Trévou-Tréguignec

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Trévou-Tréguignec
L'Église Saint-Samson
L'Église Saint-Samson
Blason de Trévou-Tréguignec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Perros-Guirec
Intercommunalité Lannion-Trégor Agglomération
Maire
Mandat
Pierre Adam
2014-2020
Code postal 22660
Code commune 22379
Démographie
Gentilé Trévousien, Trévousienne
Population
municipale
1 318 hab. (2015 en diminution de 8,09 % par rapport à 2010)
Densité 202 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 56″ nord, 3° 21′ 26″ ouest
Altitude 60 m
Min. 0 m
Max. 92 m
Superficie 6,52 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte administrative des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Trévou-Tréguignec

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Trévou-Tréguignec

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Trévou-Tréguignec

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Trévou-Tréguignec
Liens
Site web Site officiel de la commune

Trévou-Tréguignec [tʁevu tʁeviɲɛk] est une commune française située dans le Trégor, dans l'actuel département des Côtes-d'Armor, en Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Trévou-Tréguignec (du breton « Trev », “petite parcelle” et « Tréguignec », lieu-dit) est traversée par une vallée qui débouche au nord sur la plage de Trestel : une grande plage de sable blanc. Sur le coteau Ouest, se trouve le bourg de Trévou et sur le coteau Est, Tréguignec. Dans la vallée se trouve le château de Boisriou, au milieu des étangs et des bois. Le rivage de la commune est très diversifié avec quelques rochers curieux. Le littoral s'étend du Port-Le Goff à la limite de Trélévern pour aller au Port-du-Royau près des dunes de Port-Blanc.

Deux plages sont situées sur la commune : la plage du « Royau » et la plage de Trestel (en breton, traezh veut dire sable). Cette dernière, très réputée, attire chaque année bon nombre d'estivants et a également arboré le Pavillon Bleu d'Europe de 1998 à 2004[1]. Depuis que la commune ne verse plus sa cotisation annuelle[réf. nécessaire], le pavillon lui a été retiré. En outre, un centre de rééducation hélio-marin y est également installé. Une autre petite plage est surnommée la « plage aux choux » en raison des choux de mer (brocolis sauvages) qui poussent sur la grève de galets qui la surplombe.

La plage de Trestel a une exposition très favorable pour la pratique de la planche à voile et a accueilli le championnat de France de funboard en octobre-novembre 1990.

Particularités[modifier | modifier le code]

  • Le littoral de Trévou-Tréguignec compte de nombreux espaces sensibles décrits par le professeur Jean-Pierre Pinot dans son ouvrage La Gestion du littoral[2]. Le professeur a étudié un ensemble de « queues de comète » caractéristiques du littoral trévousien. Une queue de comète est une accumulation de sédiments en position d'abri derrière un écueil, un îlot ou une île.
  • Le marais de Trestel est aussi un milieu original qui a fait l'objet d'une étude de Mohamed Alhassanpour le compte du Conseil général des Côtes-d'Armor : Le Marais de Trestel : un milieu original - Contribution au diagnostic écologique et projet de valorisation par la création d'itinéraires de promenade (années 2002-2004). Ce marais a également été étudié au moment de l'enquête Natura 2000 (existence d'habitats d'intérêt communautaire à préserver).
  • À l'ouest de la plage de Trestel, on peut observer une formation géologique très caractéristique : un filon de dolérite[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité et attesté sous les formes Trevou vers 1330 et à la fin du XIVe siècle, Tresvou en 1405, Trevou en 1427, Trevo et Treff de Guynec en 1464, Trevou et Guignec en 1464, Trévou au XVIIe siècle, Trévou-Tréguinec dès 1671 et enfin Trévou-Tréguignec au XVIIIe siècle[4].

Trévou-Tréguinec tire son nom de la famille du Trevou aujourd’hui éteinte[4].

an Trevou ou an Treo en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

Incendie au château de Boisriou[modifier | modifier le code]

Dans la nuit de Noël 1713, Marguerite Le Goff, servante au château de Boisriou, s’éclairant avec un tison (en l’absence de ses maîtres et en dépit de leur interdiction d'utiliser ce procédé) met le feu dans le pavillon neuf. L’incendie cause de gros dégâts[5].

Le comte du Trévou enfermé au Château du Taureau[modifier | modifier le code]

En 1902, Prosper Hémon publie une brochure sur Sébastien du Trévou[6], un lieutenant de vaisseau, commandant de la corvette Le Papillon en 1787 et 1788. Les démêlés du Comte du Trévou avec son équipage le firent enfermer au château de Taureau[7] d’où il voulut s’évader. Son corps fut retrouvé fracassé sur les rochers de Plougasnou[8],[9].

Le dernier évêque de Tréguier se réfugie au château de Boisriou[modifier | modifier le code]

Auguste-Louis-Marie Le Mintier naît à Sévignac le . Docteur en théologie en 1757, grand-vicaire à Saint-Brieuc de 1766 à 1769, puis à Rennes de 1769 à 1786 il sera le dernier évêque de Tréguier (en 1786). Il publie à Morlaix le 14 septembre 1789 un mandement qui sera considéré comme réactionnaire. Il prend aussi position contre la constitution civile du clergé et doit émigrer à Jersey en 1791. En février 1791, il se réfugie au château de Boisriou[10] à Trévou-Tréguignec avant de s’embarquer pour Jersey à bord d’un bateau de pêche. Il meurt à Londres, chez Mme de Catuélan-Le Merdy, le 21 janvier 1801[11],[12].

Trévou, succursale de la cure de Perros-Guirec[modifier | modifier le code]

Par ordonnance royale du 23 juin 1842, Trévou-Tréguignec a été érigé en succursale de la cure de Perros-Guirec et ainsi enlevé au territoire de la succursale de Trélévern.

Trestel, station balnéaire depuis le XXème siècle[modifier | modifier le code]

Le grand hôtel de la plage ou hôtel Guyomard

Au début du XXe siècle, la plage de Trestel va changer de visage avec la construction de nombreux hôtels et villas.

L'inauguration du Grand Hôtel Casino de la Mer, le , a fait l'objet d'une série de cartes postales éditées par Eugène Lageat. Ce jour-là, il y a foule sur la plage de Trestel pour assister aux nombreuses animations : courses de bicyclettes, mât de cocagne, feu d'artifice et bal populaire. Cet hôtel, parfois appelé Hôtel Thomas, Hôtel Kermor ou encore Grand café de la Mer, a été détruit dans les années 1950 pour permettre l'extension du sanatorium.

L'imposante « villa Postel » construite au bord de la plage du Royau a été occupée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale et détruite avant leur départ.

La Villa des Flots, à vendre à l'amiable en juillet 1905[13], est mise aux enchères pour 25.000 francs en 1906[14], puis encore à vendre en avril 1920[15] avec 3 hectares 15 ares. L'Hôtel des Flots exploité par la famille Feuillet a été racheté par la ville de Vincennes pour y installer une colonie de vacances pendant de très nombreuses années.

Le Grand Hôtel de la Plage est à vendre en 1910[16], puis exploité par la famille Nédélec. Le dimanche 19 avril 1914, un accident léger entre la limousine du marquis de C..., en villégiature à Trestel, et l'automobile transportant le notaire de Perros-Guirec a lieu dans la côte de Trestel, en face de la villa que fait construire M. de Boisriou. Pour se remettre de leurs émotions, le Marquis alla « prendre un cordial » avec les dames à l'hôtel de Mme Nédélec. L'hôtel est à vendre par adjudication le 1er juillet 1914[17].

Le mobilier de l'hôtel (dont 29 lits à deux personnes, 13 lits à une personne, un superbe fourneau, une grande lessiveuse mécanique, ...) est mis en vente le dimanche 29 juin 1919[18]. C'est dans cet hôtel que s'installe le sanatorium en 1921. Le bâtiment a été détruit récemment[Quand ?] pour permettre la construction du nouveau Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelles en milieu marin.

Ces hôtels et autres maisons de villégiature font l'objet de publicité dans les publications locales, comme par exemple principalement dans L'Ouest-Éclair:

  • Juillet 1907, juillet 1908 et juin 1909 : Trévou-Tréguignec, gare Lannion ...) Hôtel des Touristes, Le Joncour, propriétaire, ..."[19]. Juillet 1909 : « plage de Trestel, à Trévou-Tréguignec, Hôtel des Touristes, prix très modérés »
  • D'août à octobre 1910 : « L'Hôtel de la Plage, de Trestel, à Trévoux-Tréguignec (C.-du-N.). S'y adresser. »
  • Août 1910 : « Sur la splendide plage de Trestel, commune de Trévou-Tréguignec (Côtes-du-Nord), en bordure de la grève. MAISON meublée ou non, fraîchement restaurée, avec cave, vaste emplacement, champ, écuries, remise, puits avec pompe. Emplacement unique pour hôtel ou restaurant. Facilité de paiement. On louerait au besoin pour plusieurs années à personne désirant tenir restaurant. Pour tous renseignements, s'adresser à Me TEURTRIS". »
  • Août 1911 : « ADJUDICATION dimanche 20 août 1911, à 2 h. 1/2 de : Au Trévou-Tréguignec, près Perros-Guirec (Côtes-du-Nord), plage de Trestel. VILLA MEUBLEE élevée sur cave, ayant vestibule et 4 pièces au rez-de-chaussée. 4 chambres, cabinet de toilette et W.-C. à l'étoffe, jardin, puits avec pompe, kiosque et poulailler. Superficie, 600 mètres, vue superbe sur la haute mer et les Sept-Îles »
  • Juillet 1913 : « Le samedi 12 juillet 1913, il sera procédé, à la Mairie de Trévou-Tréguignec, par Me AUTRET, notaire, à la vente aux enchères publiques des biens ci-après : (...) 1° Une belle villa neuve dite villa Maritime avec 2.500 m² de terrain située à 200 mètres de la jolie plage de Trestel. (...) 1° Vieux bâtiments de ferme (...) terrain baigné par la mer (...) 2° 12.500 m² de terrain situé près de la même plage, propre à la construction. (...) Tous les terrains ci-dessus sont d'un bel avenir, et conviennent admirablement pour la spéculation ».

Même certaines structures parisiennes créent alors des colonies de vacances pour leurs enfants : c'est le cas de la paroisse de l'Immaculée Conception de Paris qui organise les dimanche 14 et 21 juin 1914 des représentations théâtrales "au profit de la Colonie de Vacances établie pour la première fois au Trévoux (plage de Trestel) (Côtes-du-Nord)"[20]. Cette année-là, 2 séjours de 3 semaines sont organisés en juillet et en août, la participation aux frais est de 45 francs. Les colons doivent emporter une paire d'espadrilles pour la plage, mais les enfants recevront à la colonie un chapeau de paille. La colonie est accueillie par les sœurs du Saint-Esprit. Des jeux divers sont organisés "sur l'immense plage de Trestel"[21].

Il devient de bon ton de passer l'été au bord de la mer : en août 1912, Rossignol de Fargues se déclare "en villégiature à Trestel" en tant qu'abonné du Gaulois[22], en août 1920, M. de Coutilloles d'Angleville se déclare "en villégiature à Trestel-en-Trévou" en tant qu'abonné à l'Action Française[23].

Ce charme pittoresque est parfois assombri par les marées noires qui ont touché les côtes nord de la Bretagne. Après la catastrophe du Torrey Canyon en 1967, les bénévoles ont nettoyé plus de 140 tonnes de mazout en 24 heures sur les plages de Trestel et de Port-Blanc[24].

Communications[modifier | modifier le code]

Ce développement n'aurait pas été possible sans la réfection et la construction d'infrastructures routières. En juillet 1907 sont inaugurées les dernières centaines de mètres de route carrossable pour atteindre la plage de Trestel depuis Saint-Guénolé. L'inauguration le 14 juillet sera l'occasion d'un "bal champêtre et musique au gramophone"[25].

En 18 juillet 1912, le Syndicat d'Initiative des Plages (siégeant à Lannion) vote à l'unanimité la "demande d'amélioration des routes d'accès à la plage de Trestel, détériorées par défaut d'entretien"[26].

En janvier 1913, le chemin du Bourg à la plage de Trestel est classé en petite vicinalité, ce qui commence à reconnaître son intérêt, notamment touristique.

Incendie de l'église de Trévou[modifier | modifier le code]

Vue de l'église foudroyée en 1914

Dans la nuit du 7 au 8 septembre 1914, la foudre détruit l’église Saint-Samson construite en 1848. Voici ce qu’écrit Benjamin Jollivet en 1856 :

« L’église est un gracieux édifice gothique, construit de nos jours au moyen de dons tout spontanés des habitants peu riches de cette petite paroisse. Mais il était temps de remplacer l’ancien temple, ou plutôt cette sorte de crypte sombre, aux murs lézardés, qui en tenait lieu. Tout est parfaite harmonie dans cette église, dont l’unique transept est éclairé par deux élégantes verrières flamboyantes. Le portail ouvrant sur la façade orientale de la tour est remarquable par sa hauteur, par la profondeur et le relief de ses moulures. À l’intérieur, on admire le maître-autel dont le coffre est orné de niches avec clochetons, dans lequel l’artiste a placé Notre-Seigneur et les Évangélistes. Le retable n’est pas moins remarquable par ses dais, ses frises et ses tympans gothiques. Il s’élève gracieusement jusqu’à la hauteur du lambris, sans masquer la maîtresse-vitre. Enfin la chaire, les bancs, le catafalque, les grilles, tout en un mot dans cette petite église mérite de fixer les regards. »

Le fut bénie la première pierre de la nouvelle église. Le , fut bénie la nouvelle église Saint-Samson. La paroisse de Trévou-Tréguignec, enclavée dans l'évêché de Tréguier faisait partie du doyenné de Lannion relevant de l'évêché de Dol-de-Bretagne et était sous le vocable de saint Samson.

Sanatorium marin de Trestel[modifier | modifier le code]

Vue de la plage de Trestel. Au fond le Sanatorium marin

Le 24 décembre 1921, le sanatorium marin de Trestel ouvrit dans un hôtel déjà existant. Il est fondé par « L'Œuvre antituberculeuse pour le traitement des tuberculoses externes et les affections relevant de la cure hélio-marine ».

Le 29 décembre 1925, Arsène-Ernest Etesse, médecin-chef de l'hôpital de Tréguier, ensuite conseiller municap, maire et adjoint de Tréguier entre 1929 et 1971[27], est nommé chevalier de la Légion d'Honneur, notamment pour "d'admirables résultats dans l'organisation du sanatorium de Trestel dans la lutte antituberculeuse"[28].

En janvier 1925, la première pierre est posée par Justin Godart, ministre de l'Hygiène, entouré de Paul Le Troadec, Fernand Rabier et Gustave de Kerguezec, sénateurs. Le sanatorium est alors réservé aux Pupilles de la Nation[29].

Le 20 avril 1929 eut lieu la réception définitive des bâtiments dont la construction avait commencé en 1924.

La plaquette de présentation réalisée en septembre 1929 indique que : « Sont admis les enfants des deux sexes âgés de 3 à 17 ans inclus atteints de lésions tuberculeuses des os, articulations, ganglions ne présentant aucune lésion pulmonaire. La toiture de l'établissement forme une vaste terrasse qui domine toute la région et la plage. Elle sert pour les cures d'insolation totale et pour les exercices de culture physique. L'ancien sanatorium (l'ancien hôtel) devenu annexe sert de lazaret. L'établissement est en outre pourvu de magasins d'approvisionnement, d'une porcherie, d'un poulailler, etc. De vastes terrains de culture permettent les approvisionnements en légumes frais. Un service d'eau spécial avec captation de nappes souterraines amène l'eau jusque sur les terrasses. La construction est entièrement en ciment armé. La classe a lieu en plein air dans la belle saison ou lorsqu'il fait mauvais dans un local vaste et aéré avec de larges baies ouvrant sur la mer ».

Dans les années 1930, l'Office Départemental des Combattants a installé "comme les années dernières" une colonie de vacances de 45 enfants pupilles en 1937[30], 50 en 1939[31] choisis parmi les dispensaires d'hygiène.

Des photographies de l'établissement sont présentées à la Foire de Rennes dans le Pavillon de l'Hygiène sur le stand de l'Office anti-tuberculeux d'Ille-et-Vilaine en avril 1936[32].

L'administration insère des encarts dans la presse pour informer que le sanatorium reste ouvert, dirigé par le docteur Auregan en octobre 1939[33] et par le docteur Fitte, médecin-directeur, en septembre 1940, ce dernier ayant été démobilisé[34].

L'établissement fonctionnera en tant que tel jusqu'au milieu des années 1950 où s'amorce une reconversion des activités.

Le groupe scolaire Henri-Avril sera pour sa part inauguré le .

En 1957, le « sana » devient Centre Hélio-Marin. Il s'oriente vers la rééducation avec la construction d'une piscine d'eau de mer chauffée.

En 1968, l'établissement est rattaché au Centre Hospitalier de Saint-Brieuc. Le service de rééducation adultes se développe.

le , l'établissement est rattaché au Centre Hospitalier Pierre Le Damany de Lannion

Depuis, l'établissement est devenu Centre de rééducation et de réadaptation fonctionnelles en milieu marin. Une nouvelle architecture est venue donner à la plage de Trestel un autre visage à partir de 1995. L'établissement est doté aujourd'hui d'un plateau technique moderne.

Commerces[modifier | modifier le code]

Dans les années 1920, le débit de boissons et épicerie "Café des Baigneurs" est situé au Bourg de Trévou. Il est vendu par les époux HEDDEBAUT Félix à Joseph HAMON et Louise CHEVALLIER le 15 septembre 1923[35], puis à Francis BRIAND le 20 octobre 1924[36].

Le cinéma Charlot[modifier | modifier le code]

Vue de la plage de Trestel (le bar "Chez Charlot" est à droite de la vue, au bord de la route)

Charles Le Carvennec dit Charlot a commencé sa vie professionnelle dans la menuiserie. Mais la crise des années 1930 et le chômage vont le contraindre rapidement à changer de voie. Alors, en 1933, il décide d'ouvrir un estaminet 48° 49′ 10″ N, 3° 21′ 20″ O au bord de la plage de Trestel. Un an après, il ouvre une piste de danse. Quelque temps après, une équipe de projectionnistes allemands employés par une grande firme viennent y projeter Les Enfants du paradis. Charlot décide alors d'acheter lui-même un projecteur : un appareil Pathé Nathan pour passer des films en 17,5 mm, le format de l'époque. Ainsi commencent 30 années de cinéma ambulant dans le Trégor. À la Libération, Charlot échange son vieil appareil contre un projecteur 16 mm Debrie. Jusqu'en 1969, il va projeter ce qui allaient devenir les grands classiques du cinéma et cela à travers les campagnes trégorroises[37].

Légendes[modifier | modifier le code]

On a rapporté que [38]:

Auprès du Port-Blanc, dans la grève, à la limite de Penvenan et de Trévou-Tréguignec, est un îlot très sauvage appelé Bruck (l'inculte, le sauvage), tout entouré d'écueils dangereux. C'est la demeure de mauvais génies qui y attirent les navires pour les perdre. La mer y est toujours en furie, et la nuit entre les rochers on voit des fantômes et des personnages armés de haches qui semblent guetter les navires naufragés. De Bruck à Trestel, sur une étendue d'une demi-lieue, la côte est maudite. Naguère personne ne s'y hasardait la nuit, et les douaniers mêmes redoutaient d'y passer. Un dicton breton constate la mauvaise renommée de ce passage :

Hen tre Bruck ha Trestel, He ma belly an drouk-Aael ; Hen tre Bruck hag an Treo, He ma belly an Diaolo.

Entre Bruck et Trestel — Est le domaine du mauvais ange. — Entre Bruck et le Trevou — Est le domaine des diables.

Les personnes qui passent même de jour par ce lieu maudit se signent avant d'y entrer et craignent quelque effrayante apparition. Sur l'un des rochers on montre la trace des pieds du cheval du diable.

(Communication de M. Le Calvez).

ainsi que [39]:

Les marins de Tréguier croient que la cité de Grallon n'était pas à Douarnenez, mais dans leur voisinage. Au dire des habitants de Penvenan et des pays voisins, la ville d'Is était située à l'endroit où se trouve maintenant la grève désolée de Trestel ; les empreintes qu'on voit sur un des rochers de la côte sont pour les uns les fers du cheval du diable, pour les autres ceux du roi Grallon. Quelquefois on entend sonner sous les flots les cloches de la ville disparue.Une autre tradition trécorroise rapporte qu'une grande cité existait autrefois à l'endroit où sont maintenant les récifs des Triagos.

(Comm. de M. Le Calvez).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Trévou-Tréguignec (Côtes-d'Armor).svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'argent à un léopard de sable accompagné de 6 merlettes du même, posées en orle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[40]
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1965 Henri de Boisriou SE  
1965 1971 Robert Tourneux SE  
1971 1976 Henri de Boisriou SE  
1976 1977 Louis Le Roy SE  
1977 1990 Yves de Boisriou SE  
1990 1997 Hervé de Boisriou SE  
1997 2001 Paul Zampèse SE  
2001 2008 Marie-Louise Le Morzadec PS  
2008 2014 Alain Ernot PS  
2014 en cours Pierre Adam SE Agriculteur - Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[42].

En 2015, la commune comptait 1 318 habitants[Note 1], en diminution de 8,09 % par rapport à 2010 (Côtes-d'Armor : +1,14 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
572 525 644 704 707 826 885 950 982
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
937 929 980 981 982 1 016 1 034 1 004 1 017
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
855 952 989 911 965 1 064 1 133 1 281 1 327
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 154 1 059 1 218 1 266 1 210 1 144 1 371 1 427 1 311
2015 - - - - - - - -
1 318 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Mordreuc né à Trévou-Tréguignec en 1908. Jean Pépin résida plus tard à Ploumanac'h puis à Pleudihen près de Dinan. Il est l'auteur d'au moins trois romans : Le Retour (An Distro, 1956), Le Charognard (1957), La Condamnation (1961). Dans Épaves, il met en scène les travailleurs de la mer. An Distro se déroule sur la Côte de granit rose et c'est la raison pour laquelle ses compatriotes ont donné ce nom au bateau de sauvetage de Trestel.
  • Eugène Lageat, photographe et éditeur de cartes postales
Article détaillé : Eugène Lageat.
Article détaillé : Lucien-Marie Le Gardien.
  • Joseph Le Gorrec, décédé à Lannion vers 1926 à la suite d'un accident de la route, plus connu sous le nom de Canan ou encore Kanamm[45] (cf cartes postales Eugène Lageat). Personnage de légende sourd et muet et qui devait son nom à son grognement. Il allait de pardons en pardons et vivait de la charité publique. Édouard Ollivro lui a consacré un chapitre de son roman Picou fils de son père. Le personnage a été également cité dans Sophie de Tréguier, le roman d'Henri Pollès.
  • Gustave Prigent, dit Dall an Treou, violoneux aveugle décédé en 1940[46]. Gustave Prigent habitait au bourg du Trévou et animait bals et mariages. Il jouait souvent du violon non loin de chez lui, assis près du calvaire, ou encore à l'entrée de la plage. Il vivait principalement de la charité publique.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Samson.

Allée couverte du Coat-Mez[modifier | modifier le code]

La ferme de Coat-Mez non loin du château de Boisriou conserve les restes d'une allée couverte[47].

Plage de Trestel[modifier | modifier le code]

La plage de Trestel semble avoir été une conquête faite par la mer. On y trouve en effet des restes d'une forêt devenue sous-marine. Benjamin Jollivet explique que la plage était plantée autrefois d'arbres de haute fûtaie. « Partout, en effet, à de très petites profondeurs (de 60 à 80 centimètres) on découvre des troncs d'aulnes ou de chênes que les habitants exploitent et vendent. Chaque jour, une population malheureuse, la pioche à la main, fouille la plage en tous sens et en retire tantôt des fragments, tantôt des arbres séculaires tout entiers. Les prairies qui avoisinent la grève et qui sans doute touchaient à ce bois ou forêt, s'appellent Pen-ar-Guern, trois mots bretons qui signifient tête ou commencement de l'aulnaie. Tout confirme donc l'existence d'un bois, dans les temps reculés, là où la mer règne aujourd'hui en souveraine ».

Manoir de Baloré (XVeXVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Le manoir de Baloré fut à l’origine le fief des seigneurs du même nom qui blasonnaient « De sable à un château d’or, sommé de trois tourillons de même » (Le Borgne, armorial, 1667). Cette famille se fondit dans celle du Trévou, seigneurs du manoir voisin du Trévou-Bras. Celle-ci portait « D’argent au léopard de sable, accompagné de six merlettes du même posées en orle ». La devise de la famille est « Pa garro Doué » (« Quand il plaira à Dieu »). Plusieurs personnages ont illustré l’histoire de cette famille[48].

  • En 1418, Yves du Trévou accompagne le duc de Bretagne dans son voyage en France.
  • En 1477, Olivier épouse Guillemette de Quélen.
  • En 1629, Jean du Trévou, conseiller du Roy, sénéchal de Lannion.
  • En 1642, René du Trévou, son fils, est lieutenant général de l’Amirauté, au siège de Lannion.
  • En 1670, le Père du Trévou, jésuite, est confesseur de Monsieur, frère de Louis XIV.
  • En 1689, un du Trévou est page du Roy.
  • En 1753, un du Trévou est lieutenant aux gardes françaises.
  • En 1758, Joseph du Trévou combat à Saint-Cast.
  • Deux lieutenants de vaisseau de cette famille prennent part à la guerre d’indépendance de l’Amérique : l’un à bord du « Vaillant », l’autre à bord du « Jason ».
  • Sébastien du Trévou commande « Le Papillon » (voir Histoire).
  • La famille du Trévou habite le château de Traofeunteuniou, à Ploujean, en 1755, lorsqu’elle met en vente le manoir de Baloré. Le manoir est acquis –fonds et droits convenanciers – par Monsieur Louis Pasquiou, notaire royal à Kergouanton, manoir voisin de Trélévern. Le manoir est depuis resté dans la même famille.
  • En 1795, un du Trévou, lieutenant de vaisseau, est fusillé à Quiberon.
    Note : Le manoir de Baloré possédait autrefois sa propre chapelle du nom de Saint-Thérézien. En 1389, le pape accorda, par bulle, des indulgences à tous ceux qui aideraient à la restauration de cette chapelle endommagée par les guerres[49].

La silhouette de ce manoir fut pendant longtemps assez connue des écoliers. En effet, plusieurs éditions des manuels de géographie de Schrader et Gallouédec montrent une gravure du manoir avec pour légende : Une Ferme bretonne. La Bretagne de Gallouédec fait figurer la même illustration avec une légende plus précise : Le Manoir du Trévoux.

Le manoir s'ouvre sur une porte cochère de granit et sur une voûte massive adjacente à la belle teinte grise. Un peu plus loin en parallèle, d'autres voûtes et une porte cochère constituent l'entrée de la cour intérieure près du puits. Les bâtiments sont construits en équerre avec une tourelle centrale qui abrite un escalier en colimaçon desservant les différentes salles du manoir. Une très ancienne statue de Saint-Yves décorait autrefois le vestibule d'entrée. De temps immémorial, le bail stipulait qu'une bougie devait brûler devant « le protecteur du lieu », le 19 mai, jour de sa fête. Les intérieurs sont simples avec une cheminée de granite pratiquement dans chaque pièce.

Derrière le manoir, dans le jardin délimité par un mur construit en 1819, se dresse le colombier seigneurial. Non loin de là, il reste un socle où reposait un cadran solaire, du XVIIIe siècle, aujourd'hui disparu. Ce cadran portait cette mélancolique inscription : SICUT FUGIUNT HOROE, SIC VITA MEA FUGIT (« Comme fuient les heures, ainsi fuit la vie »)[50].

Château du Boisriou[modifier | modifier le code]

« Cette terre noble appartenait au XVe siècle, à François de Carnavalet, sieur du Boisriou, en Trévou-Tréguignec. Ce personnage se rendit célèbre à la cour d'Henri II et de ses fils dont il avait été gouverneur. Il fut chevalier de l'ordre, grand écuyer de France, lieutenant de la compagnie des gens d'armes d'Henri III, gouverneur d'Anjou, du Bourbonnais et du Foretz. Cette même famille Carnavalet du Boisriou a fourni un des quatre lieutenants des gardes de Louis XIV. Elle portait : argent à trois faces, accompagné de dix merlettes, le tout de sable.

En 1421, Marie du Boisriou transmettait par mariage le château du Boisriou à la famille Plusquellec.

Au XVIIe siècle, le château du Boisriou passa aux mains de Madame de Villeneuve du Louët, qui fut, grâce à cette terre, reconnue comme fondatrice de la paroisse par l'information de 1695[51] ».

Ce lieu a ensuite donné son nom à la famille Le Borgne de Coëtivy. Cette famille est issue d'un frère de Guy Le Borgne, l'auteur de l'Armorial Breton (1667). Cette famille a hérité du domaine du Boisriou à la suite d'un mariage de 1677 et le possède depuis cette époque[52].

Chapelle de Saint-Guénolé[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Guénolé de Tréguignec

La chapelle de Saint-Guénolé se situe sur le territoire de Tréguignec. Elle a été construite au XIXe siècle sur les fondations d'un édifice déjà existant. Elle renferme de très belles statues de bois polychromes dont une Vierge à l'enfant (fin du XVe), une Sainte Barbe (XVIe siècle), une Sainte Marguerite (XVIe siècle) et une Crucifixion (fin du XVe, début XVIe)[53].

Un vivier d'associations[modifier | modifier le code]

Trévou-Tréguignec est une des communes du canton les plus dynamiques culturellement avec plus d'une trentaine d'associations sur son territoire. À ne pas manquer :

  • Le Festival Chausse Tes Tongs le we du 15 août 2009
  • Les pardons du Bourg et de St Guénolé respectivement le 2e we de juillet et le 1er we se septembre.
  • Le Fest-Noz de Port le Goff le dernier vendredi de juillet.
  • Etc...

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Front page »
  2. Jean-Pierre Pinot, La gestion du littoral. côtes rocheuses et sableuses, t. 1 : Littoraux tempérés : côtes rocheuses et sableuses., Paris, Institut océanographique, coll. « Propos », (ISBN 978-2-903-58120-6, OCLC 300071729).
  3. Michel LE PEUC'H, « Dolérite dans les rochers de Trestel à Trévou-Tréguignec », Breizh - Géologie,‎ (lire en ligne)
  4. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Trévou-Tréguinec »
  5. Pierre de la Haye et Yves Briand, Histoire de Lannion des origines au XIXe siècle ; Impram, 1986, pour la réédition.
  6. Revue critique d’histoire et de littérature, 1er semestre 1903, p. 276.
  7. Prosper Hémon : Le Comte du Trévou : la Révolution en Bretagne : notes et documents, Paris, Champion, 1902. Ouvrage tiré à 100 exemplaires.
  8. Revue critique d'histoire et de littérature sur Gallica
  9. Charles Le Goffic, Mes entretiens avec foch, Paris, Éditions SPES, (OCLC 2374912), p. 13-14
    Le manoir de Traofeunteuniou (Ploujean), résidence d’été du maréchal Foch avait appartenu à la famille noble du Trévou.
  10. Pierre de la Haye, Nicole Chouteau (avec la collaboration de), Armande de La Haye (avec la collaboration de) et Yves Moreau (avec la collaboration de), Histoire de Tréguier, ville épiscopale, Le Livre d'histoire-Lorisse, coll. « Monographies des villes et villages de France » (no 734), , 427 p. (ISBN 2-843-73819-9 et 978-2-843-73819-7, OCLC 469937690)
  11. Lettre de Louis XIV : Mandement de Monseigneur l'évêque de Tréguier sur Gallica
  12. Remontrance faite en la Chambre des vacations du parlement de Bretagne, contre le mandement de M. Le Mintier, évêque de Tréguier sur Gallica
  13. L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial, [s.n.], (lire en ligne)
  14. L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial, [s.n.], (lire en ligne), p. 4
  15. L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial, [s.n.], (lire en ligne), p. 5
  16. L'Ouest-Éclair, [s.n.], (lire en ligne), p. 6
  17. L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial, [s.n.], (lire en ligne), p. 10
  18. L'Ouest-Éclair, [s.n.], (lire en ligne)
  19. Le Matin : derniers télégrammes de la nuit, [s.n.], (lire en ligne)
  20. Bulletin de la Paroisse de l'Immaculée Conception de Paris, H. Vatar, (lire en ligne), p. 11
  21. Bulletin de la Paroisse de l'Immaculée Conception de Paris, H. Vatar, (lire en ligne), p. 15
  22. Le Gaulois : littéraire et politique, [s.n.], (lire en ligne), p. 4
  23. Directeur politique : Henri Vaugeois ; rédacteur en chef : Léon Daudet, L'Action française : organe du nationalisme intégral, Action française, (lire en ligne), p. 4
  24. Croix-Rouge française, Nouvelles de la Croix rouge française, (lire en ligne)
  25. L'Ouest-Éclair, [s.n.], (lire en ligne), p. 4
  26. L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial, [s.n.], (lire en ligne), p. 4
  27. « Maitron - Dictionnaire biographique - Mouvement ouvier - Mouvement social », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr (consulté le 10 janvier 2018)
  28. Revue des établissements de bienfaisance, Librairie administrative de Berger-Levrault, (lire en ligne), p. 106
  29. Journal des veuves de guerre : Organe de la Fédération des veuves de guerre, [s.n.], , 3 p. (lire en ligne), p. 2
  30. Côtes-d'Armor Conseil général, Rapports et délibérations / Conseil général des Côtes-d'Armor, Conseil général des Côtes d'Armor, (lire en ligne)
  31. Côtes-d'Armor Conseil général Auteur du texte, Rapports et délibérations / Conseil général des Côtes-d'Armor, Conseil général des Côtes d'Armor, (lire en ligne)
  32. L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial, [s.n.], (lire en ligne), p. 7
  33. Le Matin : derniers télégrammes de la nuit, [s.n.], (lire en ligne), p. 4
  34. L'Ouest-Éclair : journal quotidien d'informations, politique, littéraire, commercial, [s.n.], (lire en ligne), p. 6
  35. L'Ouest-Éclair, [s.n.], (lire en ligne), p. 8
  36. L'Ouest-Éclair, [s.n.], (lire en ligne), p. 10
  37. Jean-Pierre Tréguier, Trente ans de cinéma ambulant : les mémoires du cinéma Charlot in Le Trégor no 249 du 8 octobre 1988.
  38. Paul (1843-1918) Sébillot, Légendes, croyances et superstitions de la mer. Les Météores et les tempêtes, G. Charpentier, (lire en ligne), p. 233
  39. Paul (1843-1918) Sébillot, Légendes, croyances et superstitions de la mer. Les Météores et les tempêtes, G. Charpentier, (lire en ligne), p. 299
  40. FranceGenWeb consulté le 05/01/2018
  41. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  42. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  43. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  44. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  45. Cité par Jarl Priel
  46. Cité dans Ma'm bije bet kreion - Chroniques musicologiques du Trégor et autres pays de Bretagne de Bernard Lasbleiz, éditions Dastum.
  47. Iconographie : carte postale de la série des monuments mégalithiques de Bretagne de l'éditeur Émile Hamonic, à Saint-Brieuc : « 4069 : Allée couverte du Bois-Péou à Trévoux-Tréguignec (sic), sert de grange ».
  48. Pour des informations supplémentaires sur la famille du Trévou, voir la généalogie de la famille de Carné.
  49. Archives départementales - Liasses E 846 et 853 (réunies à Trévou-Braz) et liasse A 31 Art 8-883.
  50. D'après un article paru dans La Dépêche trégorroise en octobre 1981 et à partir des notes de l'Abbé Goardou, ancien recteur de Tréduder et membre de la Société d'émulation des Côtes du Nord. La famille Goardou a tenu la ferme de Baloré pendant de nombreuses années jusqu'en 1954.
  51. Benjamin Jollivet, Côtes-du-Nord (Lannion et Loudéac) volume IV, 1859, réimpression en 1991. Benjamin Jollivet est un écrivain-éditeur-imprimeur de Guingamp. Il fut en 1851 le fondateur de la Presse Bretonne qui deviendra plus tard L'Écho de l'Armor et de l'Argoat.
  52. Bulletin d'information des maires, communes de l'arrondissement de Lannion-Saint-Brieuc, 1979.
  53. Le Patrimoine des communes des Côtes-d'Armor, Flohic éditions, 1998.