Musée Calvet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Musée Calvet
Cour d'honneur du musée
Cour d'honneur du musée
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Avignon
Adresse 65, rue Joseph-Vernet
Coordonnées 43° 56′ 49″ N 4° 48′ 12″ E / 43.9470011, 4.803427143° 56′ 49″ Nord 4° 48′ 12″ Est / 43.9470011, 4.8034271  
Informations générales
Date d’inauguration 9 avril 1811
Collections archéologie, beaux-arts, arts décoratifs dont orfèvrerie, faïence, porcelaine, tapisserie, ferronnerie et ethnologie en Asie, Océanie et Afrique
Protection Logo monument historique Classé MH (1963)
Informations visiteurs
Site web Site officiel du musée

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée Calvet

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

(Voir situation sur carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur)
Musée Calvet

Géolocalisation sur la carte : Vaucluse

(Voir situation sur carte : Vaucluse)
Musée Calvet

Géolocalisation sur la carte : Avignon

(Voir situation sur carte : Avignon)
Musée Calvet

Le musée Calvet est un musée français situé à Avignon.

La richesse et l'importance de ses collections lui ont valu d’être admis parmi les « musées classés français ». Elles touchent à l'archéologie, les beaux-arts, les arts décoratifs, en particulier orfèvrerie, faïence, porcelaine, tapisserie, ferronnerie et l'ethnologie en Asie, Océanie et Afrique[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'hôtel de Villeneuve-Martignan[modifier | modifier le code]

Sur cet emplacement se trouvait la Livrée de Cambrai, nommée du nom de son dernier occupant, le cardinal Pierre d'Ailly, évêque de Cambrai. En 1719, elle fut vendue à François-René de Villeneuve, marquis d'Arzeliers et seigneur de Martignan, dans la Principauté d'Orange[2].

Portrait d'Esprit Calvet, par Philippe Sauvan (1698-1789)

En 1734, son fils, Jacques-Ignace de Villeneuve, décida d'adjoindre à sa résidence de nouveaux bâtiments qu'il fit édifier sous la direction de Thomas Lainée. Fantasque, il fit tout raser en 1741 pour reconstruire tout à neuf selon les plans de Jean-Baptiste Franque[3]. Les travaux ne furent achevés qu'en 1749[4]. L'hôtel fut acheté, en 1802 par le négociant Deleutre, qui le loua ensuite à la ville d'Avignon pour y installer les collections d'Esprit Calvet. Il fut acquis par la municipalité le 3 mars 1833 pour être transformé en musée[5].

L'hôtel de Villeneuve-Martignan fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 1er octobre 1963[6].

Le musée[modifier | modifier le code]

Grand collectionneur et physiocrate de formation[7], Esprit Calvet voua sa vie entière à la médecine et aux arts[8]. En 1810, il légua par testament à Avignon, sa ville natale, à charge de créer une institution autonome[9], une riche bibliothèque, une collection d'histoire naturelle et un beau cabinet d'antiquités, avec les fonds nécessaires pour les entretenir[10]. Un décret impérial daté du 9 avril 1811, depuis le Palais des Tuileries, a permis au maire d'Avignon d'accepter, au nom et pour la commune d'Avignon, le legs universel fait à son profit[11], [12]. Le musée Calvet, nommé ainsi en son honneur, conserve nombre de ses objets d'art. Depuis les années 1980, le musée Calvet d'Avignon est scindé en deux parties, situées dans deux bâtiments différents : le musée des beaux-arts est resté dans l'hôtel de Villeneuve-Martignan du XVIIIe siècle tandis que le musée lapidaire a, quant à lui, été redéployé dans l'ancienne chapelle du collège des Jésuites, rue de la République.

Collections du musée[modifier | modifier le code]

Beaux-arts[modifier | modifier le code]

Le musée des beaux-arts, dans l'hôtel de Villeneuve-Martignan, abrite des objets d'art, dessins, sculptures et peintures du XVe au XXe siècle.

Peinture[modifier | modifier le code]

Johann Koerbecke, Résurrection du Christ (1457).

La collection de peintures présente des œuvres allant du XVe au XXe siècle :

Sculpture[modifier | modifier le code]

Pour la sculpture, il faut remarquer des œuvres de Francesco Laurana (Buste d'enfant), Giambologna, James Pradier (Cassandre mourante), Camille Claudel, un ensemble de bronzes italiens et nordiques du XVIe au XVIIe siècle et les quinze Tondi du Rosaire (Espagne, début XVIIe siècle).

Arts graphiques[modifier | modifier le code]

La collection de dessins renferme des feuilles d'artistes appartenant en majorité aux écoles françaises et italiennes mais aussi, en moins grand nombre, aux écoles nordiques et espagnoles. Pour l'école française, on retrouve notamment des dessins de la main de Le Lorrain, Eustache Le Sueur, Antoine Watteau, François Boucher, Charles-Joseph Natoire, Jean-Marc Nattier, Auguste Rodin, Honoré Daumier, Jean-François Millet, Eugène Boudin, Henri de Toulouse-Lautrec, Armand Guillaumin, Berthe Morisot, Paul Cézanne, Auguste Renoir, Alfred Sisley, Henri-Edmond Cross, Édouard Vuillard, Georges Rouault, Albert Marquet, Marc Chagall, André Lhote, Léonard Foujita et Jean Fautrier. Les écoles italiennes sont représentées notamment par Domenico Beccafumi, Lorenzo Lotto, Baccio Bandinelli, Daniele da Volterra, Il Romanino, Paul Véronèse, Le Tintoret, Jacopo Zucchi, Taddeo Zuccaro, Il Garofalo, Agostino Carracci, Federico Barocci, Mattia Preti, Luca Giordano, Domenico Fetti, Le Guerchin, Alessandro Algardi, Luigi Garzi, Francesco Furini, Pier Francesco Mola, Daniele Crespi, Giovanni Niccolò Servandoni et Amedeo Modigliani. Pour les écoles du nord on retrouve Hendrik Goltzius, Jan Van Goyen et Raphaël Mengs et pour l'Espagne Vincenzo Carducci et Juan de Valdés Leal.

Archéologie au musée lapidaire[modifier | modifier le code]

Le musée lapidaire offre un panorama des civilisations égyptienne, grecque et romaine.

La collection égyptienne[modifier | modifier le code]

Le musée lapidaire présente une intéressante collection d'antiquités, composée principalement de stèles, de statuettes en bronze, d'objets de la vie quotidienne et liés aux croyances funéraires.

La Fondation Calvet[modifier | modifier le code]

La Fondation Calvet est un établissement public propriétaire des œuvres et gestionnaire du musée Calvet, de sa bibliothèque et de son médaillier. Elle assume la même fonction aux musées lapidaire, du Petit Palais, d'histoire naturelle, ou Musée Requien, ainsi qu'aux musées Jouve, archéologique de l'Hôtel-Dieu, de Cavaillon et au musée juif comtadin[13].

Article détaillé : Fondation Calvet.

Conservateurs du musée Calvet[modifier | modifier le code]

Liste des conservateurs du musée Calvet

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Gagnière et Pierre de Brun, Les Lampes antiques du musée Calvet d'Avignon, préface de l'abbé Joseph Sautel, 1937
  • Sylvain Gagnière et Jacky Granier, Épées, poignards et couteaux en bronze du musée Calvet d'Avignon, Ogam : tradition celtique, 79, 1962, p. 13–24.
  • Joseph Girard, Évocation du vieil Avignon, Les Éditions de Minuit, Paris, 2007, (ISBN 270731353X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Musée Calvet d'Avignon
  2. Joseph Girard, op. cit., p. 290.
  3. Joseph Girard, op. cit., p. 294.
  4. Joseph Girard, op. cit., p. 295.
  5. Joseph Girard, op. cit., p. 299.
  6. « Notice no PA00081881 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Esprit Calvet, physiocrate
  8. Esprit Calvet et les arts
  9. dénommée Bibliothèque Calvet, puis Museum Calvet, et aujourd'hui Fondation Calvet - Séance du 8 avril 1826 et arrêt du Conseil d'État du 19 mai 1893
  10. Testament olographe d'Esprit Calvet
  11. Le décret impérial du 9 avril 1811
  12. « Décret impérial. Textes fondateurs/1811 », sur Fondation Calvet (consulté le 13 juillet 2014).
  13. La Fondation Calvet

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]