Jane Birkin

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Jane Birkin
Jane Birkin (1985)

Nom Jane Mallory Birkin
Naissance 14 décembre 1946 (62 ans), Londres, Royaume-Uni
Pays d’origine
Royaume-Uni Royaume-Uni
Profession(s) chanteuse, actrice
Genre(s) pop
Années actives 1968 - aujourd'hui
Label(s) Universal,Emi
Site Web janebirkin.net

Entourage Serge Gainsbourg, Charlotte Gainsbourg, Lou Doillon, Kate Barry

Jane Mallory Birkin, née le 14 décembre 1946 à Londres, est une actrice et une chanteuse britannique installée en France depuis la fin des années 1960.

Sommaire

[modifier] Biographie

Jane Birkin est la fille de David Birkin (1914-1991), commandant dans la Royal Navy, et de l'actrice Judy Gamble (plus connue sous son nom de scène, Judy Campbell (1916-2004), muse de Noel Coward, le célèbre dramaturge britannique). Elle a une petite sœur, Linda, et un frère Andrew Birkin, acteur et réalisateur qui a joué avec elle dans le film La Pirate et a dirigé Charlotte Gainsbourg (la fille qu'elle a eue avec Serge Gainsbourg) dans The Cement Garden. le poète et musicien Anno Birkin, les acteurs David et Ned Birkin sont ses neveux.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, son père a aidé la Résistance française en transbordant de nuit, entre l’Angleterre et la Normandie, les combattants de la France libre. Il a, entre autres, sauvé François Mitterrand.

Jane Birkin est la descendante de Charles II roi d'Angleterre et d'Écosse, la petite-nièce de Freda Dudley Ward, maîtresse d'Édouard VIII roi de Grande-Bretagne alors prince de Galles et la cousine du mathématicien et philosophe Bertrand Russell.

En 1964, elle débute au cinéma en Angleterre dans le film de Richard Lester The Knack... and how to get it, film emblématique du Swinging London où elle apparaît aux côtés d'autres débutantes telles que Jacqueline Bisset ou Charlotte Rampling.

Le film est un succès et Jane Birkin enchaîne sous la direction de Michelangelo Antonioni dans le film Blow Up qui est présenté au Festival du film de Cannes (et y remporte La Palme d'or) où elle apparaît nue.

Elle épouse le compositeur Anglais John Barry (auteur de la musique de plusieurs « James Bond », du thème de The Knack... and how to get it ou de la série télévisée Amicalement vôtre), dont elle a une fille en 1967, Kate Barry, qui sera plus tard connue en tant que photographe.

C'est alors qu'elle décide d'aller en France pour tenter sa chance comme actrice et elle est engagée après des essais désastreux (elle finira en pleurs) pour le film Slogan de Pierre Grimblat sur lequel elle rencontre Serge Gainsbourg. Grimblat raconte qu'au début du tournage, Birkin et Gainsbourg ne s'entendaient pas du tout (Gainsbourg sortait de sa relation avec Brigitte Bardot et n'appréciait pas trop cette Anglaise qui faisait des fautes de français) et qu'il les a invités au restaurant Maxim's pour dîner, dîner auquel il n'est pas venu.

Elle devint alors la compagne et la muse de l'acteur et auteur-compositeur-interprète français Serge Gainsbourg; ils deviennent pendant dix ans un couple très médiatique, et ont une fille, Charlotte Gainsbourg, en 1971.

Après la rupture avec Gainsbourg, elle sera la compagne de l'acteur et cinéaste Jacques Doillon, dont elle aura une fille Lou Doillon en 1982; puis de l'auteur Olivier Rolin.

En mars 1991, Jane Birkin a perdu à quelques jours d'intervalle Serge Gainsbourg (décédé le 2 mars) et son père David Birkin (décédé le 7 mars à 77 ans, le jour même des obsèques de Serge).

Jane Birkin est également investie dans des actions humanitaires (avec Amnesty International, entre autres) et a été la marraine du Téléthon en 2001.

[modifier] Carrière musicale

Serge Gainsbourg a été son pygmalion en ce domaine, la propulsant au sommet des hit-parades en 1969 avec le sulfureux duo Je t'aime… moi non plus, initialement écrit pour Brigitte Bardot. La chanson est jugée obscène par le journal du Vatican, l'Osservatore Romano.

Un album aux deux signatures Serge Gainsbourg-Jane Birkin suit en 1969. La voix enfantine de la chanteuse, parfois proche d'un simple souffle, son accent anglais prononcé, la rendent immédiatement reconnaissable. C'est le départ d'une longue collaboration qui aboutira à une œuvre à peu près unique dans la chanson française.

Durant les années 1970 et 1980, Jane Birkin enchaîne les albums studio et les prestations télévisées, notamment dans les shows de Maritie et Gilbert Carpentier.

Ce n'est qu'en février 1987, à 40 ans, qu'elle fait ses débuts sur scène au Bataclan.

À la mort de Gainsbourg, après une nouvelle série de concerts au Casino de Paris, Jane Birkin enregistre plusieurs albums où elle reprend les chansons qu'il lui a écrites (ou qu'il a écrites pour d'autres), comme dans Versions Jane et Arabesque.

Elle devient ainsi l'ambassadrice de l'œuvre de Gainsbourg et donne des concerts à travers le monde (aussi bien à Tokyo qu'à New York en passant par la Palestine). La série de concerts d’Arabesque rencontre un succès certain et propose une version orientalisée de sa musique.

Birkin tente aussi l'aventure en dehors de Gainsbourg et convoque de nombreux compositeurs pour trois albums à succès : À la légère, où elle côtoie Zazie et MC Solaar, l'album de duos Rendez-vous, ou le récent Fictions.

Son statut d'icône internationale lui permet de collaborer avec des musiciens étrangers talentueux et variés tels que Brian Molko (du groupe britannique Placebo), Rufus Wainwright, Beth Gibbons (de Portishead) ou encore Caetano Veloso. Elle est également servie par des textes de musiciens français tels que Cali, Arthur H, Zazie, Dominique A, Etienne Daho ou Alain Souchon (avec qui elle avait fait un duo pour le film Comédie de Doillon).

En novembre 2008, Birkin publie le premier album dont elle a écrit tous les textes, Enfants d'hiver. Certains textes ont été écrits il y a 7 ans, avant la tournée Arabesque et la sortie de deux autres disques. Certains textes ont été écrits pendant le tournage de son film Boxes. Et d'autres deux mois plus tôt. Le disque a un côté autobiographique. Jane a commencé à écrire à l'âge de 12 ans, en rédigeant son carnet intime à l'internat. Elle aura mis 40 ans à sortir tout un album constitué de ses propres textes, depuis le duo de 1969 Je t'aime… Moi non plus avec Serge Gainsbourg[1],[2].

[modifier] Carrière cinématographique

Après ses débuts en Grand-Bretagne, Birkin devient une vedette populaire en France, souvent employée pour des comédies où elle joue des rôles de « ravissante idiote » (son duo avec Pierre Richard se conclut par de nombreux succès au box-office). A noter qu'elle tourne dans : Sérieux comme le plaisir de Robert Benayoun, film sorti en 1975 dans lequel joue aussi Serge Gainsbourg.

Dans les années 1980, elle connaît un tournant vers le cinéma d'auteur à partir de sa rencontre avec Jacques Doillon et du film La Fille prodigue. Si le film ne marche pas (il sort pendant l’élection présidentielle), il prouve que Birkin est capable de jouer dans les deux registres. Elle le commente un quart de siècle plus tard (mars 2006) : « C’était la première fois qu’une personne tournant des films dits intellectuels pensait à moi. Jacques Doillon était un réalisateur de films qui n’était pas intéressé à me voir sans mes vêtements. Il m’a dit : « Je vous veux boutonnée jusqu’au cou, je veux savoir ce qui se passe dans votre tête et je veux que vous fassiez une crise de nerfs. » J’ai donc fait La Fille prodigue et dès lors j’ai été considérée comme une actrice sérieuse en France, et des réalisateurs comme Jacques Rivette, Agnès Varda ou Jean-Luc Godard m’ont sollicitée, alors qu’avant j’étais une vedette populaire, mais avec rien dans la tête ».

Cette remise en question lui vaut donc de tourner avec les plus grands cinéastes contemporains (il faut ajouter James Ivory, Alain Resnais ou encore Bertrand Tavernier) à cette liste) dans des rôles variés.

Presque totalement absente au cinéma dans les années 1990 (consacrées à la chanson et marquées par la mort de Gainsbourg), elle revient jouer dans des films auréolée d'un statut d'icône tels que Merci docteur Rey d'Andrew Litvack ou encore Mariées mais pas trop de Catherine Corsini (les deux cinéastes lui font des hommages appuyés dans ces films).

Lors du tournage de Jane B. par Agnès V., Agnès Varda la pousse à concrétiser ses projets d'auteur (scénariste-réalisatrice). C'est ainsi qu'elle écrira le scénario de Kung-Fu Master connu aussi sous le titre Le petit amour, (également réalisé par Varda, juste après le premier film) et qu'elle réalisera (pour la télévision) et mettra en scène (au théâtre) sa pièce Oh, Pardon tu dormais avec Christine Boisson et Pierre Arditi.

Birkin a tourné son premier long métrage de cinéma en tant que réalisatrice, Boxes (qui réunit Géraldine Chaplin, Natacha Régnier ou encore sa fille Lou Doillon) en 2006. Le film est sorti en salles en juin 2007.

[modifier] Anecdotes

  • Plusieurs albums de Jane Birkin ont été Disques d'or dont Baby Alone in Babylone (1983) et Arabesque.
  • Jane Birkin est l'inspiratrice du fameux Birkin Bag d'Hermès (sac qui a connu et connaît encore un succès énorme). Lors d'un voyage en avion où elle était assise à côté du directeur d'Hermès, elle s'est plainte (sans savoir qui il était) de son sac. Il lui a proposé de dessiner le type de sac qui lui conviendrait le mieux. De là, il a crée un sac qu'il a baptisé du nom de son inspiratrice.
  • Jane Birkin raconte, dans Jane B. par Agnès V. que, quand elle était à l'internat, enfant sur l'île de Wight, elle était appelée par son numéro de chambre : « Ninety-Nine » (ce qui signifie 99).
  • Dans Jane B. par Agnès V., Varda demande à Birkin de fixer l'objectif de la caméra, ce que celle-ci a du mal à faire. Varda ne tarde pas à comprendre que finalement, dans le film, elle se dévoile autant (si ça n'est plus) que Birkin. Jane Birkin dit d'ailleurs cette phrase « Même si on déballe tout, finalement on ne dévoile pas grand chose » qui explique l'essence-même du film et son échec dans la compréhension de Birkin par Varda, ce qui n'est finalement pas l'enjeu principal.
  • L'actrice préférée de Jane Birkin est probablement Marilyn Monroe (à qui Gainsbourg avait consacré la chanson Norma Jean Baker), comme elle l'explique dans le film de Varda.
  • Dans Don Juan 1973 de Roger Vadim, elle tourne une scène culte homosexuelle (pour l'époque) et de callipygies avec Brigitte Bardot.
  • Dans Serge Gainsbourg : vie héroïque de Joann Sfar, elle est interprétée par Lucy Gordon, laquelle s'est suicidée le 20 mai 2009 à Paris.

[modifier] Filmographie

[modifier] Actrice


[modifier] Actrice de télévision

[modifier] Productrice

[modifier] Réalisatrice

[modifier] Scénariste

[modifier] Théâtre

[modifier] Comédienne

[modifier] Auteur

[modifier] Discographie

Légende :

  1. * enregistrement en public
  2. ** compilation
  3. (SG) albums écrit par Serge Gainsbourg

[modifier] Vidéographie

[modifier] Récompenses

Précédée par Jane Birkin Suivie par
Patricia Kaas
Victoire de la musique de l'artiste interprète féminine
1992
Véronique Sanson

[modifier] Décorations

  • Elle a été décorée Officier de l'Empire britannique par la reine Élisabeth II en 2001
  • Elle a été décorée Chevalier de l'Ordre national du mérite par le ministre français des affaires étrangères en 2004
  • Elle est Chevalier des Arts et Lettres
  • Elle a refusé la Légion d'honneur en 1989 à cause des états de service de son père; elle déclara : « mon père a été un héros et seuls des héros reçoivent la Légion d'honneur » et ajouta : « Mon père disait que les vrais héros étaient les Bretons, qui étaient extrêmement courageux et ne se refusaient jamais de donner abri à des aviateurs anglais en dépit du danger qu'ils encouraient » (Paris Kiosque[3]).

[modifier] Notes et références

  1. Le Soir du 3 décembre 2008 (titre en Une : « Birkin chante Jane »), page 2 du supplément MAD, article « Souvenirs d'enfance ».
  2. Audition et vente du disque sur http://www.janebirkin-lesite.com/.
  3. Paris Kiosque

[modifier] Bibliographie

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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