Cajarc

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Cajarc
Vue de Cajarc.
Vue de Cajarc.
Blason de Cajarc
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Figeac
Canton Causse et Vallées
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Le Grand Figeac
Maire
Mandat
Jacques Borzo
2014-2020
Code postal 46160
Code commune 46045
Démographie
Population
municipale
1 138 hab. (2012)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 29′ 11″ N 1° 50′ 37″ E / 44.4863888889, 1.8436111111144° 29′ 11″ Nord 1° 50′ 37″ Est / 44.4863888889, 1.84361111111  
Altitude Min. 140 m – Max. 394 m
Superficie 25,1 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la mairie de Cajarc

Cajarc est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'ancienne province du Quercy. Adossée au Causse de Saint-Chels, elle se blottit dans un cirque de plateaux calcaires au pied du Lot.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Cajarc aurait pour origine le nom germanique Cachihardus selon Ernest Nègre ou d'une déformation de l'occitan cajaròca, du latin casa, désignant une pauvre maison, une hutte, peut-être point de départ du village[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cajarc connut un habitat gallo-romain[2].

Elle fut une ville importante du Quercy dotée d'une charte des coutumes en 1226[2]. Ses seigneurs, les Hébrard de Saint-Sulpice, bâtirent des prieurés et protégèrent la population pendant la guerre de Cent Ans. Aussi désigne-t-on par « Hébrardie » la région autour de la vallée du Célé.

Cajarc fut longtemps résidence des évêques de Cahors.

Cajarc, tout comme Figeac, opta pour la Réforme et fut démantelée par Louis XIII en 1622[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Cajarc

Son blasonnement est : « D'azur, à un château d'or donjonné de deux tours de même, la porte ouverte, et les donjons chargés chacun d'une croix de sable, et accostés d'une aigle d'argent. »[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Gilbert Maillebuau Rad.-RGR Conseiller général du canton de Cajarc de 1945 à 1967
1947 1953 Charles Frejaville -  
1953 1959 Gilbert Maullabeau -  
1959 mars 1971 Guy Murat UDR Député du Lot de 1969 à 1973
mars 1971 juin 1995 Guy Mirabel Radical-socialiste puis MRG Conseiller général du canton de Cajarc de 1978 à 2004
mars 1995 mars 2001 Gaston Pissouraille PRG  
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Bouquié PS  
mars 2008 2014 Jacques Borzo DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 138 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 911 1 975 2 220 2 001 1 889 2 053 2 055 2 143 1 837
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 891 1 928 1 917 1 942 1 847 1 934 1 959 1 818 1 661
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 505 1 527 1 409 1 260 1 205 1 166 1 100 1 325 1 002
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 020 1 044 1 028 1 059 1 033 1 114 1 096 1 088 1 119
2012 - - - - - - - -
1 138 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Cette petite ville ancienne, agréable centre de vacances, conserve beaucoup de vieilles maisons pittoresques et les ruines d'un château du XIIIe siècle.
  • port de batellerie, sa chapelle Sainte-Marguerite était un lieu de pèlerinage des mariniers.
  • La chapelle de la Madeleine, dite la Capelette de Cajarc, remonte au XIIe siècle, elle dépendait d'une léproserie qui donnait aussi l'hospitalité aux voyageurs avant la traversée du causse. Elle est inscrite au titre des monuments historiques en 1941 sous le nom erroné de chapelle Sainte-Marguerite dite des Mariniers[6]
  • L'église fut construite au XIIIe siècle par Aymeric Hébrard de Saint-Sulpice, évêque de Coïmbra, puis fut souvent remaniée[2]. Elle fut l'objet d'un pèlerinage du Saint-Sacrement suivi en Rouergue et en pays toulousain[2].
  • « La maison de l'Hébrardie » aux fenêtres gothiques date de la fin du XIIIe siècle[2] et constitue un vestige du château de la puissante famille des Hébrard de Saint-Sulpice. Elle est classée monument historique en 1924[7].
  • À proximité du bourg, on peut voir une cascade de 25 mètres de haut, dénommée la Caougne ; dans le cirque de plateaux, on aperçoit, au nord, le « Roc de Conte » et à flanc de coteau, le « château des Anglais ».
  • En amont de la ville se trouve le « Saut de la Mounine », point de vue sur la vallée et les méandres du Lot.
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Patrimoine ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Cajarc et une grue hydraulique datant de 1890.
  • Cajarc se situe sur la ligne de chemin de fer Cahors - Capdenac. Bien que la gare soit désaffectée, Cajarc conserve plusieurs bâtiments ferroviaires ainsi qu'un réservoir d'eau et deux grues hydrauliques qui étaient utilisés pour approvisionner les locomotives à vapeur. L'association des cheminots et amis du rail du Pays de Cajarc gère un musée du rail installé dans un ancien bâtiment ferroviaire situé à proximité de la gare ; ce musée présente une collection de matériel ferroviaire. La gare est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1989[8].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

C'était certainement un relais très fréquenté par les pèlerins de Saint-Jacques. Un hôpital existait déjà en 1269, il est cité de nombreuses fois dans les textes.

Un pont est construit sur le Lot en 1320 pour le passage des pèlerins.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 108.
  2. a, b, c, d, e et f Michel de la Torre, Lot - L'art et la nature de ses 340 communes, Nathan, 1985
  3. Victor Adolphe Malte-Brun, Lot : Géographie - Histoire - Statistique - Administration, Les éditions du Bastion,‎ (réimpr. 1980), 58 p., p. 49
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  6. « Chapelle des Mariniers », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Maison de l'Hébrardie », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Gare », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Eh bien bonjour, le Schmilblick est aujourd'hui à Cajarc, petite ville de l'Aveyron (sic). Je rappelle brièvement que le Schmilblick est presque rond, qu'il contient du jaune, qu'il tient dans la main, qu'on peut le faire cuire de différentes façons et qu'un navigateur le faisait tenir debout. A vous Cajarc ! A vous Simone ! Premier candidat…. Le sketch est une réalisation de Martin Lamotte, qui joue le rôle de Guy Lux, Christine Dejoux étant Simone Garnier. Coluche lui piquera aussi l'idée du Cancer du bras droit

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.