Gladiator (film, 2000)

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Gladiator

Description de l'image  Logo Gladiator 2000.png.
Titre québécois Gladiateur
Titre original Gladiator
Réalisation Ridley Scott
Scénario David Franzoni
John Logan
William Nicholson
Acteurs principaux
Sociétés de production Dreamworks Pictures
Universal Pictures
Scott Free Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Péplum
Sortie 2000
Durée 155 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Gladiator (ou Gladiateur, au Québec et au Nouveau-Brunswick) est un film américano-britannique de Ridley Scott, sorti en 2000.

Gladiator revisite le genre du péplum, dont un des derniers films majeurs était Spartacus, sorti en 1960. Le film ne se fonde pas sur des événements réels mais reprend les noms des empereurs Marc Aurèle et Commode, son fils. L'intrigue raconte la chute du général romain Maximus Decimus (Russell Crowe) dont Marc Aurèle veut faire son successeur, brutalement trahi et laissé pour mort par l'ambitieux Commode (Joaquin Phoenix) qui assassine son père pour devenir empereur. Maximus, dont la famille a été massacrée, va devenir un esclave gladiateur, conquérir le cœur du peuple romain par ses talents de combattant dans l'arène du Colisée et finalement affronter Commode dans un ultime combat. Connie Nielsen, Ralf Moeller, Djimon Hounsou, Derek Jacobi et Richard Harris font aussi partie de la distribution.

Outre le fait qu'il fut un succès commercial, avec des recettes dépassant les 450 millions de dollars américains pour un budget initial de 103 millions de dollars, le film a remporté de nombreux prix, en particulier cinq Oscars récoltés lors de la 73e cérémonie des Oscars (dont celui du meilleur film, et celui du meilleur acteur pour Russell Crowe).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Maximus Decimus Meridius, général romain renommé, mène une nouvelle fois les légions de l'empereur Marc Aurèle à la victoire en ce jour de bataille en pays germanique. L'empereur, sentant sa fin proche, annonce le soir même en privé à Maximus qu'il souhaite lui laisser le pouvoir à sa mort, pour qu'il puisse le transmettre au Sénat et que Rome devienne à nouveau une République.

Aurèle préfère le général à son propre fils, Commode, qu'il sait pertinemment obsédé par l'idée d'obtenir le titre d'empereur et en aucune manière animé d'une réelle compassion pour la plèbe. Lorsque le vieil empereur annonce la nouvelle à son fils avant de rentrer à Rome, Commode est pris d'un accès de rage et étouffe son père, devenant ainsi le nouvel empereur. Bien que la cause officielle annoncée du décès de Marc Aurèle soit la vieillesse, Maximus devine que l'empereur a été assassiné par son fils.

Lorsque Commode demande, peu après, à Maximus de baiser sa main, et par ce geste de s'engager à le servir, ce dernier lui oppose un refus. L'empereur, furieux de cet affront, profondément blessé et jaloux de l'amour que son père portait à Maximus, ordonne alors son exécution, ainsi que celle de sa famille, qui réside alors en Hispanie romaine. Emmené en forêt pour être exécuté, Maximus réussit à désarmer ses gardiens et parvient à fuir, sérieusement blessé à l'épaule. Parvenu sur ses terres, après plusieurs jours et extrêmement affaibli par sa blessure, il découvre les corps de sa femme et de son fils de huit ans, calcinés et pendus devant la maison familiale.

Après avoir sombré dans un profond coma, Maximus est récupéré par des marchands d'esclaves, puis soigné et emmené jusqu'aux provinces romaines orientales, où il est vendu à un riche propriétaire et négociant local, un laniste dénommé Proximo. La nouvelle vie de Maximus consiste alors à combattre dans l'arène en tant que gladiateur : il trouve là un début d'exutoire à sa brutale destitution et à la perte de tout ce qui comptait pour lui. Maximus est bientôt surnommé « l'Espagnol », par la foule assistant aux combats.

Saisissant tout l'intérêt qu'aurait pour lui de pouvoir combattre aux pieds du nouvel empereur, l'Espagnol remporte assez de combats afin que sa réputation parvienne jusqu'en Occident. Il se retrouve alors bientôt sur le sable du Colisée. Après un combat épique, et souhaitant féliciter personnellement le groupe de gladiateurs sorti victorieux, Commode demande à « l'Espagnol » d'ôter le masque de métal cachant son visage et de se présenter. À contrecœur, Maximus révèle son identité en promettant à Commode une vengeance certaine :

« Mon nom est Maximus Decimus Meridius, commandant en chef des armées du Nord, général des légions Felix, fidèle serviteur du vrai empereur Marc Aurèle. Père d'un fils assassiné, époux d'une femme assassinée et j'aurai ma vengeance dans cette vie ou dans l'autre. »

Lucilla, la sœur de Commode, secrètement amoureuse de Maximus et sachant la vie de ce dernier en danger, organise plus tard une rencontre entre le sénateur Gracchus, opposé à l'empereur, et l'homme à qui l'armée est toujours restée fidèle. De cette rencontre décisive, l'espoir du retour de la République semble pouvoir timidement renaître. Lucius, le jeune fils de Lucilla, témoin d'une conversation entre sa mère et le sénateur Gracchus, fait involontairement allusion à cette discussion en présence de son oncle Commode qui décide du coup d'éliminer Maximus.

Commode ne peut se permettre de faire assassiner Maximus en prison, car cela risquerait d'en faire un martyr et fragiliserait alors la position de l'empereur et sa légitimité déjà contestée. Il opte alors pour une autre solution : un combat singulier dans l'arène entre Maximus et lui-même. Le combat devra jouer en la faveur de l'empereur s'il veut voir rejaillir sur lui la gloire d'avoir vaincu l'Espagnol. Mais Commode ne peut se permettre de perdre ce combat et décide donc, juste avant l'entrée dans l'arène, de retrouver Maximus dans les souterrains du Colisée. Feignant de lui faire une accolade amicale, Commode lui assène un coup de dague dans le flanc, tout en lui déposant un baiser sur la joue. Maximus, blessé à mort, doit endosser une armure sur ordre de l'empereur afin de cacher la plaie, et se retrouve dans l'arène sous les acclamations de la foule qui ne se doute de rien.

Le combat est inégal : Maximus chancelle, titube, ne peut se battre que d'un seul bras et ses forces déclinent peu à peu. Des coups sont portés durement, de part et d'autre, mais Maximus résiste, finit par prendre le dessus et par désarmer Commode. Ce dernier réclame une arme et un des gardes s'apprête à lui lancer un glaive, mais Quintus (ancien compagnon d'armes de Maximus, à qui incomba la triste mission d'arrêter le général et de l'envoyer à la mort ainsi que sa famille), chef de la garde prétorienne, lui défend d'intervenir.

Commode, en dernier recours, se saisit de la dague avec laquelle il avait blessé Maximus et fond sur le gladiateur. Ce dernier intercepte le coup, riposte à coups de poings, assommant presque l'assaillant. Il bloque l'empereur au sol et entreprend de retourner l'arme contre Commode. Ce dernier ne peut résister longtemps et Maximus épuisant ses dernières ressources, regarde l'empereur dans les yeux en plongeant la lame dans sa gorge.

Maximus s'éloigne en chancelant puis finit par s'écrouler mortellement touché. Le retour de la République à Rome, comme le souhaitait Marc Aurèle le Juste, est désormais possible.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Photo du réalisateur Ridley Scott
Ridley Scott, réalisateur de Gladiator.

Sauf mention contraire, cette fiche technique est établie à partir d'Internet Movie Database[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Maximus Decimus Meridius : Général romain originaire de la province d'Hispanie, Maximus est le personnage principal du film. Fin stratège militaire, ami de Marc Aurèle, il s'oppose aux actions du fils de ce dernier, Commode.
  • Commode : jeune homme ambitieux, imprévisible et sans pitié, Commode, animé d'un désir incestueux pour sa propre sœur Lucilla, assassine son père, Marc Aurèle, et s'autoproclame nouvel empereur de Rome.
  • Marc Aurèle : empereur romain et philosophe, son règne voit la grandeur de Rome s'étendre grâce aux différentes guerres. Il meurt assassiné par son fils Commode, alors qu'il souhaitait rendre le pouvoir au Sénat afin que Rome redevienne une république.
  • Lucilla : fille de l'empereur Marc Aurèle et sœur de Commode, Lucilla est veuve et a un fils, Lucius. Éprise de Maximus depuis de longues années, elle est l'objet de l'amour incestueux de son propre frère Commode. Lucilla doit jongler entre le désir de vengeance de l'un et l'amour imprévisible de l'autre, qui est prêt à mettre en jeu la vie de Lucius afin de la contraindre à lui accorder ses faveurs.
  • Antonius Proximo : ancien gladiateur affranchi par Marc Aurèle, Proximo devenu un riche négociant bourru dirige une école de gladiateurs.
  • Gracchus : il est l'un des sénateurs qui s'opposent à l'autorité de Commode.
  • Juba : villageois Numide enlevé à sa tribu par des marchands d'esclaves, il est vendu à Proximo et devient gladiateur.
  • Sénateur Falco : patricien opposé au sénateur Gracchus, Falco est un allié de l'empereur Commode qu'il aide à consolider son pouvoir.
  • Quintus : général de l'armée romaine et aide de camp de Maximus pendant les campagnes Barbares, c'est lui qui reçoit de Commode l'ordre de faire exécuter Maximus et sa famille. Il devient ensuite commandant de la garde prétorienne, chargée de la sécurité personnelle de l'empereur.
  • Lucius Verus : fils de Lucilla, Lucius admire Maximus malgré la haine que lui voue son oncle Commode. Lucius est un esprit libre et apprécie son oncle jusqu'à ce que sa véritable et sinistre nature éclate au grand jour et que ce dernier en vienne à menacer sa vie pour punir la trahison de sa mère.

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessus sont tirées du film.

Production[modifier | modifier le code]

Scénario[modifier | modifier le code]

Gladiator est tiré d'une histoire écrite par David Franzoni, qui en a écrit les toutes premières ébauches[5]. Celui-ci a reçu une offre de la part de DreamWorks SKG, en raison de la qualité de ses travaux en tant que scénariste et coproducteur du film Amistad (1997), réalisé par Steven Spielberg, qui avait aidé DreamWorks SKG à établir sa réputation.

Franzoni s'est inspiré de la nouvelle de Daniel P. Mannix, Ceux qui vont mourir (Those About to Die), écrite en 1958, et a décidé de choisir Commode comme personnage historique central après avoir lu l’Histoire Auguste (Historia Augusta), un recueil de biographies d'empereurs romains écrit en latin à la fin de l'Antiquité[6]. Dans sa première ébauche, datée du 4 avril 1998, il a nommé son personnage principal Narcisse (Narcissus), d'après le prænomen du lutteur ayant étouffé l'empereur Commode (selon Aelius Lampridius dans l’Histoire Auguste, ainsi que d'après Hérodien et Dion Cassius[7]).

Ridley Scott est alors approché par les producteurs Walter F. Parkes et Douglas Wick. Ils lui montrent une copie du tableau de Jean-Léon Gérôme intitulé Pollice verso (1872), littéralement « pouce baissé » en latin[6]. Scott est attiré par l'idée d'un film qui se déroulerait dans la Rome antique. Toutefois, il estime que l'écriture de Franzoni manque de substance et engage John Logan pour réécrire le script à son goût. Logan revoit une bonne moitié de la première partie, et prend la décision de faire mourir la famille de Maximus dans le scénario, afin de fournir des motivations plus importantes au personnage[8].

Cependant, deux semaines avant le tournage, les acteurs se plaignent de problèmes avec le scénario. William Nicholson est alors dépêché aux Studios de Shepperton pour faire de Maximus un personnage plus sensible, en réaménageant son amitié avec Juba et en développant le fil rouge de l'au-delà. Il explique dans une interview qu'il « ne voulait pas voir un film sur un homme qui voulait simplement tuer quelqu'un[C 1],[8]. » Franzoni participe par la suite à la relecture des réécritures de Logan et Nicholson, et négocie un titre de producteur sur le film. Quand Nicholson a été engagé, il a décidé de revenir aux scripts initiaux de Franzoni et de réintégrer certaines des scènes supprimées. Franzoni participe à la réécriture du scénario et, jouant son rôle de producteur, défend son point de vue afin de rester fidèle à sa vision originale[9]. Franzoni partagera plus tard l'Oscar du meilleur film avec les producteurs Douglas Wick et Branko Lustig[5].

Le scénario a également subi de nombreuses réécritures et révisions en raison des suggestions de Russell Crowe, l’interprète principal. Celui-ci a en effet émis des réserves au cours des différentes évolutions du script et n'a pas hésité à quitter le plateau lorsqu'il n'obtenait pas de réponse à ses remarques. Selon un porte-parole de DreamWorks, « [Crowe] a tenté de réécrire l'ensemble du script sur place. Vous vous rappelez l'accroche de la bande-annonce, « j'aurai ma vengeance, dans cette vie ou dans l'autre » ; au début, il a catégoriquement refusé de la prononcer[C 2],[10]. ». Nicholson, le troisième et dernier scénariste, ajoute que l'acteur lui a dit : « Les dialogues sont nuls, mais étant donné que je suis le meilleur acteur du monde, je peux les rendre bons[C 3],[11]. »

Pré-production[modifier | modifier le code]

Pour la préparation du tournage, Scott a passé plusieurs mois à développer des storyboards pour créer la structure de l'intrigue[12]. Après six semaines de recherches, la production a choisi plusieurs sites appartenant à l'Empire romain avant son effondrement, dont l'Italie (Italia), la France (Gallia), l'Afrique du Nord (Africa) et le Royaume-Uni (Britannia)[13].

Les objets, accessoires, décors et costumes ont entièrement été créés par l'équipe technique, en raison de leur coût ou de leur indisponibilité dans le commerce. Cent armures en métal et 550 autres en polyuréthane ont été dessinées par Rod Vass et son entreprise Armordillo Ltd. Également, 27 500 pièces d'armures ont été fabriquées en trois mois avant le début du tournage[14].

D'abord pressenti pour tenir le rôle de Maximus, Mel Gibson doit y renoncer car il a déjà signé pour le tournage de The Patriot[15], et c'est Russell Crowe qui le remplace au pied levé alors qu'Antonio Banderas devait lui-aussi incarner Maximus. Concernant le personnage de Lucilla, le premier choix était l'actrice et chanteuse Jennifer Lopez. Pour le rôle de Tigris, le premier choix était le culturiste et acteur Lou Ferrigno mais la production engagea Sve-Ole Thorsen.

Tournage[modifier | modifier le code]

Bourne Wood (Royaume-Uni).
Atlas Corporation Studios de Ouarzazate (Maroc).
Fort Ricasoli (Malte).

Le film a été tourné dans les trois lieux principaux de janvier à mai en 1999. La scène d'ouverture de la bataille des forêts de Germanie a été tournée sur trois semaines à Bourne Woods, près de Farnham, dans le Surrey en Angleterre[16]. Lorsque Scott a appris l'intention de la Forestry Commission de raser la forêt, il l'a convaincu de le laisser y tourner la scène et de brûler la forêt lui-même[17]. Le réalisateur et le directeur de la photographie John Mathieson ont utilisé plusieurs caméras filmant chacune à une vitesse différente, à l'instar de la technique utilisée pour les séquences de bataille de Il faut sauver le soldat Ryan.

Les scènes d'esclavage, de voyage dans le désert et de l'école des gladiateurs ont été tournées dans les Studios Atlas à Ouarzazate, au Maroc, sur un total de trois semaines[18]. Pour construire l'arène dans laquelle Maximus fait ses premiers combats, l'équipe a utilisé des matériaux et des techniques locales, fabriquant l'ensemble des 30 000 briques nécessaires avec la terre marocaine[19]. Enfin, les scènes de la Rome antique ont été filmées à Malte (Fort Ricasoli), sur une période de dix-neuf semaines[20],[21].

Une réplique d'environ un tiers du Colisée de Rome a été construite à Malte, sur une hauteur de 15,80 mètres, principalement en plâtre et en contreplaqué (les deux autres tiers restants et la hauteur ont été ajoutés numériquement)[22]. La réplique a nécessité plusieurs mois de construction pour un coût estimé à 1 million US$[23]. La face arrière du complexe de tournage a été aménagée en une rue de l'ancienne Rome avec colonnes, portes, statues et marchés pour le reste du tournage. Une partie du complexe était réservé au « village des costumes » qui comprenait des vestiaires, un espace de stockage, les armureries et d'autres installations[20]. Le reste du Colisée, ainsi que les images de l'arrivée de Commode, ont été recréés en utilisant les images de synthèse après un tournage sur fond bleu.

Oliver Reed, interprétant le rôle de Proximo, le maître (dominus) des gladiateurs, décède d'une crise cardiaque pendant le tournage, à Malte le 2 mai 1999 (à 61 ans) avant d'avoir achevé toutes ses scènes. Par respect envers l'acteur, les producteurs décident de garder ses scènes et de modifier le scénario en conséquence. En effet, il était prévu que Proximo aille enterrer son épée en bois dans le Colisée, affranchissant ainsi symboliquement Maximus de sa condition de gladiateur à la fin du film[6], tandis que Juba, interprété par Djimon Hounsou, devait initialement mourir à la suite d'un combat contre un rhinocéros.

La société The Mill a créé une doublure numérique de l'acteur pour les autres scènes de son personnage Proximo[24]. Ils ont cartographié un masque 3D en images de synthèse de son visage en l'intégrant aux scènes restantes, pour un coût de 3,2 millions de dollars et deux minutes de séquences supplémentaires[25],[26]. Le superviseur des effets visuels, John Nelson, explique la décision d'inclure des images retouchées : « ce que nous avons ajouté ne représente qu'une petite partie de tout notre travail sur le film. Ce qu'Oliver a fait était bien plus important. Il nous a offert une enthousiaste et émouvante performance. Tout ce que nous avons fait a été de l'aider à la terminer[C 4],[26] ». Le film est dédié à la mémoire de Reed[27].

Post-production[modifier | modifier le code]

L'entreprise britannique de postproduction The Mill et son directeur des effets spéciaux Tim Burke ont été en grande partie responsables des effets visuels ajoutés après le tournage. La société a été notamment chargée de la réalisation des scènes avec les tigres tournées sur écrans bleu, et de celle de la trajectoire de la salve des flèches enflammées lors de la scène d'ouverture pour contourner la réglementation de sécurité en vigueur sur le tournage. Ils ont également utilisé 2 000 figurants pour créer par ordinateur une foule de 35 000 spectateurs virtuels qui réagissaient de façon crédible aux scènes de combat dans l'arène[22]. The Mill a pour cela filmé les acteurs sous des angles différents en fonction de diverses situations grâce aux techniques de capture de mouvement, puis les a assemblés pour composer leurs mouvements en 3D[24]. L'ensemble des effets visuels, plus de 90, représente approximativement neuf minutes du temps total du film (155 minutes)[28].

Bande originale[modifier | modifier le code]

La bande originale du film, Gladiator: Music From the Motion Picture, a été composée par Hans Zimmer et Lisa Gerrard. L'album est sorti en 2000, un peu avant la sortie du film, produit par Decca Records. L'orchestre est conduit par Gavin Greenaway.

La musique du film a remporté plusieurs prix cinématographiques, dont le Golden Globe de la meilleure musique de film, et a été nommé pour l'Oscar et le BAFTA Award de la meilleure musique de film, mais ces derniers furent remportés par le film de Ang Lee, Tigre et Dragon (Wo hu cang long).

Les chants de Lisa Gerrard sont similaires à ceux qu'elle a chanté pour la bande originale de Révélations[29]. Certaines musiques accompagnant les scènes de bataille ont des similitudes avec Mars, the Bringer of War de Gustav Holst, et en juin 2006, Hans Zimmer est poursuivi en justice par The Holst Foundation pour violation du droit d'auteur[30],[31]. D'autres ressemblances musicales ont été relevées à propos de la scène de l'entrée triomphale de Commode à Rome, évoquant le prélude de Das Rheingold et la marche funéraire de Siegfried dans Götterdämmerung, qui composent le cycle Der Ring des Nibelungen de Richard Wagner. Le chant de guerre germain de la scène d'ouverture est emprunté au film Zoulou, l'un des films préféré de Ridley Scott. Enfin, le morceau lent qui intervient à la fin de cette même scène reprend un thème d'un téléfilm de 1988, The Secret of the Sahara, mis en musique par Ennio Morricone.

Liste des morceaux
No Titre Compositeur(s) Durée
1. Progeny Hans Zimmer 2:13
2. The Wheat Lisa Gerrard 1:03
3. The Battle Hans Zimmer 10:02
4. Earth Hans Zimmer 3:01
5. Sorrow Lisa Gerrard et Klaus Badelt 2:13
6. To Zucchabar Hans Zimmer et Djivan Gasparyan 3:16
7. Patricide Hans Zimmer 4:08
8. The Emperor is Dead Lisa Gerrard et Klaus Badelt 1:21
9. The Might of Rome Hans Zimmer 5:18
10. Strength and Honor Hans Zimmer 2:09
11. Reunion Lisa Gerrard et Klaus Badelt 1:14
12. Slaves to Rome Hans Zimmer 1:00
13. Barbarian Horde Hans Zimmer 10:33
14. Am I Not Merciful? Hans Zimmer 6:33
15. Elysium Lisa Gerrard et Klaus Badelt 2:41
16. Honor Him Hans Zimmer 1:19
17. Now We Are Free Hans Zimmer, Lisa Gerrard & Klaus Badelt, interprétée par Lisa Gerrard[32] 4:14

Un deuxième album est sorti en 2001, proposant 18 chansons additionnelles tirées du film (incluant des remix) et reprend également des dialogues du film[33].

En 2003, le ténor Luciano Pavarotti a chanté une version d'une des pistes entendues dans le film, et a ajouté qu'il regrettait avoir refusé l'offre initiale de chanter pour la bande originale[34].

Le 5 décembre 2005, Decca a édité Gladiator: Special Anniversary Edition, une édition spéciale de deux CDs, contenant les deux disques précédemment produits[35].

Analyse[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

Photo d'une mosaïque représentant un combat de gladiateurs
Mosaïque de Libye représentant un combat de gladiateurs (Thrace, Mirmillon et Hoplomaque).

L'intrigue du film a été influencée par deux péplums[N 2] hollywoodiens des années 1960, La Chute de l'empire romain d'Anthony Mann (1964) et Spartacus de Stanley Kubrick (1960)[36].

La Chute de l'empire romain raconte l'histoire de Livius, qui, comme Maximus dans Gladiator, est le successeur désigné de Marc Aurèle. Livius est amoureux de Lucilla et entend l'épouser, alors que Maximus, qui est marié, a été autrefois amoureux d'elle. Ces deux films dépeignent la mort de Marc Aurèle comme un assassinat. Dans La Chute de l'Empire romain, un groupe de conspirateurs indépendants empoisonnent Marc Aurèle, dans l'espoir de tirer profit de l'accession au trône de Commode. Ce dernier, dans Gladiator, assassine son père par strangulation. De plus, dans La Chute de l'Empire romain, Commode cherche en vain à faire adhérer Livius à sa vision de l'Empire, à l'opposé de celle de son père, mais il le garde tout de même à son service, quand le Commode de Gladiator ne parvient pas à obtenir l'allégeance de Maximus, et ordonne alors son exécution, ainsi que celle de son épouse et son fils. Livius et Maximus vont tous les deux tuer Commode en combat singulier : Livius pour épouser Lucilla et Maximus pour venger sa famille et Marc Aurèle.

D'un point de vue purement cinéphilique, il est amusant de voir que Gladiator est le film qui permit la résurrection du péplum, genre cinématographique tombé en disgrâce lors de la sortie de La Chute de l'empire romain en 1964, en raison de son échec public et critique.

Photo en noir et blanc de Kubrick briefant Douglas lors du tournage d'une scène du film Spartacus
Kubrick et Douglas au cours du tournage de Spartacus.

Spartacus fournit la trame du film de gladiateurs, ainsi que le personnage du sénateur Gracchus, un personnage fictif (portant le nom de deux tribuns révolutionnaire du IIe siècle av. J.-C. surnommés Gracques) qui, dans les deux films, est un vétéran qui essaye de rétablir les anciens droits du Sénat romain face à un ambitieux autocrate : Crassus dans Spartacus et Commode dans Gladiator. De plus, les deux acteurs qui ont joué Gracchus ont tous deux joué l'empereur Claude dans de précédents films : Charles Laughton (Spartacus) a interprété Claude dans le film I, Claudius (1937) et Sir Derek Jacobi (Gladiator), a interprété ce même empereur Claude dans l'adaptation de la BBC du même titre en 1975[6]. Ces deux films ont également en commun une scène spécifique, où un gladiateur (Maximus dans Gladiator, et Draba (Woody Strode) dans Spartacus) jette son arme dans les tribunes à la fin d'un combat, ainsi qu'une réplique : « Rome est la plèbe » (« Rome is the mob »), prononcée ici par Gracchus et par Jules César dans Spartacus.

Ridley Scott dit avoir été influencé par Spartacus et Ben-Hur : « ces films font partie de l'univers cinématographique de mon enfance. Et à l'aube du nouveau millénaire, j'ai pensé que c'était le moment idéal pour revisiter ce qui a été l'une des périodes les plus importantes des deux mille dernières années : l'apogée puis le déclin de la plus grande puissance militaire et politique que le monde a jamais connu[C 5],[37]. »

La scène de l'arrivée triomphale de Commode à Rome emprunte l'iconographie des films de propagande nazie, notamment Le Triomphe de la volonté (1934), de Leni Riefenstahl, bien que Scott ait indiqué que cette iconographie a d'abord été imitée par les nazis sur la Rome antique. Gladiator reproduit presque à l'identique les scènes de la parade militaire d'Adolf Hitler : le film débute avec une vue aérienne d'Hitler arrivant en avion à Nuremberg, alors que Scott présente une vue aérienne de Rome, rapidement suivie d'un plan montrant une foule immense regardant Commode passer sur un char[38]. L'une des premières images du Triomphe de la volonté est un aigle nazi, alors que c'est une statue d'aigle romain surmontant un arc de triomphe qui débute la scène dans Gladiator. Enfin, une fillette offre des fleurs à Hitler dans le film de Riefenstahl, et c'est un groupe d'enfants qui offre des fleurs à Commode dans le second film[39].

Exactitude historique[modifier | modifier le code]

Pour plus d'informations sur les thèmes historiques abordés, voir Empire romain, esclavage dans la Rome antique et jeux dans la Rome antique.
Pour plus d'informations sur les personnages historiques présents dans le film, voir : Marc Aurèle, Commode et Lucilla. Voir également la liste des empereurs romains.

En tournant Gladiator, Ridley Scott affirme avoir voulu représenter la culture romaine plus précisément que dans les films précédemment réalisés, et il a pour cela engagé plusieurs historiens pour le conseiller. Cependant, de multiples écarts historiques ont été ajoutés par les scénaristes pour augmenter l'intérêt du public, maintenir une continuité narrative et pour des raisons pratiques ou sécuritaires. D'après Scott, le public avait, avant le film, une représentation de la Rome antique composée de faits historiques « trop incroyables » pour être réalistes, résultant des films hollywoodiens précédents. Devant la grande liberté prise par le film avec la réalité historique, un consultant a démissionné pendant le tournage en raison des changements scénaristiques, alors qu'un autre a demandé à ne pas être mentionné dans les crédits. L'historien Allen Ward de l'université du Connecticut écrit à ce propos que l'exactitude historique ne rend pas le film moins intéressant ou excitant : « les artistes ont besoin d'une certaine licence poétique, mais cela ne devrait pas leur permettre de systématiquement ne pas tenir compte des faits dans la fiction historique[C 6],[40]. »

Les historiens considèrent que Gladiator représente le meilleur et le pire de ce qui peut être fait dans le genre du cinéma historique : le pire pour les nombreuses inexactitudes historiques dans un film prétendument réaliste, et le meilleur pour sa description des gens et de la violence qui régnaient à la fin du IIe siècle[40],[41].

Personnages[modifier | modifier le code]

Photo d'un buste de l'empereur Commode
Buste de Commode en Hercule (191-192 ap. J.-C.), musées du Capitole, Rome

Les personnages de Marc Aurèle, Commode et sa sœur Lucilla ont réellement existé. De son côté, Maximus est un personnage fictif, mais tout à fait vraisemblable : il est similaire à certains égards à l'esclave Narcisse[N 3] (probable assassin de Commode[42]) ; à Spartacus (meneur d'une importante révolte des esclaves)[43] ; à Cincinnatus (agriculteur devenu dictateur après avoir sauvé Rome de l'invasion)[44] ; et à Marcus Nonius Macrinus (général romain, consul en 154 et ami de Marc Aurèle)[45].

Commode descendait volontiers se battre dans l'arène[46] (comme un secutor), pour les courses de char, mais aussi pour combattre des animaux[40] : l'historien Hérodien et les auteurs de l’Histoire Auguste, qui lui étaient pourtant hostiles, reconnaissent son adresse en la matière. En revanche, il ne s'entendait pas du tout avec le Sénat[46]. Ce dernier, sitôt sa mort annoncée, prononce sa damnatio memoriae (annulation de ses honneurs, effacement de son nom sur les inscriptions publiques, déclaration de son anniversaire comme jour néfaste et renversement de ses statues) et lui construit l'exécrable réputation posthume de l'empereur à travers ses historiens tels Dion Cassius ou Hérodien.

La personnalité du Commode du film est cependant assez éloignée de celle du vrai Commode. Dans Gladiator, l'empereur interprété par Joaquin Phoenix se rapproche plus d'un Caligula par sa mégalomanie et ses pulsions incestueuses envers sa sœur Lucilla (Drusilla), et d'un Néron pour son raffinement et son ambition démesurée[42]. De plus, alors que Commode n'exécute pas réellement ses généraux pour assurer sa position de nouvel empereur, Caracalla ordonne la mort de plus de 20 000 partisans de son frère Geta, qu'il a assassiné en 211 au moment de la mort de leur père Septime Sévère. Le vrai Commode n'avait aucun goût pour les études, ni pour la politique. C'était un colosse ne s'intéressant qu'au cirque, et se prenant parfois pour la réincarnation d'Hercule, laissant l'exercice du pouvoir à ses favoris (affranchis, maîtresses chrétiennes) plutôt qu'au Sénat, qu'il a farouchement combattu[42]. Il a cependant rétabli les libertés accordées aux chrétiens (sous l'influence de sa concubine Marcia, une chrétienne) que son père avait persécutés, et ce malgré ses idées philosophiques stoïciennes[46].

Les circonstances de la mort de Marc Aurèle et de celle de Commode ont été imaginées pour le film. Marc Aurèle meurt en réalité de la peste à l'âge de 60 ans à Vindobona (Pannonie) en 180[46]. Par ailleurs c'est bien Marc Aurèle qui a fait en sorte que son fils lui succède (nommé Consul, il corègne avec son père à partir de 177[40]), alors que ses prédécesseurs de la dynastie des Antonins, sans héritiers masculins, avaient choisi et adopté un successeur, un homme de valeur[46]. Commode est assassiné en 192 par l'esclave Narcisse[42], qui l'étrangla dans son bain, sur les ordres de son épouse Marcia[46]. La durée de son règne fut de 12 ans alors que le film donne l'impression d'une période beaucoup plus courte[40]. D'après l’Histoire Auguste, il avait 18 ans à la mort de son père, alors que l'acteur Joaquin Phoenix en a 26 au moment du tournage. De plus il est décrit comme blond aux cheveux enduits d'or et gaucher, alors qu'il est représenté dans le film comme un trentenaire aux cheveux bruns et drus, et il manie son glaive de la main droite[40]. Il n'a jamais entretenu de relation avec sa sœur Lucilla — morte bien avant son frère, ce dernier l'ayant bannie puis faite assassiner pour sa participation à un complot contre lui — et il était marié à Bruttia Crispina qu'il fera également assassiner [40].

Culture romaine[modifier | modifier le code]

Contrairement à ce qui est exposé dans le film, à l'époque de Marc Aurèle, soit deux siècles après la fin de la République précipitée par Jules César, il n'était nullement question de rendre le pouvoir au Sénat, qui d'ailleurs n'était pas du tout considéré comme un représentant de la plèbe (du peuple), mais plutôt de l'aristocratie romaine (nobilitas)[46]. À la mort de Commode, Pertinax, le préfet de Rome, est élu empereur, et l'Empire entre dans une période de crise[46]. Le film insinue également que la République (abolie de facto en 27 av. J.-C.) allait être restaurée sous peu, ce qui ne fut jamais le cas[40]. Par ailleurs, Marc Aurèle n'a jamais aboli les jeux du cirque, qu'il considérait comme une diversion nécessaire pour le peuple, et insistait pour qu'ils continuent à avoir lieu, même en temps de guerre[40] – il a cependant banni les jeux à Antioche, punissant ainsi ses habitants pour avoir soutenu l'usurpateur Avidius Cassius. Contrairement à ce que le personnage du film déclare, Marc Aurèle n'a pas étendu l'Empire, mais a effectivement passé sa vie à le sauvegarder des attaques intérieures et extérieures qui le menaçaient.

Le nom « Maximus Decimus Meridius » est incorrect selon les conventions romaines de titulature, qui préconisaient plutôt « Decimus Meridius Maximus », Maximus étant le cognomen (surnom) et Decimus le praenomen (prénom). De même, le nom du marchand d'esclave Proximo est la version italienne de « Proximus », alors qu'une autre erreur apparaît à l'écran lorsque les gladiateurs entrent dans un bâtiment dont le fronton porte l'inscription « Ludus Magnus Gladiatores », au lieu de « Ludus Magnus Gladiatorum »[40].

La scène de bataille qui ouvre le film comporte de nombreuses erreurs historiques[47],[40]. Les projectiles incendiaires d'une telle intensité n'apparaîtront qu'au VIIe siècle avec les feux grégeois byzantins[47]. De plus, les balistes romaines n'avaient qu'une portée de 300 mètres environ, alors que dans le film, les projectiles semblent atteindre les 1 000 mètres[47]. Une charge de cavalerie dans la forêt est irréaliste[47], d'autant plus dans les forêts de la Germanie d'alors, des forêts primaires extrêmement denses[47]. Dans le film, les Romains encaissent d'abord l'assaut des Germains avant de s'avancer en lignes successives alors que les légions romaines avaient une tactique plus offensive, fondée sur une attaque en formation profonde[47]. Le pilum y est employé comme javelot pour préparer un combat rapproché au glaive alors que dans le film, il est utilisé comme lance[47].

Les décors, les armements et les ambiances, apparaissent comme relativement bien documentés. Cependant, il reste des erreurs dans la représentation des gladiateurs. Ceux-ci, des esclaves ou des hommes et femmes libres, étaient divisés en plusieurs catégories très distinctes selon leurs armures, leurs armes et leur style de combat, et étaient affectés dans les combats dans des combinaisons précises (par exemple, le secutor contre le retiarius) et ils se battent la plupart du temps avec les adversaires de leur propre école, des gladiateurs qu'ils connaissent[46]. Les combats tiennent plus du duel que de la mêlée ouverte représentée dans le film ; ils ne sont pas non plus aussi violents, car bien que la mort des lutteurs soit parfois inévitable, elle reste rare[48]. En effet, les gladiateurs étaient onéreux, et entraînés par de riches propriétaires, qui souhaitaient tirer un bénéfice de leur investissement. Lors d'une exécution, demandée exceptionnellement par la foule, le gladiateur faisait pénétrer la lame par la gorge et la dirigeait vers le centre de la cage thoracique atteignant directement le cœur. L'image de l'organisateur des jeux levant son pouce ou le baissant et ordonnant ainsi l'exécution est aussi fausse. Les blessures causées durant le combat (fractures et plaies) étaient parfaitement soignées, ce qui indique que les gladiateurs jouissaient de soins d'excellente qualité. De plus, le célèbre « ave Caesar, morituri te salutant » (« avé César, ceux qui vont mourir te saluent ») est le produit des films hollywoodiens : cette phrase n'est mentionnée qu'une seule fois par Suétone dans la Vie des douze Césars, et est attribuée à des condamnés qui s'adressèrent à l'empereur Claude (en utilisant le terme « Imperator » et non « César »)[46].

L'atmosphère de violence qui régnait au IIe siècle est cependant bien représentée dans le film. Les hommes de l'époque avaient effectivement conscience de n'être qu'« ombre et poussière[C 7] » comme le dit Proximo en citant de façon erronée Horace (Odes, 4.7.6). Sans parler des intrigues politiques de conquête du pouvoir et de vengeance personnelle, la peste sévissait dans l'Empire depuis 166. Le taux de mortalité était extrêmement élevé ; Marc Aurèle a enterré sa femme et huit de leurs quatorze enfants[40]. L'empereur, philosophe notable, écrit largement à propos de la mort dans ses Pensées. Elles sont résumées par Maximus dans le film : « la mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peut faire, c'est lui sourire à notre tour[C 8] »[40].

Accueil[modifier | modifier le code]

Promotion et sortie[modifier | modifier le code]

Gladiator a été présenté en avant-première à Los Angeles le 4 mai 2000, pour une sortie nationale américaine et canadienne le lendemain. Le film n'est sorti que le 20 juin 2000 en France, et le 21 juin en Belgique et en Suisse (région francophone, car déjà sorti dans les régions germanophone (18 mai) et italophone (19 mai)[49]. Une version IMAX est sortie aux États-Unis le 20 novembre 2000.

Réception critique[modifier | modifier le code]

Gladiator a reçu un accueil plutôt positif, avec un score de 77 % sur le site Rotten Tomatoes[50]. Sur le site web Metacritic, qui utilise un système de notation normalisée, le film obtient une note favorable de 64/100 d'après 37 avis écrits par des critiques de film professionnels[51].

La bataille de Germanie, en scène d'ouverture, est citée par CNN comme étant l'une de leurs « scènes de bataille favorites[52] », alors que le magazine Entertainment Weekly a nommé Maximus 6e de leurs 25 meilleurs héros dans des films d'action[53], et Gladiator respectivement 3e meilleur film de vengeance[54] et 7e meilleur film d'action[55].

Enfin, Russell Crowe a été nommé 50e héros du cinéma américain par l'American Film Institute[56].

Cependant, le film a suscité également des critiques négatives, telles que celle du renommé critique américain du Chicago Sun-Times, Roger Ebert :

« Le film apparaît boueux, flou et indistinct, [...] et les personnages n'ont rien à lui envier : ils sont amers, vengeurs et dépressifs. [Gladiator] utilise la morosité comme substitut à la personnalité, et suppose que si les personnages sont suffisamment amers et déprimés, nous n'allons pas remarquer combien ils sont ennuyeux. »

— Roger Ebert[57], Chicago Sun-Times, le 5 mai 2000

En France, le film a également reçu des critiques globalement positives, notamment sur le site AlloCiné, avec une note de 4,4 étoiles sur 5 par les spectateurs, dont 73 % de 5/5[58], et de 4,3 sur 5 par la presse[59].

Frédéric Strauss écrit dans Télérama : « Gladiator fait sa salade russe de l'histoire romaine. À la manière d'un péplum classique, il mélange efficacité et rêverie, énergie et mélancolie, soleil et nuit. Surtout, Ridley Scott s'intéresse à son gladiateur, magnifique énigme, invincible et fantomatique[60]. »

Le magazine Les Inrockuptibles publie quant à lui la critique suivante :

« Schizophrène, le film doit sa réussite à deux facteurs non négligeables qui font paradoxalement défaut à la plupart des superproductions actuelles : une histoire taillée dans le marbre (malgré des incartades new-age) et des acteurs convaincants. Métamorphosé, Russell Crowe apporte une incroyable épaisseur à son personnage. »

— Olivier Père[61], Les Inrockuptibles, 2000

Enfin, les Cahiers du cinéma ne donnent qu'une étoile sur quatre et écrivent : « Si ce n'était Russell Crowe, le seul à faire les choses simplement, sans esbroufe, on conseillerait volontiers au spectateur d'aller voir ailleurs[59]. »

Box-office[modifier | modifier le code]

Résultats au box-office par région/pays
Pays Box-office Classement de l'année
(2000)
Monde Monde 457 640 427 US$ 2e[62]
Drapeau des États-Unis États-Unis 187 705 427 US$ 4e[63]
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 30 786 357 £ 2e[64]
Drapeau de la France France 4 806 654 entrées[65] 4e[66]

Le film a coûté 103 millions US$, et en a rapporté 457 640 427 US$ au niveau mondial, dont 41 % aux États-Unis (près de 188 millions US$) et 59 % à l'étranger (269 millions US$)[67]. Il a également rapporté 34 819 017 US$ pour son premier weekend de sortie, projeté dans 2 938 salles aux États-Unis, et est devenu rentable en deux semaines.

En France, le film a été vu par plus de 4,8 millions de spectateurs.

« Gladiator Effect »[modifier | modifier le code]

Le succès du film est responsable d'un intérêt accru pour l'histoire romaine et classique en général aux États-Unis. Le New York Times l'a surnommé « gladiator effect » (ou « effet Gladiator ») :

« Ce phénomène est appelé « gladiator effect » par les écrivains et scénaristes. Le snob qui est en nous aime à croire qu'il y a toujours des livres à adapter. Pourtant, dans ce cas, ce sont les films, et plus récemment Gladiator il y a deux ans, qui ont créé l'intérêt pour l'Antiquité. Et pas seulement pour la vision romaine colossale, mais aussi pour l'écriture qui peut être sérieuse ou décontractée, ou les deux[C 9]. »

— Martin Arnold, The New York Times[68], le 11 juillet 2002

Sur les autres projets Wikimedia :

Les ventes de la biographie de Cicéron, Cicero: The Life and Times of Rome's Greatest Politician (Anthony Everitt), et de la traduction des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle ont connu une hausse importante après la sortie du film[68].

Le film a également amorcé une relance des genres épique et péplum, avec des films comme Troie (Wolfgang Petersen, 2004), Alexandre (Oliver Stone, 2005), Kingdom of Heaven (Ridley Scott, 2005) ou 300 (Zack Snyder, 2007)[69].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le film a remporté 45 distinctions (dont 5 Oscars) et a été nommé pour 79 autres. Par ailleurs, trois ans après la sortie du film, l'American Film Institute édite pour son centenaire une liste des cents héros et méchants de l'histoire du cinéma, intitulée AFI's 100 Years... 100 Heroes and Villains, et le personnage de Maximus apparaît à la 50e place des héros[70].

Note : sauf mention contraire, les informations ci-dessous sont issues de la page Awards du film sur l'Internet Movie Database[71]. Ici sont listés les principaux prix.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Lauréat(es)
2001 BAFTA Awards Meilleur film Douglas Wick, David Franzoni, Branko Lustig
Meilleure direction artistique Arthur Max
Meilleure photographie John Mathieson
Meilleur montage Pietro Scalia
Audience Award (prix du public)
Empire Awards Meilleur film
Meilleur acteur Russell Crowe
Meilleure actrice Connie Nielsen
Golden Globes Meilleur film dramatique
Meilleure musique de film Hans Zimmer et Lisa Gerrard
Oscars du cinéma Meilleur film Douglas Wick, David Franzoni, Branko Lustig
Meilleur acteur Russell Crowe
Meilleurs costumes Janty Yates
Meilleurs effets visuels John Nelson, Neil Corbould, Tim Burke, Rob Harvey
Meilleur son Scott Millan, Bob Beemer, Ken Weston
Satellite Awards Meilleure photographie John Mathieson
Meilleurs effets visuels John Nelson, Neil Corbould, Tim Burke, Rob Harvey
Meilleure musique de film Hans Zimmer et Lisa Gerrard

Nominations[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie ou récompense Prix Nommé(es)
2001 BAFTA Awards Meilleur réalisateur Ridley Scott
Meilleur acteur Russell Crowe
Meilleur acteur dans un second rôle Joaquin Phoenix
Meilleur acteur dans un second rôle Oliver Reed
Meilleur scénario original David Franzoni, John Logan, William Nicholson
Meilleurs costumes Janty Yates
Meilleurs maquillages et coiffures Paul Engelen, Graham Johnston
Meilleurs effets visuels John Nelson, Neil Corbould, Tim Burke, Rob Harvey
Meilleur son Scott Millan, Bob Beemer, Ken Weston
Meilleure musique de film Hans Zimmer et Lisa Gerrard
Empire Awards Meilleur réalisateur britannique Ridley Scott
Golden Globes Meilleur réalisateur Ridley Scott
Meilleur acteur dans un film dramatique Russell Crowe
Meilleur acteur dans un second rôle Joaquin Phoenix
Oscars du cinéma Meilleur réalisateur Ridley Scott
Meilleur acteur dans un second rôle Joaquin Phoenix
Meilleur scénario original David Franzoni, John Logan, William Nicholson
Meilleure photographie John Mathieson
Meilleur montage Pietro Scalia
Meilleure musique de film Hans Zimmer et Lisa Gerrard
Satellite Awards Meilleur film dramatique
Meilleur réalisateur Ridley Scott
Meilleur acteur Russell Crowe
Meilleur acteur dans un second rôle Joaquin Phoenix
Meilleure direction artistique Keith Pain
Meilleurs costumes Janty Yates
Meilleur montage Pietro Scalia
Saturn Awards Meilleur film d'action, d'aventures ou thriller
Meilleur réalisateur Ridley Scott
Meilleur acteur Russell Crowe
Meilleur scénario David Franzoni, John Logan, William Nicholson
Meilleurs costumes Janty Yates
Meilleure musique de film Hans Zimmer et Lisa Gerrard

DVD et Blu-Ray[modifier | modifier le code]

Gladiator est sorti en DVD le 20 novembre 2000, et a depuis été réédité dans différentes versions (director's cut, édition spéciale, édition collector…). La version longue (director's cut) est sortie en DVD et Blu-ray en septembre 2009.

Les premiers avis sur l'édition Blu-ray critiquent une image de qualité moyenne[73], certaines demandant une remasterisation à Paramount Pictures, comme cela a été fait par Sony pour Le Cinquième Élément en 2007[74]. Une version retravaillée sort en septembre 2010, offrant une qualité d'image supérieure à la précédente mouture[75].

Enfin, les éditions « États-Unis », « Royaume-Uni » et « Europe » diffèrent quelque peu les unes des autres, allant des bonus (scènes supprimées intégrées au film ou non, seamless branching, etc.) au packaging (éditions en 1, 2 ou 3 DVD).

Gladiator 2[modifier | modifier le code]

En juin 2001, Douglas Wick annonce qu'une préquelle de Gladiator est en développement[76]. L'année suivante, Wick, Walter F. Parkes, David Franzoni, et John Logan optent plutôt pour une suite qui se passerait quinze ans plus tard[77] : la garde prétorienne règne sur Rome et Lucius cherche à savoir qui est son vrai père. Cependant, Russell Crowe est intéressé par la résurrection de Maximus, et pour approfondir ses connaissances sur les croyances des Romains dans l'au-delà pour y arriver[78]. Ridley Scott s'est montré intéressé par le projet, en demandant malgré tout qu'il soit rebaptisé, le monde des gladiateurs étant globalement absent de ce second volet[79].

Un easter egg contenu dans les bonus des éditions spéciales et étendues des DVD incluent une discussion sur les scénarios possibles pour une suite. Walter F. Parkes propose que, afin de permettre à Russell Crowe de reprendre le rôle de Maximus, qui meurt à la fin du film original, la suite pourrait impliquer un « drame multi-générationnel », similaire au concept du Parrain - 2e partie (Francis Ford Coppola, 1974).

En 2006, Scott a déclaré que lui et Crowe avaient approché Nick Cave pour réécrire le film, mais qu'ils étaient en contradiction avec l'idée de Dreamworks de faire un spin-off sur Lucius, qui se révèlerait être le fils de Maximus et Lucilla[80].

En 2009, les détails du dernier script, finalement rejeté, écrit par Cave font surface sur Internet, suggérant que Maximus serait réincarné par les dieux romains, et de retour à Rome pour défendre les chrétiens contre les persécutions. Il serait alors transporté dans d'autres périodes importantes de l'Histoire, y compris la Seconde Guerre mondiale[81].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. « He did not want to see a film about a man who wanted to kill somebody »
  2. « [Russell Crowe] tried to rewrite the entire script on the spot. You know the big line in the trailer, 'In this life or the next, I will have my vengeance'? At first he absolutely refused to say it »
  3. « Your lines are garbage but I'm the greatest actor in the world, and I can make even garbage sound good »
  4. « What we did was small compared to our other tasks on the film. What Oliver did was much greater. He gave an inspiring, moving performance. All we did was help him finish it »
  5. « These movies were part of my cinema-going youth. But at the dawn of the new millennium, I though this might be the ideal time to revisit what may have been the most important period of the last two thousand years—if not all recorded history—the apex and beginning of the decline of the greatest military and political power the world has ever known »
  6. « creative artists need to be granted some poetic license, but that should not be a permit for the wholesale disregard of facts in historical fiction »
  7. « Shadows and dust »
  8. « Death smiles at us all. All a man can do is smile back. »
  9. « It's called the 'Gladiator' effect by writers and publishers. The snob in us likes to believe that it is always books that spin off movies. Yet in this case, it's the movies -- most recently Gladiator two years ago -- that have created the interest in the ancients. And not for more Roman screen colossals, but for writing that is serious or fun or both. »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pays d'origine du film et pays francophones.
  2. Appelé en anglais Sword-and-Sandal, que l'ont peut traduire littéralement par « [un film] d'épée et de sandale. »
  3. Narcisse est le nom initial de Maximus dans le premier brouillon du scénario écrit par Franzoni.

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Livres

  • (en) Diana Landau, Gladiator : The Making of the Ridley Scott Epic, New York, Newmarket Press,‎ 2000, 160 p. (ISBN 1557044287) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Richard A. Schwartz, The Films of Ridley Scott. Westport, CT: Praeger., New York, Greenwood Press,‎ 2001, 200 p. (ISBN 0275969762) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Martin Winkler, Gladiator : Film and History, New York, Blackwell Publishing Ltd,‎ 2004, 256 p. (ISBN 1405110422) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Dewey Gram, Gladiator : adaptation du scénario, New York, Onyx Books,‎ 2000, 229 p. (ISBN 0451409477)

Articles savants

Articles de presse

  • (en) Alex Lewin, « Rome Wasn't Filmed In A Day », Premiere, États-Unis,‎ 2000
  • (en) Chris Mashawaty, « Chairman Of The Sword », Entertainment Weekly, États-Unis, no 539,‎ 12 mai 2000, p. 26-31 (lire en ligne)
  • (en) William O. Stephens, « The Rebirth of Stoicism? », Creighton Magazine, États-Unis,‎ 2001 (lire en ligne)

Sites internet

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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