Rémy Pflimlin

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Rémy Pflimlin, né le à Mulhouse[1] et mort le à Paris[2], est un dirigeant d'entreprise français et une personnalité du monde des affaires.

Du au , il préside le groupe France Télévisions[3],[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et études[modifier | modifier le code]

Petit-neveu de Pierre Pflimlin[5], président du Conseil en mai 1958, Rémy Pflimlin est également le cousin d'Étienne Pflimlin, ancien président du Crédit mutuel[6], et le frère du général Bertrand-Louis Pflimlin[7] et du directeur général de Total Marketing Service Thierry Pfimlin[8].

Il sort diplômé de HEC Paris en 1978, puis commence une carrière dans le secteur de la presse et des médias.

Carrière[modifier | modifier le code]

Rémy Pflimlin travaille d'abord pour l'hebdomadaire Jours de France, puis pour les Dernières nouvelles d'Alsace avant d'occuper différents postes de direction à la Société alsacienne de publications, qui publie le quotidien régional L'Alsace. Nommé PDG de L'Alsace, il devient également vice-président du Syndicat de la presse quotidienne régionale, chargé de la commission "Publicité".

De 1999 à 2005, il est directeur général de France 3. Ses principaux faits d'armes à la tête de France 3 sont l'arrivée de Marc Olivier Fogiel sur la chaîne, la mise à l'antenne de C'est mon choix et le maintien, malgré la forte opposition, du feuilleton quotidien Plus belle la vie[9].

En 2001, il succède à Jérôme Clément à la présidence du festival Musica. Il devient cette année-là membre du Conseil de surveillance d’Arte France, il sera en outre vice-président d'Arte GEIE de 2003 à 2006 et de 2011 à 2015[10],[11]. De 2006 à 2010, il prend la direction générale des NMPP, devenues Presstalis.

A partir du , Rémy Pflimlin est administrateur de la société SOLINEST [12], domiciliée à Brunstatt (Haut-Rhin). Il est également président du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris à partir de 2015[13].

En , il devient président du conseil d'administration de TV5 Monde[14].

2010-2015 : président de France Télévisions[modifier | modifier le code]

Le , le président de la République Nicolas Sarkozy propose de nommer Rémy Pflimlin à la présidence de France Télévisions[15],[16]. Cette proposition devient effective le 21 juillet 2010[17], après l'aval successif du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et l'absence dans les deux commissions parlementaires de l'Assemblée nationale et du Sénat d'une majorité de trois cinquièmes pour bloquer sa nomination. Il prend ses fonctions le 23 août 2010[18], succédant à Patrick de Carolis.

En , l'annonce de l'arrêt de l'émission Taratata lui vaut les foudres de nombreux internautes, Philippe Vecchi de TeleObs allant jusqu'à réclamer son départ[19]. Au cours de l'année, sa gestion est la cible de différentes critiques, notamment en raison de l'échec retentissant de l'émission Jusqu'ici tout va bien avec Sophia Aram et des fortes baisses des recettes publicitaires, corollaire de la baisse d'audience[20]. En octobre de la même année, il avance qu'il est nécessaire d'« élargir la redevance audiovisuelle à l’ensemble des écrans »[21].

Sa rémunération (bonus compris) en tant que patron dans l'audiovisuel public représente moins de la moitié de celle de ses confrères de l'audiovisuel privé : TF1, Canal+, M6etc. En 2012, lors du lancement du plan d'économies de France Télévisions, il avait décidé de baisser de 25 % sa part variable ainsi que celle de son conseil de présidence, c'est-à-dire de ses quatre directeurs généraux[22].

Il quitte ses fonctions le , remplacé par Delphine Ernotte[4].

En octobre 2016, la Cour des comptes dans son rapport sur le groupe audiovisuel public entre 2009 et 2015 est passablement critique vis-à-vis de la gestion de l'entreprise pendant le mandat de Rémy Pflimlin. Elle met en avant la perte d'audience globale entre 2008 et 2015 (-5,5 points), le déficit d'exploitation élevé (plus de 30 millions de pertes), le retard dans le numérique, le « risque sérieux de dérapage financier » que représente la nouvelle chaîne d'info, des fonctions en sureffectifs qui n'ont pas été réduites significativement[23].

Après France Télévisions[modifier | modifier le code]

Par un décret du 31 juillet 2015, il est nommé conseiller d’État en service extraordinaire à compter du 1er septembre 2015[24],[25].

Autre[modifier | modifier le code]

À partir de 2011, Rémy Pflimlin est membre permanent du jury du Prix des prix littéraires.

En septembre 2012, il est nommé président du prix Italia pour une durée de deux ans[26].

Décès[modifier | modifier le code]

Rémy Pflimlin meurt le , à l’âge de 62 ans, des suites d'un cancer, à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, à Paris[27].

Préface[modifier | modifier le code]

  • Christie Vanbremeersch, Nos années HEC : mythes, rites et tabous d'une grande école, Paris, Publibook, , 196 p. (ISBN 2-74830453-5, SUDOC 10363780X).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. AFP, « Rémy Pflimlin, "pas un homme de conflit" » sur le site d'Europe 1, 5 juillet 2010
  2. Julien Bellver, « Décès de Rémy Pflimlin, ex-PDG de France Télévisions » sur PureMédias, 3 décembre 2016
  3. Décret du 22 juillet 2010 portant nomination du président de la société nationale de programme France Télévisions - M. PFLIMLIN (Rémy) sur le site legifrance.gouv.fr - consulté le 28 avril 2012.
  4. a et b « France Télévisions : la fin de règne de Rémy Pflimlin », Alexandre Le Drollec, L'Obs.fr (consulté le ).
  5. Cf. chronique de Daniel Schneidermann dans Libération du 19 novembre 2012, p. 19, qui évoque expressément la page Wikipédia de Rémy Pflimlin et indique que celui-ci a déclaré que Pierre Pflimlin n'était pas son oncle ; « C'était mon grand-oncle, le cousin de mon grand-père ».
  6. « Un gestionnaire consensuel et discret passé par France 3 », Les Échos, 6 juillet 2010.
  7. Alexis Delcambre, « Rémy Pflimlin, ancien président de France Télévisions, est mort », sur lemonde.fr,‎ .
  8. « Thierry PFLIMLIN - Dirigeant de la société Total Marketing Services - BFMBusiness.com », sur dirigeants.bfmtv.com (consulté le 15 décembre 2016)
  9. Marc Endeweld, France Télévisions, Off the Record : Histoires secrètes d'une télé publique sous influences, Flammarion, , 479 p. (ISBN 2081254425, lire en ligne), p. 160-479
  10. « Rémy Pflimlin, Vice-Président de l’Assemblée générale d'ARTE GEIE », sur arte.tv
  11. « Notre histoire - Dirigeants », sur arte.tv
  12. Solinest
  13. AFP, « Rémy Pflimlin, une carrière dans les médias », sur liberation.fr,‎ (consulté le 10 septembre 2012)
  14. [1], « Pflimlin président du CA de TV5Monde », Le Figaro,
  15. « Projet de nomination de M. Rémy Pflimlin en qualité de président de la société France Télévisions », elysee.fr, 5 juillet 2010.
  16. « Rémy Pflimlin, l’inattendu patron de France Télévisions », Le Monde.fr, 5 juillet 2010.
  17. « Pflimlin présidera France télévisions à partir du 22 août », dépêche AFP, 21 juillet 2010.
  18. « Rémy Pflimlin s'installe à la tête de France Télévisions », L'Obs.com, 23 août 2010.
  19. « Monsieur Pflimlin, nous sommes nombreux à souhaiter votre départ... », Philippe Vecchi, TeleObs, 12 juin 2013.
  20. « France-télé sans vision », Philippe Kieffer, Huffington post France, 23 octobre 2013.
  21. « Rémy Pflimlin souhaite que "la redevance télé évolue" », Laurent Bazin, RTL.fr, 23 octobre 2013.
  22. « France Télévisions : La rémunération de Rémy Pflimlin révélée », sur ozap.com,‎
  23. France Télévisions : la Cour des comptes dresse un portrait au vitriol, lesechos.fr, 24 octobre 2016
  24. Décret du 31 juillet 2015 portant nomination d'un conseiller d'Etat en service extraordinaire - M. PFLIMLIN (Rémy), NOR: JUSA1518350D
  25. « Rémy Pflimlin nommé au Conseil d’État », sur francetvinfo.fr,‎
  26. Nathalie Simon, « Rémy Pflimlin nommé Président du Prix Italia », sur lefigaro.fr,‎ (consulté le 10 septembre 2012)
  27. « Rémy Pflimlin, ancien président de France Télévisions, est décédé », Dernière nouvelles d’Alsace, 3 décembre 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]