Université Paris-Nanterre

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Université Paris Nanterre
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Histoire et statut
Fondation
Type
Forme juridique
Régime linguistique
Président
Philippe Gervais-Lambony (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Campus
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Chiffres-clés
Étudiants
33 000
Enseignants
2 000
Budget
167 467 768 euro ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Divers
Devise
L’université des possiblesVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Site web

L’université Paris-Nanterre, ou « Université Paris Nanterre », est une université française multidisciplinaire, spécialisée dans les sciences économiques, les sciences humaines et sociales, le droit, les lettres, la psychologie et les sciences politiques.

L'université est héritière de la faculté des lettres et sciences humaines fondée en 1964 et de la faculté de droit et des sciences économiques créée en 1966 afin de désengorger la Sorbonne. Elle est le théâtre d'événements qui ont marqué le monde universitaire à la fin des années 1960.

Son campus principal est situé à Nanterre en Ile-de-France. L'université compte 2000 enseignants-chercheurs, 700 membres du personnel administratif et technique et plus de 33 000 étudiants répartis dans 8 UFR et 5 instituts.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation et premières années[modifier | modifier le code]

Prémices et chantiers[modifier | modifier le code]

Le site de Nanterre est dédiée dès 1958 à l'enseignement, car, cette année-là, une première vague d'étudiants parisiens s'installe dans les locaux vacants de l'Établissement central du matériel aéronautique (ECMA, ex-Base aérienne 119 Nanterre), qui avait abrité une école de mécaniciens d'avions[1].

Les études de bâtiments pour la faculté de lettres débute en . Les premières pierres sont posées le pour s'achever complètement en 1969. La faculté de droit ouvre en 1966, rattachée à celle du Panthéon[1].

Le la faculté de lettres et de sciences humaines est ouverte, comme annexe de la Sorbonne, qu'elle désengorge. Elle devient l'un des plus gros centres d'enseignement parisiens.

Un immense couloir relie cinq bâtiments de la « barres des sciences sociales » (A à E) et dessert les amphithéâtres[2]. Le C, au centre, avec sa cafétéria, est stratégique. Le bâtiment DD est ajouté, adossé à l’historique bâtiment D en 1992 et réalisé par Paul Chemetov[2]. Dans le prolongement du bâtiment A, la Maison Archéologie et Ethnologie René-Ginouvès (MAE) ouvre ses portes en 1996-1997[2].

À son origine, la gare de « La Folie » était une baraque en bois, du type "Far West", rapidement inadaptée aux flux croissant des étudiants[2] et causant l’enclavement du campus universitaire par rapport au reste de la ville[2]. En dessous du paneau sur lequel le nom de la station de RER " La Folie" était inscrit, il était ajoué "complexe universitaire" qui, selon Le Figaro, " témoignait d'un bel humour ferroviaire ". Une rampe sortant de la gare a été construite en 1964, l’année de l’inauguration du campus. En 1972, l’arrivée du RER[2], une année après l'achèvement de la préfecture, a transformé la physionomie de la gare[2].

En 1962-63, jusqu'à cinq projets de restaurants universitaires sont planifiés.[2] Le restaurant universitaire ouvre en 1967, situé à proximité de la bibliothèque universitaire[2]. Durant ses premières années il est symbole de l’ouverture sur l’extérieur, car les jeunes des cités et bidonvilles viennent s’y restaurer[2]. Un petit déjeuner est servi le matin pour un public clairsemé[2].

L'esprit de la création[modifier | modifier le code]

À sa création en 1965, Nanterre « a soulevé de grands espoirs » et « devait être le lieu d'expérimentation d'un enseignement renouvelé, l'esquisse de l'Université de demain », en profitant de l'apport de « célèbres professeurs » qui « ont volontairement quitté la Sorbonne pour participer à la Grande Aventure »[3]. Henri Lefebvre, professeur de sociologie de 1965 à 1968, influence les étudiants qui initient le mouvement de Mai 68, puis livre une analyse à chaud des événements[4].

Ces « grands espoirs » sont rapidement déçus. Pour être moderne, « il ne suffit pas d'utiliser du béton et du verre », dénoncera quatre ans après un étudiant, cité par L'Express, en pointant aussi la vanité du « club des professeurs » : vaste salle vitrée, calme, pastel, fauteuils profonds et tables basses[3]. En 1964, Nanterre accueille 2 300 étudiants et en 1968 elle a dû en absorber 12 000[3].

Des aménités estudiantines permises par l'espace disponible[modifier | modifier le code]

Le 3 novembre 1965 est ouverte la résidence universitaire de Nanterre[2]

C'est la deuxième de la région en nombre de lits[2]. L’Association des résidents (ARCUN), fondée et présidée par Dominique Tabah, compte 800 inscrits pour 1 400 résidents dès 1967[2]. L'écrivain Robert Merle, professeur d'anglais au campus, en fait l'épicentre de son roman "Derrière la vitre"[5].

Avec 4 tours de 9 étages et 4 barres de cinq étages, cuisine collective au bout du couloir[2] de 20 ou 30 chambres, 3 douches, WC et un seul téléphone au milieu, la "Cité U" donne sur le bidonville du Pont de Rouen et sur l’école du Petit Nanterre qui accueille les enfants des bidonvilles[2]. Le foyer F, la salle Mimosa dans la chaufferie, et celle du centre culturel au milieu des pelouses, accueillent les fêtes étudiantes réputées des années 1980[2], quand est fondée en 1984 une nouvelle "Association des résidentes de Nanterre".

Le centre sportif est inauguré le 1er janvier 1968[2].

Une grande bibliothèque universitaire est créée pour la nouvelle université. Haute de 57 mètres[2], elle est achevée en 1969[2]. Il s'agit du dernier édifice de l’architecte Edouard Albert, mort avant la fin du chantier[2].

Les contestations étudiantes des années 1960[modifier | modifier le code]

L'université est l'épicentre de contestations étudiantes parisiennes puis nationales, menant jusqu'au mouvement social de Mai 68.

Développement après les évènements de mai 1968[modifier | modifier le code]

Agrandissement, création des UFR et des antennes[modifier | modifier le code]

L'université Paris-X est créée en 1970[6], réunissant la faculté des lettres, des sciences économiques et du droit, avec comme premier président l'historien René Rémond, qui avait succédé l'année précédente au philosophe Paul Ricœur. Elle rassemble les UER issues des deux facultés et le rattachement de l'IUT de Ville-d'Avray à l'université.

En 1985 et 1989, les antennes décentralisées sont fondées. En 1984, la promulgation de la loi Savary, qui crée les UFR actuelles (renouveau et élargissement de la carte des diplômes) favorise en 1985 l'ouverture d'une antenne à Saint-Quentin-en-Yvelines, puis, en 1989, l'ouverture d'une autre antenne à Cergy-Pontoise. En 1991, l'Université de Versailles-Saint-Quentin et l'Université de Cergy-Pontoise deviennent des universités de plein exercice.

Persistance de mouvements étudiants[modifier | modifier le code]

Dans les années 1980, des affrontements opposent régulièrement militants anarcho-communistes et d'extrême droite. Au cours de l'un de ces affrontements, un militant d'extrême droite se tue en traversant une voie ferrée. En , l'université est occupée dans le cadre de la grève nationale contre le projet Devaquet. De même qu'au printemps 2018, suite à l'évacuation violente, par une cinquantaine de CRS, d'une assemblée générale étudiante le 9 avril.[7] Elle-même faisant écho à la mobilisation nationale contre la loi ORE. Le mardi 17 novembre 2020, la loi LPR est adoptée à l'Assemblée Nationale et met ainsi fin à la potentialité d'une contestation sur les campus universitaire.[8]

Vue générale du campus de Nanterre.

Expansion et modernisation dans les années 1990-2000[modifier | modifier le code]

Le théâtre Bernard-Marie Koltès de l'université (situé dans le bâtiment L) lors d'un concert de l'association MELO'DIX le 27 mars 2012.

Agrandissement du campus et innovations[modifier | modifier le code]

Les années 1990 voient le début de grands travaux sur les sites de l'université qui permettent son agrandissement et ainsi soutenir son développement. En 1992, un nouveau bâtiment (DD) est ouvert, abritant l'enseignement des sciences sociales. Trois ans plus tard, le bâtiment L est ouvert, dédié à l'UFR LLPhi (littératures, langage, philosophie). Il dispose d'un grand théâtre à disposition des étudiants.

Avant de soutenir les activités de recherche dans les domaines de l'archéologie et de l'ethnologie, est ouverte en 1996 la Maison Archéologie et Ethnologie René-Ginouvès. Cette maison de recherches fédère le CNRS, des chercheurs de Paris I Panthéon-Sorbonne, et de Paris-Nanterre.

En 1997, une Maison de la recherche « Max Weber » sort de terre, pour abriter des cours de sociologie. Elle sera détruite en 2010.

Le tournant du millénaire est également l'occasion d'agrandir le campus. En 2003/2003, les bâtiments B et F sont rénovés, et une galerie de cheminement est créée pour les relier. Un carré central pour accueillir des installations sportives est créé, et des espaces verts sont rénovés.

Les travaux s'enchaînent après 2005. Cette année-là, un bâtiment dédié aux services logistiques, abritant également un laboratoire de psychophysiologie, est créé. L'année suivante, c'est un bâtiment destiné à abriter l'UFR des sciences et techniques des activités physiques et sportives qui est inauguré. En 2006, l'amphithéâtre Henri-Lefebvre (amphi B2) est rénové et un matériel de projection de cinéma est installé, en faisant ainsi la plus grande salle de cinéma numérique d'Île-de-France. Un nouveau bâtiment de langues est créé en 2008-2009, et une nouvelle cafétaria est installée.

En 2010, un bâtiment des langues (V), abritant les formations de l'UFR de langues et civilisations étrangères, est ouvert. L'année suivante, c'est au tour de la Maison des Étudiants (bâtiment R), qui favorise la vie estudiantine et associative en accueillant des associations étudiantes et des bureaux de services destinés aux étudiants.

En 2016, la Maison des Sciences humaines et sociales (Max Weber) est inaugurée.

Les chantiers de l'université sont subordonnées à un projet pédagogique d'université. En 1992, constatant la montée en puissance de l'informatique, des salles d'informatique sont créées. L'UFR SSA (sciences sociales et administration) est agrandie. En 1999, des nouvelles filières (IUP) sont créées. En 2000, la création de l'UFR SITEC (systèmes industriels et techniques de communication) sur le site de l'IUT de Ville d'Avray et de Saint-Cloud est actée.

Révoltes et manifestations[modifier | modifier le code]

La grève nationale pour l'augmentation du budget des universités paralyse l'université entre et . En 1997, le centre informatique de l'université est occupé pendant plusieurs semaines par des étudiants non-inscrits ; cette occupation entraîne la fermeture totale de l'université pendant deux jours. Le président est contraint à la démission, et est remplacé par André Legrand.

En 1998, un groupe de chômeurs occupe durant plusieurs semaines l'un des amphithéâtres du bâtiment B. La même année, des étudiants sans-papiers font une grève de la faim durant trois semaines pour obtenir leur inscription.

En , le mur du bâtiment D est entièrement détruit par des étudiants à l'occasion d'une manifestation contre la politique sécuritaire de l'université. Le président fait rapidement reconstruire le mur. Au mois de novembre, la seconde tentative de destruction est violemment réprimée par les vigiles de l'université. Plusieurs manifestants sont blessés. L'un d'entre eux, Sébastien Schifres, est accusé d'avoir participé à la destruction du mur et est emprisonné durant trois semaines à la maison d'arrêt des Hauts-de-Seine (située à Nanterre, à quelques dizaines de mètres du campus). Il sera condamné à 5 000 euros de dommages et intérêts.[réf. nécessaire]

En 2006 : Des manifestations ont lieu depuis février, à l'université et dans Paris, contre le projet du Contrat première embauche (CPE). Une mobilisation de l'université de Nanterre se met en place par le biais d'assemblées générales, qui conduit aux blocages de quelques bâtiments et à l'occupation de certains locaux[9]. Au fil du temps le blocage des bâtiments réalisé par des étudiants grévistes, paralyse l'ensemble de la faculté, et des tensions naissent, obligeant les forces de l'ordre à intervenir, afin d'éviter de nouveaux affrontements entre les grévistes et non grévistes. De ce fait, celle-ci aura été fermée sur décision du président Olivier Audéoud pour une durée indéterminée. L'université fut officiellement fermée du au . Le , la reprise des cours aura été possible.[non neutre]

L'Université Paris-Nanterre depuis 2010[modifier | modifier le code]

En 2008, le nom de l'université est modifié en « Université Paris-Ouest Nanterre La Défense »[10]. En 2016, un nouveau nom, « Université Paris-Nanterre[11] ».

L'objectif de réaménagement de l'université et de ses environs est financé grâce au projet de l'Établissement public d'aménagement Seine-Arche[12] visant à désenclaver l'espace derrière la Défense en détruisant des tronçons de routes ainsi que des voies ferrées et en construisant de nouveaux bureaux. Il bénéficie aussi du projet U3M (universités du 3e millénaire) (durée des travaux d'environ quinze ans).

Le conseil général des Hauts-de-Seine, présidé par Patrick Devedjian (UMP), avait supprimé en une subvention annuelle de 900 000 euros versée depuis quatre ans[13]. La subvention a été rétablie en dans le cadre d'une convention d’objectif en vue de la création d’un institut du numérique[14]. Depuis, cette subvention de 750 000 euros a été supprimée par le président du conseil général des Hauts-de-Seine, alors que dans le même temps le Pôle universitaire Léonard-de-Vinci, dont la création a été très controversée a reçu une dotation du conseil général une subvention de 7 millions d'euros[15]. Ainsi l'arrêt de cette subvention a engendré la disparition de l'institut du numérique de l'université de Nanterre.

L'université Paris-Ouest, dans le cadre du projet de Grand Paris, a initié un partenariat avec le pôle Léonard de Vinci[16].

L'université reste traversée par des mouvements de contestation. En 2016, dans le contexte du vote de la Loi El Khomri, l'Espace Reverdy (bâtiment L) débute le 21 mars, pour s'achever pendant l'été. Deux ans plus tard, à la suite de l'annonce de l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne, l'université est bloquée du 10 décembre jusqu'aux vacances de Noël.

Le 1er octobre 2018, la ComUE Université Paris-Lumières et l'université Paris-Nanterre annoncent la création de l'École universitaire de recherche ArTeC, pour Arts, Technologie et Création, faisant suite à l'obtention d'un financement de 10 ans par le programme d’investissements d'avenir (PIA) du Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation pour la fondation d’une « École Universitaire de Recherche »[17],[18].

Historique des doyens et présidents[modifier | modifier le code]

Doyen de la faculté des lettres et sciences humaines de l'université de Paris à Nanterre
Mandat Nom Qualité Discipline
1965 - 1968 Pierre Grappin Professeur des Universités Langue et littérature allemandes
1968 - 1969 Jean Beaujeu Professeur des Universités Langue et de littérature latines
1969 - 1970 Paul Ricœur Professeur des Universités Philosophie
1970 - 1971 René Rémond Professeur des Universités Histoire
Doyen de la faculté de droit et des sciences économiques de l'université de Paris à Nanterre
Mandat Nom Qualité Discipline
1968 - 1969 Philippe Malaurie Professeur des Universités Droit
1970 - 1970 Jean-Maurice Verdier Professeur des Universités Droit
Liste des présidents successifs de l'université Paris X Nanterre
Mandat Nom Qualité Discipline
1970 - 1971 Eugène Schaeffer Professeur des Universités Droit
1971 - 1976 René Rémond Professeur des Universités Histoire
1976 - 1981 Jean-Maurice Verdier Professeur des Universités Droit
1981 - 1983 Carol Heitz Professeur des Universités Histoire de l'art
1983 - 1988 Michel Imberty Professeur des Universités Psychologie
1988 - 1993 Paul Larivaille Professeur des Universités Langue et littérature italiennes
1994 - 1997 Michel Imberty Professeur des Universités Psychologie
1998 - 2003 André Legrand Professeur des Universités Droit
2003 - 2008 Olivier Audéoud Professeur des Universités Droit
2008 - 2012 Bernadette Madeuf Professeur des Universités Sciences économiques
2012-

2020

Jean-François Balaudé Professeur des Universités Philosophie
depuis

2020

Philippe Gervais-Lambony Professeur des Universités Géographie

Composantes[modifier | modifier le code]

Bâtiments DD et C des UFR SSA et SPSE

Avec 268 diplômes préparés et environ 8 000 diplômés par an, l'université regroupe 9 unités de formation et de recherche et plusieurs instituts. La réforme LMD pour une harmonisation des diplômes au niveau européen est appliquée pour une grande partie des formations proposées.

Unités de formation et de recherche[modifier | modifier le code]

L'université Paris Nanterre s'organise autour de huit unités de formation et de recherche (UFR)[19].

(Données chiffrées et organigramme en date de mai 2010)

Instituts et écoles[modifier | modifier le code]

Campus[modifier | modifier le code]

Les trois campus de l'université Paris Nanterre sont situés dans le département des Hauts-de-Seine, à proximité du site de la Défense.

Campus de Nanterre[modifier | modifier le code]

Campus de Nanterre.

Situé à proximité du quartier d'affaires de la Défense et du centre-ville de Nanterre, le campus de Nanterre, principal campus de l'université, s'étend sur près de trente hectares et regroupe autour de son « carré vert » central :

  • l'essentiel des locaux d'enseignement et de recherche de l'université ;
  • la bibliothèque universitaire (BU) et La contemporaine ;
  • la Maison Archéologie et Ethnologie René-Ginouvès (MAE) ;
  • la Maison de l'étudiant ;
  • le restaurant universitaire (RU) ;
  • une résidence universitaire du CROUS de l'académie de Versailles d'une capacité d'accueil de 1 400 chambres ;
  • une piscine olympique ;
  • un centre sportif universitaire comprenant une salle omnisports, des salles spécialisées et de nombreux terrains extérieurs ;
  • une salle de cinéma (bâtiment B amphi B2) d'une capacité d'environ 1 000 places ;
  • le théâtre Bernard-Marie-Koltès ;
  • un espace d'exposition, l’espace Reverdy.

Campus de Ville-d'Avray[modifier | modifier le code]

Il accueille dans les locaux de l'ancienne école technique aéronautique le secteur technologies industrielles de l'université. Le site regroupe ainsi un bâtiment d'enseignement et de recherche et les ateliers dans lesquels les étudiants des formations professionnalisées reçoivent des enseignements pratiques. On y trouve également un restaurant universitaire et une cafétéria.

Campus de Saint-Cloud[modifier | modifier le code]

Le campus de Saint-Cloud est dédié aux formations préparant aux métiers du livre et de la communication audiovisuelle. Ouvert à la rentrée 1999, ce bâtiment regroupe les locaux d'enseignement et de recherche et inclut une cafétéria.

Enseignement et recherche[modifier | modifier le code]

Centres de recherche actuels[modifier | modifier le code]

Au cours du contrat quinquennal 2014-2018, l'université Paris compte 41 centres de recherche, dont 13 unités mixtes de recherche (UMR). Ces unités de recherche regroupent plus de 1 000 personnes, dont plus de 700 enseignants-chercheurs de l'université Paris-Ouest, mais aussi plus de 150 enseignants-chercheurs d'autres universités, plus d'une centaine de chercheurs du CNRS et plusieurs dizaines de chercheurs provenant d'autres établissements.

  • EA1586 - Centre des sciences de la littérature française (CSLF)
  • EA1587 - Centre d'histoire sociale et culturelle de l'Occident (XIIIe – XVIIIe siècles) (CHiSCO)
  • EA1589 - Centre de recherche éducation et formation (CREF)
  • EA2320 - Centre d'études juridiques européennes et comparées (CEJEC)
  • EA2931 - Centre de recherche sur le sport et le mouvement (CeRSM)
  • EA3454 - Modélisation aléatoire de Paris X (MODAL'X)
  • EA3456 - Laboratoire éthologie cognition développement (LECD)
  • EA3457 - Centre de droit civil des affaires et du contentieux économique (CEDCACE)
  • EA369 - Études romanes
  • EA370 - Centre de recherches anglophones (CREA)
  • EA381 - Centre de recherche en droit public (CRDP)
  • EA382 - Centre de droit international de Nanterre (CEDIN)
  • EA3931 - Littérature et poétique comparées
  • EA3932 - Sociologie et philosophie politiques (SOPHIAPOL)
  • EA3982 - Centre de droit pénal et de criminologie (CDPC)
  • EA4004 - Cognition humaine et artificielle (CHART) (sous la tutelle déposante de l'université Paris-VIII, également sous la tutelle de l'EPHE et de l'université de Lorraine)
  • EA4223 - Centre d'études et de recherches sur l'espace germanophone (CEREG) (sous la tutelle déposante de l'université Sorbonne-Nouvelle)
  • EA4386 - Laboratoire parisien de psychologie sociale (LAPPS)
  • EA4414 - Histoire des arts et des représentations (HAR)
  • EA4415 - Thermique interfaces environnement (TIE)
  • EA4416 - Laboratoire d'énergétique mécanique et électromagnétisme (LEME)
  • EA4417 - Centre d'histoire et anthropologie du droit (CHAD)
  • EA373 - Institut de Recherches Philosophiques (IREPH-DIPSA)
  • EA4418 - Centre de recherches pluridisciplinaires multilingues (CRPM)
  • EA4419 - Institut de recherche juridique sur l'entreprise et les relations professionnelles (IRERP)
  • EA4429 - Centre d'études et de recherches sur les organisations et la stratégie (CEROS)
  • EA4430 - Clinique psychanalyse développement (CLIPSYD)
  • EA7339 - Dispositifs d'information et de communication à l'ère numérique - Paris, Île-de-France (DICEN IDF) (sous la tutelle déposante du CNAM, également sous la tutelle de l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée)
  • UMR7041 - Archéologies et sciences de l'Antiquité (ArScAn) (sous la tutelle déposante de l'université Panthéon-Sorbonne, également sous la tutelle du CNRS)
  • UMR7055 - Préhistoire et technologie (également sous la tutelle du CNRS)
  • UMR7014 - Centre de théorie et analyse du droit (CTAD) (également sous la tutelle du CNRS)
  • UMR7114 - Laboratoire modèles, dynamiques, corpus (MoDyCo) (également sous la tutelle du CNRS)
  • UMR7186 -Laboratoire d'ethnologie et de sociologie comparative (LESC) (également sous la tutelle du CNRS)
  • UMR7217 - Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA) (sous la tutelle déposante de l'université Paris-VIII, également sous la tutelle du CNRS)
  • UMR7218 - Laboratoire architecture, ville, urbanisme, environnement (LAVUE) (également sous la tutelle de l'université Paris-VIII, de l'ENSA Paris-Val de Seine et du CNRS)
  • UMR7220 - Institut des Sciences sociales du Politique (ISP) (également sous la tutelle de l'École normale supérieure de Cachan et du CNRS)
  • UMR7235 - Economix (également sous la tutelle du CNRS)
  • UMR7533 - Laboratoire dynamiques sociales et recomposition des espaces (LADYSS) (également sous la tutelle de l'université Panthéon-Sorbonne, de l'université Paris-Diderot, de l'université Paris-VIII et du CNRS)
  • UMR8168 - Mondes américains, sociétés, circulations, pouvoirs (XVe – XXIe siècles (MASCIPO) (sous la tutelle déposante de l'École des hautes études en sciences sociales, également sous la tutelle de l'université Panthéon-Sorbonne, du Collège de France et du CNRS)
  • UMR8533 - Institutions et dynamiques historiques de l'économie et de la société (IDHES) (sous la tutelle déposante de l'université Panthéon-Sorbonne, également sous la tutelle de l'université Paris-VIII, l'École normale supérieure Paris-Saclay, l'université d'Évry-Val-d'Essonne et du CNRS)
  • UMR8238 - Laboratoire d'études de genre et de sexualité (LEGS) (également sous la tutelle de l'Université Paris-VIII et du CNRS)

Et une unité de service et de recherche :

Et aussi une fédération de recherche :

  • FR2393 - Institut de linguistique française (également sous la tutelle du CNRS)

Scientométrie[modifier | modifier le code]

L'université Paris-Nanterre n’est pas ou mal classée dans les principaux classements mondiaux des universités. Cette situation est liée pour l’essentiel à la méthodologie de ces classements internationaux. Les spécificités de l'université Paris-Ouest la pénalisent en effet fortement ; il s’agit d’une université française, essentiellement centrée sur les sciences humaines et sociales, alors que ces classements favorisent très fortement les établissements généralistes ou spécialisés en sciences exactes dont les recherches sont publiées en anglais[20].

Elle est ainsi entre la 701e et la 800e place du QS 2013. Dans ce dernier, elle est le 4e établissement français dans le domaine des arts et humanités, derrière l’université Panthéon-Sorbonne, Paris Sorbonne et l'École normale supérieure de Paris. Le Times Higher Education World University Rankings considère Paris-Nanterre comme "une des universités les plus prestigieuses du pays" et souligne la qualité de ses programmes de masters, ses partenariats avec les Grande écoles, et sa liste d'anciens élèves[21].

Le classement de Shanghai par discipline place Nanterre entre la 51ème et la 100ème place mondiale en anthropologie[22] et 50ème en archéologie.

Le master de psychologie de Paris-Nanterre est le premier de France en terme d'insertion professionnelle selon le classement 2018 du Parisien[23].

L'université Paris-Nanterre fait partie des universités les plus demandées en France sur Parcoursup[24].

Évolution démographique et budgets[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
33 661[25]31 569[26]27 676[27]29 820[28]30 426[29]30 257[30]29 643[31]29 345[32]
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
28 873[33]29 459[34]29 866[35]31 807[36]31 928[37]32 381[38]-33 673[39]
2016 2017 - - - - - -
-33 600------

Le budget 2012 s'élève à 155 millions d'euros (2013). Par rapport à 2012, la hausse des crédits n'est que de 0,83 % ([4]), soit moins que l'inflation (cf. coup de sang de Pierre Dubois).

Personnalités liées à l'université[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

Droit[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Finance et gestion[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lettres[modifier | modifier le code]

Mathématiques[modifier | modifier le code]

Philosophie[modifier | modifier le code]

Sciences sociales[modifier | modifier le code]

Anglais[modifier | modifier le code]

Anciens étudiants[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Droit[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Écrivains[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Joseph Macé-Scaron, journaliste et essayiste, licence d'histoire et de philosophie
  • Éric Naulleau, éditeur, essayiste, critique littéraire et animateur de télévision, DEA de lettres
  • Didier Porte, journaliste, chroniqueur, humoriste, maîtrise de sciences économiques
  • Laura Tenoudji, journaliste, chroniqueuse
  • Bernard de La Villardière, journaliste, animateur de télévision et de radio français, titulaire d'une maîtrise de sciences politiques
  • Yves Calvi, animateur de télévision et de radio, double-licence en info-communication et lettres modernes

Musique[modifier | modifier le code]

Personnalités du monde des affaires[modifier | modifier le code]

Politiques[modifier | modifier le code]

Religions[modifier | modifier le code]

Sciences sociales[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Syndicalistes[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Présentation de l'Université de Nanterre [1]
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t et u "Faire et arpenter l’histoire de l’université de Nanterre" pour les Journées européennes du patrimoine samedi 17 septembre 2016 [2]
  3. a b et c « Jacqueline Giraud, « L'Express, 18 mars 1968: la révolte des étudiants », sur lexpress.fr, .
  4. Vincent Cespedes, Mai 68 : la philosophie est dans la rue !, Paris, Larousse, coll. « Philosopher », , 287 p. (ISBN 978-2-03-583683-0).
  5. publié en 1970 aux éditions Gallimard
  6. Décret no 70-1174 du 17 décembre 1970 portant érection en établissements publics à caractères scientifique et culturel d’universités et centres universitaires
  7. Taranis, « ÉVACUATION DE NANTERRE PAR LA POLICE (9 AVRIL 2018) », sur www.youtube.com, (consulté le 11 novembre 2020)
  8. L'équipe des rédacteurs d'Academia, « Le choix du pire contenu possible, et pire encore : compte-rendu de la CMP », sur https://hypotheses.org/, (consulté le 10 novembre 2020)
  9. Amélie Gautier, « CPE : à Nanterre, le blocage divise », My TF1 News, .
  10. Nom d'usage dont s'est doté l'établissement par délibération de son conseil d'administration en 2007.
  11. Décision du conseil d'administration de l'université en date du « Impressions de reprise à l'université Paris Nanterre | Étudiant sur le tard, le blog éducation de Luc Bentz », sur blogs.lexpress.fr (consulté le 18 septembre 2017)
  12. EPA-Seine Arche - Les enjeux du projet
  13. L'université de Nanterre perd une subvention du conseil général, Le Nouvel Observateur, 28 janvier 2010
  14. Le conseil général va soutenir l’université Paris-Ouest
  15. « La fac Pasqua apprend à ne plus rouler sur l'or », leparisien.fr,‎ 2014-12-30cet07:00:00+01:00 (lire en ligne, consulté le 15 octobre 2017)
  16. Le Parisien La « fac Pasqua » s'ouvre aux étudiants du public.
  17. Aline Benchemhoun, Université Paris Lumières (UPL), « Lancement de l’Ecole Universitaire de Recherche (EUR) ArTeC », sur u-plum.fr, (consulté le 25 juin 2020)
  18. « Ecoles universitaires de recherche », sur Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (consulté le 25 juin 2020)
  19. Sur le site de l'Université Paris Nanterre : liste des UFR
  20. Certaines critiques sont détaillées sur la page Palmarès universitaires
  21. (en) « Paris Nanterre University », sur Times Higher Education (THE), (consulté le 13 mars 2020)
  22. (en) « Université Paris-Nanterre », sur Top Universities, (consulté le 13 mars 2020)
  23. « Masters : le palmarès 2018 de l’insertion professionnelle », sur www.letudiant.fr (consulté le 13 mars 2020)
  24. le figaro, « Le classement des 20 universités les plus demandées sur Parcoursup », sur Le Figaro Etudiant (consulté le 13 mars 2020)
  25. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur education.gouv.fr le 10 août 2010
  26. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur education.gouv.fr le 10 août 2010
  27. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur education.gouv.fr le 10 août 2010
  28. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur education.gouv.fr le 10 août 2010
  29. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur education.gouv.fr le 10 août 2010
  30. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur education.gouv.fr le 10 août 2010
  31. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur education.gouv.fr le 10 août 2010
  32. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur education.gouv.fr le 10 août 2010
  33. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur education.gouv.fr le 10 août 2010
  34. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  35. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  36. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur education.gouv.fr le 30 août 2012
  37. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2013, Imprimerie moderne de l’Est, p. 179, consulté sur education.gouv.fr le 27 septembre 2013
  38. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2014, Imprimerie moderne de l’Est, p. 179, consulté sur education.gouv.fr le 23 septembre 2014
  39. [3], site officiel de l'université Paris Nanterre
  40. « Artistes Marie Losier », sur Fondation d'entreprise Pernod Ricard (consulté le 28 septembre 2020)
  41. Prisma Média, « Cristiana Reali - La biographie de Cristiana Reali avec Gala.fr », sur Gala.fr (consulté le 25 octobre 2016)
  42. « Céline Sciamma », sur Cineuropa - le meilleur du cinéma européen (consulté le 28 septembre 2020)
  43. Bulletin quotidien 12 avril 2012]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]