Université Grenoble-Alpes

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Université Grenoble-Alpes
Devise Veritas Liberabit
« La vérité rendra libre »
Nom original Université de Grenoble
Informations
Fondation 1339
Fondateur Humbert II de Viennois
Type Université française
Régime linguistique Français
Budget 450 millions d'euros
Localisation
Coordonnées 45° 11′ 22″ nord, 5° 46′ 12″ est
Ville Grenoble
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Campus Domaine universitaire de Grenoble, Presqu’île Scientifique, Campus Vigny-Musset, ainsi que diverses implantations en proche centre-ville de Grenoble, à Échirolles ainsi qu'à Valence
Direction
Président Lise Dumasy
Directeur Joris Benelle
Chancelier Claudine Schmidt-Lainé
Chiffres clés
Personnel 2 500
Enseignants-chercheurs 3 000
Étudiants 45 000[1]
Divers
Particularités Université fondée en 1339, puis dissoute en 1971 et recréée en 2016
Affiliation communauté Université Grenoble-Alpes
Site web univ-grenoble-alpes.fr

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L’université Grenoble-Alpes (UGA)[a] est l'un des cinq établissements d'enseignement supérieur de la métropole grenobloise. Créée en 1339, l'université de Grenoble disparaît à trois reprises au cours de l'histoire ; dans sa forme actuelle, elle est issue de la fusion de trois anciennes universités (Grenoble-I, Grenoble-II et Grenoble-III)[3] et demeure l'une des dix plus importantes universités de France, la cinquième par sa taille et la plus importante de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour le nombre d'étudiants ainsi que pour le dynamisme de sa recherche.

Membre de la communauté Université Grenoble-Alpes depuis 2009, l'université Grenoble-Alpes est labellisée en par un jury international au titre de l'Initiative d'excellence (IDEX)[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Création de l'université de Grenoble[modifier | modifier le code]

L'existence d'un enseignement supérieur à Grenoble est bien antérieur à la création de l'université, car plusieurs décennies avant sa création, alors que Grenoble s'appelle encore Gratianopolis, un certain Jacques Borgarel s'intitule professeur de droit (professor legum) en 1277. Un titre repris par la suite en 1282, par Berenger Chevalier, et en 1322, par Nicolas Constant. L'enseignement du droit à Grenoble se poursuit puisqu'en 1333, Amblard de Beaumont, protonotaire du dauphin Humbert II, prend la qualité de professor juris civilis[5]. Cet enseignement permet de créer, quatre ans plus tard, le conseil delphinal, cour de justice à vocation judiciaire et militaire du Dauphiné de Viennois.

L'université de Grenoble est créée le par le dauphin Humbert II, qui obtient une bulle pontificale du pape Benoît XII, lors d'un séjour à Avignon. Dans un document traduit du latin par l'historien Nicolas Chorier, on apprend « que la ville de Grenoble aura toujours une université où l'on enseignera droit civil, droit canon, médecine et arts », (en latin : ut in ea essent perpetuó generalia studia in utriusque juris, médicinæ, et artium facultatibus, etc)[6]. Humbert II, influencé par sa vie à la cour de Naples, prend diverses dispositions dans des lettres du 25 juillet,[7] promettant et jurant sur l'évangile, une protection vigilante aux étudiants, de la nourriture et un abri sans frais, pour au moins une centaine d'entre eux[8]. On installe alors l'université dans une maison de la rue Neuve appartenant à Jean Chaunais. Le premier recteur est Amédée Alleman, également prieur au monastère Saint-Laurent[9]. L'enseignement du droit canonique et du droit civil est assuré par des membres du Conseil delphinal. Le dernier recteur connu est Bernard de Croysllis en 1346, également archidiacre de Besalú.

L'absence de documents les années suivantes semble montrer que l'université de Grenoble a disparu, probablement vers l'année 1349 : période de crise économique pour le Dauphiné de Viennois, dont le dauphin ruiné par une croisade en Palestine et confronté à une épidémie de peste, est contraint de vendre sa principauté au Royaume de France. L'acte est signé le 30 mars 1349 et les diplomates chargés du protocole, ménagent les susceptibilités en lui donnant le nom de transport du Dauphiné.

Il faut attendre un siècle pour avoir un enseignement universitaire dans la nouvelle Province du Dauphiné. Mais c'est à Valence qu'une université est créée le 26 juillet 1452[10] par le dauphin Louis, futur Louis XI, et confirmée le 3 mars 1475 durant son règne, privilégiant la position géographique de la ville sur un axe commercial très fréquenté. Cependant, on ne peut priver la ville de Grenoble de son université sans porter atteinte au contrat du transport du Dauphiné, dont une clause précise que tous les privilèges existants avant 1349 sont conservés. Pourtant, Grenoble renonce à faire valoir son droit par lequel elle pouvait réunir cette université valentinoise à Grenoble[11]. L'université de Valence va alors attirer les meilleurs étudiants de la Province du Dauphiné, malgré la présence du Parlement du Dauphiné à Grenoble. Deux siècles plus tard, en 1672, l'historien Nicolas Chorier fera une remarque énigmatique dans son Histoire générale du Dauphiné, laissant penser que l'université de Grenoble est encore en activité sous le règne de Louis XI (1461-1483). Il mentionne, en effet, que la province du Dauphiné compte deux universités[12],[13]. Plus tard, des tentatives de réouverture sur Grenoble se solderont par des échecs, mais d'autres trouveront une issue plus positive.

Premier sceau connu de l'université de Grenoble au XVIe siècle.

C'est ainsi qu'en 1542, la forte influence de trois jurisconsultes du Parlement du Dauphiné, dont Pierre Bucher, qui luttent pour la réouverture de l'université de Grenoble, portera ses fruits. Le 16 août, des lettres patentes du gouverneur du Dauphiné, François Ier de Saint-Pol, rétablissent l'université de Grenoble. Le 1er septembre 1542, une cérémonie solennelle d'inauguration a lieu. Dans des lettres accordées en septembre 1547, le roi Henri II accorde à tous ses membres, les privilèges dont bénéficient déjà les universités d'Orléans et de Toulouse[14]. La question des locaux est tranchée sous un angle économique, puisqu'une partie de l'évêché est utilisée, surtout le réfectoire du couvent des Cordeliers, à proximité de la Tour de l'Isle[15]. Si le premier sceau de l'université du XIVe siècle reste inconnu, le sceau du XVIe siècle ne sera reconstitué qu'à la fin du XIXe siècle, à partir de fragments retrouvés dans les archives de la ville. Ainsi en 1896, un professeur de la Faculté des Sciences le décrira comme un encadrement carré reposant sur l'un des angles dans lequel s'élève un portique Renaissance à voute plein-cintre, supporté par deux groupes de colonnes. Sous ce monument, accosté de deux dauphins, sont assis deux étudiants. Au centre du portique, on remarque une figure debout, environnée de nuages, qui serait un docteur enseignant ou peut être la Vierge[16].

Portrait de Corneille de Blockland vers 1580.

Certains étudiants de l'université deviennent célèbres comme Corneille de Blockland nommé docteur en médecine le 22 janvier 1563[17], mais dont l'œuvre musicale et les prédictions rentrent dans l'histoire. L'université possède de grands jurisconsultes comme Antoine Govéa[18], premier professeur en 1558, mais semble condamnée à fermer, lorsque le roi Charles IX ordonne par lettres patentes du mois d'avril 1565, le rattachement de l'université à celle de Valence. Alors que la guerre entre protestants et catholiques bat son plein en Dauphiné, une bataille juridique s'engage, dans laquelle les avocats grenoblois, chargés de défendre la ville de Valence, refusent de le faire devant le Parlement du Dauphiné. Les valentinois sont ainsi contraints de s'adresser au Conseil royal à Paris. Deux professeurs valentinois y rencontrent le premier consul de Grenoble, Ennemond Bectoz de Valbonnais, qui s'efforce de répondre par de savantes manœuvres à leurs habiles attaques. Finalement après d'interminables requêtes, l'arrêt définitif du Conseil royal est prononcé en faveur de Valence le 6 juin 1567[19].

Dans un Dauphiné ravagé par les guerres de religion, la présence à Grenoble de Catherine de Médicis du 22 juillet au 16 octobre 1579, venue[20] dans le but d'apaiser ces conflits, est l'occasion de lui réclamer le rétablissement de l'université. Une demande qui restera sans effet. Les étudiants en droit grenoblois vont devoir continuer à se rendre à Valence. La prise de Grenoble par Lesdiguières en décembre 1590 marque la fin des hostilités religieuses et entraîne la construction d'une citadelle à l'emplacement du couvent des Cordeliers, site de l'ancienne université. Le pouvoir de la dynastie des Lesdiguières ne semble pas avoir joué en faveur du rétablissement d'une université à Grenoble. Diverses tentatives de rétablissement de la part du Premier président et du procureur-général du Parlement du dauphiné en 1732 et 1765 auprès du roi restent vaines. L'hôpital de Grenoble et l'intendant du Dauphiné, Christophe Pajot de Marcheval, vont cependant jouer un rôle essentiel dans l'ouverture en 1771 d'une petite école de chirurgie, nécessaire à une ville de garnison comme Grenoble. Accueillie par les Pères de la charité, l'école va enseigner la médecine, la chirurgie, l'anatomie, la pharmacie pratique et la botanique dans un cursus de trois années, qui passera ensuite à quatre ans. Parmi les premiers élèves boursiers, figure un étudiant de vingt-sept ans, marié et admis par dérogation malgré son âge, Dominique Villars[21]. Mais bientôt, jugée corporatiste et conservatrice à l'instar de ses consœurs, la Révolution née à Grenoble lors de la Journée des Tuiles, condamne la Faculté des arts et la Faculté de théologie de Valence à disparaître en 1790, suivies par la Faculté de médecine en 1791 et enfin la Faculté de droit en 1792[22].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

C'est le 1er novembre 1805, sur la voie qui le mène d'Ulm à Austerlitz, que Napoléon Ier signe à son quartier général de Braunau-sur-Inn, le décret qui organise l'École de droit de Grenoble, marquant ainsi le retour de l’enseignement supérieur à Grenoble[23]. Le 23 décembre suivant, l'audience solennelle de la Cour d'appel de Grenoble se déroule dans le Palais de justice pour recevoir le serment des premiers membres de la nouvelle École de Droit. Le 19 mai 1806, l'École ouvre ses portes à ses premiers élèves et son premier doyen est Jean-Paul Didier. Les effectifs de cette première année raccourcie se montent à 160 élèves. Le 10 décembre 1806, c'est l'École de médecine, de chirurgie et de pharmacie qui ouvre ses portes par décret impérial mais qui sera remplacée en 1823 par une École secondaire de médecine[24].

 Palais de l'université sur la place de Verdun, ancien siège des facultés grenobloises (aujourd’hui IUT 2 Grenoble)
Palais de l'université sur la place de Verdun, ancien siège des facultés grenobloises.

Le 17 mars 1808, le décret impérial de Napoléon Ier créé l'université impériale et précise que Grenoble sera le siège d'une Faculté des Lettres et d'une Faculté des Sciences. Les premiers cours de la Faculté des Lettres ouvrent le 28 mai 1810 dans l'hôtel de Saint-Maurice de la rue Neuve avec comme doyen Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle. Parmi les premiers professeurs de la Faculté, se trouvent Jean-François Champollion, professeur-adjoint d'histoire et son frère Jacques-Joseph Champollion, professeur de littérature grecque[25]. C'est ce dernier qui prononcera l'éloge funèbre du doyen Dubois-Fontanelle à sa mort le 15 février 1812 à l'âge de 74 ans. Supprimée par ordonnance royale de Louis XVIII le 18 janvier 1816, cette Faculté des Lettres est rétablie en 1847. En 1811, Joseph Fourier, mathématicien et préfet de l'Isère, installe la Faculté des Sciences de Grenoble. Son doyen est Chabert, professeur de mathématiques appliquées. La faculté sera confortée en 1823 par l'École secondaire de médecine puis en 1841 par l’École préparatoire de médecine et de pharmacie.

Mais le souvenir de l'entrée triomphale de Napoléon à Grenoble en 1815 de son retour d'exil et surtout la conspiration de Jean-Paul Didier en 1816 en faveur du duc de Reichstadt provoque une certaine méfiance de Louis XVIII envers la ville. Ce dernier, revenu au pouvoir après la déroute napoléonienne, ferme l'université de droit le à la suite de la rumeur de sa mort le qui entraîne quelques agitations dans la ville et un état de siège. Malade et affaibli les dernières années de sa vie, Louis XVIII meurt le . Aussitôt, une même ordonnance de son successeur Charles X ordonne le rétablissement de l'université de droit dès le 22 septembre[26]. En France, l'année 1841 marque la création des Écoles préparatoire de médecine et de pharmacie dont le statut est communal selon l'ordonnance du 13 octobre 1840. Celle de Grenoble, est créée après bien d'autres villes comme Amiens, Caen, Poitiers ou encore Rennes par une ordonnance du 3 octobre 1841 sous la municipalité d'Honoré-Hugues Berriat[27], et vient remplacer l'École secondaire de médecine mise en place en 1823.

Cours d'électricité de Paul Janet.

En 1879, le palais de l’université de Grenoble, implanté place de la Constitution (future place de Verdun) est ouvert aux étudiants. Il sera inauguré par le président Félix Faure le 4 août 1897 à l'occasion de sa venue à Grenoble pour l'inauguration de l'extension du palais de justice et de la Fontaine des trois ordres. L'édifice regroupe alors environ 500 étudiants en droit et Grenoble devient le siège d'une académie regroupant les facultés de Droit, Lettres et Sciences, totalement indépendantes les unes des autres et placées sous la tutelle directe d'un recteur. Les effectifs en droit montent rapidement après la Guerre franco-allemande de 1870 à 1 086 étudiants lors de l'année 1872-1873 puis redescendent lentement et se stabilisent pendant plusieurs décennies dans une fourchette de 500 à 600 étudiants.

La réussite de Marcel Deprez dans son transport d'électricité en 1883 entre Grenoble et Jarrie est un tournant décisif pour l'industrie régionale. Des spécialistes et en particulier Paul Janet, auteur d'un cours du soir d'électricité industrielle en janvier 1893, sont conscients de la nécessité de créer à Grenoble un enseignement capable de former les ingénieurs dont l'industrie a besoin. En même temps, se constitue une « société pour le développement de l'enseignement technique », groupe de notables menés par l'industriel Aristide Bergès et le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie, Casimir Brenier. Ils se mobilisent pour obtenir la permanence du cours d'électricité à l'université et lancent une souscription dans Le Petit Dauphinois[28]. Les autorités locales, dont le maire Stéphane Jay, se laisseront convaincre et ouvriront en 1900 l'Institut électrotechnique rattaché à la faculté des sciences[29]. Mais il faudra attendre encore dix ans avant que la première pierre d'un bâtiment dédié à la science ne soit posée pour recevoir cette institution. À la même époque, la municipalité d'Auguste Gaché lance en 1894 la construction d'un nouveau bâtiment pour l’École préparatoire de médecine et de pharmacie. L'édifice est inauguré par son successeur, Félix Poulat, en août 1896 dans la rue Lesdiguières[30], et le directeur de l'établissement est le docteur Arthur Bordier.

En 1896, le matheysin et critique d'art Marcel Reymond fonde l'actuel Comité de Patronage des Étudiants Étrangers rattaché à la Faculté des Lettres, qui deviendra le Centre Universitaire d’Études Françaises (CUEF) de Grenoble. Il y dispensera notamment des cours d'histoire de l'art, mais l'essentiel est l'enseignement du français à des familles et des salariés émigrés établis et travaillant à Grenoble[31].

L'émergence du triptyque grenoblois « Université / Industrie / Recherche »[modifier | modifier le code]

Sceau de l'université de Grenoble à partir de 1896.

L'université de Grenoble est réactivée par la IIIe République, avec la loi relative à la constitution des universités de 1896, et compte environ 560 étudiants à la fin du XIXe siècle. Regroupement formel de facultés, elle acquiert une dynamique certaine avec le développement d'un tissu industriel né de la découverte de la houille blanche par Aristide Bergès en 1869. Comme le souligne le géographe Armand Frémont : « De cette époque, date la mise en place d'un système triangulaire typiquement grenoblois, associant fortement l'université, la recherche et l'industrie ». Ce système favorise également l'émergence des premiers grands établissements scientifiques grenoblois, comme l'Institut électrotechnique en 1901 (devenu Institut polytechnique de Grenoble) et l’École de papeterie. Un nouveau sceau est créé pour l'occasion. Il contient un écu au centre contenant le symbole du Dauphiné, les armoiries de Grenoble et un livre ouvert symbolisant la science et l'étude portant la devise veritas liberabit rappelant que la vérité nous délivrera des préjugés de l'ignorance. Dans l'exergue, l'inscription Sigillum Universitatis gratianopolitanæ en écriture du XVIe siècle et les dates 1339 et 1896 de création et de reconstitution de l'université. L'ensemble de ces dispositions sont adoptées à l'unanimité par le conseil de l'université dans ses séances du 10 juillet et 6 novembre 1897[32].

L'actuel musée de l'Ancien Évêché, ancien site de l'Institut de géographie alpine (1907-1965)
L'actuel musée de l'Ancien Évêché, ancien site de l'Institut de géographie alpine (1907-1965).

En 1898, démarrent les premiers cours de vacances du Comité de patronage et l'on assiste, dans la foulée, à la mise en place de l'Institut de phonétique (1904) par Théodore Rosset. En 1907, la faculté des lettres soutient Julien Luchaire, professeur de langue et littérature italienne, qui a créé l’Institut français de Florence premier de tous les Instituts français du monde entier, qu’il dirige jusqu’en 1918. Elle assure aussi la « tutelle » des Instituts français de Naples et Rome. En 1907, l’Institut de géographie alpine est fondé par Raoul Blanchard, géographe français spécialisé dans l’étude des Alpes et de la géographie du Québec. Il s'installe dans les locaux de l'ancien Évêché. En 1937, la Maison des étudiants et son élégante façade ornée de bas reliefs du sculpteur Auguste Davin ouvre ses portes sur la toute récente place Pasteur[33].

Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, des scientifiques et universitaires français viennent se réfugier à Grenoble, encore en zone libre. Parmi ceux-ci, Louis Néel, Noël Felici, Louis Weil rejoints en 1943 par Félix Bertaut[34], trouvent alors à l'institut Fourier et à l'Institut d'électrotechnique un espace de travail. Cette période de guerre et d'occupation voit les universitaires grenoblois s'investir dans la Résistance, protégeant des hommes destinés au Service du travail obligatoire en les transformant en étudiants[35]. Mais la Saint-Barthélemy grenobloise en touche tragiquement le personnel universitaire avec l'assassinat du professeur Jean Bistési, suivi quelques semaines plus tard de ceux de René Gosse, doyen de l'université des sciences jusqu'en , et de son fils Jean[36].

En 1945, Jean Kuntzmann, maître de conférence débutant, arrive à Grenoble. Deux ans plus tard, il met en place à l'université des sciences le premier enseignement de « mathématiques concrètes » à l’usage des ingénieurs. Cette formation, unique en France, constitue le point de départ du développement des « mathématiques appliquées », du « calcul numérique » et d'une manière générale de l'informatique en France[37],[38],[39]. En 1947, l'association des amis de l'université de Grenoble est créée et deviendra en 2001 l'alliance Université-Entreprise de Grenoble. Présidée par l'industriel Paul-Louis Merlin, elle favorise les liens féconds unissant l'université, l'industrie et les grands organismes de recherche qui s’implanteront à Grenoble dès l'année 1955 (CEA puis CNRS notamment). L'illustration est faite par l'acte constitutif du Centre d'études nucléaires le qui précise que le directeur est assisté, dans le cadre de la direction scientifique du centre, d'une commission composée de six représentants du Commissariat à l'énergie atomique et de six universitaires proposés par le recteur de l'université de Grenoble[40].

 La Bastille de Grenoble, avec au centre les anciens bâtiments universitaires du Rabot et la résidence étudiante du même nom.
La Bastille de Grenoble, avec, au centre, les deux anciens bâtiments universitaires du Rabot et la résidence étudiante du même nom à gauche.

Le , le permis de construire d'une nouvelle bibliothèque universitaire est validé sur le boulevard Maréchal-Lyautey par la ville, et celle-ci est mise en service le . Cependant, en , l'université se sent déjà trop à l’étroit dans ses nombreux locaux du centre-ville et lance un projet immobilier sur les flancs de la Bastille, au Rabot. Léon Moret, doyen de l'université des sciences et directeur du laboratoire de géologie, ainsi que Paul Veyret, directeur de l'Institut de géographie alpine, entreprennent les transferts de l'institut Dolomieu et de l'Institut de géographie alpine, ainsi que l'aménagement d'une résidence universitaire dans l'ancienne caserne militaire du XIXe siècle située non loin. L'ensemble est opérationnel à la fin de l'année 1961, mais l'inauguration se déroule en juin 1962[41].

En 1958, c'est sous l'impulsion du glaciologue Louis Lliboutry, que se crée le Laboratoire de glaciologie. Il s'installe en 1961 dans les locaux de l'ancien évêché à Grenoble et prendra en 1978 la dénomination de Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement[42], puis Institut des géosciences de l’environnement en 2017.

Grâce à l'action du docteur Jean Roget, l'École de médecine devient en 1962 la faculté mixte de médecine et de pharmacie de Grenoble[43] et s'installe logiquement en 1967 à La Tronche près des hôpitaux civil et militaire dans le vaste domaine de la Merci[44]. La bibliothèque de la faculté de médecine ouvre ses portes le dans ce campus santé qui voit encore s'édifier trois autres immeubles[45]. Ses alentours verront s'implanter dans les décennies suivantes plusieurs centres de recherche liés au monde médical constituant un campus santé de premier plan.

Jusqu'en 1960, les effectifs de l'université augmentent en accord avec les capacités d'accueil des établissements disséminés au sein de l'agglomération grenobloise : 3 950 étudiants en 1946, 4 378 étudiants en 1955 et 7 740 étudiants en 1960. Mais pour les physiciens, et notamment Louis Weil, créateur du Centre de recherches sur les très basses températures sur le site du centre d'études nucléaires et professeur à l'université des sciences, la nécessité de trouver un vaste site pour le développement de l'université devient un impératif.

Regroupement des facultés sur le domaine universitaire[modifier | modifier le code]

Un campus de 186 hectares né en 1961.

La décision d'ouvrir un campus hors la ville est annoncée le par le recteur Robert Trehin et le conseil de l'université donne son accord le suivant. Le , afin d'accueillir un nombre croissant d'étudiants et de disposer de constructions modernes favorables au développement des laboratoires de recherche, la première pierre du campus à l'américaine est posée en présence du ministre Lucien Paye. Cette première pierre toute symbolique est destinée au bâtiment de l'Institut des mathématiques appliquées, mais se pose en réalité à l'extrémité de la rue Barnave afin d'éviter aux officiels d'avoir à marcher dans la boue des champs. Elle disparaît très vite par la construction de la rue des Résidences sur son emplacement. Le domaine universitaire, dénomination locale, se développe alors sur une zone de cultures maraîchères de 186 hectares située à 213 mètres d'altitude, à cheval sur les communes de Saint-Martin-d'Hères et de Gières[46], ce qui est inédit en France. Cependant, deux activités ne se délocalisent pas sur ce site, celles de la médecine et de la pharmacie qui rejoignent à partir de 1967 le domaine de la Merci à La Tronche. De 1960 à 1971, le sursaut démographique des « trente glorieuses » porte le nombre d'étudiants à 25 000 et ouvre la porte à l'après « Place de Verdun ».

Un IBM 7040 de 1963.

Louis Weil prend une part essentielle à la création de ce campus. Principal acteur local de la collaboration entre recherche et industrie, il est élu doyen de la faculté des sciences en 1961[47]. Souhaitant associer le plus possible l'industrie locale des travaux publics à cet immense chantier, il parvient à convaincre l'administration centrale de faire travailler des architectes de la région puisque des treize réalisations faites durant son mandat, sept le sont par des architectes locaux. La mise en service du bâtiment de l'Institut des mathématiques appliquées a lieu en octobre 1963, et se voit équiper pour l'occasion d'un ordinateur de deuxième génération, l'IBM 7044[48]. Louis Bolliet, élève de Jean Kuntzmann est le premier chercheur à l'utiliser[49].

Dès les premières années, les résidences d'étudiants sont construites grâce à une avance de la société Merlin Gerin gérée par l'Alliance universitaire de Grenoble. Les chantiers se suivent, la bibliothèque Droit-Lettres comportant 500 places assises est ouverte en 1966[50] et celle des Sciences en 1967 sur une surface de 13 218 m2 compte 2 100 places assises[51], libérant ainsi les locaux de la bibliothèque universitaire du boulevard Maréchal Lyautey. L’architecture de la place centrale du domaine est confiée à Olivier-Clément Cacoub, lauréat du premier grand prix de Rome en 1953, qui conçoit à la fois la bibliothèque des sciences, le bâtiment administratif de la faculté des sciences et un grand amphithéâtre[52]. L'accessibilité du campus est assurée par 10 000 places de parking et les transports en commun mettront plusieurs années avant de desservir efficacement le site.

En mai 1970, alors que Grenoble est visée par une série d'attentats à la bombe de la part de groupes gauchistes[53], la ville voit son domaine universitaire devenir le lieu d'affrontements entre étudiants maoïstes et forces de l'ordre[54]. L'année suivante, une opération commando fait deux blessés par balle le 28 mai, entraînant de graves incidents entre étudiants gauchistes et Sud-vietnamiens, provoquant l'arrêt des cours sur le campus jusqu'au 8 juin[55],[56]. L'année 1972 est marquée par la création des Presses universitaires de Grenoble par des universitaires grenoblois avec la volonté de mettre en place une maison d’édition à part entière ayant son autonomie éditoriale et son propre réseau de diffusion pour faciliter la commercialisation et une meilleure visibilité de leur catalogue, souvent scientifique.

Division de l'université de Grenoble[modifier | modifier le code]

Par le biais de la loi Edgar Faure (1968) un nouveau type d'université voit le jour : les Établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP) dotés d'une autonomie affirmée. Les différentes facultés sont supprimées et remplacées par des unités d'enseignement et de recherche (UER) qui deviendront plus tard des Unité de formation et de recherche (UFR).

En 1970, l’université de Grenoble se fractionne pour donner d'un côté l'INPG (Grenoble INP), et de l'autre, les universités, Grenoble I qui portera par la suite le nom de Joseph Fourier, Grenoble II qui prendra le nom de Pierre Mendès France et Grenoble III qui rendra hommage à Stendhal. Grenoble-III n'étant pas l'exacte réplique de l'ex-faculté des lettres et sciences humaines puisque la seconde branche (sociologie, psychologie, histoire...) rejoint Grenoble-II tandis que la filière de géographie dépend de Grenoble-I.

Externalisation des facultés grenobloises[modifier | modifier le code]

Développement de l'antenne valentinoise[modifier | modifier le code]

En 1452, Louis, 9e dauphin de France et futur Louis XI, créé l'université de Valence qui comportaient quatre facultés : théologie, droit, médecine et arts. L'université de Valence ferme ses portes sous la Révolution en 1792. Il faudra cependant attendre les années 1970 pour que qu’il soit, à nouveau, offert la possibilité de suivre des études supérieures à Valence. Ce redémarrage est appuyé par les collectivités locales.

À ce titre, l’année 1971 est marquée par la création de la faculté libre de droit. En 1973 le premier département IUT Gestion des entreprises et administrations (GEA), rattaché à l'IUT B Grenoble 2, ouvre ses portes. En 1983, la faculté libre de droit est intégrée à l'université des sciences sociales de Grenoble. Le centre de Valence de l'université Stendhal ouvre ses portes avec la création d’un DEUG de « Lettres Modernes » et c’est au tour de l'université Joseph-Fourier d’inaugurer son antenne valentinoise en 1990, avec la mise en place du DEUG sciences, structures et matière.

En 1991, le site de Valence est désigné « Pôle de développement universitaire » par le Comité interministériel d'aménagement du territoire (CIAT) et prend véritablement son essor en 1994 avec la création de l'Agence de développement universitaire Drôme-Ardèche (GIP opérateur d’État, réunissant universités grenobloises et collectivités locales).

Le développement se poursuit dans les années 1990 avec la création de l’École nationale supérieure en systèmes avancés et réseaux (ESISAR) en 1995 et du Laboratoire de conception et d'intégration des systèmes (LCIS), co-habilité Grenoble INP / UPMF (en 1996).

L'université dans l'agglomération grenobloise[modifier | modifier le code]

En France à la fin des années quatre-vingt, Lionel Jospin, alors ministre de l’éducation nationale, lance le plan « Université 2000 » (période 1991-1998) pour assurer la démocratisation de l’accès à l’université, pour mieux faire face à la forte croissance annuelle des étudiants et pour participer à l’aménagement du territoire par un rééquilibrage des équipements universitaires dans l’hexagone. Une étude de la revue de géographie alpine montre qu'en 1990, Grenoble, dixième agglomération de France, possède 41 206 étudiants[57].

Durant l'année universitaire 2004-2005, l'université Grenoble-I compte 18 819 étudiants, l'université Grenoble-II 19 153 étudiants, l'université Grenoble-III 6 291 étudiants, l'Institut polytechnique de Grenoble 5 220 étudiants, totalisant pour ces quatre entités 49 483 étudiants, auxquels il faut ajouter les étudiants de l'IUFM, de l'École nationale supérieure d'architecture de Grenoble (ENSAG), de Grenoble École de management, des classes préparatoires aux grandes écoles et des BTS des lycées, représentant un total de 57 074 étudiants dont 6 896 étudiants étrangers[58].

À Grenoble, les élus locaux, en lien avec le monde universitaire, souhaitent développer l'université dans la ville, dans l'objectif de mieux rééquilibrer la répartition des différents sites de l'université grenobloise et ainsi renforcer les liens entre le « monde universitaire » et la « Cité ». Ainsi, deux nouveaux sites universitaires sont inaugurés au cœur de projets urbains d'envergure avec l'implantation en 1996, de l'Institut de la Communication et des Médias (ICM) au cœur du nouveau centre-ville d'Échirolles, puis en 2001, avec la Cité des Territoires qui regroupe, dans le nouveau quartier Vigny Musset à Grenoble, l'Institut d'Urbanisme de Grenoble (IUG), l'Institut de géographie alpine (IGA) et la plate-forme Multimédias. Avec la proximité de l’École nationale supérieure d'architecture de Grenoble, la Cité des territoires est un des pôles parmi les plus importants de France en sciences territoriales, géographie, urbanisme, aménagement et architecture. De son côté, le domaine universitaire à Saint-Martin-d'Hères bénéficie de l'arrivée de la ligne C du tramway en , puis l'année suivante de celle de la ligne D.

Le , l'opération campus est lancée sur le polygone scientifique, concrétisant le premier partenariat public privé de rénovation des universités du Plan campus et dont le but est d'installer GreEn-ER sur la presqu'île[59]. GreEn-ER qui regroupe des formations d'ingénieurs portées par l'université Grenoble-Alpes, Grenoble INP et Grenoble École de management ouvre ses portes en septembre 2015[60].

En 2014, un jardin botanique portant le nom de Dominique Villars ouvre dans le parc des facultés de médecine et pharmacie à La Tronche. Il regroupe en divers bacs des plantes médicinales selon leurs propriétés thérapeutiques[61].

Fusion et création de l'université Grenoble-Alpes[modifier | modifier le code]

Coopération inter-universitaire à l'échelle des universités grenobloises[modifier | modifier le code]

En janvier 2005, les trois universités grenobloises (Grenoble-I, Grenoble-II, Grenoble-III), Grenoble INP, ainsi que l’institut d'études politiques de Grenoble mettent en place un groupement d'intérêt public (GIP) « Grenoble universités » qui fédère ces établissements d'enseignement supérieur.

Dès 2006, l'ensemble universitaire grenoblois s'inscrit dans une démarche de constitution d'un pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES). Le 23 juin 2009 est fondé par décret le PRES « université de Grenoble » sous la forme juridique d'un établissement public de coopération scientifique (EPCS). L'EPCS ainsi créé remplace le GIP Grenoble universités. Le site grenoblois est lauréat du Plan campus en 2008, mais pas des initiatives d'excellence (IDEX) en 2011.

Après la loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche de 2013 et la suppression des PRES, la communauté d'universités et établissements (ComUE) « Communauté Université Grenoble-Alpes » est créée le [62], sous la forme juridique d’un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel. Elle comprend, en plus de ses six membres fondateurs (les universités de Grenoble 1, 2 et 3, Grenoble INP, le CNRS et l'Inria), quatre établissements associés (université de Savoie-Mont-Blanc, l'IEPG - Institut d’Études Politiques de Grenoble, l'ENSAG - École nationale supérieure d'architecture de Grenoble et le CEA Grenoble).

Fusion des trois universités grenobloises[modifier | modifier le code]

En 2013, les trois universités grenobloises (Grenoble-I, Grenoble-II ,Grenoble-III) souhaitent établir une université unique. Le décret de fusion est signé le 11 septembre 2015, pour une fusion effective le 1er janvier 2016[63]. Le 7 octobre 2015, le nouveau logo de l'université fusionnée est choisi entre trois par le vote en ligne de 15 000 personnes[64].

En avril 2017, l'université Grenoble-Alpes fait son apparition dans le classement du Times Higher Education en prenant la 52e place des meilleures universités de moins de 50 ans selon des critères d’excellence en termes d’enseignement, de recherche et d’ouverture internationale. L'UGA étant la huitième université française dans ce classement[65].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

L'université Grenoble-Alpes est un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel dirigé, comme les autres universités en France, par un conseil d'administration et un conseil académique élus tous les quatre ans. Le président de l'université est élu par le Conseil d'administration après chacun de ses renouvellements, il est rééligible une fois.

Les personnels et les étudiants de l’UJF, de l’UPMF et de l’université Stendhal étaient appelés à élire, le 3 décembre 2015, leurs représentants au sein de leur nouvelle université. Le 7 janvier 2016, le conseil d’administration de la nouvelle université Grenoble-Alpes a élu Lise Dumasy à la fonction de présidente. Le tandem constitué avec Patrick Lévy président de la communauté Université Grenoble-Alpes, permet aux sciences humaines et sociales d'une part, et aux autres sciences d'autre part, d'être représentées à la gouvernance de l'ensemble du système universitaire grenoblois[66]. C’est la première fois qu’une femme est élue à la tête d’une université fusionnée[1].

Offre de formation[modifier | modifier le code]

La création de l’université Grenoble-Alpes coïncide avec le lancement d'une nouvelle offre de formation[67] proposée à partir de septembre 2016, qui couvre l’ensemble des domaines disciplinaires (DUT, PACES, Licences, Licences professionnelles, Masters...) des trois anciennes universités :

  • domaine « arts, lettres, langues » ;
  • domaine « droit, économie, gestion » ;
  • domaine « sciences humaines et sociales » ;
  • domaine « sciences, technologies, santé ».

Plusieurs modalités d'enseignement sont proposées : formation initiale, formation continue, formation à distance.

La poursuite des études universitaires vers le grade de « docteur » est mutualisée à l’échelle de la Communauté Université Grenoble-Alpes. Créé en juin 2009 à l'occasion de la constitution du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur Université de Grenoble, le Collège doctoral réunit les écoles doctorales issues de l'université Grenoble-Alpes, l'université Savoie-Mont-Blanc et de Grenoble INP. Les doctorants peuvent s'inscrire dans 14 écoles doctorales qui offrent des formations doctorales à la recherche dans toutes les disciplines, fondamentales et appliquées.

Institution[modifier | modifier le code]

Facultés, écoles et instituts[modifier | modifier le code]

L'université Grenoble-Alpes comporte 24 facultés, écoles ou instituts[68] :

Unités de recherche[modifier | modifier le code]

Avec 3 000 enseignants chercheurs, 14 laboratoires d’excellence, 19 équipements d’excellence et 270 familles de brevets déposés, Grenoble compte parmi les écosystèmes de recherche les plus intenses de France[69]. La recherche est organisée en six pôles regroupant les 80 laboratoires[70] et structures de l'université Grenoble-Alpes :

Pôles
Mathématiques, Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication
Physique, Ingénierie, Matériaux
Physique des particules, Astrophysique, Géosciences, Environnement et écologie
Chimie, Biologie, Santé
Sciences Juridiques, Politiques, Economiques et du Territoire, Sociologie et Gestion
Arts, Lettres, Langues, Sciences Humaines, Cognitives et Sociales

La stratégie établie de longue date pour développer des plateformes mutualisées de recherche et de technologie, ouvertes au transfert technologique et culturel, est combinée aux infrastructures européennes et internationales de la ville (ESRF, ILL, LEBM, IRAM, LNCMI) ou nationale comme l'IBS. Ces plateformes permettent de construire des collaborations internationales stratégiques ou plus locales comme NanoBio, pôle d'innovation en micro et nanotechnologies appliqué aux sciences du vivant[71] ou le centre biomédical Clinatec.

Jean-Jacques Favier.

Grenoble possède également une longue tradition en matière de recherche spatiale[72] ainsi que dans la compréhension et l'observation de notre univers grâce à des laboratoires comme l'institut de radioastronomie millimétrique, l'institut de planétologie et d'astrophysique, le laboratoire de physique subatomique et de cosmologie, l'Institut Néel, mais aussi dans une moindre mesure l'institut des sciences de la Terre.

Ainsi en septembre 2015, l'ancienne université Joseph-Fourier en collaboration avec l'Institut polytechnique de Grenoble a mis en place un centre spatial universitaire à Saint-Martin-d'Hères permettant aux étudiants de s’impliquer dans la construction de microsatellites[73],[74]. Ce centre organise des conférences avec la venue de scientifiques de renom comme le 24 mars 2016 où vingt ans après son vol dans l'espace à bord de la navette Columbia au cours de la mission STS-78, Jean-Jacques Favier, scientifique du CEA Grenoble et docteur de l'université de Grenoble, est invité dans le cadre de la semaine du spatial miniaturisé[75],[76]. Afin de créer une source d'inspiration à de nouvelles technologies spatiales, la société Air Liquide Advanced Technologies et la fondation « Université Grenoble-Alpes » signent le , une convention de mécénat au profit de ce centre spatial[77],[78].

En 2016, l'UGA est chargée du projet Green (GREnoble Excellence in Neurodegeneration), l’un des sept centres français d’excellence dans le domaine des maladies neurodégénératives, et qui vise l’étude de quatre maladies principales, Alzheimer, Huntington, Parkinson et la sclérose en plaques[79],[80].

En février 2017, la fondation « Université Grenoble-Alpes » organise une expédition en Norvège afin de valider au sol la maquette d'un instrument d'observation des aurores polaires devant être lancé dans l'espace en 2020[81].

Fondation[modifier | modifier le code]

Le 5 septembre 2014, une fondation administrée par un conseil d'administration est créée autour de l'université. Le conseil composé de 33 membres est présidé à ses débuts par Patrick Lévy[82], et vise à s'investir dans des projets ambitieux, à inventer des coopérations de mécénat et à soutenir des chaires universitaires. Deux projets soutenus par la fondation ressortent comme la préservation des données climatiques recueillies dans les glaciers de montagne et la construction de nano-satellites de surveillance environnementale par les étudiants[83]. À partir de la rentrée 2015, la fondation « Université Grenoble-Alpes » épaulée par un financement participatif donne la possibilité à des étudiants réfugiés de la guerre civile syrienne de suivre des cours pour apprendre le français et poursuivre leurs études[84].

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

L'université propose un service commun de documentation qui regroupe un réseau de plusieurs Bibliothèques Universitaires (BU)[85] et une forte ressource documentaire implanté dans de nombreuses composantes :

  • BU de Sciences (collections de Sciences et Technologies) à Saint-Martin d’Hères,
  • BU de Médecine-Pharmacie (collections de Santé) à La Tronche,
  • BU Droit Lettre (collections de Droit, Économie Gestion, Langue et Littératures, Sciences humaines, Sciences sociales et Arts) à Saint-Martin d’Hères,
  • BU Professorat Éducation (collections spécialisées en éducation, pédagogie et didactique des disciplines) implantée à Grenoble, Valence, Chambéry et Bonneville.

Ce service commun appartient au réseau de bibliothèques universitaires du service inter établissement de la documentation (SID) de l'université Grenoble-Alpes et de Grenoble INP. Une bibliothèque universitaire « lettres et langues, droit, IUT » est également implantée à Valence, intégrée au sein de la Médiathèque Publique et Universitaire (MPU) communales[86].

Autres services inter-universitaires et communs[modifier | modifier le code]

Service commun[modifier | modifier le code]

  • Service universitaire des activités physiques et sportives (SUAPS)

Services inter-universitaires[modifier | modifier le code]

  • Service inter-universitaire des activités physiques et sportives (SIUAPS)
  • Service informatique mutualisé du site universitaire (SIMSU)
  • Service inter-établissement de la documentation (SID) Université Grenoble-Alpes et Grenoble-INP : BU Sciences, BU Droit Lettres, BU Médecine et Pharmacie, BU Professorat Éducation de l’académie de Grenoble et l'ensemble des bibliothèques des composantes et laboratoires de recherche adossées au réseau.
  • MEDIAT, Centre régional de formation aux métiers des bibliothèques
  • Cellule inter-universitaire de gestion des retraites
  • Centre de santé

Campus et pavillons de l'université Grenoble-Alpes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Domaine universitaire de Grenoble.

L'université Grenoble-Alpes possède un patrimoine de plus de 500 000 m2 répartis sur une douzaine de sites implantés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Mais avec le plan Campus lancé en 2008 par le gouvernement Fillon, d'autres édifices voient le jour sur le domaine universitaire comme le pôle d'innovation des logiciels et des systèmes intelligents (PILSI)[87] ouvert en mars 2016 sur une surface de 15 240 m2. D'autres projets immobiliers liés à ce plan Campus existent comme la construction à l'horizon 2018 de l'institut de formation des professionnels de santé ou d'un bâtiment pour la Faculté de droit[88].

L'université possède la plupart de ses bâtiments sur le domaine universitaire de Grenoble, situé à cheval sur les communes de Saint-Martin d'Hères et de Gières. Cependant, certains pavillons se trouvent implantés proches du centre ville de Grenoble : Campus Vigny-Musset (Cité des Territoires), Place de Verdun (IUT2), Grenoble Presqu'ile, Grenoble Gare (IUT 2), Gambetta (IUT 1), Marcellin Berthelot (ESPE Grenoble). Elle est également implantée à Échirolles (ICM) ou encore à La Tronche, à proximité du centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes.

Elle possède aussi un certain nombre d'antennes comme à Valence dans la Drôme (Pôle universitaire Latour-Maubourg, site Briffaut et site Rabelais), en Ardèche méridionale (le Cermosem - Plateforme du développement territorial au Domaine Olivier de Serres au Pradel - commune de Mirabel), en Savoie (antenne de l'ESPE de Chambéry), en Haute-Savoie avec l'École de physique des Houches (qui organise chaque année de janvier à octobre des sessions de formation en physique à l'intention des doctorants et des chercheurs), et dans les Hautes-Alpes avec le jardin botanique du col du Lautaret.

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

La vie étudiante de l'université est riche via les différentes associations chargées de l'animation estudiantine, associations par discipline, par centre d’intérêt, à but spécifique (musique, chant, danse, étudiants de nationalité étrangère, ...). De plus, l'université a mis en place de nombreux dispositifs pour soutenir les étudiants dans leurs projets : sportifs et artistes de haut niveau, étudiants en difficulté académique, étudiants parents d'enfants en bas âge ou étudiants salariés. Le dispositif sportif de haut niveau est l'un des meilleurs en France[89] et a permis à de nombreux étudiants de vivre pleinement leurs ambitions sportives et professionnelles, comme Marie Dorin-Habert qui obtient deux médailles aux Jeux olympiques d'hiver de 2010 à Vancouver ou Maurice Manificat médaillé de bronze et Pierre Vaultier médaillé d'or en 2014 aux Jeux olympiques d'hiver de 2014 à Sotchi.

Vie sportive[modifier | modifier le code]

L'université possède un club omnisports, le Grenoble Université Club fondé en 1922 au sein duquel plusieurs clubs de sport cohabitent dont celui dédié au ski alpin et nordique[90] au tennis[91] au rugby[92] à l'athlétisme[93] au badminton[94] ou à la plongée sous marine[95]. L'université dispose également du Grenoble Volley Université Club disputant ses matchs au gymnase Malherbe[96].

Vie associative[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations étudiantes sont présentes à l'université Grenoble-Alpes[97] et dans ses composantes. Elles constituent un élément essentiel du dynamisme universitaire en animant une vie étudiante riche et variée tout au long de l’année. La vie associative de l'université Grenoble-Alpes reflète la diversité des centres d'intérêts et des préoccupations de ses étudiants par la présence d'associations culturelles, sportives, citoyennes, internationales, solidaires, d'associations de filière, ainsi que d'associations représentatives (syndicats).

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

L'université de Grenoble dispose depuis 2002 d'un orchestre appelé orchestre des campus de Grenoble[98], ouvert à tous les étudiants et personnels des établissements d’enseignement supérieur de l’agglomération grenobloise. Dans un même registre musical, l'université possède depuis 1946 les chœurs des universités de Grenoble. Le domaine universitaire de Saint-Martin-d'Hères dispose de trois salles de spectacles, l'Amphidice[99], l'Aquarium et l'Aparté[100], un lieu multiculturel nommé EVE — espace vie étudiante —, et trois espaces d'exposition et de conférences : bibliothèque universitaire des sciences ; bibliothèque universitaire « droit-lettres » ; la Véranda. Le campus est doté d'une radio associative, Radio Campus Grenoble, faite par les étudiants, et qui propose une programmation musicale éclectique, favorisant les musiques que l'on ne rencontre pas sur les grandes radios. Elle traite également l'information locale, nationale et internationale tout en apportant un soin particulier aux actualités la vie culturelle et associative grenobloise.

Afin de relier le patrimoine de la ville avec ses étudiants, le musée de Grenoble organise depuis 2004 la nocturne des étudiants en mars en collaboration avec l'université de Grenoble et l'association « Un tramway nommé culture ». Chaque année, l'animation s'articule autour de plusieurs projets artistiques proposés par des étudiants le temps d'une soirée[101]. Avec 2 800 visiteurs durant l'édition 2014, l'animation est devenue un rendez-vous incontournable de la vie étudiante grenobloise[102]. Par ailleurs, toujours sur un plan culturel, le domaine universitaire est relié au musée de la Révolution française de Vizille grâce à la ligne de bus 23.

En 2018, l'association pour un conservatoire de l'informatique et de la télématique, véritable musée de l'informatique à l'étroit dans ses locaux de la rue Joseph-Rey à Grenoble, devrait déménager ses collections d'ordinateurs sur le domaine universitaire[103].

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

Enseignant Nationalité Domaine de compétences
Jean-François Champollion
Drapeau de la France
égyptologue
Gilles Lipovetsky
Drapeau de la France
philosophe
Jacques Chevalier
Drapeau de la France
philosophe et doyen de la faculté des lettres de Grenoble en 1931.
Charles Petit-Dutaillis
Drapeau de la France
membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres
Maurice Pardé
Drapeau de la France
géomorphologue
Wilfrid Kilian
Drapeau de la France
géologue
Raoul Blanchard
Drapeau de la France
géographe et alpiniste
Jean Kuntzman
Drapeau de la France
mathématicien appliqué et informaticien
Pierre Broué
Drapeau de la France
historien
Antonin Duraffour
Drapeau de la France
fondateur de l'institut de phonétique de Grenoble
Louis Néel
Drapeau de la France
physicien, Prix Nobel
Louis Lliboutry
Drapeau de la France
glaciologue, géophysicien - fondateur du laboratoire de glaciologie de Grenoble
Claude Kastler
Drapeau de la France
professeur émérite des langues slaves
Catherine Sifakis
Drapeau de la France
maître de conférences en sciences économiques
Alim-Louis Benabid
Drapeau de la France
neurochirurgien, instigateur de Clinatec
Aurélien Barrau
Drapeau de la France
astrophysicien, spécialiste des trous noirs
Nabile Farès
Drapeau de l'Algérie
écrivain, psychanalyste, maître de conférences en littérature comparée

Étudiants[modifier | modifier le code]

Élève Nationalité Domaine de compétences
Gaétan Barrette
Drapeau du Canada
ministre et homme politique
Mohammed Bedjaoui
Drapeau de l'Algérie
président de la Cour internationale de justice de 1994 à 1997
Abderrahmane Benkhalfa
Drapeau de l'Algérie
ministre des Finances algérien
Corneille de Blockland
Drapeau des Pays-Bas
médecin, musicien et astrologue du XVIe siècle
Hazem el-Beblawi
Drapeau de l'Égypte
ancien Premier ministre égyptien
Charles Elachi (en)
Drapeau des États-Unis
directeur du Jet Propulsion Laboratory
Jean-Jacques Favier
Drapeau de la France
spationaute
Shoshana Felman (en)
Drapeau des États-Unis
Critique littéraire américaine, Chevalier de l'ordre des palmes académiques
Marc Ferro
Drapeau de la France
historien
Vigdís Finnbogadóttir
Drapeau de l'Islande
4e présidente de l'Islande
Maurice Gardès
Drapeau de la France
évêque français
Park Geun-hye
Drapeau de la Corée du Sud
11e présidente de la Corée du Sud
Richard E. Hoagland (en)
Drapeau des États-Unis
Ambassadeur des États-Unis
Phillips Holmes
Drapeau des États-Unis
Acteur à Hollywood
Jacqueline Kennedy-Onassis[104]
Drapeau des États-Unis
Première dame des États-Unis
Andreas Nijenhuis-Bescher
Drapeau des Pays-Bas
Historien moderniste
Alain Planet
Drapeau de la France
Évêque français
Gilles Vergnon
Drapeau de la France
Historien français
Abdoulaye Wade
Drapeau du Sénégal
3e président de la République du Sénégal
Richard von Weizsäcker
Drapeau de l'Allemagne
6e président fédéral d'Allemagne

Accès des différents sites[modifier | modifier le code]

Le domaine universitaire à Saint-Martin-d'Hères est desservi par les lignes de tramway B, C, D et par les lignes de bus 5, 11, 23, 69 du réseau TAG, mais également par les lignes de bus 6051, 6052 et 6070 du réseau Transisère. Par ailleurs, la gare TER Grenoble-Universités-Gières est implantée à moins de cinq minutes de tramway du domaine universitaire. Toujours à Saint-Martin-d'Hères mais hors campus, l'école polytechnique de l'université est desservie par la ligne D du tramway, ainsi que par la ligne de bus 14.

Dans Grenoble, l'Institut d'urbanisme, l'Institut de géographie alpine et l'École supérieure du professorat et de l'éducation sont desservis par la ligne A du tramway, l'institut universitaire de technologie « 1 » est desservi par les lignes de bus 16 et 17, l'Institut universitaire de technologie 2 est desservi par la ligne de bus C1 et se trouve à proximité de la gare de Grenoble, quant au GreEn-ER, il est desservi par la ligne B du tramway.

À La Tronche, Le centre hospitalier universitaire ainsi que la Faculté de médecine et de pharmacie sont desservis par la ligne B du tramway et par la ligne de bus 13. À Échirolles, l'Institut de la communication et des médias est desservi par la ligne A du tramway, ainsi que par les lignes de bus 11, 66 et 68.

L'institut universitaire de technologie de Valence est desservi par les lignes 4, 7, 13 et 20 du réseau de bus Citéa.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On constate que la graphie employée pour le nom officiel et celle pour le nom d’usage sont « université Grenoble Alpes[2] ». La graphie utilisée dans l’article est celle qui est conforme à nos conventions typographiques (cf. cette section ainsi que celle-ci), par respect de normes typographiques reconnues et fiables et pour préserver de manière simple et pratique l’homogénéité de la présentation des articles de la présente encyclopédie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b placegrenet.fr du 12 janvier 2016, Lise Dumasy élue à la tête de l'université de Grenoble Alpes.
  2. Décret no 2015-1132 du portant création de l’université Grenoble Alpes sur Légifrance.
  3. « Les décrets de la fusion des trois universités de Grenoble », sur http://www.ac-grenoble.fr (consulté le 28 janvier 2016).
  4. L'université Grenoble-Alpes compte sur le label « Idex » pour accélérer son rayonnement international, France 3-Francetv info, 24 janvier 2016.
  5. Arthur Bordier, La médecine à Grenoble, page 7.
  6. Jacques Berriat-Saint-Prix, Histoire de l'ancienne université de Grenoble, page 8.
  7. L'historien Valbonnais rapporte en entier ces lettres dans son Histoire du dauphiné publié en 1721.
  8. Livre du centenaire de la Faculté de droit (1906), page 15.
  9. Auguste Prudhomme, Histoire de Grenoble, page 173 qui se réfère au livre de la chaîne, folio 44.
  10. Abbé Nadal, Histoire de l'université de Valence, page 13.
  11. Jacques Berriat-Saint-Prix, Histoire de l'ancienne université de Grenoble, page 9.
  12. Arthur Bordier, La médecine à Grenoble, page 9.
  13. Jacques Berriat-Saint-Prix, Histoire de l'ancienne université de Grenoble, page 10.
  14. Livre du centenaire de la Faculté de droit (1906), page 22.
  15. Ce couvent des Cordeliers était situé à l'emplacement du Musée de Grenoble où l'on peut voir quelques vestiges du couvent au sous-sol du parking.
  16. Annales de l'université de Grenoble, J. Collet, 1896.
  17. Société royale des antiquaires de France, Mémoires et dissertations sur les antiquités nationales et étrangères, 1824, page 293.
  18. J.J.A. Pilot-de-Thorey, Histoire de Grenoble et ses environs: depuis sa fondation sous le nom de Cularo, page 88.
  19. Livre du centenaire de la Faculté de droit, (1906), page 59.
  20. Vital Chomel, Histoire de Grenoble, page 126.
  21. Arthur Bordier, La médecine à Grenoble, page 125.
  22. Abbé Nadal, Histoire de l'université de Valence, page 259.
  23. Livre du centenaire de la Faculté de droit (1906), page 12.
  24. Emmanuel Pilot-de-Thorey, Notes pour servir à l'histoire de Grenoble, page 90.
  25. Emmanuel Pilot-de-Thorey, Notes pour servir à l'histoire de Grenoble, page 100.
  26. Arthur Bordier, La médecine à Grenoble, pages 209 et 215.
  27. Arthur Bordier, La médecine à Grenoble, page 228.
  28. Jean-François Parent, Catalogue de l'exposition Le Roman des Grenoblois 1840-1980, page 36.
  29. Grenoble Institut national polytechnique.
  30. Archives municipales de Grenoble, cote 6FI 4335.
  31. cuef.u-grenoble3.fr, Historique du CUEF.
  32. Annales de l'université de Grenoble, J. Collet, 1896.
  33. herault-arnod.fr Maison des étudiants.
  34. iucr.org, Erwin Lewy devenu Félix Bertaut (1913-2003)
  35. ordredelaliberation.fr, Grenoble.
  36. Saint-Ismier.fr, Mémorial Doyen Gosse.
  37. communaute-univ-grenoble-alpes.fr, L’enseignement des sciences du numérique à l'université Grenoble-Alpes.
  38. Grenoble-inp.fr, Pose de la première pierre du programme immobilier PILSI, (vidéo en fin d'article).
  39. mi2s.imag.fr Jean Kuntzmann : mathématicien, pionnier de l'informatique.
  40. histcnrs.fr, Dominique Pestre, Louis Néel et le magnétisme à Grenoble, page 61. [PDF].
  41. « Grenoble : des étudiantes en journalisme font revivre l'ancien Institut de géographie alpine », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 6 juillet 2017)
  42. Histoire du LGGE.
  43. Centre hospitalier universitaire de Grenoble.
  44. bbf.enssib.fr, La section médecine-pharmacie de la nouvelle bibliothèque universitaire de Grenoble-La Tronche.
  45. ujf-grenoble.fr, La faculté en pratique.
  46. À l'origine 182 hectares, selon le livre du magazine Présences, 1900-2000 un siècle d'économie grenobloise, p. 98.
  47. Michel Soutif, Grenoble, carrefour des sciences et de l'industrie éditions Dauphiné libéré, 2005, (ISBN 2-911739-74-4), page 31.
  48. aconit.org, Jean Kuntzmann (1912-1992).
  49. interstices.info, Louis Bolliet, passionné d’informatique.
  50. bbf.enssib.fr, La section droit-lettres de la nouvelle Bibliothèque universitaire de Grenoble-Saint-Martin-d'Hères.
  51. bbf.enssib.fr, La section sciences de la nouvelle bibliothèque universitaire de Saint-Martin-d'Hères.
  52. ujf-grenoble.fr Conférence exceptionnelle sur le Doyen Louis Weil du 22 mars 2014.
  53. ina.fr Reportage du 7 mai 1970, L'attentat de Grenoble.
  54. ina.fr, Reportage du 4 juin 1970, Incident campus Grenoble.
  55. ina.fr, Reportage du 3 juin 1971, Incidents campus Grenoble.
  56. Reportage Institut national de l'audiovisuel du 29 mai 1971, Incidents entre des étudiants Sud Vietnamiens et des gauchistes au campus de Grenoble.
  57. Nadir Boumaza, « Grenoble, ses universités et la montagne », page 45.
  58. Michel Soutif, Grenoble, carrefour des sciences et de l'industrie, page 32.
  59. Université Joseph Fourier [PDF]
  60. Lefigaro.fr du 13 février 2015, Grenoble : un nouveau «bâtiment intelligent» pour l’école d’ingénieurs Ense³.
  61. echosciences-grenoble.fr de juin 2016, Rendez-vous au Jardin Dominique Villars.
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]