Éditions Denoël

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Denoël.
logo
Logo de Éditions Denoël
Repères historiques
Création 1930
Fiche d’identité
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Langue(s) de
publication
Français
Société mère Gallimard
Site officiel www.denoel.fr

Les Éditions Denoël, fondées le 10 avril 1930 par l'éditeur belge Robert Denoël et son ami américain Bernard Steele, sont une maison d'édition du groupe Gallimard depuis le rachat de 90 % des parts de la société réalisé par Gaston Gallimard en 1946.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Appelée Éditions Denoël et Steele pendant ses premières années, la maison d'édition connaît son premier succès avec la publication en 1932 de Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline. Recalé par le jury du prix Goncourt alors qu'il était pressenti parmi les favoris, ce roman obtient toutefois le prix Renaudot.

Le , Béatrice Hirshon, mère de Bernard Steele, entre dans le capital de la société. Le , la raison sociale devient « Éditions Denoël », Robert ayant racheté les parts de ses associés américains.

En 1933 Denoël & Steele publie Le Fascisme, doctrine, institutions de Benito Mussolini. En 1934, Denoël édite Les Cloches de Bâle de Louis Aragon, Héliogabale ou l'anarchiste couronné d'Antonin Artaud et, en 1936, Mort à crédit de Céline, ainsi que ses virulents pamphlets, notamment Bagatelles pour un massacre (1937) et L'École des cadavres (1938). À cette époque, Denoël peut être considérée comme atypique et ambiguë au regard de la diversité du choix de ses publications  : jusqu'en mai 1940 par exemple, elle publie un magazine politique anti-allemand, Notre Combat et, durant la même période, les pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline et Lucien Rebatet.

Le fondateur, Robert Denoël, est assassiné en dans des circonstances restées mystérieuses. Entre temps, la direction avait été assurée par Maximilien Vox. Par la suite, Jeanne Loviton devint propriétaire du fonds et c'est elle qui revendit la maison Denoël à Gaston Gallimard.

En 1954, les éditions Denoël crée la collection Présence du futur dédiée à la publication d'ouvrages de science-fiction, éditant des livres au format classique puis bientôt uniquement au format poche. En 1989, une collection dédiée aux ouvrages de fantastique au format poche est créée : Présence du fantastique. Enfin, en 1991, est créée la collection Présences, dédiée aux ouvrages relevant de la science-fiction, cette fois au format traditionnel.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Les Éditions Denoël publient aujourd'hui une centaine de titres par an, répartis dans différentes collections couvrant notamment les domaines de la fiction française et étrangère, des documents d'enquête et de témoignage, des essais, et de la bande dessinée.

En 1999, les Éditions Denoël créent la collection d'imaginaire (fantasy, science-fiction et fantastique) Lunes d'encre, dont la direction est confiée à Gilles Dumay.

En 2003, Denoël se dote de la collection Denoël Graphic, vouée à la narration graphique et à l'exploration des frontières entre le roman et la BD. La collection créée et dirigée par Jean-Luc Fromental compte actuellement une quarantaine de titres.

Depuis 2006, le directeur des éditions, Olivier Rubinstein a lancé avec la société des auteurs Meilleur des mondes une revue éponyme qui entend se faire une place dans le débat intellectuel français et international.

En , Olivier Rubinstein démissionne de sa fonction de directeur des éditions pour devenir conseiller culturel et directeur de l'Institut français de Tel-Aviv. C'est Béatrice Duval qui est nommée par Antoine Gallimard en pour lui succéder.

Catalogue[modifier | modifier le code]

Parmi les auteurs publiés par les Éditions Denoël, on peut citer à titre d'exemple Sébastien Japrisot, Claude Delarue, Pierre Magnan, Richard Morgiève, Gilles Sebhan, Georges Piroué, Vincent Hein, Nicolas Dickner, Natacha Boussaa, Jack Kerouac, Norman Mailer, Ray Bradbury, Philip K. Dick, Carl Hiaasen, etc.

Lien externe[modifier | modifier le code]