Carole Lombard

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Carole Lombard

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Carole Lombard en 1936.

Nom de naissance Jane Alice Peters
Naissance 6 octobre 1908
Fort Wayne, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 16 janvier 1942 (à 33 ans)
Comté de Clark (Nevada), Potosi Mountain (en), États-Unis
Profession Actrice
Films notables Train de luxe
Mon homme Godfrey
La Joyeuse Suicidée
To Be or Not to Be

Carole Lombard (née Jane Alice Peters le 6 octobre 1908 à Fort Wayne, Indiana, États-Unis – décédée le 16 janvier 1942) est une actrice américaine de la première moitié du XXe siècle. Elle est surtout connue pour ses rôles dans des comédies des années 1930 devenues des classiques. Elle commence sa carrière à la fin des années 1920 dans la troupe des Bathing Beauties de Mack Sennett. Mariée à l'acteur Clark Gable, elle décède dans un accident d'avion.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ascendance et enfance[modifier | modifier le code]

Ses parents sont Frederick C. Peters et Elizabeth Knight. Son grand-père paternel, John Claus Peters, était le fils d'immigrants allemands, Claus Peters et Caroline Catherine Eberlin. Une branche éloignée de sa famille maternelle venait d'Angleterre ; ses ancêtres John et Martha Cheney émigrèrent en Amérique du Nord en 1634.

La plus jeune de trois enfants, elle passa sa prime enfance dans une grande demeure au 704 Rockhill Street à Fort Wayne. Ses parents divorcèrent et la mère emmena ses trois enfants à Los Angeles en 1914, où Carole Lombard étudiera plus tard au lycée de Fairfax (en). Elle fut élue May Queen (en) en 1924. Elle quitta l'école pour devenir actrice à plein temps après avoir été diplômée de Fairfax en 1927.

Carrière[modifier | modifier le code]

Carole Lombard en 1938

Lombard fit ses débuts à douze ans après avoir été remarquée dans la rue jouant au baseball par le réalisateur Allan Dwan ; il lui donne un rôle de garçon manqué dans A Perfect Crime (1921). Dans les années 1920, elle apparaît dans de petites productions sous le nom de Jane Peters, puis de Carole Lombard. En 1925, elle signe un contrat avec la Fox Film Corporation (qui fusionna avec la Twentieth Century Productions de Darryl F. Zanuck en 1935). Elle travailla également pour Mack Sennett pendant un an en 1927, elle a été une de ses Bathing Beauties[1], et tourne treize courts métrages pour Pathé[2]. Elle devint célèbre et évolua sans heurt vers le cinéma parlant avec High Voltage (1929). En 1930, elle rejoint la Paramount Pictures.

Lombard devient une des plus grandes actrices de comédies d'Hollywood dans les années 1930. En 1932, elle tourne Un mauvais garçon qui marquera sa rencontre avec Clark Gable, son futur second époux, dans leur unique film ensemble. On lui proposa le rôle d'Ellie Andrews dans New York-Miami (It Happened One Night) (1934), mais les dates de tournage chevauchaient celles de Bolero ce qui la contraint à refuser[3].

Malgré son charme, elle était une comédienne naturelle, et n'avait pas peur de paraître idiote pour faire rire. Sa vivacité et son humour vont s’affirmer pleinement[1] dans des comédies comme Twentieth Century (1934) réalisé par Howard Hawks, Mon homme Godfrey (1936) réalisé par Gregory La Cava, et La Joyeuse Suicidée (Nothing Sacred) (1937) réalisé par William A. Wellman, elle reçoit les louanges des critiques et est décrite comme l'une des pièces maîtresses de la screwball comedy. Cependant, elle joue plusieurs rôles dramatiques notamment dans L'Autre avec Cary Grant ou dans Vigil in the Night, interprétant l'infirmière Anne Lee face à Brian Aherne. Produit par David O. Selznick, La Joyeuse Suicidée sera son seul film en Technicolor.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

En octobre 1930, elle rencontre William Powell. Ils se marient le 26 juin 1931. Lombard déclara aux magazines qu'elle ne voyait pas leurs seize années de différence d'âge comme un problème, mais leurs amis les sentaient mal assortis, du fait de la personnalité extravertie de Lombard face à la réserve de Powell. Ils divorcent en 1933, mais restent en bons termes et travaillent ensemble sans amertume, notamment dans Mon homme Godfrey. Elle fréquenta alors le crooner Russ Columbo (en) jusqu'à sa mort accidentelle survenue en 1934.

Lombard commença une liaison avec Clark Gable au milieu des années 1930. Leur relation devait rester secrète car celui-ci était encore marié à sa deuxième femme, Ria. Finalement, après le divorce prononcé le 7 mars 1939, Gable et Lombard se marient le 29 mars. Ils s'offrent un ranch, ancienne propriété du réalisateur Raoul Walsh, dans la Vallée de San Fernando, Californie. Ils se surnommaient « Ma » et « Pa », et vécurent une vie humble et heureuse. Pour tous ceux qui connurent Gable, elle était la femme de sa vie.

Hors-écran, elle était très appréciée pour sa personnalité humble et son sens de l'humour légendaire. Elle aimait faire des facéties durant les tournages, et plaisanta notamment à propos de Gable (surnommé le « King of Hollywood »), « If his pee-pee was one inch shorter, they'd be calling him the Queen of Hollywood »[4].

Lombard appartenait à la seconde génération baha'ie qui la déclara formellement membre en 1938[5].

Mort[modifier | modifier le code]

Carole Lombard à Indianapolis le 15 janvier 1942, peu avant sa mort.

Au moment de l'entrée en guerre des États-Unis, fin 1941, Lombard rejoignit son Indiana natal pour un événement d'appel au soutien. À quatre heures du matin (heure locale) du vendredi 16 janvier 1942, Lombard et sa mère embarquent à bord d'un avion DC-3 de la Trans World Airlines pour leur retour en Californie. Après une escale de ravitaillement à Las Vegas, le vol reprend dans la nuit claire. Cependant, des balises avaient été éteintes à cause de la guerre, et l'avion dévia. Vingt-trois minutes plus tard, l'avion s'écrase sur le « Double Up Peak » près du sommet du Mount Potosi, au sud-ouest de Las Vegas. Les vingt-deux passagers trouvèrent la mort. Une plaque commémorative marquait l'endroit de l'accident, mais fut volée en 2007.

Juste avant de monter à bord, Carole s'adressa à ses fans en disant : « Avant que je ne vous dise au revoir à tous, venez vous joindre à moi ! V pour Victoire ! » Le Président Franklin D. Roosevelt, admiratif de son patriotisme, la déclara première femme tuée dans l'exercice de ses fonctions en temps de guerre et lui attribua à titre posthume la Médaille présidentielle de la liberté.

Peu après la mort de l'actrice à trente-trois ans, Gable, inconsolable et anéanti par sa perte, rejoignit l'United States Army Air Forces et servit dans l'armée de l'air en l'Europe. Le navire Liberty ship SS Lombard fut ainsi nommé en son hommage et Gable assista à son inauguration le 15 janvier 1944.

Le dernier film de Carole Lombard, To Be or Not to Be, réalisé par Ernst Lubitsch, où elle joue aux côtés de Jack Benny, est une satire du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale. Alors que le film est en post-production au moment de sa mort, les producteurs décidèrent de couper la séquence dans laquelle son personnage s'interroge « Que peut-il arriver dans un avion ? », de mauvais goût après les circonstances de sa mort. Un incident de montage similaire est survenu à la re-sortie du dessin animé de la Warner Bros A Wild Hare (1940) : le nom de Lombard était mentionné dans un jeu de Devine qui entre Bugs Bunny et Elmer Fudd, mais c'est le nom de Barbara Stanwyck qui sera cité dès lors.

Le 18 janvier 1942, Jack Benny ne fit pas son émission de radio habituelle, à la fois par respect pour l'actrice et chagrin pour sa mort. Il ne programma que de la musique.

Lombard est enterrée au Forest Lawn Memorial Park Cemetery à Glendale. Le nom gravé sur la crypte est « Carole Lombard Gable ». Malgré son remariage, Clark Gable fut enterré à ses côtés à sa mort en 1960. Sa mère, Elizabeth Peters, qui périt aussi dans l'accident d'avion, repose non loin.

Distinctions et récompenses[modifier | modifier le code]

HollywoodWalkofFameCaroleLombardsStar.jpg

La maison de son enfance à Fort Wayne a été classée d'importance historique. La ville attribua le nom de « Carole Lombard Memorial Bridge » au pont voisin surplombant le fleuve St. Mary.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Cinéma Grande histoire illustrée du 7e art. Volume 3. Éditions Atlas, p. 392.
  2. Encyclopédie Alpha du cinéma, volume 11, Éditions Grammont S.A. - Alpha Éditions, p. 139.
  3. (en) Joseph McBride, Frank Capra : the catastrophe of success, New York, St. Martin's Griffin,‎ 2000 (ISBN 978-0-312-26324-9), p. 303
  4. « Si son kiki était plus court d'un pouce, on l'appellerait la Reine d'Hollywood. »
  5. The Bahá'í World, p. 635. Bahá'í Publishing Trust, Wilmette.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

en anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) Warren G. Harris, Gable and Lombard, New York, Simon and Schuster,‎ 1974 (ISBN 0-671-21744-5).
  • (en) Larry Swindell, Screwball : the life of Carole Lombard, New York, Morrow,‎ 1975 (ISBN 0-688-00287-0)
  • (en) Frederick W. Ott, The films of Carole Lombard, Secaucus, N.J, Citadel Press,‎ 1972 (ISBN 0-806-50278-9)
  • (en) Leonard Maltin, Carole Lombard, New York, Pyramid Publications,‎ 1976 (ISBN 0-515-04085-1)
  • (en) Robert Matzen, Carole Lombard : a bio-bibliography, New York, Greenwood Press,‎ 1988 (ISBN 0-313-26286-1)
  • (en) Wes D. Gehring, Carole Lombard, the Hoosier tornado, Indianapolis, Indiana Historical Society Press,‎ 2003 (ISBN 0-871-95167-3)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]