Jane Birkin

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Jane Birkin

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Jane Birkin à la Mostra de Venise 2009.

Informations générales
Nom de naissance Jane Mallory Birkin
Naissance 14 décembre 1946 (67 ans)
Londres
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale chanteuse et actrice
Genre musical pop
Années actives depuis 1966
Labels Universal
Emi
Site officiel janebirkin.net

Jane Mallory Birkin, née le 14 décembre 1946 quartier de Marylebone à Londres, est une actrice et chanteuse britannique francophone, installée en France depuis la fin des années 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jane Birkin est la fille de David Birkin (1914-1991), commandant dans la Royal Navy, et de l'actrice Judy Campbell (1916-2004), (muse de Noel Coward, le célèbre dramaturge britannique). Elle a une sœur cadette, Linda, et un frère, Andrew Birkin, acteur et réalisateur qui a joué avec elle dans le film La Pirate et a dirigé Charlotte Gainsbourg (la fille qu'elle a eue avec Serge Gainsbourg) dans le film The Cement Garden (en). Le poète et musicien Anno Birkin (en) et l'acteur David Tristan Birkin (en) sont ses neveux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, son père a aidé la Résistance française en transportant de nuit, entre l'Angleterre et la Bretagne[1], des combattants de la France libre. Il a, entre autres, sauvé François Mitterrand d'après l'ouvrage de Gabrielle Crawford de 2004.

Selon Gabrielle Crawford de 2004, Jane Birkin est la descendante de Charles II roi d'Angleterre et d'Écosse, la petite-nièce de Freda Dudley Ward (en), maîtresse d'Édouard VIII roi de Grande-Bretagne, alors prince de Galles, dont la fille épousera le réalisateur Carol Reed et elle est la cousine du mathématicien et philosophe Bertrand Russell par sa grand-mère paternelle.

Jane Birkin raconte, dans Jane B. par Agnès V. que, quand elle était à l'internat, enfant sur l'île de Wight, elle était appelée par son numéro de chambre : « Ninety-Nine » (ce qui signifie 99). L'actrice préférée de Jane Birkin est probablement Marilyn Monroe (à qui Gainsbourg avait consacré la chanson Norma Jean Baker), comme elle l'explique dans le film d'Agnès Varda.

En 1964, elle débute au cinéma en Angleterre dans le film de Richard Lester, Le Knack... et comment l'avoir, film emblématique du Swinging London où elle apparaît aux côtés d'autres débutantes telles que Jacqueline Bisset ou Charlotte Rampling. Le film est un succès et Jane Birkin enchaîne sous la direction de Michelangelo Antonioni dans le filme Blow-Up, présenté au Festival du film de Cannes : il remporte La Palme d'or. Alors âgée de dix-neuf ans, elle pose sous l'objectif de Jeanloup Sieff pour Harper's Bazaar[2].

Elle épouse le compositeur anglais John Barry (auteur de la musique de plusieurs James Bond, du thème de The Knack ou de la série télévisée Amicalement vôtre). De leurs amours naît une fille en 1967, Kate Barry (plus tard connue en tant que photographe, elle meurt le 11 décembre 2013).

Elle décide alors d'aller en France pour tenter sa chance comme actrice. Elle est engagée après des essais désastreux (elle finira en pleurs) pour le film Slogan de Pierre Grimblat durant le tournage duquel elle rencontre l'acteur et auteur-compositeur-interprète-cinéaste français Serge Gainsbourg. Grimblat raconte qu'au début du tournage, Birkin et Gainsbourg ne s'entendaient pas du tout (Gainsbourg sortait de sa relation avec Brigitte Bardot et n'appréciait pas trop cette Anglaise qui faisait des fautes de français) et qu'il les a invités à dîner au restaurant Maxim's, dîner auquel il n'est pas allé.

En 1985.

Elle devient alors la compagne de Serge Gainsbourg ; ils sont pendant dix ans un couple très médiatique, et ont une fille, Charlotte Gainsbourg, en 1971. Elle s'accorde une pause dans sa carrière de 1971 à 1972, à la suite de la naissance de Charlotte. Elle apparaît dans un rôle comme l'amante de Brigitte Bardot dans Don Juan ou si Don Juan était une femme en 1973. En 1975, elle a un des rôles principaux dans le premier film de Serge en tant que réalisateur, Je t'aime moi non plus qui attire l'attention et le scandale au sujet du film qui évoque l’ambiguïté sexuelle et la sodomie. Pour sa performance, elle est nommée au César de la meilleure actrice. En préservant en parallèle entre 1975 et 1985, plusieurs incartades dans la comédie populaire comme au côté de Pierre Richard dans La Moutarde me monte au nez ou encore avec Patrick Dewaere dans Catherine et compagnie, Birkin parvient à convaincre à la fois la critique et le grand public.

Elle quitte Serge Gainsbourg. Plusieurs raisons sont avancées : l'alcool, le mode de vie et même des coups qu'elle a reçus d'après le propre aveu de Serge Gainsbourg (aveu qu'il fait à sa première femme). Après cette rupture, elle est, de 1980 à 1992, la compagne du réalisateur Jacques Doillon, avec lequel elle a une fille, Lou Doillon. On lui connaît ensuite une relation avec l'auteur Olivier Rolin.

En mars 1991, Jane Birkin a perdu à quelques jours d'intervalle Serge Gainsbourg (mort le 2 mars) et son père David Birkin (mort le 7 mars à 77 ans, le jour même des obsèques de Serge).

Par ailleurs, Jane Birkin s'investit dans des actions humanitaires (avec entre autres Amnesty International), et a été la marraine du Téléthon en 2001. Elle a participé trois fois au Concert des Enfoirés en 1994, Les Enfoirés au Grand Rex, en 1996, La soirée des Enfoirés et en 1997, Le Zénith des Enfoirés.

Carrière[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Serge Gainsbourg a été son pygmalion en ce domaine, la propulsant au sommet des hit-parades internationaux en 1969 avec le sulfureux duo Je t'aime… moi non plus, initialement écrit pour et enregistré avec Brigitte Bardot. La chanson est jugée obscène par le journal du Vatican, l'Osservatore Romano. Ce succès de scandale marque les esprits (voir la reprise par Bourvil et Jacqueline Maillan) et connait un retentissement durable : en 2000 une édition collector vinyl du titre Je t'aime… moi non plus remixé par Eiffel 65 voit le jour. Un album aux deux signatures Serge Gainsbourg-Jane Birkin suit en 1969. La voix enfantine de la chanteuse, parfois proche d'un simple souffle, son accent anglais prononcé, la rendent immédiatement reconnaissable. C'est le départ d'une longue collaboration qui aboutira à une œuvre à peu près unique dans la chanson française. Plusieurs albums de Jane Birkin ont été Disques d'or dont Baby Alone in Babylone (1983) et Arabesque. Durant les années 1970 et 1980, Jane Birkin enchaîne les albums studio (sept de 1969 à 1990) et les prestations télévisées, notamment dans les shows de Maritie et Gilbert Carpentier. Ce n'est qu'en février 1987, à quarante ans, qu'elle fait ses débuts sur scène au Bataclan.

À la mort de Gainsbourg, après une nouvelle série de concerts au Casino de Paris, Jane Birkin enregistre deux albums (studio et live) où elle reprend les chansons qu'il lui a écrites (ou qu'il a écrites pour d'autres) : Versions Jane et Arabesque ; sur le premier interviennent déjà des pointures comme Jean-Claude Vannier et Goran Bregovic. Elle devient ainsi l'ambassadrice de l'œuvre de Gainsbourg et donne des concerts à travers le monde, aussi bien à Tokyo qu'à New York en passant par Israël. La série de concerts d’Arabesque rencontre un succès certain et propose une version orientalisée de sa musique.

Birkin tente aussi l'aventure en dehors de Gainsbourg et convoque de nombreux compositeurs pour trois albums à succès : À la légère, auquel collaborent Miossec, Gérard Manset et MC Solaar, l'album de duos Rendez-vous avec des reprises de Brigitte Fontaine, Michel Delpech, Paolo Conte (en duo avec ce dernier), ou le récent Fictions où se côtoient les univers de The Divine Comedy, Neil Young, Kate Bush ou encore d'Hervé Guibert sur une musique de Maurice Ravel. Son statut d'icône internationale lui permet de collaborer avec des musiciens étrangers talentueux et variés tels que Brian Molko (du groupe britannique Placebo), Rufus Wainwright, Beth Gibbons (de Portishead), ou encore Caetano Veloso. Elle est également servie par des textes de musiciens français tels que Étienne Daho, Cali, Arthur H, Zazie, Dominique A ou Alain Souchon (avec qui elle avait fait un duo pour le film Comédie de Doillon).

En novembre 2008, Birkin publie le premier album dont elle a écrit tous les textes, Enfants d'hiver. Certains textes ont été écrits sept ans auparavant, avant la tournée Arabesque et la sortie de deux autres disques. Certains textes ont été écrits pendant le tournage de son film Boxes. Et d'autres deux mois plus tôt. Le disque a un côté autobiographique. Jane a commencé à écrire à l'âge de douze ans, en rédigeant son carnet intime à l'internat. Elle aura mis 40 ans à sortir tout un album constitué de ses propres textes, depuis le duo de 1969 Je t'aime… Moi non plus avec Serge Gainsbourg[3],[4].

En 2009, elle enregistre une relecture des Dessous chics en duo avec Étienne Daho, extraite de l'album Daho Pleyel Paris. En 2010, elle interprète Roissy en duo avec Florent Marchet sur le dernier album de celui-ci Courchevel. En 2011, elle participe au sein du Collectif Paris Africa à la chanson Des ricochets.

En juin 2012, Jane Birkin, qui devait donner onze concerts au mois de juillet en France, Belgique, Allemagne, Italie, Espagne et Suisse — où elle devait participer au festival de Montreux —, annule sa tournée en raison d’une péricardite aiguë suivie de récidives multiples[5]. Le 11 septembre 2012, son manager, Olivier Gluzman annonce que la tournée nationale et internationale passant par Bruxelles, Londres mais aussi Toulouse, Bordeaux, Monaco, Lille ou Strasbourg avec pas moins de vingt-trois dates est reportée à 2013 : « L’artiste n’a pas retrouvé l’énergie nécessaire à une série importante de spectacles. (…) Elle doit continuer à se reposer, à reprendre des forces jusqu’à la fin de l’année[6]. »

Cinéma[modifier | modifier le code]

Après ses débuts en Grande-Bretagne avec Richard Lester et Michelangelo Antonioni qui la lient déjà à un cinéma comique et/ou provocateur, en 1967 Birkin tourne en France dans Slogan qui marque sa rencontre avec Serge Gainsbourg et on la remarque dès l'année suivante dans La Piscine de Jacques Deray, huis clos avec Romy Schneider, Alain Delon et Maurice Ronet. Elle devient une vedette populaire en France, souvent employée pour des comédies où elle joue des rôles de « ravissante idiote » (ses duos avec Pierre Richard se concluent par de nombreux succès au box-office). Dans Don Juan 73 de Roger Vadim, elle joue une scène homosexuelle, inhabituelle pour l'époque, avec Brigitte Bardot. Elle tourne plusieurs films avec Serge Gainsbourg dont Sérieux comme le plaisir de Robert Benayoun, film sorti en 1975. Après Sex Power et Cannabis, elle travaille avec Claude Zidi, Michel Audiard, Pierre Granier-Deferre, Bernadette Lafont, Isabelle Huppert, Patrick Dewaere, Gérard Depardieu, mais aussi Christopher Lee et Bette Davis. Il y aura encore plus tard Patrice Leconte et Michel Blanc, Gérard Jugnot, Jean-Pierre Mocky ainsi que Paul Morrissey, cinéaste associé à Andy Warhol et à l'acteur Joe Dallesandro, déjà partenaire de Birkin dans Je t'aime moi non plus mis en scène par Serge Gainsbourg 1976.

Dans les années 1980, sa carrière prend un tournant vers le cinéma d'auteur (mais il y avait déjà eu Le Mouton enragé de Michel Deville), à partir de sa rencontre avec Jacques Doillon et du film La Fille prodigue. Si le film ne marche pas (il sort pendant l’élection présidentielle), il prouve que Birkin est capable de jouer dans les deux registres. Elle le commente un quart de siècle plus tard (mars 2006) : « C’était la première fois qu’une personne tournant des films dits intellectuels pensait à moi. Jacques Doillon était un réalisateur de films qui n’était pas intéressé à me voir sans mes vêtements. Il m’a dit : « Je vous veux boutonnée jusqu’au cou, je veux savoir ce qui se passe dans votre tête et je veux que vous fassiez une crise de nerfs. » J’ai donc fait La Fille prodigue et dès lors j’ai été considérée comme une actrice sérieuse en France, et des réalisateurs comme Jacques Rivette, Agnès Varda ou Jean-Luc Godard m’ont sollicitée, alors qu’avant j’étais une vedette populaire, mais avec rien dans la tête »[7]. Devenue francophone, elle intervient elle-même pour le doublage en français plusieurs de ses films internationaux parmi lesquels Mort sur le Nil et Meurtre au soleil, deux aventures d'Hercule Poirot[8].

Au Festival de Venise en septembre 2009.

Dans Jane B. par Agnès V., Varda demande à Birkin de fixer l'objectif de la caméra, ce que celle-ci a du mal à faire. Varda ne tarde pas à comprendre que finalement, dans le film, elle se dévoile autant (si ce n'est plus) que Birkin. Jane Birkin dit d'ailleurs cette phrase « Même si on déballe tout, finalement on ne dévoile pas grand-chose » qui explique l'essence même du film et son échec dans la compréhension de Birkin par Varda, ce qui n'est finalement pas l'enjeu principal.

Cette remise en question lui vaut donc de tourner avec les plus grands cinéastes contemporains (il faut ajouter à cette liste James Ivory, Alain Resnais, ou encore Bertrand Tavernier pour Daddy nostalgie où elle interprète la fille de Dirk Bogarde) dans des rôles variés. Régis Wargnier et Marion Hänsel lui offrent également des rôles marquants dans La Femme de ma vie et Dust, ce dernier étant un psychodrame à huis clos avec Trevor Howard dans le rôle de son père.

Presque totalement absente au cinéma dans les années 1990 (consacrées à la chanson et marquées par la mort de Gainsbourg), elle revient auréolée d'un statut d'icône jouer dans des films tels que Merci docteur Rey d'Andrew Litvack ou encore Mariées mais pas trop de Catherine Corsini (les deux cinéastes lui font des hommages appuyés dans ces films).

Lors du tournage de Jane B. par Agnès V., Agnès Varda la pousse à concrétiser ses projets d'auteur (scénariste-réalisatrice). C'est ainsi qu'elle écrira le scénario de Kung-Fu Master connu aussi sous le titre Le petit amour, (également réalisé par Varda, juste après le premier film) et qu'elle réalisera (pour la télévision) sa pièce Oh ! pardon tu dormais avec Christine Boisson et Pierre Arditi.

Birkin a tourné son premier long métrage de cinéma en tant que réalisatrice, Boxes (qui réunit Geraldine Chaplin, Natacha Régnier ou encore sa fille Lou Doillon) en 2006. Le film est sorti en salles en juin 2007.

Dans Serge Gainsbourg : vie héroïque de Joann Sfar, son rôle est interprété par Lucy Gordon.

Théâtre[modifier | modifier le code]

En 1985 Jane Birkin débute sur scène dans une pièce de Marivaux, dirigée par Patrice Chéreau, face à Michel Piccoli et Didier Sandre ! Elle crée trois ans plus tard au Théâtre du Splendid Saint-Martin L'ex Femme de ma vie de Josiane Balasko face à Thierry Lhermitte. Elle interprète ensuite Quelque part dans cette vie de l'américain Israël Horovitz, huis clos psychanalytique avec Pierre Dux et la comédie L'Aide-mémoire de Jean-Claude Carrière aux côtés de Pierre Arditi, succédant à Delphine Seyrig et Fanny Ardant. Au début de l'année 1995, en forme de consécration, Birkin joue quelques semaines Les Troyennes d'Euripide au National Theatre de Londres.

En 1999 c'est son propre texte, Oh ! pardon tu dormais, qui est mis en scène par Xavier Durringer. Suit une éclipse jusqu'en 2005 et 2006 où elle joue Sophocle et Shakespeare !

Publicité[modifier | modifier le code]

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Comme de nombreux artistes, Jane Birkin a été approchée par des marques afin de prêter son image pour des publicités. Des marques variées[9], tout autant que les supports de diffusion : télévision, radio, presse, affichage, etc.

L’une qui semble être parmi les toutes premières, en France, pour la boisson Martini, reste celle dont la source est la moins certaine. Bien que disponible sur Internet[10], il n’est pas fait mention de cette publicité sonore (à destination a priori de la radio) dans aucune biographie. Rien ne permet donc de l’identifier avec certitude. On pourrait supposer que Serge Gainsbourg, qui a composé une dizaine de textes et de mélodies pour - ou évoquant - Martini -, en est l’auteur.

Parmi les publicités de Jane Birkin identifiées, en 1970, sort le single (45 T) Black… White[11], un disque promotionnel réalisé pour le whisky Black & White, signé Pierre Bachelet (direction musicale : Hervé Roy). En face A, la version française, en face B une version anglaise. Ce disque existe en version vinyl « classique » et souple, avec toujours la même pochette.

En avril 1972, sort un disque single (45 T) promotionnel pour le parfum de la maison Caron, écrit par Serge Gainsbourg et interprété en duo avec Jane Birkin : Pour un homme. Ce disque, en hommage au parfum préféré de Serge Gainsbourg, peut-on lire, sera réédité en édition limitée par Caron en novembre 2010[12]. Pour l’achat de ce parfum, cette réédition en vinyl 45 tours, également un temps téléchargeable sur le site du parfumeur, était offerte. Un sticker annonçant cette promotion a été apposée sur les flacons de 125 ml alors mis en vente pour l’occasion.

Dans un numéro de Playboy en date de 1974, sur une double page, une publicité pour les ceintures Léo Isba. Très sobre, avec deux manuscrits. Le premier signé Serge Gainsbourg : « Les ceintures sont comme les femmes : des accessoires essentiels » ; le second, sur la page d’en face, de Jane Birkin : « Salaud ! ». Une photo recadrée ne laissant apparaître aucun visage accompagne cette publicité.

En 1975, le 20 février, une édition du single Di doo dah avec en face A la chanson Help camionneur est éditée (Fontana) avec le logo de la marque Calberson. La mention « hors-commerce, vente interdite » figure au dos de la pochette. À l'intérieur de la pochette, une mention signale que « Madame Jane Birkin dédicacera, si vous le souhaitez, ce disque que nous avons plaisir de vous offrir. » Il a été pressé pour les employés par le transporteur routier dont il est fait référence.

Serge Gainsbourg a réalisé trois publicités pour la marque Woolite destinée à la télévision. Celle de 1976 met en scène Jane Birkin (sur des paroles et une mélodie signées également Serge Gainsbourg). Le spot se conclut par : «  Faites comme moi, utilisez Woolite », sans toutefois ne rien dévoiler du corps de l'actrice enveloppé dans une vaste écharpe de laine qu'elle déroule en se tournant sur elle-même tout au long de cette séquence pub ! Le spot aura un fort impact, atteignant 85 % d'indice d'attention d'après les sondages. Toutefois, les chiffres des ventes ne suivront pas la même courbe. « Jane a littéralement vampirisé le produit », explique Serge Gainsbourg dans un article [13]. « Ce film, je l'ai tourné sciemment pour sa plus grande gloire », poursuit-il. « On ne voyait qu'elle, enveloppé dans une très longue écharpe de laine. Du coup, le public a oublié le côté pub de la chose », conclut Serge Gainsbourg.

En 1977, c'est toute une série de publicités pour les jeans Lee Cooper diffusée dans la presse dans lesquelles Jane Birkin apparaît seule ou bien accompagnée d'un mannequin masculin. Le jeans : qui mieux que Jane Birkin pouvait en vanter les mérites ? Dans une interview à L’Express, Jane Birkin déclarera[14] : « J'aime piocher dans les jeans, les pantalons, les chemises d'homme, j'ai l'impression d'être plus jolie que déguisée en fille. (…) Quelqu'un a fabriqué dans les années 1970 des "Jeans Birkin", je n'étais même pas au courant. À l'époque, Serge et moi faisions une pub pour Lee Cooper. À Tokyo, je suis tombée des nues devant une boutique qui portait mon nom!… Aujourd'hui, j'aime toujours autant les vêtements usés jusqu'à la corde. » Le jeans - et la marque Lee Cooper -, c'est une histoire de famille. En effet, quelque trente à quarante années plus tard, Lou Doillon, fille de Jane Birkin et de Jacques Doillon, dessinera une ligne de prêt-à-porter pour la marque, baptisée : Lou Doillon by Lee Cooper.

En 1979, Jane Birkin accompagne de nouveau Serge Gainsbourg en duo dans une publicité composée par ce dernier et diffusée à la radio à partir du 27 septembre pour Men de Mennen (Cool Men)[15].

Serge Gainsbourg avait posé pour la marque Bayard, fabricant notamment de costumes pour hommes. Clin d'œil donc certainement en 1981, avec une publicité où c'est au tour de Jane Birkin d'assurer que « C'est vrai la Woolmark et Bayard ça vous change un homme. » Une publicité qui sera déclinée dans la presse et en affichage public.

À compter de 1985 et sur trois ans environ, Jane Birkin passe au tricot pour la laine Bouton d'Or. Elle fera la couverture de quelques-uns des ouvrages pratiques de la marque et apparaîtra aussi dans des publicités diffusées dans la presse grand public avec toujours le même slogan (manuscrit) : « Tricoter Bouton d'Or, j'adore. », suivi de sa signature.

En 1986, Jane Birkin passe aux fourneaux, ou tout du moins vante les mérites de la crème anglaise toute préparée de la marque Alsa dans un spot télé[16]. L'originalité de celui-ci est qu'il est tourné dans la propre cuisine de sa maison qu'elle habite alors, rue de la Tour, dans le XVIe arrondissement de Paris.

La même année (1986), Jane Birkin fait une apparition dans le spot de publicité pour les "voitures à vivre" [17] de la marque Renault. Pas de texte, juste quelques prises de vue au volant d'un véhicule et un pied de nez final pour conclure cette pub !

C'est pour une autre marque de constructeur automobile que Jane Birkin prêtera en 1989 son image : l'Opel Corsa Kadett Calypso. Une publicité diffusée sur le petit écran.

Il faudra ensuite attendre 2008 pour retrouver Jane Birkin dans une publicité, en l'occurrence celle consacrée aux baskets de la marque Converse. Pour ses 100 ans, celle-ci a lancé une campagne intitulée Connectivity mettant en scène diverses personnalités à travers le monde. De James Dean à Sid Vicious, en passant par Nina Hagen, Asia Argento et donc Jane Birkin, qui symbolisera la marque pour la France. « Audacieuse et emblématique, cette campagne rend hommage aux personnages - du passé et du présent - qui repoussent les limites de la créativité, qui inspirent l'originalité et qui incarnent les valeurs de la marque », explique sur le site de la marque Geoff Cottrill, responsable marketing[18].

Deux années plus tard environ, Jane Birkin prête sa voix pour une pub sur les bateaux Ferry reliant la France à l'Angleterre et qui sera diffusée quelque temps durant sur France Inter.

Pub ou « auto-pub » ? avec la sortie en 2006 de L’Air de rien de Miller Harris, un parfum créé par Lyn Harris… tout spécialement pour Jane Birkin[19]. Elle en fait la promotion dans une publicité que l’on peut trouver sur Internet. Sur le flacon et son emballage, ainsi que sur les autres produits dérivés, Jane Birkin y laisse sa signature avec le dessin de fleurs et de nymphes qu’elle a personnellement réalisés. Après ce premier parfum, la marque confidentielle britannique sortira en 2010 une nouvelle fragrance : Un petit rien, ce qui n’est pas sans rappeler une chanson écrite par Serge Gainsbourg en 1960 : Ces petits riens et qui sera reprises par de nombreux interprètes. « L’idée de cette collaboration olfactive est intéressante, car la plupart des parfums de la marque anglaise portent des noms français, la France étant une vraie source d’inspiration pour la parfumeuse Lyn Harris. Jane Birkin véhicule elle aussi cette double culture : française de cœur mais anglaise de naissance. De plus, Birkin a elle aussi un côté décalé. Si elle est célèbre, ses choix en matière de films et de chansons, mais aussi son âge (presque 65 ans) en font une célébrité un peu à part. Comme Tilda Swinton ou Rossy de Palma, on pourrait donc qualifier Jane Birkin de… célébrité alternative. »[20]

En novembre 2011, Jane Birkin tourne sous la direction de Patrice Leconte dans la série baptisée Le casting pour les lunettes Krys aux côtés d’Alain Delon, Michel Blanc, Frédéric Beigbeder et Frédérique Bel. Cette campagne de pub télé[21] place les stars au même niveau que n’importe qui, mettant en avant leurs petits travers ou complexes[22]. Celui retenu par le scénario concernant Jane Birkin : son accent, of course ! « Avant, j’avais une accent épouvantable. Mais ça, c’était le avant ! », dit-elle dans cette pub qui sera aussi déclinée sous forme de visuels visibles sur le Net.

À signaler encore : la publicité pour le parfum Miss Dior Chérie, réalisée par Sofia Coppola (2011) pour la télévision. En fond sonore, un passage de la chanson Je t’aime moi non plus en duo avec Serge Gainsbourg. Un extrait méticuleusement choisi avec une coupure à un des moments les plus torrides de la célèbre chanson !

Dans la saga sur Jane B. dans la pub, on peut aussi citer également une PVC pour France Loisirs.

Sans oublier, non plus, les interventions à titre bénévole pour défendre de nombreuses causes, comme Médecins du Monde, la lutte contre le Sida, et celle contre l’homophobie[23], etc. Là, il n’est plus question de publicité, mais d’engagement personnel.

Sac Birkin[modifier | modifier le code]

En 1981, le directeur général de Hermès, Jean-Louis Dumas est assis à côté de Birkin sur un vol Paris-Londres. Elle se plaint (sans savoir qui il était) de son sac qui n'est pas adapté à la vie moderne, notamment les week-ends. Il lui propose de dessiner le type de sac qui lui conviendrait le mieux[24]. En 1984, il crée un sac en cuir noir spécialement pour elle, le sac Birkin, basé sur un dessin de 1982. Le succès est immédiat jusqu'à devenir une icône pour la marque.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Actrice de télévision[modifier | modifier le code]

Productrice[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Comédienne[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

Discographie studio[modifier | modifier le code]

Albums en public[modifier | modifier le code]

Principales compilations[modifier | modifier le code]

Quelques chansons[modifier | modifier le code]

  1. (SG) albums écrit par Serge Gainsbourg

Participation[modifier | modifier le code]

  • 1988 - Ultramoderne solitude, album d'Alain Souchon, duo sur Comédie
  • 1992 - Urgence, album caritatif Institut Pasteur / Sida, Les goëmons (reprise de SG)
  • 1996 - Entre Sourire et Larmes, album caritatif associations anti-sida, D'un geste ordinaire et Les yeux fermés (duo avec Brett Anderson)
  • 1997 - Jazz à St Germain, compilation, These foolish things, duo avec Jimmy Rowles
  • 2001 - Ma Chanson d'enfance, album de reprise. My Bonnie
  • 2002 : Autour de Serge Reggiani, album hommage à Serge Reggiani. L'Absence
  • 2003 - Slideling, album de Ian Mc Culloch, duo sur Baby hold on
  • 2004 - Route Manset, album hommage à Gérard Manset, réédition de l'album publié en 1996, incluant Si tout était faux (titre figurant sur A la Légère)
  • 2005 - Les Retrouvailles, album de Yann Tiersen, Plus d'hiver
  • 2009 - On n'est pas là pour se faire engueuler !, album hommage à Boris Vian. Bientôt
  • 2009 - New Yorker, album de duos d'Hugues Aufray, Tout comme une vraie femme (adaptation d'un titre de B. Dylan)
  • 2010 - Courchevel, album de Florent Marchet, duo sur Roissy
  • 2012 - ElleSonParis, album concept, 5 avenue Marceau

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Tournées[modifier | modifier le code]

Se reporter à la page Tournées de concerts de Jane Birkin

Récompenses[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Elle est faite Officier de l'Empire britannique par la reine Élisabeth II en 2001.
  • Elle est faite Chevalier de l'Ordre national du Mérite par le ministre français des affaires étrangères en 2004.
  • Elle est Chevalier des Arts et Lettres.
  • Elle a refusé la Légion d'honneur en 1989 à cause des états de service de son père ; elle déclara : « mon père a été un héros et seuls des héros reçoivent la Légion d'honneur » et ajouta : « Mon père disait que les vrais héros étaient les Bretons, qui étaient extrêmement courageux et ne se refusaient jamais de donner abri à des aviateurs anglais en dépit du danger qu'ils encouraient. » (Paris Kiosque[25])

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. directmatin.fr
  2. Jean-Noël Liaut, Modèles et mannequins : 1945 - 1965, Paris, Filipacchi,‎ février 1994, 220 p. (ISBN 9782850183416, notice BnF no FRBNF35660421, présentation en ligne), « Témoignage de Jeanloup Sieff », p. 123
  3. Le Soir du 3 décembre 2008 (titre en Une : « Birkin chante Jane »), page 2 du supplément MAD, article « Souvenirs d'enfance ».
  4. Audition et vente du disque sur http://www.janebirkin-lesite.com/.
  5. « Malade, Jane Birkin annule sa tournée d’été » sur le site figaro.fr du 25 juin 2012.
  6. AFP, « Musique : la tournée de Jane Birkin reportée à 2013 », sur leparisien.fr,‎ 11 septembre 2012
  7. Jane Birkin : « Gainsbourg disait que j’étais amorale » - interview sur son parcours dans L'Humanité du 11 mars 2006
  8. « La gazette du doublage : Jean Roche » - interview de Jean Roche dans La Gazette du doublage du 13 mai 2012
  9. Site présentant de nombreuses publicités dans lesquelles Jane Birkin apparaît
  10. Bande son diffusée notamment par YouTube sous le titre : Pub martini - Jane Birkin http://www.youtube.com/watch?v=vEuKJTbBiLQ
  11. Disque édité sous le label Desk & Field
  12. www.sodandy.com/serge-gainsbourg-pour-un-homme-de-caron disque réédité par le parfumeur en édition vinyle collector
  13. La pub nourrit bien ses stars, article signé Marie-Hélène Normand
  14. lexpress.fr
  15. Publicité radio
  16. Publicité réalisée par Havas Conseil
  17. Publicité réalisée par l'agence Publicis
  18. www.converse.com
  19. millerharris.com
  20. inspirations.com
  21. Campagne réalisée par l'agence H, 2011
  22. reklampub.com
  23. 2009, Canal + annonce la diffusion d'une série de clips contre l'homophobie avec celui réunissant entre autres Jane Birkin, Yvan Le Bolloc’h, Victoria Abril
  24. Jane Birkin lève le voile sur le fameux sac qui porte son nom… Purepeople, 26 avril 2010
  25. Paris Kiosque

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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