Melina Mercouri

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Melina Mercouri
Μελίνα Μερκούρη

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Melina Mercouri à Stockholm en 1982.

Nom de naissance María Amalía Mercoúri
Naissance 18 octobre 1920
Athènes
State Flag of Greece (1863-1924 and 1935-1970).svg Royaume de Grèce
Nationalité Grecque
Décès 6 mars 1994 (à 73 ans)
New York, État de New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession Actrice, chanteuse, femme politique
Films notables Stella
Jamais le dimanche
Phaedra
Topkapi
La Promesse de l'aube
Tombe de Melina Mercouri au Premier cimetière d'Athènes.

Melína Merkoúri (grec moderne : Μελίνα Μερκούρη), à l’étranger Melina Mercouri (née María Amalía Merkoúri (Μαρία Αμαλία Μερκούρη) à Athènes le 18 octobre 1920 et morte à New York le 6 mars 1994), est une actrice, chanteuse et femme politique grecque.

Biographie[modifier | modifier le code]

María Amalía Mercoúri est née dans une famille de la grande bourgeoisie athénienne, originaire d'Argolide dans le Péloponnèse. Son grand-père, Spyrídon Merkoúris, conservateur et opposant à Elefthérios Venizélos, fut maire d'Athènes et son père, député[1].

Elle fut élevée par des gouvernantes étrangères et des institutrices françaises qui lui apprirent l'anglais et le français en plus du grec[1].

Elle se marie à 15 ans pour fuir le milieu familial. Elle divorce à 18 ans.

Elle s'inscrit à l'Institut dramatique du théâtre national d’Athènes, où elle est l'élève de Dimítris Rondíris, un disciple de Max Reinhardt. Il la forme au répertoire ibsénien[1]. Elle commence alors une carrière de comédienne qui se déroule entre Athènes et Paris, travaillant notamment avec Marcel Achard.

En 1949, elle réussit à échapper au répertoire dans lequel Rondíris l'avait cantonnée. Elle se tourne vers Karolos Koun (en) et la méthode de Constantin Stanislavski. Si elle triomphe dans les pièces contemporaines, ses rôles dans des tragédies antiques ne sont pas aussi réussis[2].

Le cinéaste grec Michael Cacoyannis, futur réalisateur de Zorba le grec (1964), lui offre son premier rôle au cinéma en 1955 dans Stella, film qui lui apporte d'emblée la notoriété. Peu après, elle rencontre le réalisateur américain en exil Jules Dassin, dont elle devint l'égérie. Dassin la fait tourner dans huit films et ils se marient en 1966. Le film Jamais le dimanche (1960) apporte au couple une grande renommée internationale. Pour ce film, Melina Mercouri reçoit le prix d’interprétation féminine au festival de Cannes et est nommée aux Oscars[2].

Privée de ses droits civiques à la suite du coup d'État fomenté en Grèce par les colonels en 1967, Melina Mercouri s'exile en France. Dans des tournées internationales, elle se fait dès lors le chantre de la résistance grecque à la dictature[2].

Dès la chute de la dictature, en 1974, elle rentre en Grèce où elle entame une carrière politique qui l'amène à progressivement arrêter le cinéma. Elle est successivement députée du Mouvement socialiste panhellénique pour Le Pirée en 1978 et ministre de la culture de 1981 à 1989, puis de 1993 jusqu'à sa mort[2]. Elle s'est battue notamment, mais sans succès, pour le retour des frises du Parthénon exposées au British Museum. Dans le cadre du Conseil européen, elle crée, en 1985, le concept des capitales européennes de la culture. Conçue pour « contribuer au rapprochement des peuples européens », son idée était de désigner deux villes par an pour accueillir le théâtre de manifestations artistiques et mettre à l'honneur leur patrimoine historique et culturel.

Une semaine de deuil national fut décidée à la suite de son décès[3].

La Fondation Melina Mercouri s'occupe aujourd'hui de la préservation des monuments grecs antiques.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Georgoussopoulos 1995, p. 128
  2. a, b, c et d Georgoussopoulos 1995, p. 129
  3. Soldatos 2002, p. 56

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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