Hélisurface

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Hélisurface du Navire-Hôpital des États-Unis New Haven (AH-12) attendant les hélicoptères de la marine américaine apportant des blessés provenant des lignes de front en Corée. Une plate-forme d'atterrissage flottante est disposée de chaque côté du navire. Il est à l'ancre dans le port d'Inchon (été 1952). Un disque peint en jaune sur chaque barge marque la zone d'atterrissage.
L'hélicoptère Panther de la frégate Cassard effectue un transfert de charge légère avec le PR Meuse.

Une hélisurface (ou plate-forme pour hélicoptère ou hélipont) est une zone d'atterrissage pour hélicoptères posée sur un bâtiment, un navire, une plateforme de forage...

Une telle plate-forme ne fournit pas les services d'un héliport, tels l'approvisionnement en carburants ou les services météo, pas plus qu'elle ne dispose d'un contrôle du trafic aérien.

Typologies[modifier | modifier le code]

Ces hélisurfaces sont fréquentes dans les hôpitaux et certains grands immeubles de bureaux, et le plus souvent situés sur le toit des bâtiments[réf. nécessaire] : les hélicoptères peuvent alors atterrir pour embarquer ou débarquer des passagers.

De même, de telles plates-formes hélicoptère existent lorsque les conditions d'accès sont difficiles, ou lorsque le risque d'urgence existe :

  • plate-forme pétrolière ; A titre d'exemple, le réseau des plate-formes de forages pétrolières et gazières d'Europe du Nord est en 2015 équipé d'environ 400 héliponts, par lesquels transitent environ 2 millions de passager chaque année, transportés par une flotte de plus de 200 hélicoptères, via 16 bases d'opération[1]. Dans les années 2010-2015, les principaux modèles d'hélicoptères utilisés dans le domaine de l'offshore étaient des Sikorsky S-76, Bell 412 et Dauphin). Le développement de l'offshore profond entraine une augmentation des distances (rayon d'action dépassant de plus en plus souvent 555km) et nécessite des hélicoptères plus lourds.
  • poste de secours, secours en montagne ;
  • refuge de montagne ;
  • navire, tel que le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc de la Marine nationale française, (retiré du service en 2010).

Elles peuvent être installées de manière permanente, ou bien de façon temporaire, à l'occasion d'une manifestation ou d'une catastrophe (tremblement de terre par exemple) ou en situation de guerre.

Taille[modifier | modifier le code]

Les dimensions d'une hélisurface sont définies selon le type d'hélicoptères à recevoir et par un marquage peint à même le sol.

Depuis le 30 septembre 2004, la FAA préconise une largeur et une hauteur au minimum égale à 2.0 RD, RD étant le diamètre du rotor principal[2].

C18 helisurface conversion rapide. Protocole ELISA
Conversion d'hélisurface ELISA durant un test de performance échelle 1/5 des systèmes de guidage au sol Eté 2011

Pour les vols de nuit, on assiste également à la popularisation du marquage dynamique électroluminescent[3] sous E.L.I.S.A. (ElectroLuminescentfield Intuitive Signals for Aeronautics). Ce protocole de conversion offre une surface de balisage lumineux égale à la dimension totale de l'hélisurface mais également, un système d'assistance à la navigation.

Le trafic d'une hélistation se limite à, au maximum, vingt mouvements par jour.[réf. nécessaire]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Revue Air & cosmos, p. 12, dossier "Hélitech, offshore, En attendant la reprise", no 2470, 02 octobre 2015
  2. (en) « Transports heliport », sur FAA,‎
  3. http://www.aeronautics.us.com/ Hélisurface intelligente

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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