Le Goût de la cerise

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Le Goût de la cerise

Titre original طعم گیلاس
Réalisation Abbas Kiarostami
Scénario Abbas Kiarostami
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l’Iran Iran
Durée 1 h 39

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Goût de la cerise (en persan : طعم گیلاس, Ta'm-e gilās) est un film iranien (coproduit par Ciby 2000, en France), réalisé, écrit, produit et monté par Abbas Kiarostami, sorti en 1997. Il a reçu la Palme d’or en 1997 au Festival de Cannes.

Sommaire

Synopsis[modifier]

Un homme âgé d’une cinquantaine d’années, désespéré, se met en quête de quelqu'un qui accepterait, contre rémunération, de l’enterrer après qu'il se sera suicidé. Dans la banlieue de Téhéran, il rencontre une série de personnages, dont un soldat, un séminariste et un employé de musée. Chacun réagit à sa proposition de manière différente. Le troisième accepte le travail, toutefois il pousse l'homme à réfléchir sur sa décision. Ils conviennent de se retrouver le lendemain matin. Si l'employé du musée trouve l'homme mort, alors il l'enterrera, mais il doit bien s'assurer qu'il n'est pas simplement endormi (il a prévu de se suicider en avalant des somnifères).

Le film s'achève sur une fin ouverte, l'homme regarde fixement le ciel, puis fondu au noir. Une dernière séquence, tourné en vidéo, ce qui tranche avec le reste du film, montre l'équipe du film en plein travail lors d'un repérage. Chez le spectateur se produit alors un effet de Distanciation par la Mise en abyme et la tonalité de la scène, assez joyeuse.

Fiche technique[modifier]

Distribution[modifier]

Récompenses[modifier]

Analyse[modifier]

Le Suicide est non seulement interdit en Iran, mais il est également interdit d'aborder le sujet. Si Le Goût de la cerise n'est pas une défense du suicide, bien au contraire, il a pour objectif de faire sauter ce tabou[1].

Autour du film[modifier]

  • Interdit en Iran, ce film est arrivé à Cannes à la dernière minute parce que les autorités refusaient le visa de sortie. En effet, Kiarostami n’avait pas montré son film au Festival de Téhéran pour obtenir l’aval de la censure.
  • En réponse à la question : « Lorsque vous faites un film, doit-il changer quelque chose chez les gens qui le font et chez les spectateurs ? », Kiarostami a répondu : « Effectivement, lors d’une avant-première, une jeune femme est venue me dire que Le Goût de la cerise lui avait sauvé la vie. »

Voir aussi[modifier]

Article connexe[modifier]

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Commentaire de Jean-Michel Frodon dans la préface au film dans l'édition DVD, MK2 éditions, 2007