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Fédération française de la montagne et de l'escalade

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Fédération française de la montagne et de l’escalade
Image illustrative de l’article Fédération française de la montagne et de l'escalade

Sigle FFME
Sport(s) représenté(s) Alpinisme
Canyonisme
Escalade
Raquette à neige
Randonnée
Ski-alpinisme
Création
Président Sandra Berger
Siège Paris, Drapeau de la France France
Affiliation World Climbing, ISMF
Clubs 1 043 (en 2024)[1]
Licenciés 120 060 (en 2024)[1]
Site web www.ffme.fr

La Fédération française de la montagne et de l’escalade ou FFME (auparavant, Fédération française de la montagne ou FFM) est une association française de type loi de 1901 fondée en . Elle est chargée d'assurer la promotion et le développement en France de l'escalade, du canyonisme, de la raquette à neige, du ski-alpinisme, de l'alpinisme et de la randonnée montagne, et a reçu à ce titre une délégation du ministère des Sports[2] pour les quatre premières activités.

La FFME est membre du comité national olympique et sportif français (CNOSF), de World Climbing[3] (ancien nom de la fédération internationale d'escalade, ou IFSC) et de la Fédération internationale de ski alpinisme (ISMF)[4]. Elle est présidée depuis 2026 par Sandra Berger, auparavant secrétaire générale sous le mandat d’Alain Carrière, président de 2021 à fin 2025[5].

En , lors de l'assemblée générale de l'IFSC, elle a été choisie pour organiser les championnats du monde d'escalade 2012 qui se sont déroulés au palais omnisports de Paris-Bercy du au [6].

Lors de l'assemblée générale de l'IFSC du , la FFME est à nouveau choisie pour organiser les championnats du monde jeunes 2014 à Nouméa[7]. Le comité régional de Nouvelle-Calédonie est chargé de la mise en place de cet événement.

Fondation (1942)

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La Fédération française de la montagne (FFM) est créée en 1942 sous l'impulsion du Haut commissariat aux sports et déclarée en préfecture en 1945[8]. Celui-ci souhaitait initialement que ce soit le Club alpin français (CAF) qui se transforme en Fédération de la montagne. Mais, devant les réticences du vieux club, une autre structure parallèle est créée : la FFM[9],[10]. Les deux organisations vont dès lors coexister, avec des approches un peu différentes de la montagne.

La présidence de la FFM est confiée au géologue et alpiniste Louis Neltner.

L'Annapurna (1950) et les grandes expéditions

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Sous la direction de Lucien Devies, la FFM organise l'expédition à l'Annapurna de 1950, avec Maurice Herzog, Louis Lachenal, Lionel Terray, Gaston Rébuffat, Marcel Ichac (pionnier du cinéma de montagne), Jean Couzy, Marcel Schatz, Jacques Oudot (médecin) et Francis de Noyelle (agent de liaison). La médiatisation de la première conquête mondiale d'un sommet de plus de 8 000 mètres d'altitude (les conférences à la salle Pleyel, le livre Annapurna, premier 8000 de Maurice Herzog, le livre de photos Regards vers l'Annapurna, le film Victoire sur l'Annapurna de Marcel Ichac, etc.) rapportent un véritable trésor de guerre à la FFM. Ce qui lui permet de financer dans les années qui suivent d'autres grandes expéditions françaises à l'assaut de grands sommets de la planète.

De la FFM à la FFME (1987)

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En 1985 est créée la Fédération française d'escalade (FFE) qui donne naissance en 1986 aux grandes compétitions d'escalade.

En 1987, la Fédération française de la montagne (FFM) et la Fédération française d'escalade (FFE) fusionnent pour créer la Fédération française de la montagne et de l'escalade (FFME)

En 2002-2003, un projet de fusion entre la FFME et le CAF (en fait appelé Fédération des Clubs alpins français) échoue.

En 2021, la FFME se heurte à l'Union des salles d'escalade (UDSE) qui lui reproche son implication dans le développement d'une salle d'escalade en public-privé avec la ville de Paris, sa deuxième salle en financement public-privé après celle ouverte à Fontainebleau[11],[12]. La même année, la FFME et le département de l'Aube lancent la construction de la plus grande salle d'escalade en France[13].

Rôles de la FFME

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Clip officiel de 2017

La FFME est délégataire de l'État français pour organiser et promouvoir les activités sportives suivantes[2] :

La FFME développe également les disciplines annexes telles que l'alpinisme et les expéditions (où elle a joué un rôle historique avec la conquête de l'Annapurna, premier 8 000, et de plusieurs grands sommets dans le monde), la randonnée en montagne, raquettes à neige et le canyonisme.

En 2025, la fédération regroupe plus de 1 100 clubs répartis sur le territoire français, et rassemble plus de 120 000 licenciés en club ou hors clubs[9]. Des comités régionaux et départementaux relaient l'action de la fédération au niveau local.

Outre l'entraînement des équipes de France (escalade, ski de randonnée, équipe nationale jeunes alpinistes), la FFME joue un rôle moteur dans l'organisation des championnats et des compétitions, dans la formation des bénévoles des clubs (initiateurs) et des officiels des compétitions. La FFME défend le libre accès aux sites de pratique en concertation avec ses interlocuteurs institutionnels (autres fédérations, partenaires locaux, pratiquants, CIPRAetc.).

Classement national

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Chaque année, et tout au long de la saison, la FFME édite un classement national pour l'escalade[14] et le ski alpinisme[15].

Ces classements ont divers rôles au-delà d'un classement pur et simple des meilleurs français dans ces disciplines, et permettent la sélection en équipe de France. Ils sont aussi des critères pour les athlètes de haut niveau.

Championnats du monde d'escalade 2012

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La FFME a organisé les championnats du monde d'escalade en 2012 au palais omnisports de Paris-Bercy. Paris a été retenue comme ville organisatrice par la Fédération internationale d'escalade (IFSC). Ces championnats ont été l’occasion pour la FFME de recevoir une nouvelle fois une importante manifestation sportive internationale, après le succès des championnats d'Europe d'escalade 2008 dans la capitale parisienne. 512 athlètes (dont 62 en Handisport) de 56 nations ont participé aux qualifications et aux phases finales des trois compétitions (Bloc, Difficulté, Vitesse) et plus de 16 000 spectateurs sont venus pour encourager les compétiteurs pendant toute la durée de la compétition.

Notes et références

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  1. a et b [PDF] Recensement des licences et clubs sportifs 2024.
  2. a et b « Arrêté du 29 mars 2005 accordant la délégation à la Fédération française de la montagne et de l'escalade », sur www.legifrance.gouv.fr, (consulté le )
  3. (en) « World Climbing », sur www.worldclimbing.com (consulté le ).
  4. « International Ski Montaineering Federation », sur www.ismf-ski.org (consulté le )
  5. Matthieu Amaré, « Sandra Berger : le grand portrait de la première présidente de la FFME », sur Vertige Media, (consulté le )
  6. « Bercy 2012, c'est voté! », sur www.ffme.fr, (consulté le )
  7. « Championnat du monde jeunes 2014 à Nouméa », sur www.ffme.fr, (consulté le ).
  8. [PDF] Convention-cadre entre l'État et la Fédération française de la montagne et de l'escalade.
  9. a et b « La Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade (FFME) », sur www.ffme.fr, (consulté le )
  10. « FFCAM - Qui sommes nous? », sur www.ffcam.fr, (consulté le )
  11. Ghislain Brillet et Alain Carrière, « Controverse entre l’Union des Salles d’Escalade et la FFME », sur Grimper.com : l'actualité de l'escalade, tests matériel d'escalade, salles d'escalade, (consulté le )
  12. Zoé Charef, « Où en est le projet de la salle d’escalade FFME Karma La Villette ? », sur Alpine Mag, (consulté le )
  13. Kadri, « La plus grande salle d’escalade française ouvrira ses portes en 2023 ! · PlanetGrimpe - Toute l'actualité escalade », sur planetgrimpe.com (consulté le )
  14. « Escalade - Classement », sur www.ffme.fr, (consulté le )
  15. « Ski-alpinisme - Classement », sur www.ffme.fr, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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