Cajarc

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Cajarc
Vue de Cajarc.
Vue de Cajarc.
Blason de Cajarc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Causse et Vallées
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Grand-Figeac - Haut-Ségala - Balaguier d'Olt
Maire
Mandat
Jacques Borzo
2014-2020
Code postal 46160
Code commune 46045
Démographie
Population
municipale
1 133 hab. (2014)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 11″ nord, 1° 50′ 37″ est
Altitude Min. 140 m – Max. 394 m
Superficie 25,1 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la mairie de Cajarc

Cajarc est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'ancienne province du Quercy. Adossée au Causse de Saint-Chels, elle se blottit dans un cirque de plateaux calcaires au pied du Lot.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Cajarc aurait pour origine le nom germanique Cachihardus selon Ernest Nègre ou d'une déformation de l'occitan cajaròca, du latin casa, désignant une pauvre maison, une hutte, peut-être point de départ du village[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cajarc connut un habitat gallo-romain[2].

Elle fut une ville importante du Quercy dotée d'une charte des coutumes en 1226[2]. Ses seigneurs, les Hébrard de Saint-Sulpice, bâtirent des prieurés et protégèrent la population pendant la guerre de Cent Ans. Aussi désigne-t-on par « Hébrardie » la région autour de la vallée du Célé.

Cajarc fut longtemps résidence des évêques de Cahors.

Cajarc, tout comme Figeac, opta pour la Réforme et fut démantelée par Louis XIII en 1622[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Cajarc

Son blasonnement est : « D'azur, à un château d'or donjonné de deux tours de même, la porte ouverte, et les donjons chargés chacun d'une croix de sable, et accostés d'une aigle d'argent. »[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1794 Jean Lacariere    
1794 1796 Antoine Lagarrigue    
1796 1798 Andrieu    
1798 1800 Jacques Paben    
05.1800 06.1800 Claude Duphemieux    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 133 habitants, en augmentation de 2,16 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 911 1 975 2 220 2 001 1 889 2 053 2 055 2 143 1 837
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 891 1 928 1 917 1 942 1 847 1 934 1 959 1 818 1 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 505 1 527 1 409 1 260 1 205 1 166 1 100 1 325 1 002
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 020 1 044 1 028 1 059 1 033 1 114 1 096 1 119 1 133
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église fut construite au XIIIe siècle par Aymeric Hébrard de Saint-Sulpice, évêque de Coïmbra, puis fut souvent remaniée[2]. Elle fut l'objet d'un pèlerinage du Saint-Sacrement suivi en Rouergue et en pays toulousain[2].
  • « La maison de l'Hébrardie » aux fenêtres gothiques date de la fin du XIIIe siècle[2] et constitue un vestige du château de la puissante famille des Hébrard de Saint-Sulpice. Elle est classée monument historique en 1924[10].
  • À proximité du bourg, on peut voir une cascade de 25 mètres de haut, dénommée la Caougne ; dans le cirque de plateaux, on aperçoit, au nord, le « Roc de Conte » et à flanc de coteau, le « château des Anglais ».
  • En amont de la ville se trouve le « Saut de la Mounine », point de vue sur la vallée et les méandres du Lot.
  • Dolmens du Camp d'Inou Tou : 3 dolmens.
  • Dolmens du Verdier : 3 dolmens.
    Article connexe : Dolmens du Verdier.

Patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Cajarc et une grue hydraulique datant de 1890.

Cajarc se situe sur la ligne de chemin de fer Cahors - Capdenac. Bien que la gare soit désaffectée, Cajarc conserve plusieurs bâtiments ferroviaires ainsi qu'un réservoir d'eau et deux grues hydrauliques qui étaient utilisés pour approvisionner les locomotives à vapeur. L'association des cheminots et amis du rail du Pays de Cajarc gère un musée du rail installé dans un ancien bâtiment ferroviaire situé à proximité de la gare ; ce musée présente une collection de matériel ferroviaire. La gare est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1989[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

C'était certainement un relais très fréquenté par les pèlerins de Saint-Jacques. Un hôpital existait déjà en 1269, il est cité de nombreuses fois dans les textes.

Un pont est construit sur le Lot en 1320 pour le passage des pèlerins.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 108.
  2. a, b, c, d, e et f Michel de la Torre, Lot - L'art et la nature de ses 340 communes, Nathan, 1985
  3. Victor Adolphe Malte-Brun, Lot : Géographie - Histoire - Statistique - Administration, Les éditions du Bastion, (réimpr. 1980), 58 p., p. 49
  4. « Les maires de Cajarc », sur Site francegenweb, (consulté le 9 octobre 2016).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Chapelle des Mariniers », notice no PA00095032, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Maison de l'Hébrardie », notice no PA00095033, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Gare », notice no PA00095285, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Eh bien bonjour, le Schmilblick est aujourd'hui à Cajarc, petite ville de l'Aveyron (sic). Je rappelle brièvement que le Schmilblick est presque rond, qu'il contient du jaune, qu'il tient dans la main, qu'on peut le faire cuire de différentes façons et qu'un navigateur le faisait tenir debout. A vous Cajarc ! A vous Simone ! Premier candidat…. Le sketch est une réalisation de Martin Lamotte, qui joue le rôle de Guy Lux, Christine Dejoux étant Simone Garnier. Coluche lui piquera aussi l'idée du Cancer du bras droit
  13. Loïc Sellin et Denis Taranto, « Sagan : l'album retrouvé », Vanity Fair n°26, août 2015, pages 140-149.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.