Le Maître et Marguerite
| Le Maître et Marguerite | |
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Sculpture du chat Béhémoth, personnage du roman Le Maître et Marguerite, sur un mur de la Descente Saint-André, à Kiev.
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| Auteur | Mikhaïl Boulgakov |
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| Genre | roman |
| Version originale | |
| Titre original | Мастер и Маргарита |
| Éditeur original | Posev |
| Langue originale | russe |
| Pays d'origine | |
| Lieu de parution original | Francfort |
| Date de parution originale | 1967 |
| Version française | |
| Traducteur | Claude Ligny |
| Éditeur | éditions Robert Laffont |
| Date de parution | 1968 |
Le Maître et Marguerite est un roman de Mikhaïl Boulgakov écrit entre 1928 et 1940.
À la fois histoire d'amour, critique politique et sociale, comédie burlesque et conte fantastique, il est considéré comme l'une des œuvres majeures de la littérature russe du XXe siècle[1].
Sommaire |
Rédaction [modifier]
Boulgakov entreprend la rédaction de son roman dès 1928. Il détruit une première version de l'ouvrage (en le brûlant dans un poêle) en mars 1930 après avoir été averti que les autorités avaient interdit sa pièce La Cabale des dévots. Il revient à ce roman en 1931 et termine un second manuscrit en 1936, qui contient d'ores et déjà tous les principaux épisodes de la trame finale. La troisième version est achevée en 1937. Boulgakov ne cesse de peaufiner une quatrième version avec l'aide de sa femme, jusqu'à ce qu'il soit contraint de s'arrêter quatre semaines avant sa mort en 1940. C'est sa femme qui achève son œuvre en 1940 et 1941.
Une version censurée du livre (12 % du texte y est omis et une part plus grande encore altérée) est d'abord publiée dans le magazine Moscou (no 11, 1966, et no 1, 1967). Le texte des parties mises à l'écart ou modifiées paraît clandestinement (publication dite en samizdat), accompagné des indications nécessaires pour le resituer. En 1967, la maison d'édition Posev (sise à Francfort) édite une version complétée grâce à ces extraits. En Union soviétique, la première édition complète, préparée par les soins d'Anna Saakyants et fondée sur la version datant de début 1940, paraît dans Khoudojestvennaïa Literatoura en 1973. Cette édition est demeurée l'édition de référence jusqu'en 1989, date de la dernière édition établie par la littératrice Lidiya Yanovskaïa sur la base de tous les manuscrits existants.
Intrigue [modifier]
L'intrigue du roman se divise en trois actions entremêlées :
Première action [modifier]
L'action principale du livre a lieu dans le Moscou des années 1930, où Satan se manifeste sous l'identité d'un mystérieux magicien nommé Woland, accompagné d'une troupe hétéroclite composée du valet ex-chef de chœur, répondant au nom de Fagotto, du chafouin et bavard chat noir Béhémoth, du tueur Azazello, ainsi que de la sorcière Hella. La troupe prend pour cible l'élite littéraire avec son syndic, le "MASSOLIT", son restaurant-QG pour les privilégiés de la Nomenklatura, la maison Griboïedov, tous ses parvenus corrompus, leurs épouses ou maîtresses, ses bureaucrates et ses profiteurs — et de façon plus générale, les sceptiques et les mécréants.
Le livre débute par une discussion sur l'existence de Dieu entre le chef de la scène littéraire bureaucrate, Berlioz, athée notoire, et un gentleman étranger très poli (il s'agit de Woland). Est témoin de cette scène un jeune et enthousiaste poète, Ivan Biezdomny (dont le nom signifie sans-logis). Celui-ci tente vainement de poursuivre et de capturer le gang, puis d'avertir les autorités de sa nature diabolique, mais ne parvient qu'à se faire jeter dans un asile de fous.
À ce point apparaît le personnage du Maître, un auteur aigri, désespéré par le dénigrement et le rejet dont a fait l'objet son roman sur Ponce Pilate et le Christ, au point d'en avoir jeté au feu le manuscrit avant de se détourner du monde, y compris de son aimée Marguerite. Après une période de vagabondage, il se fait enfermer dans le même asile de fous qu'Ivan Biezdomny, mais avant lui. Ledit asile jouera un rôle d'importance moyenne et à portée comique, puisque, tout au long du roman, des victimes des farces de la troupe de Satan se trouveront enfermées dans cet hôpital psychiatrique.
Deuxième action [modifier]
La deuxième action se situe à Jérusalem, sous le gouvernement du procurateur Ponce Pilate. Il s'agit du récit que Woland fait à Berlioz et qui trouve écho dans les pages du roman du Maître. La narration est donc fragmentée mais peut être reconstituée ainsi : Ponce Pilate rencontre Yeshoua Ha-Nozri et se découvre une affinité spéciale pour cet homme et même un besoin spirituel de lui ; ce qui ne l'empêche pas de se résigner à le livrer à ceux qui veulent sa mort. Le roman du Maître traite ensuite de la nuit vernale de pleine lune où le Christ, dont le sort est scellé par Pilate, est crucifié à Jérusalem. La fin du roman du Maître traite de Mathieu Lévi, le collecteur d'impôts et disciple unique de Jésus ; de sa rencontre avec Ponce Pilate ; et de l'assassinat de Yehuda de Carioth — qui avait livré Jésus-Yeshoua — par le conseiller de Pilate, homme encapuchonné que l'on peut soupçonner au fil de la lecture d'être Woland lui-même.
Troisième action [modifier]
La troisième action voit le personnage de Marguerite prendre une grande importance. Satan donne un bal de minuit, qui coïncide avec la nuit du Vendredi saint. Il fait une offre à Marguerite, qu'elle accepte : devenir une sorcière douée de pouvoirs surnaturels le temps du bal, et servir à Satan de « maîtresse de maison » pour recevoir ses invités.
Alors qu'elle apprend à voler et à contrôler ses passions débridées — non sans se venger avec violence des bureaucrates littérateurs qui ont condamné son amant au désespoir — et qu'elle entraîne avec elle sa domestique Natacha, Marguerite pénètre nue dans le monde de la nuit, survole les forêts noires et les fleuves de la Mère Russie, se baigne et, purifiée, revient à Moscou pour être l'hôte du grand bal de Satan. Debout au côté de ce dernier, elle accueille les personnages les plus tristement fameux de l'histoire de l'humanité alors qu'ils se déversent en nombre des portes de l'enfer.
Elle surmonte l'épreuve — laisser les pires brigands lui embrasser le genou et témoigner à chacun son amour de reine du bal — et pour sa peine et sa droiture elle est récompensée : Satan lui offre d'exaucer son vœu le plus cher. Elle choisit de retrouver son amant le Maître et de vivre avec lui dans la misère et l'amour. Grâce au travail de Fagotto, le Maître retrouve une nouvelle vie grâce à la possession de documents administratifs conformes. Néanmoins, ni Satan ni Dieu ne jugent ce genre d'existence digne des bons, et le couple est empoisonné par Azazello. Étant morts, les deux protagonistes sont libres de suivre Woland et quittent Moscou avec lui, alors que ses fenêtres et ses coupoles se consument dans le soleil couchant du dimanche de Pâques. L'avant-dernière scène est celle de la libération de Ponce Pilate, qui attendait depuis 2 000 ans de pouvoir rejoindre Yeshoua.
C'est vers la fin du texte que les trois actions du livre se rencontrent, puisque l'on retrouve les personnages initiaux, la fin du récit par le Maître de l'histoire de Ponce Pilate, et l'événement majeur qu'est le bal.
Analyse [modifier]
Le roman a fortement subi l'influence du Faust de Goethe et les thèmes de la lâcheté, de la trahison, de l'ouverture d'esprit et de la curiosité, ainsi que de la rédemption tiennent une place prépondérante.
L'interaction des éléments et des forces naturels, tels que le feu, l'eau et la destruction, est un élément essentiel du roman, auquel il convient d'ajouter les puissants contrastes entre la clarté et les ténèbres, le bruit et le silence, le soleil et la lune, les orages et la tranquillité.
De plus, il faut remarquer le parallèle complexe entre Jérusalem et Moscou tout au long du roman.
On peut faire différentes lectures de l'œuvre : roman d'humour, allégorie philosophique ou socio-politique, satire du système soviétique, ou encore de la vanité de la vie moderne en général... Le roman est aussi un roman d'initiation dont Ivan est le personnage principal.
Boulgakov recourt à des styles et des tons très variés suivant les parties. Les chapitres où l'action a lieu à Moscou ont un rythme rapide, joyeux, presque farcesque, tandis que ceux où l'action se tient à Jérusalem sont écrits dans un style réaliste.
Ce roman est, enfin, dans ce contexte de Russie soviétique, un écrit pour la liberté des artistes et contre le conformisme. « Je suis celui qui veut éternellement le mal mais toujours fait le bien » (épitaphe tirée du Faust de Goethe).
Le Maître et Marguerite est un roman qui interroge en premier lieu le sens de la morale. Alors que la tradition chrétienne délimite sans peine les domaines du bien et du mal, Boulgakov, à travers les deux personnages « miroirs » du Maître et de Pilate, pose la question de la réalité et de la véracité d'une telle distinction. La mort du Christ est la base de cette réflexion : Jésus est condamné à mort par le Sanhédrin alors qu'il n'est pas un criminel. Dieu accepte la mort injuste de son fils dans le but de laver les péchés humains : on trouve ici le cœur du problème posé par Boulgakov. Dieu est dès lors indirectement responsable d'une injustice se confondant ici avec le mal : la mort d'un innocent. C'est tout le problème qui se pose à Pilate : quel est le sens moral de la mort du Christ puisqu'il y a inversion des critères moraux traditionnels. Cette question du bien et du mal hante dans Le Maître et Marguerite un Pilate séduit par la personnalité de Jésus et horrifié par sa mort. Dès lors, la morale perd de son évidence et tourmente à la fois Pilate et le Maître qui fait à son tour cette découverte lors de la rédaction de son ouvrage sur le procurateur de Judée. Le Maître perd la raison, de ne plus pouvoir distinguer aussi facilement que le reste des hommes le bien et le mal.
Parallèlement, l'arrivée de Satan à Moscou tend à confirmer ce brouillage du sens moral. Ce personnage, ainsi que ses acolytes burlesques, n'est pas réellement doté des attributs moraux du Diable. Il sème certes dans son sillage folie et destruction mais le tableau qu'en fait Boulgakov est beaucoup plus nuancé. Il y a déjà la sympathie évidente que ce personnage inspire au lecteur, loin des clichés habituellement attribués au Diable ; mais, surtout, Satan agit dans un contexte bien particulier, celui de l'URSS des années 1930. Satan distille l'humour et la fantaisie dans un monde austère et triste, il introduit l'irrationnel et le mystique dans une société rongée par un rationalisme absurde et un athéisme forcé, il lutte contre l'abêtissement général, le nivellement culturel et la stagnation intellectuelle. En un sens, Satan est un opposant au régime totalitaire stalinien et à ses conséquences sur la société soviétique. On retrouve alors ici la première problématique de la confusion de la morale : Satan est-il réellement l'incarnation du mal dans l'URSS stalinienne ? Satan rime dans Le Maître et Marguerite avec humour, créativité, fantaisie, vie débridée, amour et lutte contre les méfaits de la censure, de la méfiance et du contrôle. Satan amène le chaos à la manière de Nietzsche : avec la passion de la vie et de la création.
Influence [modifier]
Le Maître et Marguerite a inspiré de nombreux auteurs et musiciens.
- Le roman Les Versets sataniques de Salman Rushdie en est une illustration[réf. nécessaire].
- The Rolling Stones ont également affirmé que ce roman était la clef de leur chanson Sympathy for the Devil ainsi que de Gimme shelter[réf. nécessaire].
- Pour la chanson Pilate de leur album Yield, le groupe grunge Pearl Jam a été influencé par la confrontation entre Jésus et Ponce Pilate que met en scène le roman[réf. nécessaire].
- La chanson de Franz Ferdinand Love and Destroy est tirée de la scène où Marguerite survole Moscou en chemin vers le bal de Satan[réf. nécessaire].
- Le groupe canadien The Tea Party fut inspiré par le roman pour leur chanson The Master and Margarita[réf. nécessaire].
- Le compositeur allemand York Höller composa l'opéra Der Meister und Margarita qui fut créé en 1989 à l'Opéra de Paris[réf. nécessaire].
- On retrouve également dans la bande dessinée Zéro absolu de Christophe Bec et Richard Marazano l'influence du roman Le Maître et Marguerite, où les protagonistes se font posséder par une Bête dans une histoire très complexe, à l'image du livre pourrait-on dire[réf. nécessaire].
- Certains morceaux du groupe de heavy metal Aria font implicitement référence au roman, comme Diavolskii Bal (Le bal du Diable)[réf. nécessaire].
- Le groupe de rock expérimental français Yolk fait directement référence à l'ouvrage dans le morceau Le bal de Marguerite. Cette musique évoque à la fois l'aspect processionnel du bal et la folle chevauchée aérienne de Marguerite[réf. nécessaire].
- Le groupe de metal progressif russe Azazello a choisi ce nom en référence à un personnage du roman[réf. nécessaire].
- C'est le roman favori des membres du groupe de Rock/New wave écossais Simple Minds[réf. nécessaire].
Adaptations [modifier]
Cinéma [modifier]
Plusieurs tentatives pour adapter le roman ont été lancées. Mais la complexité de l'intrigue le rend difficilement adaptable à l'écran.
Parmi les projets aboutis, on peut citer Il Maestro e Margherita de Aleksandar Petrovic en 1972, tourné en italien avec Ugo Tognazzi (le Maître), Mimsy Farmer (Marguerite), et Alain Cuny (Woland), sur une musique d'Ennio Morricone.
Une autre adaptation, réalisée en 2005 par Vladimir Bortko, a finalement pris la forme d'une série d'une durée totale de près de dix heures. Le Maître est joué par Alexandre Galibine, Woland par Oleg Basilachvili, Marguerite par Anna Kovaltchouk, Koroviev par Alexandre Abdoulov, Azazello par Alexandre Philipenko. La musique a été composée par Igor Korneliouk.
Théâtre [modifier]
De 1971 à 1977, les adaptations théâtrales du Maître et Marguerite furent toutes réalisées en Pologne. Comme elles ne pouvaient pas être intitulées Le Maître et Marguerite, elles ont été mises en scène comme La magie noire et ses secrets révélés (Cracovie, 1971), La magie noire (Katowice, 1973), Avez-vous vu Ponce Pilate? (Wrocław, 1974), et Patients (Wroclaw, 1976)[2].
Le metteur en scène allemand Frank Castorf en a présenté une adaptation théâtrale à la Volksbühne de Berlin en 2002[3]. Ce spectacle a notamment été présenté à la MC93 de Bobigny en février 2003. Martin Wuttke y interprétait à la fois le rôle du Maître et celui de Ponce Pilate.
En 2003, Krystian Lupa a représenté une adaptation de huit heures avec 36 acteurs du roman[3].
En juillet 2012, le metteur en scène britannique Simon McBurney présente en ouverture du Festival d'Avignon, dans la cour d'honneur du palais des papes, une adaptation théâtrale de 3h30. Dans le journal Libération, le metteur en scène explique son choix : « À la fin du bal, Marguerite fait un vœu : libérer Frida l’infanticide de son cauchemar. Et son acte de compassion mène à la libération du Maître, même si cela passe par sa mort. Et cela permet aussi de libérer Ponce Pilate de sa culpabilité. Et par la même occasion, cela nous libère de notre façon de penser, nous qui croyons que rien n’existe en dehors de l'économie et ne voyons pas que c’est du totalitarisme[4]. » Pour représenter la séance où Marguerite vole nue dans les rues de Moscou, il utilise la rétroprojection et projette sur les murs du palais des papes des images de la ville de Moscou[5].
Roman photo [modifier]
Une adaptation singulière fut la réalisation d'un roman-photo, par Jean-Daniel Lorieux (2008), à partir d´une idée et du financement d'Evgueny Yakovlev. Isabelle Adjani y incarne Marguerite.
Traduction française [modifier]
- Edition originale en français : 1968 chez Robert Laffont, collection Pavillons, traduit du russe par Claude Ligny (avec une introduction de Sergueï Ermolinsky)
- Claude Ligny, révisé par Marianne Gourg, dans Mikhaïl Boulgakov, éd. Robert Laffont, collection « Bouquins », 1993. Édition préfacée par Marianne Gourg et Laure Troubetzkoy (ISBN 2-221-07398-3).
- Le Maître et Marguerite, texte intégral précédé d'une introduction de Sergueï Ermolinski, traduit du russe par Claude Ligny, éd. Le Grand Livre du mois, 2002 (ISBN 2-7028-6933-5)
- Françoise Flamant, in Boulgakov. « Le Maître et Marguerite » et autres romans. Œuvres, II, éd. Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », n° 505, 2004 (ISBN 2-0701-1389-2)
Notes et références [modifier]
- La Bibliothèque idéale le classe parmi les dix principales œuvres de la littérature russe.
- Le site web Le Maître et Marguerite - Arts de la scène
- René Solis, « Le Maître et Marguerite, c’est malin », Libération, 8 juillet 2012 [texte intégral]
- René Solis, « Goethe n'était pas assez délirant », Libération, 5 juillet 2012 [texte intégral]
- Jean-Marie Wynants, « Simon McBurney enflamme Avignon », Le Soir, 9 juillet 2012 [texte intégral]
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- (en) A. C. Wright, « Satan in Moscow: An Approach to Bulgakov's The Master and Margarita », PMLA, vol. 88, no 5, octobre 1973, p. 1162-1172 [texte intégral]
- (en) Pierre S. Hart, « The Master and Margarita as Creative Process », Modern Fiction Studies, Summer 1973, p. 169–178
- (en) Edythe C. Haber, « The Mythic Structure of Bulgakov's 'The Master' », Russian Review, vol. 34, no 4, octobre 1975, p. 382–409 [texte intégral]
- (en) Kevin Moss, « Bulgakov's Master and Margarita: Masking the Supernatural and the Secret Police », Russian Language Journal, vol. 38, no 129–30, 1984, p. 115–131
- (en) Ursula Reidel-Schrewe, « Key and Tripod in Mikhail Bulgakov's Master and Margarita », Neophilologus journal, vol. 79, no 2, avril 1995, p. 273–282
- Marianne Gourg, Étude sur « Le Maître et Marguerite », ENS Éditions (École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud), coll. « Feuillets », 1999
- Ginette Michaud, « Écrire malgré la censure au moyen du fantastique : Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov », dans De Sophocle à Proust, de Nerval à Boulgakov : essai de psychanalyse lacanienne, ERES, 2008 (ISBN 9782749209609), p. 221-229
- Marianne Gourg, « Gogol et Le Maître et Marguerite », Revue de littérature comparée, no 331, mars 2009, p. 359-370 [texte intégral]
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- (fr) (en) (nl) (ru) Le maître et Marguerite Un hommage au chef-d'œuvre de Boulgakov
- (fr) Le maître et Marguerite Second site consacré au roman