l'inciter à construire la basilique sur la colline[13].

Le projet d'une basilique[modifier | modifier le code]

Gravure en noir et blanc de la basilique, plus petite qu'aujourd'hui (le clocher de Marie la domine).
La première représentation du projet de basilique, en 1856.

Le , une seconde commission de Fourvière est créée, ayant pour sa part comme but d'aménager « un parcours initiatique qui élève l'âme autant que les corps et les prépare à la Rencontre »[11]. Cependant, ce n’est qu’en 1866 que la Commission et les autorités ecclésiastiques s’accordent sur un projet non pas d’agrandissement, mais de construction, d’une nouvelle église. Pierre Bossan est autorisé par la Commission à dévoiler, le 30 avril 1856, une vue de la future basilique, dont les plans ont été esquissés avant 1850 et peu à peu retravaillés, notamment après que l'architecte a découvert l'architecture sicilienne. Cette publication, qui rapporte à Pierre Bossan deux cents francs, et dont l'échelle a été faussée pour que la statue de Marie domine la basilique, suscite une réaction mitigée, d'autant que le coût prévu de l'édifice s'élève à deux millions de francs. Néanmoins, le 25 avril, la commission approuve le projet ; de manière plus inattendue[note 3], le cardinal de Bonald également. Enfin, même si son accord n'est pas indispensable, le préfet et maire de Lyon, Claude-Marius Vaïsse, est également élogieux vis-à-vis du projet[14].

La commission décide le 2 juin 1858 d'envoyer Pierre Bossan passer cinq mois à Rome afin de se concentrer sur l'achèvement des plans ; il y passe deux années, en 1859 et 1860 ; ces travaux lui sont facturés deux cents francs la première année, cinq cents la seconde. En 1866, Claude Louis Morel de Voleine remarque à la lecture des plans et élévations que la vierge dorée de Fabisch est moins élevée que les nouveaux clochers. Pour parer à la critique, Pierre Bossan et Frédéric Giniez proposent l'édification d'un très haut clocher, s'inscrivant dans le prolongement nord de la seconde travée de la nef, qui recevrait la statue de Marie. Ce projet est vite abandonné, mais les opposants gardent rancœur au nouvel édifice[15].

Gravure en noir et blanc de la façade nord, couplée à un haut clocher servant de piédestal à la statue.
Proposition non réalisée de clocher surélevé, en façade nord, pour la statue de Marie.

Durant cette phase de conception, la Commission ne reste pas inactive et bataille pour l'acquisition des terrains nécessaire à la constitution des Jardins du Rosaire. À cette époque, le chemin permettant d'accéder à la colline depuis le Vieux Lyon est propriété de Pauline Jaricot, et l'argent que son péage (très modeste) rapporte est donné aux plus pauvres. La politique de dons est telle que la donatrice est lourdement endettée, à hauteur d'environ quatre cents mille francs. La Commission, s'alliant avec la fabrique de la Primatiale et les créanciers de Pauline Jaricot, intente un procès à cette dernière, procès qu'elle gagne mais qui ne lui sert à rien car la Commission a acquis les terrains voisins et construit un autre chemin d'accès. De guerre lasse, Pauline, ruinée, abandonne ses terrains et brûle ses archives pour éviter qu'elles constituent un document à charge contre la Commission[14].

Juste après 1870, de nombreuses circonstances changent radicalement la donne : la principale est le vœu du 8 octobre 1870, qui place Lyon, menacée lors de la guerre de 1870, sous la protection de Marie. De fait, victorieux à la première bataille de Dijon le 30 octobre, les Prussiens sont défaits à la seconde, notamment grâce à Giuseppe Garibaldi et à ses volontaires. La vallée de la Saône est épargnée par les troupes allemandes, et Lyon est sauvée. D'autre part, la Commune de Lyon échoue, face à la reprise en main de la ville par la Garde nationale. La ville, encore traumatisée par le soulèvement de Lyon contre la Convention nationale et les représailles sanglantes exercées lors du siège de Lyon en 1793, est soulagée. Le projet de basilique, porté jusque là par une minorité, devient une entreprise populaire et diocésaine, s'inscrivant dans une tradition de vœux accomplis[16].

Par ailleurs, Mgr de Bonald, qui n'avait jamais été complètement acquis à la cause de la basilique, meurt cette même année, et est remplacé par Jacques Ginoulhiac, instigateur du vœu. Plusieurs propriétaires de terrains attenant au projet décèdent également en 1870. Enfin, en 1873, l'architecte de la ville de Lyon, Claude-Anthelme Benoit, assez hostile au projet, se retire à Cannes pour cause de maladie. Tous ces aléas décident brusquement de la construction prochaine de la basilique imaginée par Bossan. Celui-ci, voyant se réaliser son vœu alors que lui-même doit se retirer pour raisons de santé à La Ciotat, est effrayé de voir se réaliser un projet qu'il porte depuis trente années. Mais il a beau être loin du chantier, il en surveille avec fidélité l'exécution[16].

La construction[modifier | modifier le code]

Pierre Bossan exige de son suppléant Louis Sainte-Marie Perrin un rapport quotidien sur le chantier. Cette correspondance, conservée, permet aux historiens de connaître en détail l'avancement du chantier[17].

Le financement[modifier | modifier le code]

Les deux architectes partagent à part égale une rémunération correspondant à 6 % des frais engagés dans le chantier. Cette somme correspond ainsi à 11 698 francs en 1873, 12 937 en 1879 et 6 391,08 en 1888. Les sculpteurs sur échafaudages touchent entre 40 et 90 centimes de l'heure[18].

Le financement est assuré en grande partie par une souscription populaire. Mais Paul Brac de la Perrière, chargé des tractations entre la Commission et Bossan, essaie de limiter le devis à un million et demi de francs. De son côté, Mgr Ginoulhiac fixe une limite à 1 800 000 francs maximum. Peine perdue, car le succès de la souscription initiale (800 000 francs reçus dès avant le vœu, grâce à l'activisme de Joannès Blanchon, puis 500 000 encore en 1872) incite les commanditaires à se montrer peu regardants vis-à-vis des dépassements d'honoraires. Néanmoins, le projet est diminué d'un vingtième dans toutes ses dimensions, ce qui en réduit le volume total de plus de 14 %. Le devis finalement présenté à l'archevêque s'élève à 1 720 000 francs. En 1896, à l'achèvement du chantier, la somme dépensée s'élève à plus de dix millions de francs, une partie du décor intérieur et extérieur restant encore à terminer[18],[19].

Les fondations et le choix des matériaux[modifier | modifier le code]

Gravure en noir et blanc montrant une foule, rassemblée dans une vaste excavation autour d'un chantier. En arrière-plan, la statue sur son clocher.
La pose de la première pierre de la basilique de Fourvière, le 7 décembre 1872 ; gravure publiée dans « La Semaine illustrée ».

Le plus gros problème technique des fondations est la piètre qualité du sous-sol. En préambule, l'instabilité des terrains est telle que la basilique projetées doit être reculée de trois mètres par rapport au projet initial, ce qui atténue l'effet de surplomb dont bénéficie l'édifice dans le ciel lyonnais (et d'autant moins que les proportions sont moindres que celles prévues à l'origine). Ensuite, le sous-sol est constitué de dépôts morainiques effectués par les glaciers alpins lors des glaciations quaternaires, posés sur un socle constitué d'argile sablonneuse, laquelle est striée de réseaux datant pour partie de l'Antiquité[18]. Les réseaux souterrains sont pour partie voûtés, au moins jusqu'à une profondeur de dix-huit mètres, et des citernes sont créées pour drainer les eaux souterraines. La première pierre, que Joannès Blanchon, président de la Commission, a fait bénir par Pie IX en 1869, est posée au fond des fondations de vingt-deux mètres de profondeur le 8 novembre 1872. Vingt mètres de béton environ sont prévus pour soutenir les tours, huit mètres pour l'abside et quatre à cinq mètres pour le sol de la crypte[20].

Le sous-sol lyonnais, composé de gneiss et de granite, est de piètre qualité pour la construction. De même que les constructeurs antiques et médiévaux des monuments lyonnais, Bossan et Sainte-Marie Perrin doivent choisir des matériaux venus d'ailleurs. La couleur des pierres, dans la symbolique architecturale, importe autant que leurs caractéristiques mécaniques[21].

Le choix du matériau utilisé pour les soubassements, qui constitue en volume le deuxième le plus utilisé, se porte sur des choins provenant de la carrière d'Hauteville-Lompnes, car ceux-ci sont de couleur blanche, rappelant donc la virginité de Marie. Le matériau le plus abondant (environ 5 000 m3) est celui utilisé pour la superstructure, du calcaire dit « pierre du Midi ». Également de couleur blanche, il se prête particulièrement à la sculpture. Enfin, environ 825 mètres cubes de travertin (ou tuf) du Bugey sont utilisés pour construire les voûtes, mais sont invisibles, cachés sous les mosaïques[21].

Pour les piédestaux des colonnes, le granite local est utilisé. Les 58 colonnes extérieures elles-mêmes sont en granite ou en porphyre. Les seize colonnes soutenant la nef, après de nombreuses hésitations, sont réalisées dans le marbre bleu de la carrière de l'Étroit du Siaix. Elles mesurent vingt-sept mètres de hauteur[21],[22]. Chacune des quatre colonnes soutenant la façade principale pèse quinze tonnes et a coûté 12 500 francs[23].

La superstructure[modifier | modifier le code]

Photographie de la basilique vue du nord-est. L'édifice est en construction, la charpente en cours de pose.
La basilique de Fourvière en cours de construction en 1875. Les murs sont terminés, la charpente métallique est en cours de pose.

La construction, comme au Moyen Âge, commence par l'édification du sanctuaire (chœur et abside). Cette primauté a des raisons liturgiques (rendre l'édifice disponible au culte le plus vite possible), mais aussi techniques, le chœur étant la seule partie de l'église qui ne soit pas posée sur le plateau même. Très rapidement, sur proposition de Joannès Blanchon, l'abside est dotée de ses deux galeries. La galerie inférieure, voûtée, est bordée par les verrières de l'église inférieure ; la galerie supérieure est à l'air libre, et de plain-pied avec le chœur de l'église haute[24].

La charpente de l'église, initialement prévue en chêne, est remplacée dans le projet, dès 1874, par une charpente métallique, plus légère, et permettant l'installation d'une couverture en ardoise, moins chère que le métal (six francs au mètre carré, contre vingt-cinq). Les 1 650 ardoises sont commandées sur mesure à Angers[25]. Carrées, elles mesurent 1,05 mètres de côté[26]. Le faîte et réalisée en pierre de Volvic, sculptée en « dentelures légères » par Joannis Rey (1850-1919)[25].

L'inauguration et l'inachèvement[modifier | modifier le code]

Photographie couleur d'un bloc de calcaire aviforme, mais encore non sculpté.
Une des statues prévues par Pierre Bossan, et non réalisée : une colombe, figurant le Saint-Esprit, au-dessus de la porte des Lions, au niveau de l'abside.

Le 16 juin 1896, l'édifice est consacré en tant qu'église. Le seul membre encore vivant de la Commission de 1853, Joannès Blanchon, est présent[27]. Le 16 mars 1897, Léon XIII érige Notre-Dame de Fourvière en basilique mineure[28].

Pour autant, la basilique est encore inachevée, en particulier en ce qui concerne l'ambitieux programme iconographique rêvé par Pierre Bossan. Ainsi, à de nombreux emplacements (clefs de voûte, encorbellements, etc.), les blocs bruts ont été posés, mais ne sont pas sculptés[29].

Travaux de restauration[modifier | modifier le code]

Photographie couleur de la statue de Marie, de près et en contre-plongée, sous une cage de verre.
La statue de Marie descendue du clocher durant les travaux de 2008.

Dès 1913, Louis Sainte-Marie Perrin constate que les maçonneries de l'édifice jouent ; ce diagnostic est confirmé en 1919, quand l'architecte d'exécution fait venir un ingénieur sur place. Mais ces premières constatations ne son pas suivies de travaux. La basilique attend près d'un siècle avant que des chutes de tesselles des mosaïques des voûtes ainsi que l'état général du fronton ne justifient le lancement de travaux d'urgence, en novembre 2006[30].

La tour-lanterne supportant la statue de Marie, elle aussi identifiée dès 1923 comme fragile, est immédiatement consolidée, sous la maîtrise d'œuvre de Sainte-Marie Perrin et de l'ingénieur Mauvernay, par des nervures de béton armé. Mais l'état de la tour est néanmoins mauvais en 2006 : les nervures de béton sont fissurées, celles de métal oxydées, l'intrados de la coupole s'effrite et l'escalier est fendu. Ces dégradations sont à mettre sur le compte du vieillissement des structures, qui s'est accéléré notamment sous l'effet de la Tempête Martin. Sur le conseil de l'ingénieur Bernard Babinot, la statue de bronze, qui avait été dorée en 1991, est déposée sur le parvis du 27 mai au 20 novembre 2008, le temps de renforcer les structures, de remplacer les pierres dégradées du clocher (balcons, cordons, corniches, appuis de baies), de protéger les éléments saillants sous des couvertines de plomb, enfin de nettoyer les façades, de renouveler les menuiseries et serrureries et de disposer un nouvel éclairage. Entre-temps, la statue déposée, protégée sous un abri de verre, fait également l'objet d'une restauration : remplacement des boulons, renforcement du socle, garde-corps remplacé[31].

Les premières restaurations d'ampleur sur la basilique elle-même concerne le clocher nord-est, dite tour de la Prudence, ou de l'Observatoire. Cette tour qui abrite une table d'orientation à destination du public est structurée par une armature métallique assurant la reprise des charges des dalles vers les murs porteurs. Ces poutres s'oxydent lentement jusque vers la fin du XXe siècle, quand une reprise d'étanchéité les confine brusquement, accélérant leur détérioration. D'autre part, l'utilisation des flèches de l'édifice comme antennes depuis 1990 avait créé un défaut d'étanchéité qui avait amené une oxydation de l'escalier, également métallique. En 2006, l'accès à la tour est interdit ; le chantier n'est lancé qu'en 2009, le temps d'analyser les causes des altérations et de prévoir les travaux nécessaires. Un échafaudage suspendu est accroché à la tour ; la charpente d'origine est entièrement déposée, remplacée et une ventilation naturelle est créée pour éviter l'accumulation d'humidité. Les décors dégradés sont restaurés et les équipements touristiques mieux mis en valeur[32].

Photographie en contre-plongée des ardoises carrées du toit
Les nouvelles ardoises de la couverture.

La préoccupation suivante concerne l'étanchéité des ardoises formant la couverture, qui provoque dès 1913 « un retrait du côté sud des fers de la toiture » (Sainte-Marie Perrin). Lors de la constatation des premiers dégâts, une surveillance est menée, mais sans inquiétude particulière. Des cornières sont mises en place pour renforcer les chevrons, mais le disjointement va s'aggravant en 1919 et 1931, provoquant des fissures. En 2007, le constat effectué montre un grave défaut d'étanchéité, entraînant la présence d'eau jusque sur les voûtes, fissurant ces dernières. La cause des dégradations est double : d'une part les ardoises, de couleur noire, accumulent une quantité énorme de chaleur, surchauffant les combles de l'édifice le jour et augmentant ainsi la dilatation de la charpente. D'autre part, les ardoises sont trop petites et le recouvrement est insuffisant pour constituer une couverture étanche. Les gisements de Trélazé n'étant plus opérationnels, il est fait appel à ceux d'Ortigueira, en Galice, qui fournissent des ardoises mesurant 1,15 × 1,15 mètres, désormais suffisants pour empêcher les infiltrations[26].

L'état général de la statue de l'archange saint Michel est ensuite examiné en 2010 ; mais l'aspect extérieur ne révèle aucune dégradation particulière : en revanche, une endoscopie de la statue montre une corrosion galvanique du mât central en acier au point de contact en cuivre et fer. Un isolant à base de phosphates est pulvérisé, puis une peinture époxydique appliquée sur les éléments métalliques pour empêcher le contact[33].

Enfin, les diverses infiltrations ont endommagé ou sali les décors des voûtes de la basilique ; un diagnostic général est entrepris en 2008. Il montre que les dilatations de la charpente métallique ont fait travailler les voûtes, où des fissures apparaissent ; les mosaïques sont également affectées, subissant des décollements, des altérations des mortiers, etc. La présence d'eau n'a fait qu'aggraver le tout, salissant et noircissant les décors[34].

Pour mener à bien le chantier de restauration des décors, un plancher surélevé est installé à seize mètres de hauteur dans l'église supérieure[35] ; cette structure pèse environ cent cinquante tonnes[36]. L'équipe de mosaïstes de Michel Patrizio y œuvre durant toute l'année 2012. Le travail commence par une auscultation cartographique de l'ensemble de la surface. Les travaux intérieurs sont ensuite effectués en deux temps. Une consolidation d'urgence est débord menée, incluant un colmatage des fissures par injection de coulis de chaux. L'injection est effectuée à la seringue sous la mosaïque ou le mortier. Dans un second temps, une réfection complète des décors est entreprise. Ceux-ci ont été initialement accrochés par des clous de fer, qui ont rouillé. Les zones trop endommagées sont entièrement décollées et déposées sur une toile. L'envers de la mosaïque peut alors être traité, puis le décor restauré est reposé. La présence du plancher surélevé, complété par des échafaudages mobiles, permet de traiter au passage les autres éléments de décors, en particulier les statues noircies, initialement peintes à la bronzine, et dorées à la feuille durant les restaurations[35],[34].

Photographie couleur de la nef éclairée par les six lustres.
La nef de l'église restaurée et éclairée par les nouveaux lustres.

À cette occasion, la mise en valeur de l'intérieur de l'édifice par l'éclairage est entièrement revu. Il n'avait jamais fait l'objet d'une conception, Pierre Bossan étant mort avant l'application industrielle de l'électricité. Une longue étude est donc menée en 2013, aboutissant à l'implantation de six lustres seulement (deux par travée), ce qui permet de réunir des sources multiples (vingt neuf sources de type LED dans chaque équipement) en un nombre minimal de points, de limiter la longueur de câble déployée, d'éviter tout percement supplémentaire dans les voûtes, enfin d'optimiser la maintenance. Ces lustres en laiton pèsent 490 kilogrammes et nécessitent deux cent cinquante heures de travail chacun ; leur système de relevage est motorisé. Leur apparence a fait l'objet d'une étude particulière, pour les faire ressembler aux lustres anciens[37],[38].

L'ensemble des travaux durant de 2006 à 2013 est estimé à 7,6 millions d'euros, financés à 59 % par les collectivités (État, ville de Lyon, Conseil départemental du Rhône et DRAC Rhône-Alpes), le reste l'étant par les dons des fidèles. Sur cette somme, 5,2 millions d'euros sont dédiés à la basilique, le reste à son environnement (chapelle Saint-Thomas, statue, abords).[36].

Protection[modifier | modifier le code]

La basilique appartient au périmètre du Vieux Lyon inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998[3].

Outre ce statut qui ne lui est pas spécifique, la basilique est classée monument historique le 25 mars 2014[2]. Ce classement concerne tout l'édifice de la basilique en totalité, mais aussi la chapelle Saint-Thomas et les bâtiments intermédiaires ; les façades et les toitures de l'ancienne tour de l'observatoire astronomique, de la maison abritant le musée ainsi que sa cour et son ancienne chapelle en totalité ; le parvis et l'esplanade, avec leur clôture et tous leurs éléments maçonnés, les façades et toitures de la maison des Chapelains (sauf restaurant) ; enfin le jardin du Rosaire en totalité[1].

Statut particulier[modifier | modifier le code]

La basilique de Fourvière jouit d'un statut particulier parmi les édifices religieux français. Lors de sa construction, sa particularité est de ne pas être propriété ecclésiale, mais propriété de tous ses donateurs, à travers la Commission de Fourvière ; symboliquement, la basilique appartient ainsi à tous les Lyonnais. La mise en avant du rôle des laïcs dans l'Église catholique est ainsi proposée, dès le milieu du XIXe siècle, et un siècle avant le Concile Vatican II, qui insistera particulièrement sur ce point, notamment par la publication de la constitution apostolique Lumen Gentium[39]. Le paradoxe est que cette modernité théologique est proposée par les membres de la Commission de Fourvière, qui sont plutôt à situer dans le courant du catholicisme intransigeant[40].

Par une décision du 19 juillet 2011, Fédération de la libre pensée et de l'action sociale du Rhône et P., no 308817, le Conseil d'État a estimé que la construction d'un ascenseur destiné à faciliter l'accès des personnes à mobilité réduite (PMR) à la basilique ne faisait pas obstacle au respect des principes d'égalité et de neutralité à l'égard des cultes, lesquels excluent toute libéralité et, par suite, toute aide à un culte. Le juge administratif a fondé sa décision sur l'intérêt public local, l'importance de l'édifice pour le rayonnement culturel et le développement touristique et économique du territoire[41],[42].

Architecture[modifier | modifier le code]

Extérieur[modifier | modifier le code]

Vue aérienne en noir et blanc de Lyon ; au premier plan la basilique de Fourvière
La basilique dominant Lyon, vue aérienne de Fleury-Marius Seive prise en 1921.

Les tours[modifier | modifier le code]

La particularité la plus visible de la basilique de Fourvière est d'être dotée de quatre tours d'angle, deux en façade et deux au droit du début du chœur. Ces tours, hautes de quarante-huit mètres (soit quatre de plus que celles de la primatiale)[23], sont légèrement évasées à leur sommet. Cette recherche architecturale de Pierre Bossan a été très commentée par ses contemporains. Les admirateurs de cette architecture en ont recherché l'origine (voir paragraphe ci-dessous) ; quant à ses contempteurs, ils raillent « l'éléphant renversé ». D'autre part, leur forme octogonale les rend moins résistantes aux vibrations engendrées par les sonneries des cloches ; enfin, les sacristies aménagées au pied de ces tours sont notoirement insuffisantes face aux besoins énormes d'un tel centre de pèlerinage[25].

L'inspiration architecturale que Bossan pourrait avoir suivie pour la conception de ces tours fait encore débat aujourd'hui. Paul Abadie, concepteur de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, déclare à leur sujet que « ces tours arabes ne sont pas là à leur place ». La critique architecturale a traditionnellement vu dans les tours de Fourvière une inspiration sicilienne, puisée dans l'architecture arabo-normande, que Bossan a découverte durant son séjour à Palerme et dans le reste de l'île entre 1848 et 1850. En particulier, Bossan se serait inspiré de la cathédrale de Palerme, de celle de Cefalù, et, plus encore, de la chapelle palatine du palais des Normands. Cette affirmation, lancée dès 1870, trouve un écho par exemple dans les écrits d'André Hallays, qui écrit en 1900, à propos de Fourvière : « C'est de l'architecture palermitaine »[43].

Néanmoins, dès la fin du XIXe siècle, cette filiation est remise en doute ; Lucien Bégule, par exemple, qui a visité deux fois la Sicile, ne voit pour sa part qu'une vague ressemblance entre le porche de l'édifice lyonnais et le portail latéral de la cathédrale palermitaine. Pour Philippe Dufieux, spécialiste de l'architecture de Bossan, le caractère « sicilien » de la basilique de Fourvière est contestable, ou du moins non unique. Mais il s'étonne qu'aucun critique n'ait fait le rapprochement, beaucoup plus pertinent à son sens, entre l'œuvre de Bossan et l'église Annunziata dei Catalani de Messine, notamment en ce qui concerne l'abside. Quoi qu'il en soit, selon Dufieux, l'inspiration architecturale première serait bien plus orientaliste que sicilienne. Il en tient pour preuve l'utilisation systématique de l'arc en tiers-point. De son point de vue, il faudrait plutôt rapprocher, d'un point de vue architectural, les tours de Fourvière des minarets musulmans[44]. ; en particulier, il cite comme potentielle source d'inspiration la mosquée Ketchaoua d'Alger[45].

La statue de saint Michel[modifier | modifier le code]

L'abside est couronné d'une statue de saint Michel sculptée par Paul-Émile Millefaut (1848-1907). Dans l'iconographie imaginée par Bossan, Michel dominait les autres archanges par son rôle dans la lutte entre Bien et Mal. Par ailleurs, la figure de l'archange avait acquis au cours du XIXe siècle une signification politique, surtout dans les milieux légitimistes, au point qu'Henri d'Artois aurait souhaité souscrire à l'édification de cette statue[46]. Cette statue a une réplique exacte située au clocher de l'église Saint-Michel de Saint-Michel-Mont-Mercure ; initialement fabriquée pour l'exposition universelle de 1889, elle est rachetée en 1897 au prix de 4 400 francs (contre 34 000 pour celui de Fourvière) et installée au sommet de l'église vendéenne[47],[48].

En 2013, les réparations menées sur la statue ont révélé qu'à une date inconnue, celle-ci avait été la cible d'un coup de feu, qui lui a percé le bras gauche[49].

L'intérieur de l'église basse[modifier | modifier le code]

Photographie couleur en œil de poisson montrant l'abside d'une église aux voûtes surbaissées.
L'abside de l'église inférieure.

La principale caractéristique de la basilique est de comporter deux églises superposées, celle du bas étant improprement appelée « crypte » (ce qu'elle n'est pas, étant éclairée de verrières). Les deux églises sont accessibles par le parvis, l'une en descendant, l'autre en montant ; elles sont également reliées par un escalier monumental à double volée, s'ouvrant sur le côté sud des nefs, et en occupant entièrement les deuxièmes travées haute et basse. Le niveau médian, correspondant au palier de l'escalier, est de plain-pied avec le parvis et l'ancienne chapelle[24].

L'intérieur de l'église haute[modifier | modifier le code]

Photographie couleur de la nef vers le chœur de la basilique de Fourvière
La nef de l'église haute.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Mosaïques[modifier | modifier le code]

Grand-orgue[modifier | modifier le code]

Le Grand-orgue de la basilique à été restauré en 1996 par la manufacture d'orgues Jean Renaud de Nantes. Il restaure en profondeur l'instrument sous la direction de son chef d'atelier et harmoniste Michel Jurine. La palette sonore est modifiée par l'apport de 11 jeux neufs :

  • au Positif : Plein-Jeu progressif de III-IV, Principale 4', Doublette 2', Nazard, Tierce
  • au Grand Orgue : fourniture progressive de IV-V
  • au Récit : Carillon II-III
  • à la Pédale : Principale 8', Flûte 4', Trompette 8', Clairon 4'

L'harmonisation des 47 jeux est réalisée par Michel Jurine sur la base de pressions plus fortes et avec un caractère ascendant très marqué.

Aujourd'hui, le Grand-Orgue se compose de la façon suivante :

Grand-orgue Positif expressif Récit expressif Pédale Pédale de combinaison
Montre 16' Gemshorn 8' Quintaton 16' Flûte 16' Tirasse :
Grand-orgue
Positif
Récit en 8'
Récit en 4'
Bourdon 16' Unda maris 8' Diapason 8' Basse ouverte 8' Jeu de combinaison
grand-orgue
Montre 8' Flûte 8' Gambe 8' Flûte 4' Jeu de combinaison
positif
Salicional 8' Bourdon 8' Voix céleste 8' Soubasse 16' Jeu de combinaison
récit
Bourdon 2 2/3' Principal 4' Flûte traversière 8' Bourdon 8' Jeu de combinaison
pédale
Flûte harmonique 8' Nazard 2 2/3' Flûte octaviante 4' Cello 8' Accouplements
2/1, 3/1, 3/2
en 16', en 8', en 4'
Prestant 4' Doublette 2' Basson-hautbois 8' Bombarde 16' Annulation
1, 2 et 3
Flûte douce 4' Tierce 1 3/5' Voix humaine 8' Trompette 8' Expression commune
positif et récit
Fourniture progressive IV-V Plein-Jeu progressif III-IV Octavin 2' Clairon 4' Trémolo
positif et récit
Grand cornet V Trompette 8' Carillon I-III Combinateur
électronique
Bombarde 16' Clairon 4' Basson V
Trompette 8' Clarinette 8' Trompette 8'
Clairon 4' Soprano 4'

Galerie[modifier | modifier le code]

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L'Église Notre-Dame-des-Victoires à San Francisco.

Accès et fréquentation[modifier | modifier le code]

Ce site est desservi par le funiculaire de Fourvière. Le tunnel, percé en 1900, passe en biais sous le parvis de la basilique, en évitant les fondations de la tour sud-ouest, à une distance minimale de trois mètres environ[50]. L'entrée de la station est située juste en face du porche principal.

La basilique est visitée annuellement par plus de deux millions de touristes, ce qui en fait le premier site touristique de la région Rhône-Alpes[36].

Réutilisation[modifier | modifier le code]

Le site accueille depuis 1982 les antennes de Radio Fourvière, devenue depuis RCF Lyon.

La basilique a servi de modèle pour l'Église Notre-Dame des Victoires, située dans le quartier français de San Francisco, reconstruite en 1908 après le grand tremblement de terre de San Francisco.

La basilique dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Un des symboles de Lyon[modifier | modifier le code]

Dans la grande fresque de la gare de Lyon, peinte en 1900 par Jean-Baptiste Olive, la ville de Lyon n'est pas représentée par sa cathédrale, mais par la basilique de Fourvière, ainsi que par la presqu'île visible en arrière-plan[39].

Pour Joseph Folliet, s'exprimant en 1954, « Toutes les lignes du paysage lyonnais [...] montent naturellement vers Fourvière, convergent vers la basilique ». En l'an 2000, Raymond Barre estime pour sa part que « le mystère de la beauté de Fourvière [réside] dans cet émouvant dialogue entre le passé des hommes [...] et le sacré ». Pour Gérard Collomb, Fourvière est un « trésor d'humanité » quand Michel Mercier y voit « l'histoire d'un attachement populaire indéfectible depuis des siècles »[51].

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Sur le forum de Vénus ».
  2. L'archéologue Louis Perret, l'abbé Joseph Roux, le peintre Louis Janmot, Paul Brac de La Perrière.
  3. Le cardinal de Bonald centre son ministère d'archevêque de Lyon sur la construction de très nombreuses paroisses destinées à la population urbaine en très forte croissance, et ne dispose donc que de peu de fonds pour financer d'autres projets[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b JORF n°0146 du 26 juin 2015 page 10778 texte n° 45 Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2014
  2. a et b « Notice no PA00117783 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. a et b « Site historique de Lyon », sur http://whc.unesco.org/, UNESCO,‎ 2011 (consulté le 1er novembre 2014).
  4. « Basilique Notre-Dame de Fourvière (Lyon) », sur Structurae (consulté le 23 mars 2015).
  5. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Nicolas Reveyron, « La première église sur la colline » — Introduction, p. 35.
  6. Bernard Gauthiez 1994, « La datation des édifices en jeu », p. 31.
  7. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Bernard Hours, « Le vœu des échevins de 1643 » — Les origines immédiates, p. 291 à 294.
  8. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »pierre bossan, architecte inventeur — Vastes horizons spirituels et architecturaux, p. 72.
  9. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Véronique Molard-Parizot, « Les aménagements du site » — Les grands bouleversements du XIXe siècle, p. 52.
  10. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Jean-Dominique Durand, « Le 8 décembre, fête des Lumières » — Les origines mariales d'une fête urbaine, p. 366 à 368.
  11. a et b Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Véronique Molard-Parizot, « Les aménagements du site » — Les grands bouleversements du XIXe siècle, p. 53.
  12. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »pierre bossan, architecte inventeur — Une existence chaotique et douloureuse, p. 70.
  13. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »pierre bossan, architecte inventeur — Vastes horizons spirituels et architecturaux, p. 74.
  14. a, b et c Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »pierre bossan, architecte inventeur — Vastes horizons spirituels et architecturaux, p. 76.
  15. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »le rêve et la pierre — Les grandes manœuvres préliminaires, p. 78.
  16. a et b Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »le rêve et la pierre — Les grandes manœuvres préliminaires, p. 82.
  17. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Véronique Molard-Parizot, « Fourvière chez les historiens contemporains », p. 20.
  18. a, b et c Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »le rêve et la pierre — Devis, fouilles et tracés, p. 82.
  19. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Régis Ladous, « Naissance d'une basilique »genèse d'un projet « hyperbolique » — Désastre ou miracle ? Le vœu de 1870, p. 312.
  20. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »le rêve et la pierre — Devis, fouilles et tracés, p. 84.
  21. a, b et c Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Dominique Tritenne, « Choisir la bonne pierre », p. 101.
  22. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »nef et tours à l'assaut du ciel — Colonnes, voûtes et coupoles, p. 86 & 87.
  23. a et b Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »nef et tours à l'assaut du ciel — L’extraordinaire façade occidentale, p. 87.
  24. a et b Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »le rêve et la pierre — L’édifice sort de terre, p. 84.
  25. a, b et c Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Élisabeth Hardouin-Fugier, « L'architecture, un chef-d'œuvre d'équilibre et de virtuosité »nef et tours à l'assaut du ciel — L’extraordinaire façade occidentale, p. 90.
  26. a et b Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Philippe Allart, « Les travaux contemporains » — Toiture, charpente et combles, p. 114.
  27. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Régis Ladous, « Naissance d'une basilique »genèse d'un projet « hyperbolique » — La Commission de Fourvière, p. 306.
  28. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Bernard Berthod, « Fourvière, basilique romaine », p. 325.
  29. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, « Fourvière inachevée », p. 107.
  30. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Philippe Allart, « Les travaux contemporains » — Introduction, p. 109.
  31. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Philippe Allart, « Les travaux contemporains » — La tour-lanterne et ses chapelles, p. 112.
  32. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Philippe Allart, « Les travaux contemporains » — La tour de l'Observatoire, p. 113 & 114.
  33. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Philippe Allart, « Les travaux contemporains » — Toiture, charpente et combles, p. 116.
  34. a et b Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Philippe Allart, « Les travaux contemporains » — Décors intérieurs et voûtes, p. 116.
  35. a et b Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Véronique Molard-Parizot, « Paroles d'artisan » — Michel Patrizio, mosaïste, p. 110 & 111.
  36. a, b et c Guillaume Lamy (photogr. Tim Douet), « La basilique de Fourvière renaît », Lyon Capitale,‎ (lire en ligne).
  37. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Charlotte Vergély, « Le chantier des nouveaux lustres », p. 118.
  38. Sophie Granel, « À Lyon, la basilique de Fourvière entre dans la lumière », France Culture, Radio France,‎ (lire en ligne).
  39. a et b Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Jean-Dominique Durand, « Un mystérieux “trésor d'humanité” » : Lyon, Fourvière et Marie — Fourvière hier, aujourd'hui et demain, p. 15.
  40. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Régis Ladous, « Naissance d'une basilique »étapes et acteurs de l'opération — La Commission et la Congrégation, p. 314 à 318.
  41. « Le Conseil d’État précise l’interprétation et les conditions d’application de la Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’État », sur Conseil d'État,‎ (consulté le 22 janvier 2015).
  42. Patrice Garant, « Le combat pour la laïcité ouverte », Éthique publique. Revue internationale d’éthique sociétale et gouvernementale, Éditions Nota bene, no vol. 13, n° 2,‎ (ISBN 978-2-89518-402-7, ISSN 1488-0946, résumé, lire en ligne).
  43. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Philippe Dufieux, « Fourvière et le mythe sicilien » — De Lyon à Palerme, p. 95.
  44. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Philippe Dufieux, « Fourvière et le mythe sicilien » — Énigmatiques « minarets », p. 98.
  45. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Philippe Dufieux, « Fourvière et le mythe sicilien » — Un Orient à la croisée des chemins, p. 99.
  46. Séverine Penlou, Rôles et fonctions de la sculpture religieuse à Lyon de 1850 à 1914 : catalogue des sculpteurs (Thèse de doctorat), Lyon, Université Lumière Lyon-II,‎ , 2921 p. (présentation en ligne, lire en ligne), « Quatrième partie : le choix des sujets traités, iconographie et dévotions — II. Iconographie et iconologie 3. Les dévotions « traditionnelles » — g. Les anges. », p. 286-287.
  47. « L'archange rénové retrouvera sa place le 29 septembre », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  48. Anne Lechvien, « Ils ont relevé Saint-Michel », Sud-Ouest,‎ (lire en ligne).
  49. G. L., « On a tiré au fusil sur la basilique de Fourvière », Lyon Capitale,‎ (lire en ligne).
  50. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Louis Sainte-Marie Perrin, plan de 1910, p. 85.
  51. Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014, Jean-Dominique Durand, « Un mystérieux “trésor d'humanité” » : Lyon, Fourvière et Marie, p. 13.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Joseph Bard 1831] Joseph Bard, Notre-Dame de Fourvières : élégie lyrique, Presses universitaires de Lyon,‎ , 56 p. (ISBN 978-2-01-324924-9) ;
  • [Louis-Léopold Bécoulet 1861] Louis-Léopold Bécoulet, La sainte colline de Fourvières ; histoire de son sanctuaire vénéré : Depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Lyon, Périsse Frères,‎ , 357 p. (lire en ligne) ;
  • [Joannès Blanchon 1868] Joannès Blanchon, L'illumination du 8 décembre à Lyon depuis son origine jusqu'à nos jours, Lyon, F. Girard,‎ , 48 p. (OCLC 457079022) ;
  • [Louis Sainte-Marie Perrin 1896] Louis Sainte-Marie Perrin, L'illumination du 8 décembre à Lyon depuis son origine jusqu'à nos jours, Lyon, Emmanuel Vitte,‎ , 68 p. (notice BnF no FRBNFbpt6k58021190, lire en ligne) ;
  • [Pierre Chatelus 1902] Pierre Chatelus, Notre-Dame de Fourvière et la piété lyonnaise : notes et récits, Lyon, Emmanuel Vitte,‎ , 454 p. (OCLC 851333081, lire en ligne) ;
  • [Jean-Baptiste Martin 1908] Jean-Baptiste Martin, « La Primatiale et ses annexes : Saint-Étienne et Sainte-Croix », dans Jean-Baptiste Martin, Histoire des églises et chapelles de Lyon, t. II, Lyon, H. Lardanchet,‎ , 518 p. (lire en ligne), p. 1-46 ;
  • [Jean Beyssac 1908] Jean Beyssac, Les prévôts de Fourvière, Lyon, P. Grange,‎ , 578 p. (ASIN B000WQE6KM) ;
  • [Sainte-Marie Perrin 1912] Louis Sainte-Marie Perrin, La basilique de Fourvière : Son symbolisme, Lyon ; Paris, Librairie catholique Emmanuel Vitte,‎ , 2e éd. (1re éd. 1896), 32 planches en n. et b., 40 p. (notice BnF no FRBNF34121356) ;
    L'ouvrage a été réédité en 1942 sous les auspices de l'archevêché de Lyon, avec une préface de André Ravier, s. j.
  • [Antoine Berjat 1928] Antoine Berjat, Notes sur l'histoire de Fourvière au XVIIIe siècle, Lyon, Audin,‎ , 30 p. ;
  • [Jean Escot 1954] Jean Escot, Fourvière : à travers les siècles, Lyon, Lescuyer et fils,‎ , 128 p. (OCLC 459405197) ;
  • [Jean Escot 1957] Jean Escot, Marie à Fourvière : histoire, symbolisme, Lyon, Œuvre de Fourvière,‎ (ASIN B0083GO8QK) ;
  • [Élisabeth Hardouin-Fugier 1982] Élisabeth Hardouin-Fugier, « Qui a renversé l'éléphant ? Constructeurs et détracteurs de la Basilique de Fourvière (1870-1896) », Cahiers d'Histoire, t. 27, no 2,‎ , p. 99-124 (ISSN 1777-5264) ;
  • [Florence Amiot 1989] Florence Amiot, Charles Lameire et les mosaïques de Fourvière : correspondance inédite, Lyon, Université Lyon III Jean Moulin,‎ , 311 p. ;
  • [Louis Challéat 1990] Louis Challéat, La construction de la basilique de Fourvière, à travers la correspondance des architectes : correspondance inédite, Lyon, Université Lumière Lyon-II,‎ , 1063 p. (OCLC 872604369) ;
  • [Bruno Dumons 1997] Bruno Dumons, « Marie et Fourvière. Deux emblèmes du discours politique des élites lyonnaises du catholicisme intransigeant : L'exemple des rédacteurs de l’Écho de Fourvière », dans Jean Comby, Théologie, histoire et piété mariale : Actes du colloque de la Faculté de Théologie de Lyon, 1-3 octobre 1996, Lyon, Profac,‎ , 367 p. (ISBN 9782853170666, OCLC 466888409), p. 183-205 ;
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article [Philippe Dufieux 2004] Philippe Dufieux, Le mythe de la primatie des Gaules : Pierre Bossan (1814-1888) et l'architecture religieuse en Lyonnais au XIXe siècle, Lyon, Presses universitaires de Lyon,‎ , 311 p. (ISBN 9782729707262, présentation en ligne, lire en ligne) ;
  • Patrice Béghain, « Fourvière », dans Patrice Béghain, Bruno Benoit, Gérard Corneloup, Bruno Thévenon, Dictionnaire historique de Lyon, Lyon, Stéphane Bachès,‎ , 1054 p. (ISBN 9782915266658), p. 512-515
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article [Durand, Berthod, Molard-Parizot & Reveyron 2014] Jean-Dominique Durand (dir.), Bernard Berthod (dir.), Véronique Molard-Parizot (dir.) et Nicolas Reveyron (dir.), Fourvière, la grâce d'une basilique, Strasbourg, La Nuée bleue,‎ , 406 p. (ISBN 978-2809912487, présentation en ligne).

Autres ouvrages utilisés dans l'article[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]